Libr-critique

22 décembre 2019

[News] News du dimanche

Et si la trêve des confiseurs était celle des Libr-lecteurs ? Découvrez donc une nouvelle sélection de livres reçus parus en cette fin d’année ou qui vont être publiés début 2020… Et pour bien commencer 2020, des premiers RV hauts en couleur !

Libr-10

► Jacques ANCET, Amnésie du présent, éditions Publie.net, automne 2019, 210 pages, 19 €.

► Paul de BRANCION, Tu veux savoir comment je m’appelle ? suivi de 0.1.0 désorientation, Lanskine, automne 2019, 48 pages, 10 €.

► Pierre CHOPINAUD, Enfant de perdition, P.O.L, à paraître le 3 janvier 2020, 576 pages, 24,90 €.

► Johan GRZELCZYK, Données du réel, éditions Ni fait ni à faire, automne 2019, 110 pages, 10 €.

► Douin de LAVESNE, Trubert, un fabliau de la fin du XIIIe siècle, éditions Lurlure, Caen, 200 pages, 19 €.

► Jacques JOUET, Dos, pensée (poème), revenant, P.O.L, décembre 2019, 480 pages, 24,90 €.

► Sandra MOUSSEMPÈS, Cinéma de l’affect (Boucles de voix off pour film fantôme), éditions de l’Attente, Bordeaux, à paraître le 13 janvier 2020, 104 pages, 13 €.

► Fabrizia RAMONDINO, Retours, trad. de l’italien par Emanuela Schiano di Pepe, éditions Publie.net, novembre 2019, 152 pages, 14 €.

► Ritournelles : 20 ans de création littéraire transversale, Le Bleu du ciel, Libourne, automne 2019, 200 pages, 20 €.

► Senna Hoy, revue de poésie en anglais et en français, publiée par Luc Bénazet et Jackqueline Frost, n° 1, décembre 2019, 4 €.

Libr-événements

â–º

► Le vendredi 17 janvier 2020, retrouvez Béatrice BRÉROT à La Balançoire :

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25 juillet 2019

[Libr-retour] Patrick Dubost, 13 poèmes taillés dans la pierre, par Christophe Stolowicki

Patrick Dubost,13 poèmes taillés dans la pierre, La Boucherie littéraire, « La Feuille et le Fusil », juillet 2016, réédité en mai 2019, 38 pages, 13 €, ISBN : 978-29551283-5-0.

 

On dit je ; on, dis-je ; on dicible. En treize immatériels triangles rectangles tout en contreforts, failles et soutènements – poèmes, de moins en moins verticaux à mesure que leur fondement se dérobe, que leur base s’embrase en nombre π, en nombre d’or.

Chiffrant le pieux et l’éternel. « On dit “on” » où l’on s’indéfinit de passer à la ligne, celle de flottaison, de désincarnation. On dit je est le salut, l’amalgame, la résurrection. On de nous baigne le je que son pluriel appelle à tire d’ils où elles savonnent sa planche d’or.

Piliers du moi en soi, treize poèmes. En soi oblitérés. En soi pour soi du moi haïssable absous, dissous. Dans le on universel. En fadaises sur la falaise de l’éternel retour. En bémols d’un dièse qui les amplifie.

On se dit qu’en cinquante-neuf secondes ou tierces le temps effritera l’empire quaternaire que dans les yeux d’un enfant chat l’on mire double comme le mage de l’image « unique […] imprimée / même si / de deux manières différentes », en l’une & l’autre ou l’une ou l’autre ourlée d’outre-tombe.

On lit et l’on relit, ce triangle rectangle réitéré est le puits, le contrefort rocheux, la pierre et la ficelle en boucle quand « on se réfugie / au cœur de l’immobile / on apprend à lire / dans les herbes folles. »

La poésie de Patrick Dubost traduisible universellement.

Car cet on pour dire un entre je et nous qui s’indéfinit au cloître, au disparaître, existe-t-il de toute sa portée dans d’autres langues ? Oh que oui. Tel celui inclusif d’auditeurs, parfois simple conjugaison du verbe, tant aux Indes qu’aux Amériques qu’en Océanie. Quand bien même le cloître en son silence n’existe que dans nos pays.

