Libr-critique

3 novembre 2019

[News] News du dimanche

En cette première quinzaine de novembre, vos Libr-événements à Nantes (Le Lieu Unique) et Paris (avec notamment le Salon de l’Autre Livre)… Mais auparavant, tous vos RV du séminaire sur « les pratiques d’évaluation dans l’art et par l’art »…

DÉSINVISIBILISER LES PRATIQUES D’ÉVALUATION DANS L’ART ET PAR L’ART », NOVEMBRE-DÉCEMBRE 2019

Séminaire ouvert au public (Nancy Murzilli)

Master ArTec (également ouvert au Master 2 PCAI, Master 2 Création littéraire et Masters associés)

Séances du 5 novembre au 10 décembre 2019. Le séminaire sera clôturé par une journée d’études le 19 décembre au Centre Pompidou.

ARGUMENTAIRE

Ce séminaire/atelier de recherche-création s’inscrit dans le cadre du projet de recherche-création soutenu par l’EUR ArTeC « Évaluation générale. L’Agence de notation comme dispositif artistique » (https://evalge.hypotheses.org).

Sous l’effet du néolibéralisme et de la révolution numérique, les activités d’évaluation s’emballent, se généralisent deviennent frénétiques et paradoxales. Ce séminaire a pour but d’explorer et de comprendre les problèmes publics spécifiques que soulève la généralisation de l’évaluation. Son objectif n’est pas de faire simplement communiquer les produits de la recherche théorique et de la pratique artistique, mais de faire en sorte que leurs processus s’interpénètrent dans une pratique expérimentale qui les met en acte. Pour ce faire, seront analysés et mis en place des dispositifs artistiques et d’enquête appelés à intervenir en situations institutionnelles réelles afin de désinvisibiliser non seulement ce qu’est l’activité d’évaluation-notation mais aussi ses effets concrets immédiats.

Il s’agira, avec l’intervention de poètes et d’artistes  (Christophe Hanna, Franck Leibovici, Eva Barto, Antoine Dufeu et Natacha Guiller), de se munir d’outils d’évaluation alternatifs à ceux que nous offrent les modèles institutionnels et économiques dominants.

Des activités d’évaluation non orthodoxes seront proposées à toutes les étapes du séminaire.

Le séminaire se conclura par une journée d’études au Centre Pompidou intitulée « Évaluer l’art : commissions, subventionnements, mécénats », qui mettra en perspective les réflexions menées dans les ateliers, où artistes, chercheurs et acteurs du domaine s’interrogeront sur la façon dont sont évalués les œuvres et les projets artistiques dans le cadre des politiques de financement de l’art, sur la pertinence des méthodes de sélection, et sur les alternatives à une évaluation de l’art soumise aux logiques du marché.

PROGRAMME

Séance 1 – mardi 5 novembre, 14h-18h

« Agence de notation »

Rendez-vous : Université Paris 8 Maison de la Recherche salle A2 202, 14h-18h.

Intervenant : Christophe Hanna

Contenu : « Tous évalués ! », c’est à cette injonction, qui nous vise (presque) tous aujourd’hui, que se propose de répondre Agence de notation. Cette agence de notation alternative conçue par Christophe Hanna, se déploie dans le projet de recherche-création « Évaluation générale » dirigé par Nancy Murzilli. Son action consiste à investir des espaces protégés de l’évaluation où n’existe encore aucune forme d’expertise instituée, et de les soumettre à une évaluation d’un autre genre, de façon spectaculaire, sous la forme de performances en public, avec des évaluateurs libres de toute influence et jouant cartes sur table. Durant cet atelier introductif, seront explorées les relations entre écriture et institution à travers l’exemple de l’Agence de notation, dont Christophe Hanna racontera l’histoire. On réfléchira aussi en direct sur ce que peut signifier la notion d’écriture évaluative.

Christophe Hanna est enseignant de littérature et écrivain. Au sein du groupe informel « La Rédaction », il rédige des « rapports » informatifs en inventant des formes procédurielles. Il les publie dans diverses revues (Nioques, Musica falsa, Axolotl, Éc/arts…) ou sous la forme de livres (Valérie par Valérie, Al Dante, 2008 ; Les Berthier. Portraits statistiques, Questions Théoriques, 2012). Christophe Hanna dirige par ailleurs la collection de théorie littéraire « Forbidden Beach » aux éditions Questions théoriques.

Séance 2 – mardi 12 novembre, 14h-18h

« L’addition, s’il vous plaît? »

Rendez-vous : Université Paris 8 Maison de la Recherche salle A2 202, 14h-18h.

