Libr-critique

2 décembre 2018

[News] News du dimanche

Pour terminer l’année en beauté : RV avec Béatrice Brérot ; les invités d’Ivy writers et de l’Escale des Lettres… Stéphane Nowak Papantoniou, Christophe Hanna, le peintre Mathias Pérez…

â–º RV avec Béatrice Brérot : dimanche 16 décembre 17h, Cabaret poétique, avec Cédric Lerible et Kevin Prost (Le Périscope : 13 rue Delandine 69002 Lyon) ; mardi 18 décembre 19h30, Mardis de la poésie, Maison de la poésie Rhône-Alpes (33 avenue Ambroise Croizat 38400 Saint-Martin-d’Hères).

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1 novembre 2015

[News] News du dimanche

En ce premier dimanche de novembre, les RV à venir : Vazquez/Toqué, festival des arts multimédia Gamerz, Jean-Michel Espitallier, Marc Perrin/Benoît Cancoin, Mathias Pérez, AnnaO & A. Emden, Fred Griot, Michel Deguy.

 

â–º La vidéo de la performance Vazquez / Toqué au festival de Lille Littérature, génération Y, etc. est enfin en ligne grâce à Aurélie Olivier : "Étude de marché". On découvrira par ailleurs le nouveau site Libfly le samedi 7 novembre à 15H (Médiathèque du Vieux-Lille).

â–º Du 6 au 15 novembre, 11ème édition du festival des Arts multimédia GAMERZ.

PROGRAMME DES EXPOSITIONS

FONDATION VASARELY

ÉCOLE SUPÉRIEURE D’ART D’AIX-EN-PROVENCE

BIBLIOTHÈQUE MÉJANES

OFFICE DU TOURISME

 

PROGRAMME DES PERFORMANCES / RENCONTRES / ATELIERS / SOIREES

FONDATION VASARELY
Performances


FONDATION VASARELY

Conférences – Rencontres – Tables rondes


ÉCOLE SUPÉRIEURE D’ART D’AIX-EN-PROVENCE

Soirée Vidéo – Rencontre – Performance


FONDATION VASARELY

Ateliers – sur inscription


ÉCOLE SUPÉRIEURE D’ART D’AIX-EN-PROVENCE


FONDATION VASARELY

Ateliers – sur inscription


ÉCOLE SUPÉRIEURE D’ART D’AIX-EN-PROVENCE

Soirée de clôturePerformances et concerts
La Nébuleuse

â–º AGENDA de Jean-Michel Espitallier :

• 9-13 novembre. Workshop avec les étudiants des Beaux-Arts Rhône-Alpes. Résidence Moly Sabata (Sablons, 38).
• 19 novembre, 14 h. Rencontre et conférence, Ciclic, Orléans.
• 25 novembre-2 décembre. Lectures, performances, tables rondes. International Poetry Nights (Hong Kong & Guangzhou).
• 11 & 12 décembre. Radio (Fondation Louis-Vuitton, Paris).

 

â–º Dans le cadre de la résidence Marc PERRIN/Benoît CANCOIN à la Maison Gueffier à La Roche sur Yon, et précédant de quelques jours la parution du livre SPINOZA IN CHINA,

du 9 AU 15 NOVEMBRE :

● le 9 NOVEMBRE ●
rencontre, échanges, autour des Années 10 de Nathalie Quintane, Maison Gueffier, 18h30

● les 10, 11 et 13 NOVEMBRE ●
concert-lecture chez l’habitant, 19h00

● le 12 NOVEMBRE ●
concert-lecture au Studio de danse du Manège, 19h00

● les 14 ET 15 NOVEMBRE ●
week-end atelier d’écriture, 14-18h30 le samedi, 10-17h00 le dimanche.

*Le livre sera disponible en librairie à partir du 20 novembre, et à La Roche sur Yon dès le 12 novembre.

