Libr-critique

27 décembre 2009

[News] Libr-fêtes : coup d’oeil dans le rétro…

Au terme de cette quatrième année qui a totalisé plus de deux cents entrées (962 depuis la création du site) et attiré un bon millier de libr-lecteurs uniques par jour, nous tenons à vous remercier de votre attention et de votre réactivité – et renouvelons notre appel pour démarrer au mieux 2010 : sont les bienvenus vos commentaires, suggestions, informations et contributions diverses (chroniques, créations, articles de recherche, etc.). N’oubliez pas, une seule adresse : libr.critik@yahoo.fr. Au reste, vous trouverez ci-après un rappel : "Libr-critique, mode d’emploi".

Avant de franchir le cap vers la première décade du XXIe siècle, depuis le dimanche 29 novembre, en quatre livraisons, nous avons entamé une rubrique permettant de faire le point sur les œuvres qui nous ont marqués depuis 2007, et par là même de vous aider à ne pas passer à côté d’expériences inoubliables. Aux vingt-deux déjà recommandées (de Desportes, Ernaux, Franco ; Bouvet & Ladoire, Buraud, Doppelt, Jourde, Prigent, Raharimanana ; ouvrages sur les bibliothèques, le futurisme, Mathias Pérez ; Brosseau, Dickow, Dupuy, Favre), ajoutons-en dix autres, en plus de huit revues et maisons d’édition que vous gagnerez à fréquenter et soutiendrez par la même occasion.

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31 mars 2009

[Livre-chronique] Maccheroni/Jourde, La Quadrature du sexe

Filed under: chroniques,Livres reçus,UNE — Étiquettes : , , , , , , , , , — Fabrice Thumerel @ 6:07

La Quadrature du sexe, photomontages de Henri Maccheroni et texte de Pierre Jourde, Voix d’encre, 2009, 64 pages (non numérotées), 16 euros, ISBN : 978-2-35128-048-5.

Depuis L’Origine du monde de Courbet, et en cette époque où triomphe la marchandisation spectaculaire – époque qui, panoptique puisque anomique, conjugue donc consumérisme et voyeurisme –, que dire/montrer encore de la chose ? Telle est l’ambition de cet objet né de la rencontre entre deux planètes esthétiques, celles du peintre-photographe Henri Maccheroni et de l’écrivain-critique Pierre Jourde : dépasser et déplacer les frontières étroites des représentations conventionnelles.

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29 mars 2009

[News] News du dimanche

  Rappelons, suite à la sortie de TARNAC de Jean-Marie Gleize, quel scandale représente en France la dérive du pouvoir policier menée par Sarkozy et ses sbires. Julien Coupat est toujours l’otage de l’État Français, sans que cela ne transpire maintenant au niveau des médias-con[v/c]en(tra)tionnels. S’il est une urgence, c’est bien de poursuivre l’écriture critique, et de trouver dans cette ère de communication généralisée les moyens de l’expression d’un dire, comme a su le faire par exemple l’équipe de la RILI, dont le dernier numéro témoigne, en cette époque d’auto-censure du politiquement correct, d’un courage médiatique rare. Qu’on en juge par ce seul intitulé, qui signe la couverture : "Les mensonges d’Israël". Il ne s’agit pas seulement de dire, mais bien de trouver l’intensité des possibles expressions pouvant permettre à nos vies de ne pas s’effondrer, de ne pas se laisser disloquer, comme cela vient d’être le cas avec le suicide de Jean-Jacques Mignot qui allait être expulsé de chez lui. Écriture au couteau dans la chair même de la vie, pour refuser le désespoir, pour aviver le désir d’exister. Alors que Sarkozy en appelle à l’espoir de tous et donc à la passivité, opposons-lui, le désir et sa force plastique, son intensité créatrice de ligne de fuite et de nouveaux horizons pour nos existences. Chaque texte ici communiqué, chaque geste d’édition que nous souhaitons représenter, est l’amorce, non pas seulement d’une résistance, mais aussi de la réalité d’un autre lieu de vie, d’un autre lieu pour le sens de nos existences. Tel que l’énonçait dans son entretien avec Chloé Delaume, Lydie Salvayre (TINA n°2), il faut rompre avec "la langue moyenne dont nous sommes abreuvés". Non pas qu’elle soit réductible à la novlangue (vieux paradigme orwellien répété à l’envie qu’il faudrait aussi mettre en critique), mais au sens où cette langue est surtout imbibée des valeurs imaginaires propres aux instances de représentation hégémoniques qui en structurent a priori les potentialités d’expression. Ainsi la défense de la littérature contemporaine est-elle d’abord et avant tout le témoignage d’une autre possibilité d’existence, créant ses propres repères et affrontant sans aucun soupçon les territoires de l’étranger (de l’étranger de la langue dans nos propres bouches), bien plus prônant le dépaysement de la pensée dans ces contrées parfois inconnues et difficiles à pénétrer, elle s’évertue dans son immanence à suivre les accidents du sol./PB/

À découvrir dans ces news du dimanche : Jean-Marie Gleize, Pierre Parlant, Patrick Sainton, Philippe Annocque, la RILI n°10, et l’incroyable Écrivains en séries publié chez Léo Scheer.

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