Libr-critique

13 septembre 2020

[News] News du dimanche

En route vers un automne que l’on veut résolument créatif : agenda Prigent, agenda Moussempès, RV à la Librairie Texture…

 

â–º Agenda de Christian Prigent : Avant que de rendre compte des deux derniers livres de l’écrivain désormais reconnu (sa correspondance avec Ponge et ses écrits sur l’art), ces deux RV à ne pas manquer…

« Les hommes   s’approprient le monde par quelques tracés articulés qui l’organisent en langage. Mais, du même coup, ils s’en séparent et le disposent dans la distance du symbolique. L’Å“uvre peinte traduit cette distance dans l’écart optique que jauge le regard. Alors la sensation d’une coupure et d’une perte envahit cette distance.
Mais une peinture est aussi un objet ouvré dont la matérialité suggère la réduction de la distance » (La Peinture me regarde, L’Atelier contemporain, août 2020, p. 26).

Christian Prigent à Saran (Orléans), Théâtre de la Tête Noire.
Le mardi 15 septembre à 19 h. Peep-Show, spectacle de Vanda Benes, d’après le roman en vers de Christian Prigent. Compagnie « La belle Inutile ». Conception et interprétation Vanda Benes. Création sonore Paul Gasnier. Lien : http://www.theatre-tete-noire.com/spectacle/presentation-de-la-saison-peep-show/92
Le vendredi 4 décembre 2020, à 20 h 30. Tra la la !, Spectacle de Vanda Benes sur des textes et poèmes de Christian Prigent. Musique Jean-Christophe Marti. Avec Vanda Benes (voix) et Emmanuel Olivier (piano). Lien : http://www.theatre-tete-noire.com/spectacle/fabienne-pralon-et-tra-la-la-/101
Théâtre de la Tête Noire, 219 rue de la Fontaine 45770-Saran. Tél. : 02 38 73 14 14. Contact : contact@theatre-tete-noire.com.

 

► Vendredi 25 septembre à 19H30, Texture Librairie (94, avenue Jean-Jaurès 75019 Paris), rencontre avec Laure Gauthier et Pedro Garcia-Velasquez.

 

► Agenda de Sandra Moussempès :

- Lecture au Centre Pompidou dans le cadre du festival Extra !, de sa « lettre à une jeune poétesse » (en compagnie de Liliane Giraudon, Nathalie Quintane, Chloé Delaume, Ryoko Sekiguchi etc..) le 26 septembre à 18 heures forum -1 Infos ICI
– Workshops à l’ESAM de Caen  Cinéma/Poésie/Son (écriture et travail en studio autour de la performance) sessions 2020/2021
- Lecture au Centre Pompidou, de Cinéma de l’affect et d’extraits de son prochain livre (à paraître chez Poésie/Flammarion en janvier 2021), le 3 décembre dans le cadre des Enjeux contemporains de la littérature, petite salle, suivie d’une conférence de Jean-Luc Nancy.

 

En lisant, en zigzaguant dans trois livres à paraître…

 

► Tristan Felix, Tangor, PhB éditions, seconde quinzaine de septembre 2020 :
« La veuve Tango danse avec Chevreuille Ecarlate, cette autre échappée de l’espace du leurre, fiancée sur la scène au conte de la lune qui n’avait qu’un œil pour briller.
Qui l’embrasse soudain se noie dans la houle au miroir où chaque bouche de poisson accroche un tesson de verre impénétrable » (p. 32).

 

â–º Jean-Michel Espitallier, Centre épique, éditions de l’Attente, à paraître le 9 octobre 2020 : 

 

« … Mai 68, nouvel épisode de la tradition française de l’émeute, éternel geste romantique de la barricade, envol de pavés, assauts de la troupe. Feux de camp dans la rue. La France de 68 ne peut se résumer aux émeutes du Quartier latin, même si c’est là que s’est forgée la mythologie soixante-huitarde construite sur l’invention de la jeunesse, centrifugeuse pour tous les désirs d’émancipations à venir, carnaval pop où tout sembla soudain possible parce qu’on mit ses désirs dans la réalité » (p. 72).