 

â–º RV avec le peintre Mathias Pérez, le fondateur des éditions Carte Blanche et de la revue Fusées : À la Granville Gallery, vernissage de l’exposition le 7 novembre de 14h à 20h (23 rue du Départ 75014 Paris).

 

â–º Bijoux d’artiste* & photographies, une proposition de AnnaO & Axelle Emden.

• Vernissage le samedi 7 novembre de 18h à 22h

• Exposition du 7 novembre 2015 au 2 janvier 2016 [Voir la photo en arrière-plan]

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Sophie etc.
2 rue Gambey 75011 Paris

 

â–º Mercredi 18 novembre 2015 à 20H, Atelier du Plateau (5, rue du Plateau 75019 Paris ; billets) : concert de lancement de l’album "on trace".
http://www.fgriot.net/ontrace

un album-récit :
"on trace à pied la ligne inusable sur le sol. sur le sol sur la terre sous le ciel les nuages. on trace.

c’est l’histoire du cheminement… du cheminement de l’homme dans le temps, dans ce laps qui lui est imparti par des forces qui lui sont supérieures. dans cet intervalle et de temps et d’espace où il reçoit d’être et devenir, et où il peut aussi dans une mesure probablement modeste et certainement relative, agir… "

Avec :
Fred Griot (textes, voix)
Eric Groleau (batterie, composition)
Dani Bouillard (guitare, composition)
Thomas Deschamps (vidéos, photos)
Sophie Magnaud, Elisa Millot (scénographie, lumières)
Benoît Meurant (son)

â–º Le lundi 23 novembre 2015 à 19H, à la librairie L’écume des pages, 174 bd St Germain, 75006 Paris : Michel Deguy,  le calligraphe Rachid Koraïchi, l’éditeur Al Manar et Bénédicte Gorrillot vous attendent pour la parution du collectif de traductions en vingt langues  de Prose du suaire, poème composé par Michel Deguy  à la mémoire du poète Abdelwahab Meddeb.

9 novembre 2013

[Agenda] Christian Prigent

Passez de 2013 à 2014 avec Christian Prigent, de Saint-Brieuc à Lille, via Paris et Valenciennes.

â–º Lundi 18 novembre 2013, 19h à 21h30, à Saint-Brieuc
 : Rencontre avec Christian Prigent et Vanda Benes, Villa Carmélie
 (55 rue Pinot Duclos à Saint-Brieuc
). Entrée gratuite
. Réservation souhaitable (mais pas obligatoire) au 02 96 33 62 41.

À l’occasion de la parution, en mars 2013, chez POL, de son roman Les Enfances Chino, Christian Prigent ouvrira la boîte à outils de l’écrivain. Il partagera avec nous le matériau d’où part l’écriture (photos, peintures, tableaux, gravure, chansons d’operette…). Il dira comment ce matériau surgit à mesure que le parcours s’invente, comment il devient coloration, tonalité, littérature.

Soirée en trois parties : La fabrique Chino. Guest star : Philippe Boutibonnes, microbiologiste, peintre, dessinateur, écrivain, philosophe, cycliste.

Lectures à une et deux voix (Vanda Benes et Christian Prigent). Chansons (Vanda Benes accompagnée au piano par des élèves du Conservatoire de Saint-Brieuc). Projections commentées (Christian Prigent et Philippe Boutibonnes).

â–º Samedi 23 novembre 2013, dans le cadre de Citéphilo 2013.

