Libr-critique

8 octobre 2006

[video] Loïc Robin, Saint-Malo

Filed under: UNE,videopodcast — Étiquettes : , , , , — rédaction @ 13:08

Suite à l’entretien que nous avons eu avec Loïc Robin, nous mettons en ligne un extrait de son CD-rom Eaux fortes : Saint-Malo.

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21 septembre 2006

[entretien] Loïc Robin avec Philippe Boisnard

Filed under: entretiens — Étiquettes : , , , — Philippe Boisnard @ 3:42

Cet entretien s’est décidé suite à l’envoi par Loïc Robin de son Cd-rom Eaux Fortes. Ayant trouvé sa démarche intéressante, celle-ci allant je crois dans le sens d’une interrogation tant linguistique qu’esthétique de ce qui se produit avec certaines nouvelles poésies, je lui ai proposé de répondre à mes questions.

Début de l’entretien :

Philippe Boisnard : Tout d’abord, avant de parler de ton CD-Rom, d’où provient pour toi l’intérêt pour le verbi-visuel ?
Loïc Robin : Le verbi-visuel, c’est quand même l’histoire de la poésie. Il faut la connaître et la regarder pour la comprendre. C’est une question d’héritage. Après, il y a le goût pour les arts visuels et en particulier pour l’art conceptuel. L’image comme « représentation visuelle d’une idée » : cette expression me convient, enfin, je veux dire que j’essaie d’utiliser l’image comme cela.
Et puis le verbi-visuel, c’est avant tout les inscriptions, les affiches, les publicités, les panneaux, tous ces mots qui, dans l’espace public, sont devenus les véritables objets de nos sensations. La relation au paysage fait office d’exception. En exagérant un peu, on peut dire que le reste de la perception est régie par la langue. La langue se regarde elle-même.

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2 septembre 2006

Eaux fortes, Loïc Robin [CD-ROM]

Filed under: Livres reçus — Étiquettes : , — rédaction @ 8:28
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Loïc Robin Eaux fortes, CD-rom, 15 € [contact pour les commandes : robin.loic@free.fr]

Présentation de libr-critique.com :
Eaux fortes se présente comme une élaboration cartographiée du rapport entre la langue et la surpuissance des éléments : ici la mer et son rapport à la terre. Tel que Loïc Robin l’exprime dans un entretien que nous faisons actuellement : « le sentiment esthétique (ici les bords de mer) est tellement puissant qu’il rend la langue muette« . Au lieu de tenir la langue dans la profusion phénoménologique du réel, la langue se rétracte, se refuse quasi à sa donation, pour ne plus se rencontrer que dans des traces d’elle-même. Non pas langue de l’auteur, mais trace de la langue humaine, trace d’écrits en bordure de mer (affiche, panneaux de commerces) qui sont resitués dans le contexte de cette présence maritime. En quelque sorte, le travail de Loïc Robin prend le contre-pied de la tentation de reconstruction du fourmillement du réel, pour ne donner à voir que d’infimes détails de la langue humaine qui s’est installée sur les bords de mer. Proche en cela de la poésie concrète, de la poésie visive ou élémentaire au sens de Blaine, il travaille sur des déplacements de motifs linguistiques essaimés et les recontextualise par collage et selon des variations permises à partir de la programmation en flash. PB

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