Libr-critique

27 février 2018

[Texte] Olivier Matuszewski, N’importe où toujours au même endroit (8/8)

Une fin en feu d’artifices : lieux communs et télescopages divers… [Lire le 7e extrait]

Un trait menace et puis me nargue

Un trait me trace

sur toute la longueur nécessaire, nécessairement démocratique

S’aimer fragile sans douter que mille fois on est tombé dedans

Ceci dit, je mens dès que je rencontre

Chaque rencontre est mensonge parce qu’il y a des fragments

Il y a un arbre qui a trop d’eau dans ce pays d’où je t’appelle

Un pays de putes et d’ex enfants de mauvaise graine qui se perdent en souvenirs hachés menus

J’t’ hachure parfois

que la rencontre est un mensonge

Encore qu’il n’y ait rien de physique, comme dans la lutte ou le déni perpétuel

< Y en a franchement (…)

C’est comme quand on se décide à finalement ne pas allumer la lampe / quand nous prend une envie subite et dorée sur les coups de 3 h du matin

< Ça, c’est du sport !

Il y a de bonnes raisons de tout débrancher ou de se gaver d’une bonté gouailleuse et sucrée revenue contre toute attente

Allez reviens !

La porte est aussi seule que toi dans sa réalité

Tu veux te cogner, ça te regarde

Mais ne réveille rien

 

A ce moment le peu de ciel visible n’appartenait plus à personne, et ses points par millions qui veulent faire croire au jour, le propriétaire de ses yeux-là, pensera-t-il à les ouvrir, demain, quand les ombres auront doublé la mise ? 

25 janvier 2018

[Texte] Olivier Matuszevski, N’importe où toujours au même endroit (7/8)

Nous remercions Olivier Matuszewski – que l’on retrouvera chez Fissile, Tituli ou Publie.net – de nous avoir donné quelques extraits d’un travail en cours qui se présente comme un objet poétique en français fautif et se distingue par sa fantaisie critique. Dans ce 7e extrait, c’est le tohu-bohu : "La fumée se noire sur nos branches et ornières"… [Lire le sixième extrait]

Dénivelé, pouce ! Accru, à croire,

N’en puis plus de pleuvoir !

et de quérir à toute berzingue, 

 

Que personne ne sorte du moteur avant !

> avec de l’huile sans vérifier !

Si par hasard quelqu’un demande de quel côté il se trouve,

sa vision manquante risque de chier,

 

Il y a quand même une stratégie apte à récompenser l’effort,

 

quand avancer comporte juste le risque d’avancer,

avec un éclat d’âme dans l’œil qui voit trop loin,

 

Avec les bras qui déchargent l’infinité des formes à traire,

il est peut-être plus sérieux de se mettre d’accord sur les matériaux qu’on fusionne,

 

Ça dépend d’où on arrive, médites(-tu) bien ou vous,

 

Peau de chagrin en cocotte, jusqu’à noyade, direct émue !

Si tu le répètes, t’es qu’un suspect, pire que lèche-cul (…),

 

La fumée se noire sur nos branches et ornières,

Il y en a qui s’agrippent à leur casse-dalle plein de vache,

 

Quel esprit (formidable) il faut à des bras qui déchargent,

Quel transport (de foi) pour déchirer le surplus inutile d’emballage,

 

Ce qu’induit la machine, de par ses reflets

sur l’objet qui en sort,

avec estampille : objet de délice,

 

Au fur, s’oublie la mesure,

La preuve, c’est que la preuve est vivante,

Quand bien même en mille et mille, et mille morceaux de motus cousus,

15 décembre 2017

[Texte] Olivier Matuszevski, N’importe où toujours au même endroit (6/8)

Nous remercions Olivier Matuszewski – que l’on retrouvera chez Fissile, Tituli ou Publie.net – de nous avoir donné quelques extraits d’un travail en cours qui se présente comme un objet poétique en français fautif et se distingue par sa fantaisie critique. Dans ce 6e extrait, il vous offre pour Noël des jumelles de poète pour mieux voir le monde en prenant "un chemin de renverse"… [Lire le cinquième extrait]

Aussitôt dit aussitôt nous

qui rentrons par un chemin de renverse

Imprimant exprimant notre bouche

comme décor

Par réflexe, je répète un souvenir

Ou bien est-ce encore une croyance

J’offre un peu de vin au caniveau

Tout p’tit déjà je sentais l’essence,

fier de déceler cette odeur enivrante

Un peu plus tard, je récite (sous ma douche)

ce qu’on nous dicte trop tôt d’intraduisible

Le dessin du soleil redonne sa chaleur

car je suis sans limite dans la fabrique

des bordures

Le temps de saisir la colle et puis ça y est 

je peux me poser

(enfin) les bonnes / toutes les questions > bonnes à ranger

Commençons par observer une paire de jumelles

Si elle grossit ce qui doit grossir,

à commencer par la nature de la réalité

grossière et puis avare dès le lendemain

Aujourd’hui sandwichs avariés

Le baron von Machin est resté

trop longtemps sous le soleil

D’où vient-il ? Doux est-il ?