 

14h30 > 16h30 : Projection de La belle journée (1h07, coul., 2010)
en présence de la réalisatrice :
Ginette Lavigne, réalisatrice, monteuse
A également réalisé : La nuit du coup d’Etat, Lisbonne, avril 1974 (2001), Un voyage en Israël (2008), Jean-Louis Comolli, filmer pour voir ! (2013)
Christian Prigent, poète, romancier, essayiste
A notamment publié : La vie moderne. Un journal (POL, poésie, 2012), Les enfances Chino (POL, roman, 2013) 
Présentation : Jacques Lemière, Institut de sociologie et d’anthropologie, CLERSE (UMR 8019 CNRS), Université Lille 1
Monteuse (notamment des films de Jean-Louis Comolli, L’Affaire Sofri, la série des films sur Marseille, et beaucoup d’autres), Ginette Lavigne est aussi réalisatrice. Dans La Belle Journée, elle se met au défi de la réalisation du film sur et avec un poète, Christian Prigent, sur son monde et sur son œuvre, à partir (texte et chansons du film) d’extraits de quatre ouvrages de l’écrivain : Commencement (1989), Une phrase pour ma mère (1996), Grand-mère Quéquette (2003), Demain je meurs (2007), tous parus chez POL. Rigoureux et inventif travail cinématographique, qui sera reçu en tant que tel, et aussi, parfaite introduction à la rencontre-lecture avec Christian Prigent, qui suivra, deux heures plus tard, à la Médiathèque Jean Levy de Lille.

 

 
Palais des Beaux-Arts – grand auditorium – Place de la République – Lille
 
18h30 > 20h30 : Christian Prigent ou l’acte poétique
En partenariat avec les médiathèques de Lille
Christian Prigent, poète, romancier, essayiste
A notamment publié : La vie moderne. Un journal (POL, poésie, 2012), Les enfances Chino (POL, roman, 2013) 
Présentation : Gérard Briche, professeur de philosophie à l’Ecole Supérieure d’Art de Tourcoing
L’homme qui parle scande les phrases, éclate les mots, triture la langue. Cet homme, c’est Christian Prigent, et il dit de la poésie. Mais cette poésie passe par le corps – littéralement. Car c’est dans l’acte que la poésie, la vraie, advient. Dans cet acte, dans cette performance, c’est toute la réalité matérielle qui passe, et d’abord la réalité biographique du poète. Ainsi la poésie est-elle pétrie de toute la matière de la vie, et jusqu’à ses aspects les plus triviaux, mais les plus rigolos aussi. Christian Prigent : la poésie, c’est d’abord ce qu’on imagine être le plus étranger à la poésie.
 
Médiathèque Jean Lévy – 32/34 rue Edouard Delesalle – Lille

â–º Trois jours avec Christian Prigent à la Maison de la Poésie de Paris, du 28 au 30 novembre 2013 : voir le programme.

â–º Lecture/conférence de Christian Prigent : "Martial, grande brute !" (quelle traduction contemporaine de l’obscène latin ?).

" Rapide, vacharde, pittoresque, rigolote, souvent obscène, toujours à la fois savante et désinvolte, la poésie épigrammatique de Martial s’inscrit dans la tradition, mineure mais vivace, d’une poésie non idéaliste qui « sent l’homme » quotidien. Du coup, elle tente l’effort de traduction des « modernes » de toutes les époques. Les 650 textes que j’ai essayé de « recycler » dans une forme méticuleusement métrée et travaillée par la distance des anachronismes paraîtront chez POL en avril 2014." (C. Prigent)

Dans le cadre du séminaire de MASTER 1 & 2 "L’obscénité en perspective : antiquité/ modernité", le jeudi 12 décembre 2013 de 11H à 13H – Université de Valenciennes , Site du Mont Houy, Bâtiment Matisse, Salle 208 -, B. Gorrillot invitera Christian Prigent, l’un des grands poètes français actuels, à l’occasion de la publication prochaine de sa traduction de DCL épigrammes de Martial (Paris, P.O.L, 2014). Cours ouvert à tous.

â–º Début 2014, les éditions P.O.L mettront en ligne sur leur site une sélection d’essais et d’entretiens de Christian Prigent – parmi lesquels les quatre que nous avons réalisés ensemble entre 2001 et 2013.

