Libr-critique

13 juin 2010

[News] News du dimanche

Filed under: News,UNE — Étiquettes : , , , , , — rédaction @ 9:23

Comme, bien entendu, les ébats avec ou sans balle des mercenaires footmondialisés vous laissent de marbre, cette semaine et jusque fin juin, vous allez vous passionner pour la nouvelle revue qui vient de paraître, Université chilienne et participer à l’un au moins des nombreux événements qui vous attendent… /FT/

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23 juin 2009

[Recherhe] Meccano, sans mode d’emploi [2 : D’une écriture de la fin du sujet]

Filed under: recherches,UNE — Étiquettes : , , , , , , — Philippe Boisnard @ 7:14

  [Deuxième partie de la publication de Meccano, sans mode d’emploi. La première version de ce texte a été publié initialement dans Fusées n°7, 2003.]

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11 juin 2008

[Livre-chronique] Christian Prigent, Le Monde est marrant (vu à la télé)

  Christian Prigent, Le Monde est marrant (vu à la télé), P.O.L, 2008, 88 pages, 11 €   ISBN : 978-2-84682-257-2

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3 mai 2008

[News de la blogosphère] Programme du dimanche 4 mai / 12 H

Filed under: News,UNE — Étiquettes : , , , , , , , , , , , , , — rédaction @ 18:54

  Avec le printemps et le ciel bleu, Libr-critique reprend ses émissions dominicales en direct sur Internet ! Nouvel horaire : 12h00

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19 mai 2007

[Chronique] Claude Le Bigot dir., À quoi bon la poésie, aujourd’hui ?

[Lire ici la présentation du livre]
État de crise
Depuis la fin du siècle dernier, la question hölderlinienne de l' »Ã€ quoi bon la poésie ? » tiraille le champ littéraire tout entier. Depuis les « Ã‰tats généraux de la poésie » (CipM, 1992), le diagnostic est en effet des plus critiques : poids économique nul, reconnaissance institutionnelle insuffisante, danger d’asphyxie par inadaptation au circuit commercial actuel, maintien « sous perfusion / subvention étatique », pour reprendre une formule du poète Olivier Quintyn (Magazine littéraire, n° 396, mars 2001)… De sorte que, dans le numéro 110 de la revue Littérature, intitulé « De la poésie aujourd’hui » (juin 1998), Yves Charnet n’hésite pas à parler de « malaise dans la poésie » et Michel Deguy de « devenir- mineur » : « Oui, vouée maintenant aux petits médias, aux petites plaquettes, au perd-petit éditorial, aux petites annonces, aux petites audiences multipliées, aux petites manifestations culturelles ». De ce mal poétique fin de siècle, le poète et essayiste Jean-Claude Pinson rend ainsi compte dans un essai qui donne son titre à l’ouvrage collectif dirigé par Claude Le Bigot : « Si malaise de la poésie il y a, il n’est pas sans rapport avec la fin d’une représentation avantageuse, emphatique, de la poésie et de la figure du poète » (À quoi bon la poésie aujourd’hui ?, Éditions Pleins Feux, 1999). Trois ans plus tôt, dans un texte qui le premier posait la cruciale question (À quoi bon encore des poètes ?, P.O.L, 1996), Christian Prigent décrivait avec un sens du paradoxe et un humour caustique le sort réservé aux poètes et à la poésie aujourd’hui : si les professeurs du secondaire vouent aux poètes contemporains, morts de préférence, « une déférence de principe », ils leur préfèrent néanmoins « des clones clownesques » ; quant à la poésie, elle est malmenée et subvertie (« on y taille des épigraphes, des exergues, des récitations, (…) on la détourne en pubs et en fétiches chromos »).

Au début du présent volume, c’est le problème de l’action poétique que pose cette fois Jean-Claude Pinson : »Avec la mise à mal des utopies politiques qui formaient l’horizon des poétiques de la révolution par le signifiant, avec des lendemains qui déchantent, parler d’action poétique a-t-il encore un sens ? » (p. 23). D’autant que ce sens échappe à la plupart de nos contemporains : « Peut-on encore se dire poète aujourd’hui ? », « Ã€ quoi ça sert, la poésie ? », sont de fréquentes questions, qui font notamment partie du quotidien de tout professeur de lettres. Pire, « Ã€ quoi bon la poésie, aujourd’hui ? » n’est autre que l’injonction qu’adresse aux poètes un sous-champ de grande production en adéquation avec une société utilitariste (àquoibonisme inquisiteur-restaurateur).