D’où vient que l’amour monte en flèche

sous des vivats puis retombe et fonde

comme neige au sol sous le tapis

Tiens, voilà de quoi nous rafraîchir,

de quoi nous regarder,

ça suffit,

dans la plaine qu’ils ont mise là dehors

Rentre dehors si t’es un homme

Tout le monde devrait < se dépenser avant de dire

Comme c’est trop ! et trobo !



 

30 novembre 2017

[Texte] Olivier Matuszewski, N’importe où toujours au même endroit (5/8)

Nous remercions Olivier Matuszewski – que l’on retrouvera chez Fissile, Tituli ou Publie.net – de nous avoir donné quelques extraits d’un travail en cours qui se présente comme un objet poétique en français fautif et se distingue par sa fantaisie critique. [Lire le quatrième extrait]

Evite de là, veux-tu ! Evite-toi de là ! Et vite !

Evite les toits et ça ira – ou non dans l’air

Penche-toi et rentre (…) après intro

Penche-toi de là en cas d’intro-glycérine

Et range dedans au cas où veau perdu dans l’affolement de l’abattoir

Les cheveux poussent à travers l’âge

Les cheveux poussent tout debout les autres

Pas besoin d’âge pour se garder de tout

Je me lave le lac comme si chaque jour était un lundi 3 octobre

Je me rince l’œil nu dans une serrure

et quelque part entre mes jambes la science grandit

Ça fait maux, dit comme ça

Ça fait mauvais, un genre maudit de mauvais pli

Ça fait maudit mais pas maussade,

Pas comme mauvaise, pas comme façade

Il s’agit juste de faire la nique à l’infini imprononçable

J’exprime ma masse à grands coups d…

Vous n’iriez pas vous ?

Vous n’riez pas, avec la détente rigolarde

ruiner la première obstruction // scions / scions du bois

tandis que le loup y est pas !

Ainsi soyons !

Restons donc souple pour entrer mieux

dans tous ces vêtements ordinaires

J’ai inventé l’anti-chambranle !

Moi, j’mange de la brioche Vuitton et j’vous emmerde !

Où qu’vous voulez !

En ce moment,

même ou ailleurs ! 

22 octobre 2017

[Texte] Olivier Matuszevski, N’importe où toujours au même endroit (4/8)

Nous remercions Olivier Matuszewski – que l’on retrouvera chez Fissile, Tituli ou Publie.net – de nous avoir donné quelques extraits d’un travail en cours qui se présente comme un objet poétique en français fautif et se distingue par sa fantaisie critique. [Lire le troisième extrait]

  

C’est ici que j’estime

l’équarrissage, dos appuyé

C’est ici que je hanche / au hasard

sur le (pré)texte dominant

d’une société qui résiste (Ô chair) à sa tendance schizophrénique

A moins que ce ne soit la lune

On dirait qu’il va se mettre à parler, l’animal

« Douceur, mon c… ! Mon cœur est une calamité orgueilleuse ! »

Serrés les uns contre les astres, la réponse a du mal à sortir

hors de ces traces de galaxie que laisse le bus dans les virages

Brouillard dérange, puis contre toute logique, déserte, soudainement

l’entrepôt identique sur le boulevard Mac Donald

Quelqu’un tout près disait « regarde ! » en montrant ce qu’on doit toujours montrer

J’accepterais volontiers d’entendre des choses drôles

sans crainte de me laisser berner par l’argument chic < sans emballage

Avec, c’est / attention choc devant ! > assuré <

dispersant les traces que laisse la queue de la comète

< Qui vivra verra cruz



 

14 septembre 2017

[Texte] Olivier Matuszewski, N’importe où toujours au même endroit (3/8)

Nous remercions Olivier Matuszewski – que l’on retrouvera chez Fissile, Tituli ou Publie.net – de nous avoir donné quelques extraits d’un travail en cours qui se présente comme un objet poétique en français fautif et se distingue par sa fantaisie critique. [Lire le deuxième extrait]

Personnellement, la chambre est sombre

Qu’elle concerne qui ou quoi, la chambre est moche

mais elle m’attache

La chambre moche est sombre

Ceci est inaccessible, dois-je dire pour ma défaite

Chaque chambre arrive avec ses draps sans suite

Toutes les chambres sont des salopes

C’est comme ça que je chambre

les chambres noires de circonstances

 

C’est quand même mieux par où le bras passe

Après ça, on dira qu’un malheur n’arrive jamais

 

Si fallait faire l’autoportrait, j’dirais : c’est toi !