En plus de "Passage des avant-gardes à TXT" (dans Francis Marcoin et Fabrice Thumerel dir., Manières de critiquer, Artois Presses Université, 2001, p), trois entretiens publiés sur Libr-critique :

* "L’Incontenable Avant-Garde", 6 décembre 2006 ;

* "De TXT à Fusées", 16 mai 2008 ;

* "Christian Prigent, un ôteur réeliste", 14 mars 2013.

â–º Du lundi 30 juin (19H) au lundi 7 juillet 2014, premier colloque international de Cerisy sur l’œuvre de Christian PRIGENT : "Christian Prigent : tou(v)er sa langue", sous la direction de Bénédicte Gorrillot, Sylvain Santi et Fabrice Thumerel. [Lire la présentation détaillée et le programme complet]

Argumentaire. Comme ancien directeur de la revue d’avant-garde TXT (1969-1993) autant que par l’ampleur et la diversité de son œuvre personnelle, Christian Prigent (né en 1945) fait l’objet, depuis 10 ans, de multiples publications, rencontres, journées d’étude, enregistrements, mises en scène et films. D’où l’opportunité d’organiser un colloque international qui permette d’établir un premier bilan des réflexions proposées sur cet écrivain et d’ouvrir d’autres perspectives de lecture.

Le réel est ce que l’écrivain affronte, face auquel il essaie de trouver sa langue. Or ce réel est pour lui, comme pour Lacan, ce qui "commence là où le sens s’arrête". C’est encore le réel pulsionnel du corps qui défait les voix, comme chez Artaud ou Bataille. Marqué par la négativité de la Modernité, Prigent ne cesse donc de trouer la langue, les représentations admises aussi bien que l’histoire littéraire. Et il problématise violemment la légitimité du geste créateur. Mais il invite aussi à un salut du poétique inattendu en ce début de siècle qui continue volontiers à liquider, avec les avant-gardes, les genres millénaires, les engagements politiques et les utopies esthétiques. Les livres de Christian Prigent proposent ainsi une "trouée", au sens de la promesse d’une embellie. Car s’y opère peut-être le miracle d’avoir forcé l’expression juste du réel, voire de soi ?

10 octobre 2012

[News] 22e salon de la Revue

12-14 octobre à Paris (Espace des Blancs-Manteaux, 48 rue Vieille-du-Temple 75004), 22e Salon de la Revue. A cette occasion paraît le 22e et dernier numéro de la revue Fusées ainsi que le n° 48 de la Revue des revues, avec notamment un Hommage à l’ex-doyenne revue de poésie, Action poétique. Dès demain soir, deux rendez-vous à ne pas manquer : avec Europe, qui fête son 1000e numéro, et Ce qui secret.

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28 avril 2011

[News] Revues et rendez-vous en vue…

Après une petite "vacance", vu la densité des projets en cours comme de l’actualité littéraire,  LIBR-CRITIQUE reprend de plus belle : côté revues, Pleins feux sur le dernier numéro de FUSÉES et "Ballade dans le paysage revuiste français" avec André Rougier ; parmi les RV printaniers à ne pas manquer, slam à Lille, dernière création numérique de Philippe Boisnard, colloque Spinoza & Deleuze, rencontres avec Mathieu Brosseau ou les éditions du Grand Os, prochaine performance de Sandra Moussempès…

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6 février 2011

[News] News du dimanche

Ce soir, après un flash surprise d’UBULAND (Joël Heirman/CUHEL), quelques Libr-événements à noter : Alphabetville organise une Rencontre à Marseille avec C. Hanna et Quintane/Bérard ; Rencontre au Centre Culturel Algérien avec Mourad Djebel et El Mahdi Acherchour ; Rencontre autour de la revue Fusées à la Bibliothèque Marguerite Audoux (Paris) ; colloque sur l’autofiction à l’ENS le 12 mars prochain.

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8 juillet 2010

[Chronique] Christian PRIGENT & Mathias PÉREZ, Quatre caisses d’espace

Filed under: chroniques,UNE — Étiquettes : , , , — Fabrice Thumerel @ 17:06

Christian Prigent et Mathias Pérez, Quatre caisses d’espace, Carte Blanche, juin 2010, tirage limité à 500 exemplaires numérotés et signés, 70 €.