De la poésie en terrain hostile

Plus encore que les défenseurs du roman actuel, confrontés à une prétendue crise, les acteurs du microcosme poétique se doivent de réagir, puisque la remise en question est radicale. Aussi Claude Le Bigot commence-t-il par légitimer un genre qui, pour être désacralisé, n’en est pas moins fécond : « Descendue du piédestal sur lequel le Romantisme avait installé la poésie, celle-ci est encore aujourd’hui pleinement légitime au regard d’un pouvoir, certes limité mais réel, qui concilie deux positions en apparence éloignées : d’une part le dynamisme de l’écriture poétique dérivée des avant-gardes avec un discours qui opte souvent pour l’étrangeté et de l’autre, la réactivation d’un réalisme qui s’édifie sur le dévoilement des contradictions de la société marchande et qui du point de vue formel, n’hésite pas à tourner le dos à la grandiloquence pour épouser un prosaïsme calculé qui se plie aux exigences de l’intelligible ». Ce décalage entre valeur esthétique et valeur économique explique le nombre important de poètes en France et le succès de l’activité poétique dans la société espagnole.

La majeure partie de cet ouvrage est en effet consacrée à la poésie espagnole contemporaine, cinq des huit participants au colloque étant spécialisés en la matière (dont deux poètes et deux universitaires de langue espagnole). Et tous de souligner l’émergence d’un nouveau réalisme qui réintroduit en poésie les dimensions éthique et sociopolitique, mais débarrassées des grandes idéologies passées. Les divergences d’écriture sont toutefois mises en lumière : le style des Novisimos qui poursuivent leur oeuvre (J. Siles, L.A. de Villena, G. Carnero) contraste avec celui de Luis Garcia Montero (1958), Felipe Benitez Reyes (1960) ou de Carlos Marzal (1961), et la poésie savante de Montero avec la veine antipoétique de Jorge Riechmann et de Roger Wolfe. Cela étant, Marie-Claire Zimmermann note entre les anciennes et les nouvelles avant-gardes une série de points communs qu’elle regroupe afin de définir la postmodernité poétique : une écriture distanciée et humoristique qui va de pair avec un refus des certitudes concernant le monde et le moi, « l’impossibilité de penser le temps, l’angoisse ontologique, l’usage du paradoxe, la confiance malgré tout dans les mots, l’exploration d’un moi sensible, que l’on traduit par un nouveau lyrisme très retenu, le travail sur la langue sans déclamation » (51)…

Le critique Alfredo Saldana, quant à lui, conçoit le postmoderne comme crise du sens et des modèles traditionnels. Sa posture peut être qualifiée d’àquoibonisme novateur, dans la mesure où elle remet en question la tradition poétique pour défendre le paradigme avant-gardiste : à quoi bon la poésie, aujourd’hui, s’il ne s’agit que de se conformer aux normes et aux institutions en place ? Celui qui considère la notion d’avant-garde comme principe actif de renouvellement propose une « poétique des limites » : à la vision continue du monde et de la poésie qui caractérisait le clacissisme il oppose la théorie négative d’une écriture comme mise en crise de la langue, des discours et de la poésie même.

Mais à la question « Ã€ quoi bon la poésie, aujourd’hui ? » se dégagent d’autres réponses : la poésie est aujourd’hui subversion de l’idéologie dominante, résistance à l’ordre rationnel, puissance d’étonnement, construction du sens… Au reste, on pourrait rappeler ici le constat de Charles Pennequin dans son dernier livre : « Je fais de la poésie parce que demain je suis mort ». Côté français justement, prenant acte de l’échec des avant-gardes historiques, qui combinaient révolution formelle et révolution politique, Jean-Claude Pinson s’engage en faveur d’une poéthique : un « lyrisme sans transcendance », une poésie dont l’action est restreinte, mais grande l’ambition ; une poésie qui, plutôt que de déconstruire vise à construire, plutôt que de prétendre changer la vie appelle chacun à changer sa vie par la pratique poétique. Cela dit, dans sa critique des avant-gardes, il semble confondre effets critiques et efficacité pratique de la poésie ; quant à sa séduisante position, à laquelle on voudrait croire, est-elle réellement moins utopique ? En cette époque d’individualisme effréné, peut-on échapper à l’enfermement solipsiste et parler de grande ambition en ramenant la poésie à la dimension d’une pratique restreinte ?