Un est on. One never knows.

Mais l’on sait que l’on atténue le on, ourle de pataphysique celui qui d’entame hiatus dit « On // a fait / de / la lumière / le centre / de toute chose » et « couché sous l’arbre / au centre du préau / jusqu’à la nuit tombée » se suspend « jusqu’à voir / descendre dans une main ouverte et sous un / dernier rayon une / première météorite une / minute de silence un / premier jour sans lendemain. »

Il y a dans la traversée de la matière le même projet que dans celle du sens, du non-sens. Le crayeux, le calcaire, « tout empaqueté de pierres / et d’enduit frais », se défait, s’oblitère. Dans « On // existe / un peu / plus / quand / on existe / un peu moins / dit un insecte / occupé à courir / sur ma main » résonnent les oremus d’une civilisation entre toutes vouée au poème. Terre-plein d’un plain-chant.

Treize poèmes. Onze manque d’ampleur comme nombre premier.

Le bonheur qu’en a fait l’éditeur sur papiers Fedrigoni, brut d’emballage les poèmes, écrin quelques pages d’un pistache lumineux, couverture foulée et refoulée pour une sadienne absorption.

Fallait-il en atelier d’écriture une cellule de chartreux pour clamer à la face du je l’emprise du sens en déprise des sens, la prise de vœux en guise d’aveu initiatique d’humaine impuissance ? Sans doute. Treize est d’ascèse le nombre premier que Patrick Dubost a élu dans sa piété d’athée.

6 mars 2017

[News] Libr-News

Des RV à ne pas manquer : inscription pour le Cerisy PRÉVERT ; dernier numéro de la revue Secousse ; "Morceaux de vie" (Smith / Clavel) ; "Comment exposer la poésie ?" à Paris ; Prigent/Dubost ; réflexions sur les DRONES à Aix-en-Provence avec Alphabetville…

 

â–º C’est le moment de s’inscrire au Colloque international de Cerisy organisé par Carole Aurouet et Marianne Simon-Oikawa, "Prévert : détonations poétiques" (11-18 août 2017) – avec de Libr-critique Francis Marcoin et Fabrice Thumerel.

â–º À consulter en ligne le dernier et riche numéro de la revue Secousse : Emmanuel Laugier, Patrick Laupin, Bernard Desportes, Michel Deguy…

â–º "Morceaux de vie", Frank Smith / Garance Clavel : mercredi  8 mars, de 18H à 20H, Musée des Archives nationales à Paris (60, rue des Francs-Bourgeois, 75003 Paris).

â–º Jeudi 16 mars à 18H30, Maison de Victor Hugo à Paris : "Comment exposer la poésie ?", rencontre avec Suzanne Doppelt et Vincent Broqua.

 

â–º Vendredi 24 mars 2017 à 18h30, Médiathèque Boris Vian – Rue Turenne – 13110 Port-de-Bouc
Rencontre-lecture avec Christian Prigent, poète, écrivain et essayiste, et avec Patrick Dubost, poète et performeur, dans le cadre de la manifestation Poésie à tous les étages. Étant l’un et l’autre très aguerris et remarquables dans l’exercice de la lecture publique, ils liront, à leur convenance, des extraits de leurs œuvres respectives. Présentation : Jean-Luc Albert. Rencontre organisée par AUTRES ET PAREILS en partenariat avec la Médiathèque Boris Vian et la librairie l’Alinéa.

Entrée libre / Réservations conseillées : 04 42 42 09 55 (A&P)
http://autresetpareils.free.fr/documents/Prigent-Dubost-invitation-web.png

â–º D-R-O-N-E-S – Images à risques ? 25 et 26 mars 2017 à la Fondation Vasarely, Aix-en-Provence
Une coréalisation Benoît Labourdette production, Alphabetville, l’Office, en partenariat avec la Fondation Vasarely
 
Les drones, machines de « vision embarquée » se répandent de façon massive, autant dans les champs de la production audiovisuelle que dans la vie quotidienne (selfie vidéo ou systèmes de surveillance autoritaires) et modifient insidieusement nos représentations du monde.
 