Intervenant : Antoine Dufeu

Contenu : Derrière une question aussi triviale, l’entité économique qui émet l’addition est légalement tenue de rendre des comptes, essentiellement un compte de résultat et un bilan. En s’intéressant aux grandes masses qui les déterminent, on se demandera comment il serait possible de les faire évoluer.

Ancien contrôleur de gestion et journaliste auto, Antoine Dufeu est poète, écrivain et dramaturge, professeur, éditeur et revuiste. Depuis 2009, il collabore régulièrement avec Valentina Traïanova sous l’entité Lubovda. Il a fondé la plateforme de recherche Lic en 2012. Il a fondé en 2015 et dirige avec Frank Smith la revue RIP. Il est membre du comité rédactionnel de la revue Multitudes depuis 2015. Il a co-fondé et co-dirigé IKKO (2002-2009) et la revue MIR (deux numéros en 2007 et en 2009). Il est responsable du pôle « écrit » et de l’édition de l’école de design Strate. Avec Fabien Vallos, il a co-dirigé les éditions Mix de 2015 à 2018.

Séance 3 – mardi 19 novembre, 14h-18h

« Art without property,(un)valued art? »

Rendez-vous : au DOC ! dans l’atelier d’Eva Barto (26/26bis rue du docteur Potain 75019 Paris), 14h-18h.

Intervenant : Eva Barto

Contenu : “(…) avoiding description, our character deals with ambivalences stemming from property issues, such as broad definitions of what owning could mean (a legal loophole mastery, a misleading language apparatus, an ambiguous philanthropist posture), on what authorship could reclaim (see plagiarism studies), on how power can leak and decrease (unmanaged time, undisplayed images, unexpected downturns) (…)”

Langue de l’intervention : français

Eva Barto remet en cause les enjeux qu’impliquent la propriété en déstabilisant le statut de l’auteur ainsi que l’économie de production et de diffusion des œuvres. Elle constitue des environnements ambigus, des contextes de négociations apparemment dénués de particularités dans lesquels il est difficile de saisir ce qu’il faut considérer ou laisser pour compte. Les objets qu’elle conçoit sont des emprunts au réel qu’elle copie ou modifie pour leur donner une valeur d’imposture. Le pouvoir revient ici aux parieurs, aux falsificateurs et aux coupables de plagiat. Son travail à fait l’objet de plusieurs expositions personnelles à l’IFAL (Mexico,2013), à La BF15 (Lyon,2014), à Primo Piano (Paris, 2015) et plus récemment à la galerie gb agency (Paris, 2016), au Centre d’Art de la Villa Arson (Nice 2016), au Kunstverein Freiburg (2019) et prochainement au Kunstverein Nuremberg, au LVH Pavillion (Berlin) ainsi qu’à la Galerie Max Mayer (Düsseldorf). Depuis 2018 elle mène une série de réflexions et actions sur le milieu de l’art en tant que monde du travail au sein du groupe La Buse ainsi qu’avec Estelle Nabeyrat sous le format de l’émission ForTune, diffusée par la radio Duuu*.

Séance 4 – mardi 26 novembre, 14h-18h

« « J’ai été sous-diagnostiquée ». Révision chronique des protocoles d’examen clinique »

Rendez-vous : Université Paris 8 Maison de la Recherche salle A2 202, 14h-18h.

Intervenant : Natacha Guiller

Contenu :  Il sera proposé aux participant-es de revisiter et de détourner des formes de récit et de notation, ainsi que des dispositifs d’évaluation procédant du monde de la santé, dans un souci de recyclage, de réappropriation et d’exploitation poétique, publique et immodérée de données personnelles et intimes, sur l’exemple de multiples formes de hacking exercées sur mon propre dossier patient.

Artiste, poète, performeuse, Natacha Guiller (SNG) explore le monde et l’existence à travers des dispositifs artistiques et de communication protéiformes, autobiographiques et parallèles qui génèrent la rencontre, la transmission et une création-témoignage arborescente basée sur le recyclage, la collecte d’archives, le détournement et la transformation des matériaux, l’hybridation d’univers a priori incompatibles ou paradoxaux et la culture du mélange des genres.

Séance 5 – mardi 3 décembre, 14h-18h

« un dessin pour mieux voir »

Rendez-vous : Université Paris 8 Maison de la Recherche salle A2 202, 14h-18h.