Bien qu’il tienne désormais pour inopérant le terme « avant-garde » et qu’il repousse dans un avenir incertain le retour du paradigme révolutionnaire, Christian Prigent réaffirme au contraire l’enjeu politique : « lancer des missiles de langue idiolectalement réinventées contre l’emprise du lieu stricto sensu commun« , ainsi que les caractéristiques formelles de toute écriture qui se situe dans le prolongement des récentes avant-gardes : « fabriquer des espaces de langue vivante, hétérogène, mêlant tragique et comique, « cure d’idiotie » (Novarina) et scientificité rhétorique du travail formel, bouffonnerie et spéculation intellectuelle, récit, dialogue et chant, archaïsme et hyper-modernité, parodie et lyrisme » (133). Et de voir cette pratique critique dans les textes de Sylvain Courtoux, Christophe Fiat, Christophe Hanna…Cette posture suppose évidemment la croyance dans l' »effort de symbolisation dégagée de la norme déréalisante », et donc dans la résistance du discours poétique aux discours médiatiques.

Ainsi les problématiques des deux poètes-essayistes traduisent-elles l’opposition entre lyrisme et littéralisme, conception positive et conception négative de la poésie.

16 mai 2007

[Livre] Charles Pennequin, La ville est un trou, suivi de Un jour

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trou_pennequin.jpgCharles Pennequin, La Ville est un trou, suivi de Un jour (avec CD de la lecture d' »Un jour »), P.O.L, 2007, 192 pages, 18 € ISBN : 978-2-84682-191-9
Quatrième de couverture
Quelle est cette affaire de trou qui nous anime ? Quelle est cette ville ? et l’affaire d’y vivre. Pour y creuser soi ? Soi-même est absent de toute ville. Ou alors il est entravé par sa posture, muselé dans ses tics et ses trucs. Il ne revient à lui que par la bande, par tout ce qui a été prononcé et qui aurait pu rester dans l’air. Je vis dans la nature insupportable de l’homme, la ville est son trou, son milieu naturel. Et c’est là-dedans, dans le milieu de la parole non parlée et des gestes larvés et des violences télévisuelles et du patronat et de la bêtise comme culture nationale, que je vis. Dans ce trou-là, cette fosse sceptique de tout ce que les humains peuvent faire pour se débarrasser de la pensée. Et notre seul concept sera de tenter malgré tout d’y prendre l’air. Prendre tout. Dire tout et même son contraire. S’égarer dans le voisinage, emporter deux trois idées, traverser quelques histoires, en aimer quelques-unes, et quitter toutes les autres, jusqu’à occuper seul le terrain de l’angoisse. Le terrain de sa propre langue où tout est à faire.

Je fais de la poésie parce que demain je suis mort.

Premières impressions

La première bonne nouvelle est que « Charles Pennequin campe toujours un rôle de vivant jusqu’au prochain numéro (à suivre.) » (p. 81).
La seconde, c’est la parution aujourd’hui en librairie de son dernier livre, qui constitue bel et bien un événement. Non pas ce qu’on appelle un « livre-événement » dans le jargon du marketing : il ne s’agit pas ici d’une opération commerciale, mais d’une révélation capitale. C’est dire la puissance de cette méditation sur l’angoisse d’exister et d’écrire.
Exister : être-dans-les-discours-du-monde. Tout le problème est de passer du trou passif (être enfermé dans la ville comme dans « le blabla humain ») au trou actif (trouer le mur des représentations toutes faites). Au reste, Charles Pennequin reprend à son compte la problématique rimbaldo-prigentienne : « Nous ne sommes pas au monde, ça veut dire quoi ? le « nous », c’est quoi ? c’est quoi le monde ? » (p. 69).
Écrire, c’est justement vider la fosse commune du langage, évacuer les langues et « tous les mots de merde entassés » (p. 55). Tout le problème est de ne pas jouer à faire l’écrivain : « C’est l’emmerdement d’avoir à trier des mots, à rassembler des phrases, et à faire croire que tout ça a un sens » (p. 73).
Le pire, c’est que cet Agencement répétitif neutralisant (ARN) qu’est La Ville est un trou rend entêtant l’être-chiant de l’existence comme de l’écriture.
À cette histoire de trous fait écho Un jour, texte troué par excellence, litanie prosaïque constituée de mini-biographèmes et d’anti-biographèmes. Un seul regret : la monodie idiote du CD dure moins de quatre minutes. /FT/

22 février 2007

[NEWS] Fusées 11, spécial école du Mans bis

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Jean-Claude Boulard (Maire du Mans et Président de Le Mans Métropole), Jacqueline Pedoya (Adjointe au Maire, Chargée du développement et de l’action culturels), Sylvie Granger (Conseillère municipale déléguée, chargée de la lecture) et Mathias Pérez (Éditeur de Carte Blanche) ont le plaisir de vous inviter
au vernissage de l’exposition :
Fusées 11, spécial 10 ans
L’école du Mans, bis
réalisée par la revue Fusées et la médiathèque Louis Aragon.
exposition du 9 mars [jour du vernissage — 18h30] au 14 avril 2007