Pour essayer de comprendre ensemble de quoi ils sont faits, nous proposons des « rencontres apprenantes », ou apprentissage de pair-à-pair, sous forme d’ateliers, échanges, pratiques, questions et théories.
Un programme ouvert et participatif autour du drone comme objet technique ainsi que ses applications : décortiquer, manipuler, raconter, monter et démonter réellement un drone, le désautomatiser, l’écouter… élaborer et échanger des points de vue et des images du et sur le monde.
 
Les 25 et 26 mars de 10h à 18h accueillis par la Fondation Vasarely à Aix-en-Provence, nous expérimenterons les enjeux de ces machines-images avec Benoît Labourdette, cinéaste, Colette Tron, auteur et critique, Emmanuel Vergès, auteur et facilitateur.
 
MODALITES
Lieu : Fondation Vasarely, 1 avenue Marcel Pagnol, Jas de Bouffan, 13096 Aix-en-Provence
Espaces de travail, espaces d’exposition, œuvres de Victor Vasarely, fondateur de l’op’art (art optique), parc de la Fondation, ville et campagne d’Aix-en-Provence
Moyens techniques : 2 drones Parrot (AR Drone et Bebop), ordinateurs portables, vidéoprojecteur, accès internet. Drones supplémentaires et leurs pilotes bienvenus.
Ces rencontres sont à prix libre et conscient, inscription par mail à : youpi@loffice.coop
 
Alphabetville Friche la Belle de Mai 41 rue Jobin 13003 Marseille 0495049623
alphabetville@orange.fr / www.alphabetville.org

27 septembre 2012

[News] INTON’ACTION #2

INTON’ACTION #2 _ rencontres internationales de poésie et de performance, du 12 au 26 octobre 2012 à Angoulême.

Databaz (Philippe BOISNARD & Hortense GAUTIER) invite lors de cette 2e édition d’INTON’ACTION des artistes, performeurs et poètes internationaux pour deux soirées de performance, un rendez-vous dans l’espace public dans le centre ville d’Angoulême et une exposition. Ces rencontres ont pour objectif de faire découvrir une pratique de l’art contemporain encore peu connue du grand public : l’art action, et cela à travers le travail d’artistes intermédias et transdisciplinaires, qui échappent aux catégories artistiques pré-faites, en interrogeant les frontières de la poésie, de la performance, des arts visuels, du son, de la vidéo… Des artistes du corps et de la langue, qui tordent le son et le sens, des artistes du geste et du silence, dont les actions et les paroles questionnent nos représentations et nos croyances, mettent en critique nos comportements et nos sociétés, en se demandant : que faire ? comment agir ? comment parler ?

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17 janvier 2012

[Livre] Patrick Dubost, dans la neige, par Alain Helissen

Filed under: Livres reçus,UNE — Étiquettes : , , , — rédaction @ 19:12

Patrick Dubost, ) dans la neige ( , éd. La Rumeur Libre, automne 2011, 60 pages, 10€, ISBN : 978-2-35577-028-9 / editions@larumeurlibre.fr

Ils sont sept dans un chalet en montagne. Trois filles et quatre garçons. Entourés de neige.

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6 janvier 2012

[Revue] BOXON, n° 27 : « Bounty divine », par Alain Helissen

BOXON, n° 27 : "Bounty divine", automne-hiver 2011-2012, 48 pages, 3,50 €. Commander à BOXON chez Gilles Cabut, 13 quai Pierre Scize 69009 Lyon (20 € l’abonnement annuel) ; association Glottes en stock = BOXON + Tapin] / gilles.cabut@gmail.com

Le collectif BOXON n’est pas prêt de s’aligner sur le « poétiquement correct », comme en témoigne cette 27ième livraison de sa revue.

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2 juillet 2008

[Expoesie] Extrait de la lecture de Patrick Dubost

Filed under: UNE,videopodcast — Étiquettes : , , , , — rédaction @ 9:49

  Extrait de la lecture du 27 juin de Patrick Dubost.