Mathias Pérez, le peintre qui dirige et les éditions Carte Blanche et la revue Fusées – dont nous nous apprêtons à rendre compte du dernier numéro – fait partie de ces rares passionnés à qui nous devons encore de rares éditions pour bibliophiles. Ce livre original est le cinquième en collaboration avec son ami Christian Prigent, dont le texte, quoique né d’une commande du Centre National d’Études Spatiales, se présente comme un art poétique.

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27 juin 2010

[News] News du dimanche

Soleil oblige, nous entamons nos Libr-estivales avec l’opération Libr-vacance : que prévoyez-vous de lire/écouter/voir pendant cette période de vacance ? Envoyez vite vos réponses avec adresse postale (les cinq premiers recevront une surprise à lire lors des longues soirées d’été) : libr.critik@yahoo.fr.

Ce soir, découvrez l’édition originale de Quatre caisses d’espace, livre de bibliophile qui résulte de la collaboration de Christian PRIGENT et du peintre Mathias PÉREZ ; nos Libr-brèves (autour de Pierre Ménard, puis des écrivains en bord de mer à La Baule)… /FT/

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11 août 2009

[News] News de vacances

Après un mois de vacances, et avant la rentrée de Libr-critique – dont vous trouverez ci-dessous un aperçu -, voici une sélection de livres reçus/lus et de Libr-brèves pour vous permettre de terminer passionnément ce mois d’août…
OPÉRATION LIBR-VACANCES : Dans les trois semaines à venir, comme promis, nous vous proposons de laisser en commentaires vos conseils de lectures, voire de nous envoyer vos notes de lecture plus élaborées [libr.critik@yahoo.fr]. Pour les SP de rentrée, pas de changement d’adresses (cf. rubrique adéquate). /FT/

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16 novembre 2007

[Revue] GPU n°1 (Ground Power Unit)

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GPU n°1, éditions INI, 96 p. // Prix : 14 €
[Commande : Association INI, 91 rue d’Aubagne, 13001 Marseille]

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27 septembre 2007

[Revue-chronique] Fusées, n° 12

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fusee-ban.jpg Fusées, n° 12, Carte Blanche [29, rue Gachet 95430 Auvers-sur-Oise], septembre 2007, 120 pages, 15 € ISBN : 978-2-905045-48-5
[Site]

fusees12.jpgLe dernier numéro de Fusées arbore un pavillon vélocipédique : la photo de Paul Pouvreau est à l’image de la revue, décalée – pour ne pas dire déjantée.
Le vélo, qui, pour Jarry, est « un prolongement minéral de notre système osseux », c’est bien comme littérature, non ?
Au reste, le projet fustérien est éminemment jarryque : refusant de « ne tenir compte que de l’activité d’un organe arbitrairement choisi entre tous les organes, le cerveau », il entend nous plonger dans un capharnaüm un peu kitch qui fait un sacré barnum ! Fusées se devait donc de mirlitonner un peu : les dessins de Jean-Marc Chevallier, Daniel Dezeuze, Serge Lunal et Jean-Louis Vila accompagnent les vers mirlitonesques de Christian Prigent.

☛ Rétropédalage : Fusées, c’est la revue qui refuse « l’usiné usé » (1)…

fusees-invit.jpg☛ Mathias Pérez, son directeur, pédale dur : peu après le dossier que la revue Il particolare lui a consacré (voir ma chronique du 14/09), il organise à l’Atelier-Véritable (7, rue du Marché Popincourt 75011 Paris) une soirée pétaradante le 26 octobre (avec présentation de ce numéro 12, précédée des lectures de Jacques Demarq et de Christian Prigent), qui sera suivie de l’exposition de ses dernières oeuvres (27 octobre-3 novembre). Bon coup d’accélérateur pour lancer le changement de vitesse : Fusées devient bi-annuel !