Malgré les difficultés — fin de la diffusion de Leo Scheer, et une sorte de crise de l’édition contemporaine — Fusées poursuit son aventure, en restructurant la publication de la revue. La revue qui était annuelle va devenir bi-annuelle, et alléger le nombre de pages pour chaque numéro. Pour fêter cela, le numéro 11, de la nouvelle série, revient sur les 10 ans de publication, en donnant à lire aussi bien toutes les préfaces, qu’à voir les créations qui ont marquées la revue. À cette occasion, La médiathèque Louis Aragon du Mans a décidé d’organiser un exposition des artistes de Fusées, et le vernissage sera ponctué par une lecture des poètes qui sont liés au Mans et à l’histoire de la revue : Sophie Audureau, Rémi Froger, Alain Mahé et Charles Pennequin.
[site fusées]

26 janvier 2007

[News] Manifesten – Rencontres Internationales d’Interventions Poétiques de Limoges

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16_affiche_cauwet.jpgDe Al Dante à Manifesten … la suite des événements …
L’année commence bien, Laurent Cauwet relance la machine, par lectures, performances, rencontres, conférences, expositions, projections …
Du 31 janvier au 6 mars 2007 à Limoges
manifesten_dossierpresse.pdf [Fichier PDF à télécharger]

Mercredi 31 janvier :

18h00, galerie de L’ENSA : vernissages des expositions :

– Franck Leibovici :
Low intensity conflicts, part. XIV ;

– Mail art : hommage aux fondateurs.

20h00, café du théâtre de l’Union : soirée lectures/performances, avec Édith
Azam, The cut up conspiracy (Sylvain Courtoux & Jérôme Bertin), Julien Blaine et Charles Pennequin.

Suivi, à 22 h 00, d’un concert de musique électronique :
Asymétrie. Organisée par les éditions Dernier Télégramme.

ENSA : 19 avenue martin luther-king. THÉATRE DE L’UNION : 20 rue des
coopérateurs

Jeudi 1er février :

16h00, cinéma : le cinéma expérimental de Henry Hills – en présence de l’artiste
(proposition de Marion Naccache, en partenariat avec l’école d’Art).

18h30, Galeries Olga : vernissage de l’exposition de « La Rédaction »
(représenté par Christophe Hanna) : Nos visages-flash ultimes.

19h30, galerie Lavitrine : vernissage de l’exposition de Julien Blaine,
L’Oraltoire.

À 20h00 : «Déclaraction » de Julien Blaine ; suivi d’une intervention sonore de Olivier Quintyn.

OLGA : 9 rue jeanty sarre. LAVITRINE : 4 rue raspail.

Vendredi 2 février :

10h00, Salle de conférence de la Bfm : Qu’est-ce qu’une écriture poétique
aujourd’hui ?
Performances théoriques 1, avec Alain Frontier, Julien Blaine et
Christophe Hanna

14h30, salle de conférence de la Bfm : Performances théoriques 2, avec Franck Leibovici, Charles Pennequin et Olivier Quintyn.

17h30, auditorium de la Bfm : cinéma expérimental, court-métrages de Miguel Soares, Marisela LaGrave, Ernesto Neto & Marcao, Tom Jarmusch, Harmony Korine, Johan Grimonprez.

BFM : 2 rue Louis Longequeue.

Samedi 3 février :

17h00, galerie Lavitrine : rdv à l’annexe, autour de la Société Mobile.
Présentation de Laurence Denimal.

de 15 heures à 19 heures, du mercredi 31 janvier au samedi 3 février, à
Lavitrine : installation/performance de la Société Mobile (Laurence Denimal).

LAVITRINE : 4 rue raspail.

Mardi 6 mars :

19h00, galerie Lavitrine : lectures/performances de Bernard Heidsieck, Jérôme Game, Jacques Sivan et Vannina Maestri.

21h00 : buffet rock.

LAVITRINE : 4 rue raspail.

Mercredi 14 mars :

15h30, au CRDP : présentation des ouvrages Création poétiques au xxe siècle
(2004 – CDrom – crdp/académie de grenoble) ; et Jalons pour la poésie – de
Ronsard au numérique
( c o – é d i t i o n weblettres/scérén, 2007) par
Caroline D’Atabékian, présidente de l’association weblettres.