Intervenant : Franck Leibovici

Contenu : l’évaluation ne peut être réduite à un effet du néo-libéralisme, de la révolution digitale, ou du contrôle institutionnel. elle est une activité partagée, et routinisée dans nos activités quotidiennes. ainsi, face à une œuvre d’art, pour rendre compte et partager l’œuvre en question avec des amis, nous produisons bien souvent une évaluation en lieu et place d’une description littérale : “j’aime / je n’aime pas”, “cela m’intéresse, cela m’ennuie”. ces moments comptent alors parmi les propriétés de l’œuvre, et sont constitutifs de sa présence au monde, au même titre que ses dimensions, son medium, ou son année de création. rendre visible cette propriété, c’est alors non plus partir des intentions de l’artiste, ni du “projet artistique”, mais des usages réels des œuvres. mais comment la rendre visible ?

franck leibovici est poète et artiste. il a tenté de rendre compte des conflits dits «de basse intensité», sous la forme d’expositions, de performances et de publications, à l’aide de partitions graphiques et de systèmes de notation issus de la musique expérimentale, de la danse, de la linguistique – un mini-opéra pour non musiciens (mf, 2018). il a également publié des correspondances de spams et des discours de 70 heures (lettres de jérusalem, 2012 ; filibuster, jeu de paume, 2013). son travail sur les écologies de l’œuvre d’art a pu prendre la forme d’albums panini, de transcriptions de conversations ordinaires comme de dessins de visualisation – des récits ordinaires (les presses du réel / villa arson, 2014, avec grégory castéra et yaël kreplak) – ou d’installations – the training, an artwork for later and after, biennale de venise, 2017. depuis 2014, franck leibovici travaille avec julien seroussi, à un cycle d’expositions intitulé «law intensity conflicts» et de publications (bogoro, questions théoriques, 2016) autour de l’invention de la justice internationale contemporaine et du premier procès de la cour pénale internationale (cpi) de la haye.

Séance 6 – lundi 9 décembre 17h

« De la finance algorithmique aux circuits opaques de la finance offshore »

séance commune avec le séminaire ARTS & CRISE. L’ÉCONOMIE À L’ŒUVRE. Production, représentation et réception de l’économie dans les arts, PCAI, animé par Martial Poirson.

Rendez-vous : INHA, salle Walter Benjamin, à partir de 17h

Intervenants : Collectif RYBN, rencontre animée par Marie Lecher (Gaîté Lyrique)

Séance 7 – mardi 10 décembre, 14h-18h

« Rendu public des ateliers »

Rendez-vous : Université Paris 8 Maison de la Recherche salle A2 202, 14h-18h

Séance consacrée au rendu public des ateliers au moyen d’une création personnelle ou de groupe  (performance, lecture, présentation d’une création plastique, d’une mini-exposition, etc) qui sera filmée et mise en ligne sur le site (https://evalge.hypotheses.org)

Journée d’études – jeudi 19 décembre, 13h30-19h

« Évaluer l’art : commissions, subventionnements, mécénats »

Rendez-vous : Centre Pompidou Petite salle (13h30-19h00)

Présentation : https://evalge.hypotheses.org/1546

Responsable  :  Nancy MURZILLI, Université Paris 8 : nancy.murzilli@univ-paris8.fr

Libr-événements

► Agenda de Jean-Michel Espitallier : 

• Jeudi 7/11 – 21 h. Iris Purple (tribute to John Giorno). Anne-James Chaton : électronique + texte. Jean-Michel Espitallier : batterie. Avec la voix de Thurston Moore. La MECA, Bordeaux.

• Mardi 19/11, 19h. Le Grand R – scène nationale. Medley Spit (lecture-performance), La Roche-sur-Yon.

• Samedi 23/11, 14h30. World Is A Blues. Avec Kristoff K.Roll. Halle des Douves, Bordeaux.

• Mercredi 27/11, 18h30. À propos de Tourner en rond: de l’art d’aborder les ronds-points (PUF, 2016). ENSCI, 48, rue Saint-Sabin – 75011.

Vendredi 29/11, 20h. World Is A Blues. Avec Kristoff K.Roll. Festival « Et + si affinités ». Le Vent des Signes, Toulouse.

► Du 8 au 11 novembre, Salon de l’Autre livre à Paris :

Avec notamment les éditions Lanskine :

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â–º Le dimanche 17 novembre, 16H à L’Anachronique (42, rue du Mont Cenis 75018 Paris), Laure Gauthier invitera la poète Séverine Daucourt à présenter Transparaître (LansKine, 2019) et à dialoguer avec elle et le public.