C’est tout comme toi mais dans l’autre sens !

 

Pardon, je t’aime mais j’ai le droit de me rattraper !

Pardon du si peu mais je fais vœux, et de tendresse

Et j’fais ce que j’mieux !

Pardon, hein !

Personne a le droit !

Personne !

 

C’est comme ce passage dans Alice ou la dernière fugue de Chabrol

Comment que ça marque (l’évangile) quand on est si peu, si petit

 

« Vivez à l’intérieur de ce qui vous est imparti ! » dit la grosse voix invisible

11 juillet 2017

[Texte] Olivier Matuszewski, N’importe où toujours au même endroit (2/8)

Nous remercions Olivier Matuszewski – que l’on retrouvera chez Fissile, Tituli ou Publie.net – de nous avoir donné quelques extraits d’un travail en cours qui se présente comme un objet poétique en français fautif et se distingue par sa fantaisie critique. [Lire le premier extrait]

Soudainx sans un où // demi fuite avec tremblement

Comme j’aimais perdre mon temps en poil à gratter

l’horizon de derrière

Seconde récolte au crépuscule (tu vois l’tableau célèbre !)

Défectueuse, sa ligne ?

à moissonner des soupçons sans faire de tort à quiconque

s’amuse, se prive de ses muses, c-à-dire

Précisément, dans un terrible esprit de fête (quand meurt l’inspiration)

style grande roue

avec grand guignol en personne

Inspire avec > et puis avant d’ouvrir ton sac

Du moment que n’importe, démarre le dur métier d’arpenteur

A salir le plafond d’un pas encore pas très sûr

Calculer sa propre surface n’est vraiment pas humain

Ça procède de la faim en silence < dit une bête dont j’hérisse

Sans silence, je ne vois pas, je ne sais rien

Je pense à la foudre, à ceux qui oublient de s’atteindre, la nuit dans la nuit 

25 juin 2017

[Texte] Olivier Matuszewski, N’importe où toujours au même endroit (1/8)

Nous remercions Olivier Matuszewski – que l’on retrouvera chez Fissile, Tituli ou Publie.net – de nous avoir donné quelques extraits d’un travail en cours qui se présente comme un objet poétique en français fautif et se distingue par sa fantaisie critique.

Parfois les aniamux me font pelure

– et à chaudes

Surtouc hors de leur habite naturel Oh oui !

Veaux, vaches, cafards, couvées, cavavins, bourrés d’échancrures sur les parois

Parois,

par trois fois

par trois fois j’essaye de me lever sans succès du qu’en-dira-t-on

On / j’essaye de me coucher ni de me lever

Ou de me faire pompier

tiens ! pour apprendre à brûler < et à voler

des pim pam pommes

A brûler hors fréquence narrative

Je penche un peu, beaucoup, pas pas pas passe…

Je penche vodka (enfin, wodka) papa, papa, pas par… tradition ni zéroïsme

Un peu de cul, de cucul, de culture, ne jour et nuit à personne

Ainsi Woda = eau / et ka (suffixe, couché le chien ! d’où qu’y sort)

et ka donc = petit (en gros)

D’où Wodka : « petite eau » / Enfin merde ! quelque chose comme

 

Je suis diverge comme on peut l’être

Comme on peut-être divergent

Ceci ne doit en aucun cas résister entre nous

Never ! Nevermore ! Bandes d’asperges !

J’aime mon prochain moins que ma prochaine

Les maillons, c’est fait pour se sauter entre nous, d’accord !

Comme les bonobos quand il y a embrouille

Enfin, symboliquement / parce que zizi Jeanmaire, j’en passe et d’autres, entre même genre, c’est quand même d’abord une question d’envie, de sensi, de sensib… 

 

Je disais ça, pour entretenir des rapports paciflics, passiflore et tout ces trucs pour dormir tête haute

D’abord, la cruauté c’est pas bon Parce qu’on rentre……………………………… … bourré

Enfin, on rentre… dans des considérations puériles qui sont la preuve de notre fragilité

Or chaque un, chacun sait que…………………………………………………………….. rien

 

Enfin si !

Chacun sait que la cruauté individuelle arrange pas les rapports entre toi et moi

Oui mais faut pas mettre la critique dans la cruauté passque la critique, c’est ringard qu’y commencent à dire là-haut depuis des décennies, depuis toutes ces années qu’ils ont inventé les décennies

 

Faut pas prendre le bon dieu pour c’qu’il est pas

J’préviens, j’préviens toi

Et tous

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