☛ Sport, morale,etc.

« Imaginez donc la rencontre d’une boîte de conserve et d’un crustacé, tous deux rivalisant de vitesse dans une course de côte, puis pariez quant à la longévité qu’indique pour chacun la date de péremption. Moralité : quel que soit son emballage tout finit par se gâter sauf si les mots viennent manger le temps dans la main du sujet
en se moquant de l’identité comme de la spécialité. Conséquence : mieux vaut s’investir dans une revue que dépenser son énergie dans la compétition et la rentabilité » (Préface de Bernard Noël).
À bon entendeur salut !

De cette livraison plus bigarrée que d’habitude, on retiendra encore et surtout
le dossier sur Oskar Pastior (1927-2006), dans le travail duquel Christian Prigent voit une tension entre oulipisme et carnavalesque et dont on lira avec intérêt les poèmes traduits, ainsi que la flamboyante BD de L. L. de Mars, « Quelques prières d’urgence à réciter en cas de fin des temps »…

(1) On pourra lire mon article « Fusées, une revue moderne », La Revue des revues, n° 34, 2004, pp. 99-106.

14 septembre 2007

[Revue-chronique] Il particolare, numéro 15 & 16

Filed under: chroniques,Livres reçus,UNE — Étiquettes : , , , — Fabrice Thumerel @ 8:00

il_particolar.jpg Il particolare, numéro 15 & 16, 2007, 26 € ISBN : 2-87-720266-6

ipmp.jpgLancée en 1999 par le lacanien Hervé Castanet, la revue Il particolare (en italien, « la singularité d’un détail ») s’attache à la singularité d’une oeuvre littéraire ou picturale. Aussi n’est-il pas étonnant que la dernière livraison – dont la couverture vert-orange fait penser, entre autres, à Alechinsky – consacre un dossier à Mathias Pérez, lui dont la peinture, parce que dure, « ne fait pas dans le détail ». Et Jacques Demarcq de préciser : « Les tableaux de Pérez sont des natures mortes abstractisées à l’extrême, des vanités nettoyées de la vanité qu’éprouvait la peinture d’antan à raffiner ses figurations » (209). D’où le qualificatif de « primitive » qui revient sous la plume de Daniel Dezeuze et de Rémi Froger pour rendre compte d’une peinture surfaciale dans laquelle Christian Prigent voit miroiter une profondeur certaine. Car, selon le poète-essayiste, le défi de cette oeuvre est de montrer l’inmontrable, de donner à voir le corps in-figurable. C’est dans cette perspective que Rémi Froger parle de « peinture en colère » : colère « contre la représentation, contre l’image » (212).

cliquer sur le lienLes toiles de Mathias Pérez, par ailleurs responsable des éditions Carte Blanche et de la revue Fusées (1), sont ainsi habitées par l’obsession du corps sans tomber dans la « complaisance érotique » (Jacques Demarcq). Après Bernard Noël dans Mathias Pérez ou le Roman des corps (in Mathias Pérez, La Différence, 1988), plusieurs collaborateurs de ce « Cahier » mettent l’accent sur le matériau d’une oeuvre (Christian Prigent, « Corps en gloire » ; Cécile Wajsbrot, « La poursuite du corps ») qui a évolué de figures phalliques à des formes féminines – soit du temps de la montée en couille à celui des « mamelons de Mathias » (Jean-Pierre Verheggen). Ces formes, les nom et surnoms mêmes du peintre les font parler en propre : celui que Verheggen appelait Animalthias est docteur clitoris causa, mais également « gros Mathou » (Hubert Lucot), « mathias le peint-peint » (Charles Pennequin)…