 

► Véronique Bergen, Belgiques, Ker éditions, à paraître le 21 octobre :
« Dans mon Monopoly mental, une case sur deux est une maison abandonnée, les autres des terrains vagues. Lolita, tu ne vas pas gauchir le parcours gnostique par tes prurits œdipiens, vomir sur le XVIIIe siècle des glaviota punkoïdes, revival post-hippie ? Décode les signaux éparpillés sur cette place, arrête de rémusromuluser auprès de ta Louve. Lève la tête, Lol. Les quatre cavaliers de l’Apocalypse déposeront leurs derniers messages lors de l’Ommegang et du Tapis de fleurs » (p. 60).

10 février 2019

[News] News du dimanche

Pour terminer en beauté ce mois de février :

► Vendredi 15 février, de 16 à 19H, CENTRE POUCHET CNRS (59/61 rue Pouchet 75017) : La Genèse borgésienne.

La cinquième séance du séminaire doctoral « Génétique des textes et des arts : théories et pratiques » sera l’occasion de présenter les études génétiques les plus récentes sur la genèse de l’œuvre borgésienne. Attention! La séance aura lieu au Centre Pouchet, 59-61 rue Pouchet, en salle 255.

Daniel Balderston (Pr., University of Pittsburgh) présentera ses derniers travaux. Federico Calle Jorda (Doctorant, Université Paris 8 Vincennes – Saint-Denis), présentera le livre de Julio Premat (Pr., Université Paris 8 Vincennes – Saint-Denis), Borges (Presses Universitaires de Vincennes). Chacune des interventions sera suivie d’une discussion.

► Vendredi 15 à 19H30 : Rencontre avec Virginie Poitrasson.

► Samedi 16 février, de 15H30 à 20H, Bibliothèque Rilke (88ter, Boulevard de Port-Royal 75 005 Paris) : RV avec LES PARLEUSES pour une réhabilitation du matrimoine littéraire

🛸 Au programme : des ateliers d’écriture ou de lecture et une rencontre explorant l’œuvre de James Tiptree Jr. (1915-1987), autrice de science-fiction féministe, avec la participation de Ïan Larue, autrice de La Vestale du Calix, Chloé Delaume, marraine du projet et autrice des Sorcières de la République, et Aurélie Olivier, fondatrice de l’association Littérature etc.

🎧 18h – 19h30 Rencontre – Enregistrement du podcast sur l’œuvre de James Tiptree Jr. par Ïan Larue (entrée libre).

15h30- 17h30
📚 Atelier de lecture par arpentage autour des textes de James Tiptree Jr. mené par Aurélie Olivier de Littérature, etc. : on divise le livre, chacun.e des participant.e.s lit une partie isolément, puis chaque participant.e partage sa lecture personnelle jusqu’à ce que la discussion collective embrasse le livre dans son ensemble. (COMPLET)
OU
✏ Atelier d’écriture inspiré des procédés d’écriture de James Tiptree Jr. imaginé par Chloé Delaume (COMPLET).

â–º Mercredi 20 février, 20H30 : soirée Montévidéo à l’occasion de la sortie du n° 48 de la revue IF (3, impasse Montévidéo 13006 Marseille).