► Le mercredi 20 novembre à 19H30, Le Lieu Unique (2, Quai Ferdinand Favre à Nantes), Lecture-concert de Christophe Manon & Frédéric D. Oberland (guitare), suivi d’un entretien animé par Guénaël Boutouillet.

30 janvier 2019

[News] Libr-News

Quelques Libr-événements à ne pas manquer début février à Paris, Lyon et Nantes : RV avec Frank Smith, Cabaret poétique de la revue TESTE, Christophe Manon et Michèle Métail.

► Vendredi 1er février :

► Le Cabaret Poétique donne carte blanche à la revue TESTE, dimanche 3 février à 17h à Le Périscope, 13 Rue Delandine, 69002 Lyon.

Lectures de Maxime H. Pascal, Pauline Catherinot, Patrick Sirot et Cédric Lerible. Entrée libre.

TESTE est un véhicule poétique trimestriel. Il accueille à son bord toute forme de textes ou poèmes qui n’hésitent pas à bousculer l’idée même de poésie. Créée en 2010 et inspirée du personnage éponyme de Paul Valéry, la revue TESTE se veut à la fois tête et témoin de son temps. TESTE est toujours en mouvement et déplace sa ligne éditoriale au gré des rencontres et de l’actualité.

► Mercredi 6 février à 19H, Le Lieu Unique (Quai Ferdinand Favre 44013 Nantes) : Publication Orale de Michèle Métail et entretien animé par Anne-Christine Royère. Entrée libre.

Michèle Métail, née en 1950, est une figure essentielle de la poésie expérimentale, visuelle et sonore. Elle diffuse, depuis 1973, ses textes au cours de « publications orales », la projection du mot dans l’espace représentant le « stade ultime de l’écriture », son travail étant avant tout celui d’une « présence dans la langue ». Diapositives et bande-son accompagnent parfois ses lectures, entre oralité et visuel. Entrée à l’OuLiPo en 1975, Michèle Métail a pris ses distances vis-à-vis du groupe. Elle a reçu le Prix littéraire Bernard Heidsieck – Centre Pompidou en 2018.

► Mercredi 6 février à la Maison de la Poésie de Paris :

18 février 2018

[News] News du dimanche

En cet avant-dernier dimanche de février, à vos agendas : RV avec le nouveau site des éditions Rencontres, Chaos de M. Brosseau… au Lieu unique à Nantes pour un concert-lecture, à Tourcoing pour un Hommage à P.O.L, à Villerbanne pour une soirée poétique… à Paris avec B. Fern et L. Fourcaut, à La Colonie autour de Lectures de prison

â–º Réapparition du site des éditions RENCONTRES, où l’on trouvera des joyaux : coffret DVD Aymé/Pey, livres de Blaine, Gleize, Pazzottu, etc.

â–º Avant que la chronique d’Alain Jugnon ne soit publiée cette semaine, voici les dates à retenir autour du roman de Mathieu Brosseau, Chaos :

– une rencontre à la librairie Charybde avec Hugues Robert le jeudi 8 mars à 19h30 ;

– lecture performance avec Jean-marc Bourg : le 14 mars au Trempolino à Nantes ; le 15 mars à la médiathèque de Herbignac ; le 16 mars au Dôme de Saumur ; et le 30 mars
à la Maison de la Poésie de Paris, une lecture musicale avec Olivier Mellano.

â–º Mercredi 21 février à 19H30, Le Lieu unique à Nantes :

Concert-lecture avec Éric Arlix (poète), Serge Teyssot-Gay (guitare) et Christian Vialard (synthés). Présentation : Yves Arcaix.

Golden Hello est le terme utilisé en anglais pour « prime de bienvenue », cette dernière concerne uniquement les managers de très haut niveau. Les textes, aux sujets très différents, dressent un portrait du monde contemporain et d’individus qui luttent, chacun à leur manière, pour leur survie.

â–º Jeudi 22 février au Fresnoy de Tourcoing (59) : Hommage à P.O.L !

En hommage à Paul Otchakovsky-Laurens, une projection de "Editeur", son dernier film sorti fin novembre 2017, aura lieu dans la grande salle de cinéma du Fresnoy à Tourcoing. Celle-ci sera suivie d’un échange avec Jean-Paul Hirsch, proche collaborateur de Paul Otchakovsky-Laurens, et les auteurs P.O.L Kiko Herrero, Patrice Robin et Patrick Varetz.
Il s’agit ici d’honorer la mémoire d’un grand éditeur, mais aussi d’un homme de cinéma : Paul Otchakovsky-Laurens a été pendant plusieurs années président de la commission d’avance sur recettes du CNC, et la maison P.O.L publie depuis 1992 la revue de cinéma Trafic, créée par Serge Daney.
Après "Sablé-sur-Sarthe, Sarthe", "Editeur" est son second film.