28 juin 2008

[Expoesie 2008] Entretien avec Patrick Dubost

Filed under: Non classé — Étiquettes : , , — rédaction @ 14:48

Avant de vous donner à voir la première soirée de lecture du festival expoésie (vendredi 27 juin, avec Patrick Dubost, David Christoffel, Pierre Tilman), nous diffusons deux entretiens : le premier avec Patrick Dubost.

16 décembre 2006

[Livre] En tous lieux nulle part ici [une anthologie], Henri Deluy

En tous lieux nulle part ici [une anthologie], de Henri Deluy, éditions Le bleu du ciel, collection biennale internationake des Poètes en Val-de-Marne, 270 p. ISBN: 2-915232-32-6. 22 €.

biennale148.jpg4ème de couverture :
La huitième Biennale des poètes en Val-de-Marne s’est déroulée du 16 au 27 novembre dans de nombreuses villes de ce département de la région parisienne, mais aussi à Paris, à Marseille, à Nantes, à Strasbourg, à Bagnolet (en Seine-Saint Denis).
Nous présentons, dans cette anthologie, des poèmes pour la plupart inédits, de tous les poètes, d’ici et d’ailleurs, de la Russie, à l’Iran, de l’Angleterre à l’Islande, de la Palestine au Pérou, de la Pologne au Vietnam… dans la diversité des personnalités et des écritures, dans la différence des générations et des pratiques de la traduction.
Pour aimer et comprendre.
H.D

Premières Impressions :
C’était la dernière Biennale des Poètes en Val-de-Marne qu’Henri Deluy dirigeait. Il a laissé la main, comme il l’a lui-même dit à Jean-Pierre Balpe, qui a par ailleurs présenté la dernière soirée de lectures, qui étaient consacrée aux nouvelles formes poétiques émergeantes, avec entre autres Laure Limongi, Philippe Boisnard, Emmanuel Rabu, Mathilde Ribaut et Patrick Dubost. Cette biennale comme il ‘explique parfaitement, plus que de seulement montrer et donner à entendre des poètes, réunis pendant quelques jours des poètes du monde entier, et permet entre eux des échanges féconds.
Avec cette publication, il permet aux lecteurs, et à ceux qui n’étaient pas présents pendant cet événement de découvrir, certes sans la voix, les textes de chacun des intervenants.
C’est en ce sens que l’on pourra lire l’étrange texte d’Emmanuel Rabu, extrait de +/-, où s’interpénètre bio-technologie et culture cyberpunk,
ou encore le Bic & Bouc de Charles Pennequin, qui nous plonge immédiatement dans sa langue en apnée à travers la question de notre devenir, de notre devenu, de notre devenir en revenu, de notre devenir sans revenu,
ou bien aussi le texte de Jean-Michel Espitallier, 58 propositions sur la vie et sur la mort, qui travaille comme ce fut le cas avec Logo-mecanicus, l’absurdité rhétorique de séquences logiques en ligne de fuite,
ou bien encore, la surréalité de Tango-Nuit de Patrick Dubost, si imagée, nous tirant dans les dédales temporelles de contes absurdes : « Ce que je va je vais vous dire / maintenant / a été enregistré / demain. / Demain je vous parle / d’une ville dont j’ignore tout. »

6 août 2006

[chronique] Festival de Lodève par Philippe Boisnard

De retour du Festival de Lodève. Semaine passionnante, animée, faite de découvertes et de redécouvertes avec plaisir. Le Festival de Lodève, cette année voyait se côtoyer deux sortes de lectures : tout d’abord ce que nous pourrions appeler le in, à l’instar de festival comme Avignon, avec les lectures officielles qui accueillaient outre les poètes lyriques français et de la Méditerranée, Edith Azam, Julien Blaine, Philippe Boisnard, Jacqueline Cahen, Claude Chambard, Henri Deluy, Patrick Dubost, Jérôme Game, Joël Hubaut, Vannina Maestri, Jacques Sivan, Pierre Tilman. Ensuite un off, qui avait lieu tous les soirs dans la galerie l’Art en cours de Sophia Burns et Karim Blanc [tous les deux extrêmement sympathiques et dynamiques], off dont la programmation était faite par Franck Doyen : se sont succédés aussi bien des auteurs du in, que Sébastien Lespinasse [invité l’an passé au festival], Christian Malaurie, Marie Delvigne, Claude Favre, Claude Yvroud, Rachelle Defay-Liautard, Franck Doyen, Sylvie Nève ou Hortense Gauthier, pour ne citer qu’eux.