Accueillis en résidence à Montévidéo, les artistes et écrivains Sonia Chiambretto et Yoann Thommerel, en lien avec le Groupe d’information sur les ghettos (g.i.g.), ont activé à Marseille un nouveau groupe d’information rassemblant habitants, artistes et chercheurs, tous impliqués dans la création de protocoles d’enquêtes : écriture de questionnaires, diffusion, récolte de données, traitement.
Cette étape marseillaise s’inscrit dans un circuit de travaux collectifs menés depuis plus de quatre dans des zones urbaines ou rurales en France (Aubervilliers, Saint-Ouen, Caen, Carentan, Strasbourg, Lille…) ou à l’étranger (Brésil, Canada, Belgique…). Chaque étape permet d’alimenter un fonds documentaire régulièrement convoqué par ce groupe pour alimenter une réflexion portant sur les mécanismes d’exclusion et de repli.
Partant de cette expérience collective, Sonia Chiambretto et Yoann Thommerel ont écrit un questionnaire poétique et frontalement politique intitulé « Questionnaire élémentaire » et paru en 2017 dans une coédition Laboratoires d’Aubervilliers / Groupe d’information sur les ghettos (g.i.g).
Ce questionnaire est la trame de ce numéro spécial g.i.g de la revue IF dont la réalisation leur a été confiée
.
L’historien Philippe Artières ouvre ce numéro en revenant sur les sources historiques des instruments convoqués poétiquement par le g.i.g. Les autres contributeurs, écrivains, poètes et artistes (Gauz, Anne-Sarah Huet, Aliocha Imhoff et Kantuta Quirós (Le peuple qui manque), David Lopez et Christophe Pellet) ont été invités à choisir une question de leur choix pour y apporter des tentatives de réponse. En réalité, aucune réponse définitive n’est jamais donnée aux questions posées : CE SONT CES DERNIÈRES QUI PRENNENT LA PAROLE, ET LA PAROLE N’ARRÊTE PAS D’ÉLARGIR LES QUESTIONS, DE LES MULTIPLIER EN CASCADE.

Ce dossier sur le g.i.g. est complété par un portfolio des œuvres de l’artiste visuel Gilles Desplanques.

Tarif : 3€, réservation conseillée auprès de Montévidéo au 04 91 37 97 35.

► Jeudi 21 février à 18H, CNES (2, place Maurice Quentin 75001 Paris) : Studio Cosmique #4. Soirée de lancement du numéro 17 de la revue Espace(s).

– Espace(s) 17 –

Le dix-septième numéro de la revue Espace(s) a pour thème « Nos géographies mentales ». À travers les contributions d’auteurs, d’artistes et de chercheurs en sciences humaines, il dresse un panorama d’un genre inédit, constitué de trajectoires personnelles ou collectives et tourné vers le plaisir de la déambulation. Cet ensemble d’histoires minuscules, seul mode d’entrée véritable vers l’Espace dont nous disposions, ouvre de nouvelles voies à une création contemporaine originale et audacieuse.

Une balade littéraire et artistique dans nos géographies mentales –

Le Studio Cosmique ouvre ses portes pour une soirée dédiée à la littérature et aux arts visuels. Eric Pessan, membre du comité de rédaction de la revue, recevra quelques uns des contributeurs de cette livraison”. Il explorera en leur compagnie les itinéraires de création qu’ils ont empruntés. Interventions originales, lectures et entretiens, voilà qui composera le programme de cette curieuse balade.

Le programme :
– Errance géographique avec Gérard Azoulay, directeur de la rédaction

– Décryptage de l’année 2018 dans l’atelier de la photographe Sylvie Bonnot
– Doubles jeux sur la revue Espace(s) avec les auteurs Maël Guesdon et DAVID CHRISTOFFEL
– Visite guidée d’Anecdopolis, la cité des anecdotes spatiales, avec Jakuta Alikavazovic, Karin Serres et André Ze Jam Afane

– Sentir et penser sans gravité, par le philosophe Elie During

Sur réservation à l’adresse : observatoire.espace@cnes.fr

â–º Vendredi 22 février, la sixième séance du Séminaire Doctoral « Génétique des textes et des arts : théories et pratiques » portera sur Alejandra Pizarnik & André Pieyre de Mandiargues (ENS 46 rue d’Ulm, salle des Conférences).

Mariana Di Ció (MCF, Université Sorbonne Nouvelle, Paris 3) évoquera la correspondance entre deux grands écrivains, l’un français, l’autre argentine. Ainsi, Mariana Di Ció présentera son ouvrage paru récemment : Alejandra Pizarnik & André Pieyre de Mandiargues, Correspondance Paris – Buenos Aires 1961-1972 (Ypsilon éditeur).

Quant à elle, Bahia Dalens fera part de ses recherches les plus récentes autour de ce qu’elle désigne comme « l’écriture du trouble » dans la genèse de l’oeuvre de Mandiargues.

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