â–º Dimanche 25 Février 18h, à Bubble Art (28 rue Anatole France 69100 – Villeurbanne) : soirée poétique avec Guillonne Balaguer, Alice Calm, Georges Chich, Patrick Dubost, Isabelle Pinçon, Brigitte Baumié, Claude Yvroud, Laure Viel, Béatrice Brérot, Pierre-Alain Gourion.

Prix d’entrée : 10€ – tarif réduit : 5€

â–º Jeudi 1er mars à 19H, Bruno Fern / Laurent Fourcaut : lectures croisées (Café de la Mairie : 8, place Saint-Sulpice 75006 Paris).

Bruno Fern lira des extraits de "L’air de rin" (Louise Bottu, 2016) et de son prochain livre à paraître aux mêmes éditions, "Suites". Laurent Fourcaut lira des extraits de "Joyeuses Parques" (Tarabuste, 2017) et de "Or le réel est là…" (Le Temps des cerises, 2017).

â–º Mercredi 14 mars, rencontre à La Colonie de 19h à 21h (128, rue Lafayette 75010 Paris) autour de Lectures de prison (éditions Le Lampadaire), ouvrage consacré à l’histoire des bibliothèques de prison et à l’accès (ou au non-accès) des personnes détenues à la lecture. Au cours de cette rencontre, il sera question des problématiques liées à la lecture en prison, mais aussi des choix éditoriaux qui ont présidé à la conception du livre ‒ archives, documents bruts, inventaires, listes – et de leur effet sur la réception de l’ouvrage.

Programme du 14 mars

Lectures de prison. De la recherche documentaire à la poétique du document

Intervenants
. Jean-Lucien Sanchez, historien : La pratique de la lecture en prison, XIX-XXe siècle
. Séverine Vincent, comédienne et collaboratrice d’Olivier Brunhes : Théâtre en prison, documenter le vivant
. Muriel Pic, écrivain : Le démon fugitif des minutes heureuses. Poésie (et) documentaire
. Philippine Chaumont et Thomas Bellegarde, graphistes : Design des Lectures de prison

Lectures de prison
Contributeurs
Préface : Philippe Claudel. Postface : Jean-Lucien Sanchez. Ouverture des chapitres : Philippe Artières, Jean-Louis Fabiani, Guillaume de la Taille, Marianne Terrusse, Claude Poissenot.

1 février 2018

[News] Libr-News

En ce début d’année dense, la mauvaise nouvelle est l’arrêt définitif des éditions Al dante… Des RV à ne pas manquer : à la Friche de Mai sur le travail ; à Calais avec Thierry Rat ; à Toulouse autour de la revue Babel heureuse ; à Nantes avec les éditions Publie.net

Édition : fin d’Al dante

Nous avons le regret de vous annoncer que les éditions Al Dante ont stoppé leurs activités au 1er janvier 2018. [Entretien avec Laurent Cauwet]

Dorénavant, la totalité du catalogue Aldantien – probablement le plus riche en matière d’écritures expérimentales ! – sera disponible aux Presses du réel (intégration en cours).

Vous pouvez continuer à vous procurer les livres sur le site des
éditions Al Dante jusqu’au 15 février 2018 (c’est même conseillé et désiré). –> http://al-dante.org/

Ensuite, le site sera fermé, et les Presses du réel prendront le relais. –> http://www.lespressesdureel.com/

Une collection Al Dante est créée au sein des Presses du réel, qui sera composée de trois sections :

– La section «Pli» (sous la responsabilité de Justin Delareux et de Jean-Marie Gleize) qui, plus que jamais, restera vigilante à la création poétique actuelle dans ce qu’elle a de plus pertinente en terme d’inventivité et de volonté critique.
[contact : ad.sectionpli@gmail.com]

– La section «Anthologie» (sous la responsabilité de Laurent Cauwet et de Julien Blaine) qui, de publication en publication, constituera une anthologie internationale de poésie contemporaine (les premiers volumes seront dédiés à la Palestine, au Maroc, à la communauté Mapuche et à la France).