Au reste, une bonne partie de ce numéro 15 & 16 porte sur la peinture. On retiendra surtout les articles de Dino Commetti, qui fait remonter à Manet et Cézanne la rupture avec la notion de chef-d’oeuvre et la naissance de l’art moderne, et de Jean-Pierre Cometti, qui souligne qu’avec la vidéo et les arts numériques on assiste à une mutation artistique selon laquelle l’antinomie figuration/abstraction cède la place à l’opposition entre horizontalité et verticalité, à savoir entre fonction référentielle et fonction différentielle de l’oeuvre (la latéralité de la référence fait s’inscrire les oeuvres dans un système de relations esthétiques) ; quant à Jean-Luc Nancy, il insiste sur la circularité qui affranchit du temps l’oeuvre musicale. Signalons enfin le poème de Pierre Le Pillouër, qui offre tout à la fois une parodie de Du Bouchet et un clin d’oeil à Prigent.

(1) On pourra se reporter à mon étude intitulée « Fusées, une revue moderne », parue dans La Revue des revues (n° 34, 2004, pp. 99-106), ainsi que, ici même, à ma présentation du dernier numéro (12).

22 février 2007

[NEWS] Fusées 11, spécial école du Mans bis

Filed under: Livres reçus,News,UNE — Étiquettes : , , , , , , , — rédaction @ 7:59

Jean-Claude Boulard (Maire du Mans et Président de Le Mans Métropole), Jacqueline Pedoya (Adjointe au Maire, Chargée du développement et de l’action culturels), Sylvie Granger (Conseillère municipale déléguée, chargée de la lecture) et Mathias Pérez (Éditeur de Carte Blanche) ont le plaisir de vous inviter
au vernissage de l’exposition :
Fusées 11, spécial 10 ans
L’école du Mans, bis
réalisée par la revue Fusées et la médiathèque Louis Aragon.
exposition du 9 mars [jour du vernissage — 18h30] au 14 avril 2007

Malgré les difficultés — fin de la diffusion de Leo Scheer, et une sorte de crise de l’édition contemporaine — Fusées poursuit son aventure, en restructurant la publication de la revue. La revue qui était annuelle va devenir bi-annuelle, et alléger le nombre de pages pour chaque numéro. Pour fêter cela, le numéro 11, de la nouvelle série, revient sur les 10 ans de publication, en donnant à lire aussi bien toutes les préfaces, qu’à voir les créations qui ont marquées la revue. À cette occasion, La médiathèque Louis Aragon du Mans a décidé d’organiser un exposition des artistes de Fusées, et le vernissage sera ponctué par une lecture des poètes qui sont liés au Mans et à l’histoire de la revue : Sophie Audureau, Rémi Froger, Alain Mahé et Charles Pennequin.
[site fusées]