Pour le in : la grande découverte que j’ai faite : Edith Azam. Poète fragile, aux textes qui — bien qu’ils soient parfois sont un peu travaillés de métaphores qui pourraient être évitées car elles font baisser la tension des textes — dégagent une énergie psychotique terrible pour les nerfs et l’intellect. Ses lectures, comme cela sera possible de le voir sur le videopodcast, sont très rythmées, ses poèmes touchent souvent au rapport que nous avons à l’autre, à l’amour, au sentiment, tout en renouvelant la manière dont on en témoigne. C’est avec joie que nous avons suivi chacune de ses interventions. L’autre découverte, c’est celle de Pierre Tilman : certes je connaissais déjà son Tout comme unique, magnifique livre publié à Voixéditions, et nous nous étions rencontrés il y a de cela quelques années au CNEAI, mais jamais je n’avais entendu ses textes, sa poésie du quotidien : sorte de petits aphorismes, de petits dictons, de remarques anecdotiques qui tout à la fois peuvent faire rire ou bien amuser mais qui par leurs traits retournent les représentations, décollent les détails de la réalité. Ceux que j’ai retrouvés : Julien Blaine et Joël Hubaut, étaient très en forme. Même si pour Joël Hubaut, les moyens techniques étaient peu adaptés (trop de scènes avec seulement du son en mono), ses lectures dynamiques, critiques, éructées, ont été de véritables moments de plaisir et de trépidations. Julien Blaine quant à lui, omni-présent, tout à la fois présentateur, animateur, et déclamateur, nous a gratifié lors de la soirée Déclar-action qu’il a organisée, d’une magnifique lecture de La langue ! Encore un grand merci à lui pour cette programmation et son énergie si essentielle actuellement en France pour les poésies dîtes expérimentales ou modernes. À noter aussi que dans ce in, j’ai pris beaucoup de plaisir à revoir Patrick Dubost et sa lecture de l’Archéologue, Antoine Simon que je n’ai pu entendre que lors de la soirée de clôture et Claude Chambard dont j’aurais beaucoup aimé entendre une lecture de La vie de famille (ed. Le bleu du ciel).

Pour le off : Il y aurait beaucoup à dire. Tout d’abord merci à Franck Doyen et à la revue 22 MdP, car sans lui aucune soirée n’aurait eu cette dynamique et cette stature. En effet, les lectures officielles s’arrêtaient exception faite de la soirée Déclar-action et de la soirée de clôture, à 21 H. C’est pourquoi tous les soirs vers 21H30, commençaient les lectures off, consacrées exclusivement aux poésies contemporaines, quoi que… Car, s’il y avait de de très bonnes lectures, telles celles de Sébastien Lespinasse, de Christian Malaurie et Marie Delvigne, de Claude Favre ou de Claude Yvroud, pour ne citer qu’eux, il y en a eu aussi de très décevantes, mixtes pour certaines entre textes pompeux et pompant et théâtre mal assumé. Ce off en fait, s’est construit comme une revue live, qui aurait eu un numéro tous les soirs, avec certains lecteurs intervenant tous les jours (comme Rachel Defay-Liautard ou Claude Yvroud) et d’autres ne venant qu’une fois, telle Sylvie Nève. Le regret : aucun enregistrement n’a été fait : c’est en ce sens qu’il est fort dommage d’avoir manqué la lecture de Lespinasse : à l’orée des bois, que l’on peut retrouver dans une version très différente dans son CD. Ces soirées ont permis aussi bien de découvrir des lectures assurées et maîtrisées que le surgissement de nouvelles voix, parfois fragiles, ne parvenant que très difficilement à se faire entendre. Si le festival se poursuit l’an prochain, il est à espérer que ces lectures se reproduisent.

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