– La section «Les Irréconciliables» où seront publiées des œuvres singulières oubliées, peu connues, inclassables ou considérées comme impubliables (parmi les premiers projets : Kurt Schwitters, Jacques Sivan, Sylvain Courtoux, Michel Crozatier).

Dans cette configuration, cette collection commencera son cycle éditorial en octobre 2018.

Mais d’ores et déjà, en préfiguration de cette collection Al Dante en construction, et parce que rien ne saurait s’arrêter jamais, trois ouvrages paraissent au mois de mars :

– "Terreur, saison 1" d’Éric Arlix (récit)
– "Ce que je n’ai pas dit à Bob Dylan" de Jalal El Hakmaoui (poésie traduit de l’arabe – Maroc – par l’auteur)
– "2017" de Julien Blaine (chronique poétique)

 Libr-événements

â–º TRAVAILLER / OEUVRER

avec Harun Farocki

Un programme conférences et tables rondes conçu et proposé par Alphabetville

En lien avec l’exposition Harun Farocki : « Empathie »

Sur une proposition de Alain Arnaudet. Commissariat : Antje Eihmann

Coproduction Friche Belle de Mai et Goethe Institut

Du 25 novembre 2017 au 18 mars 2018, à la Friche Belle de Mai à Marseille

 

Ce qui travaille, conférence de Bernard Stiegler, philosophe

Jeudi 1er février 2018 à 18h30, le Grand Plateau

Il y a quatre ans le MIT publiait une étude soutenant que 47% des emplois aux Etats-Unis pourraient être intégralement automatisés au cours des vingt prochaines années. Ces emplois ne sont automatisables que parce qu’ils sont dénués de tout travail – si l’on considère que travailler consiste à inscrire dans le monde une réalité nouvelle, fruit du génie humain. 
L’Anthropocène est une impasse qui a été provoquée par une prolétarisation généralisée détruisant le travail. L’avenir est le Néguanthropocène, qui reposera sur une économie mettant les automatismes au service de la désautomatisation, c’est-à-dire du génie humain – ceci sur la base d’une extension progressive de ce qu’Ars Indutrialis appelle le revenu contributif. Celui-ci s’inspire à la fois de l’organisation contributive du travail inventée par les producteurs de logiciel libre et du régime des intermittents du spectacle – qui sont des producteurs d’anti-entropie (ce que l’on appelle aussi la "culture).

Philosophe, auteur d’une trentaine d’ouvrages, Bernard Stiegler est président de l’association Ars Industrialis, directeur de l’Institut de Recherche et d’Innovation du Centre Georges Pompidou, professeur associé à l’Université de Technologie de Compiègne. Son travail analyse les systèmes techniques dans leur relation aux systèmes sociaux, économiques, politiques, culturels, dans la perspective d’un monde « non-inhumain ». Dernières publications : La société automatique I, L’avenir du travail (Fayard, 2015) ; L’emploi est mort, vive le travail, entretiens avec Ariel Kyrou (Les mille et une nuits, 2015) ; Dans la disruption, comment ne pas devenir fou ? (Les liens qui libèrent, 2016). A paraître : La société automatique II, L’avenir du savoir.

A venir

Table ronde Une économie des gestes

Jeudi 8 février à 18h30, le Petit Plateau

Avec Sylvie Boulanger, eRikm, plasticien et musicien, Pierre Parlant, écrivain et philosophe, Olivier Quintyn, philosophe et éditeur…

Plus d’informations : http://www.alphabetville.org/rubrique.php3?id_rubrique=65

Entrée libre sur réservation au 0495049595

Lieu :

Friche Belle de Mai

41, rue Jobin

13003 Marseille

www.lafriche.org

â–º Figures fragiles
Thierry Rat, février 2018 au Bar la BETTERAVE
(17, Rue Félix Cadras – Calais)
Vernissage vendredi 2 février 2018 à partir de 20h00
20h lecture de Thierry Rat sur une proposition sonore de Greg Bruchet & Frédéric Gregson. A l’occasion de l’exposition / lecture un livret est édité à 20 exemplaires contenant chacun un dessin original numéroté, daté et signé par l’artiste. Il est accompagné d’un DVD vidéo-poème intitulé "résurgence".

â–º Samedi 3 février à 18H30 :  Rencontre autour du numéro 2 de la revue Babel heureuse à la Librairie Ombres Blanches de Toulouse.

â–º Mercredi 7 février à 19H30 : Rencontre sur les éditions Publie.net au Lieu unique de Nantes (Quai Ferdinand Favre).

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