14 septembre 2006

[chronique] Revue Fusées n°10 par Philippe Boisnard

Filed under: chroniques — Étiquettes : , , , , — Philippe Boisnard @ 9:42

fusees_10.gifÀ n’en point douter, Fusées est et restera comme l’une des revues françaises de poésie contemporaine les plus importantes — avec d’autres tels DOC(K)S, JAVA, Nioques (série 2) — de la fin du XXème siècle et du début du XXIème siècle. Travail méticuleux, héritage généalogique précis, parution volumineuse et de qualité. Comme l’exprimait Hubert Lucot en préface de Fusées n°6, en effet, Fusées est une revue de Luxe, de ce luxe de l’écriture et de la transmission. Ce numéro 10 en témoigne une fois de plus, à travers ces dossiers, notamment, il me semble celui consacré d’une part à Charles Pennequin et de l’autre celui qui présente Kirili.
Charles Pennequin, auteur immanquable dans la poésie contemporaine française, qui se pose dans une tradition moderne, tout le monde semble connaîre. Mais comment l’aborder, si comme Laure Limongi le dit justement : il se donne dans « une dispersion de l’écrit, du croisement avec des artistes », s’il s’échappe sans cesse au point de ne pouvoir être contenu dans un seul regard, au point de ne pouvoir être saisi tant il a publié de droite et de gauche, tant il s’est dispersé en lambeaux de lui-même dans d’innombrables textes et expériences in situ ? La force de ce dossier tient à la possibilité, non pas d’en faire le tour, mais par les prismes qui sont proposés, d’en saisir une dynamique à partir tout à la fois de textes peu connus, voire inconnus de nombreux lecteurs [telle la reproduction complète de Le père ce matin, paru aux éditions Carte-Blanche en 1997] et des approches succesives que d’autres auteurs ou amis, ont donné à ce dossier. C’est ainsi que l’on peut lire, une très belle approche graphique de Julien Blaine qui pose la question du corps-voix [ « Il est là penché sur son microphone (…) Les mots sont le corps, le corps congestionné, congestionné avec tous les mots qui y sont »], ou encore des textes qui tentent d’en montrer certaines facettes comme ceux de Laure Limongi, Antoine Boute ou de Huguette Hérin-Travers. C’est ainsi que l’on peut lire aussi, des textes de création qui tentent d’en indiquer des angularités relationnelles, tel cet hommage que je lui avais consacré lors de notre première rencontre en 2000, ou bien encore cette approche aspirée et haletante de Serge Pey, ou encore ce contrat de tueur à gages honoré par Julien d’Abrigeon. C’est ainsi que l’on peut voir aussi, le travail graphique de Cécile Richard et de Mathias Pérez ouvrant d’autres horizons que ceux de la seule écriture. Par cet ensemble, nous comprenons, oui, nous rencontrons en effet, cet auteur bien vivant, vivant de par les mots de sa bouche, de cette bouche surmontant le corps vivant bien vivant d’un monde d’écriture.

Le dossier Kirili est lui aussi à ne pas manquer. Mise en lumière assez vaste (50 pages) qui tout à la fois présente des textes et une large part de photographies issues du travail de Ariane Lopez-Huici. Ce dossier montre avec pertinence en quel sens peuvent être accomplies des croisements, des échanges entre la danse, le jazz, la sculpture et la poésie. Même si on est peu sensible à ce travail plastique, ce qui ressort c’est l’énergie des rencontres entre Kirili et Cecil taylor, ou encore Archie Shepp, Roy Campbell, Leena Conquest ou Steve Lacy. Travail d’emmêlement par la danse avec entre autres Maria Mitchell, ou d’hybridations musicales comme avec Sunny Murray percutant la sculpture Solo d’Alain Kirili. En ce sens, alors que d’une certaine manière la poésie actuelle en revient au seul texte lu, à la feuille et au besoin du livre, il est clair que ces expériences permettent de comprendre en quel sens la sortie du livre et les rencontres peuvent permettre d’autres formes d’intensité.

26 décembre 2005

[Livre] Elle est là, Raymond Federman et Mathias Pérez

Filed under: Livres reçus — Étiquettes : , , , , , , — rédaction @ 9:19

Elle est là de Raymond Federman & Mathias Pérez
Editions Carte Blanche, 24 pages , ISBN : 2-905045-45-0, 15€
site Fusées

4ème de couverture :

J’hésite

vais-je oser

oser

la toucher !

Premières impressions :
Mathias Pérez nous offre avec cette publication à 1200 exemplaires, la possibilité d’obtenir à un prix raisonnable, le fac-similé d’un livre d’artiste fait par lui-même et par Raymond Federman, redécouvert depuis deux ans en France, et auquel fut consacré le dernier numéro de Fusées (cf. le site Fusées, où est en ligne un dossier).Cette édition, tout en quadri, permet de découvrir aussi bien l’écriture manuscrite de l’écrivain, écriture qui tourne autour de la ligne sensuelle du sein et des cuisses de la femme, que la peinture tout en surface du corps féminin qu’accomplit Mathias Pérez. Cette rencontre permet d’entrer dans l’intersection de deux désirs, écriture et peinture, qui chacun à leur façon, se tiennent dans la suspension de la tension en direction du corps féminin : « je … je … » « Je veux les lécher les mordiller les… les … »

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