CRDP LIMOUSIN : 39f rue camille guérin.

13 janvier 2007

[NEWS] Festival MUZZIX #7 : Poetry is music / sound is poetry

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[french // english below]
190107.jpg Le 19 janvier 2007 aura lieu à la Malterie [Lille] la soirée :
« Poetry is music / sound is poetry »
poésie sonique / poésie rock / poésie électronique

Download Link
[Charles Pennequin + HP Process]

Cette soirée est organisée par l’association Trame-Ouest, elle se déroule dans le cadre du festival Muzzix #7 organisé par le Crime et Circum. Cet évènement réunit pour l’une des premières fois, une grande partie des poètes de la génération fin XXème lié aux expériences électroniques et sonores, ainsi que des musiciens comme Cédric Pigot et Yvan Etienne, dont les recherches musicales sont aussi poétiques. En effet comme nous l’avions signaler à l’occasion de la mise en ligne du blog confusion-is-text, il y a eu dans la poésie à la fin des années 90, de réelles expériences liées à la musique, qu’elle soit électronique ou bien rock. Que cela soit Joachim Montessuis (malheureusement absent), Emmanuel Rabu, Sylvain Courtoux ou Philippe Boisnard, selon des voies différentes, tous ont exploré les possibilités poétiques liées au son. Cette soirée permettra de voir à quel point ces explorations sont plus que jamais vivantes, percutantes, et comment elles se poursuivent et se renouvellent.
La Malterie / 42 rue Kulhmann / 5000 Lille / Entrée 5 €

Programme de la soirée :
# Michel Giroud El Coyote + Philippe Boisnard – sonnerie électronique [trompette + laptop]
# Yvan Etienne & Brice Jeannin – elecronic live
# Franck Laroze – polemikx [vidéo-lecture]
# HP Process [Hortense Gauthier + AKS] – bod#1 [vidéo performance]
# La femelle du Requin – poésie d’ascenseur
# The Cut’up Conspiracy [Sylvain Courtoux & Jérôme Bertin] – punk noise post-digital
# Charles Pennequin + HP Process – poésie sonore
# Antoine Boute & Hughes Warin – viande au plancher
# Electronic_Elephant [Valentin Duhamel + AKS] – guitare improvisée + laptop
# Cédric Pigot [lo moth] – live sound

Cette soirée est soutenue par Le Conseil régional du nord pas de calais, la DRAC Nord, La Malterie, le Crime et Circum.
[english]

« Poetry is music / sound is poetry »
poésie sonique / poésie rock / poésie électronique

This event is organized by Trame-Ouest association, during Muzzix #7 festival organized by the Crime and Circum. For one of the first time, this event joins together a great part of the last generation of poets related to the electronic and sound experiments, with musicians like Cédric Pigot et Yvan Etienne, wich musical research are also poetical. Indeed, at the end of the 90’s, there was real experiments between music (electronic or rock’n’roll) and poetry. Artist like Joachim Montessuis (unfortunately absent), Emmanuel Rabu, Sylvain Courtoux or Philippe Boisnard, according to different ways, all one explored the poetic possibilities related to the sound. This event will make it possible to see with which point these explorations are more than ever alive, exciting and how they continue and renew themselves.
La Malterie / 42 rue Kulhmann / 5000 Lille / Entrée 5 €

10 décembre 2006

[Texte] Inédit de Joël Hubaut (cahier de 1972-1974)

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[Joël Hubaut a eu l’amitié de nous confier un de ses cahiers intempestifs qui date de 1974. hubaut1.jpgNous allons peu à peu, à notre rythme, faire une sélection de textes que nous retranscrirons, et de scans qui seront mis en ligne. Ce cahier de 1974 montre à quel point, alors qu’il ne savait pas si ce qu’il faisait était de la poésie, puisqu’il travaillait énormément les arts plastiques, il préfigurait, avec son style, la génération des poètes des années 90, comme par exemple Charles Pennequin e ses effets faciaux, pour l’extrait que nous mettons ici en ligne. Joël Hubaut, homme orchestre, orchestrant sa voix dans l’écrit comme l’écrit au rythme de son corps et de son souffle, apparaît ici selon un nouveau jour, mais on trouve déjà la particularité fractale de sa langue qui tourne et s’enroule, et aussi la question du corps en tant que chiasme entre le propre et l’impropre.]

Au fond de moi dans moi en raclant je vais rentrer dans moi par derrière en ressortant de moi pour re-rentrer encore plus dans moi en m’avalant de l’extérieur pour ressortir de derrière par le devant en rentrant la sortie en dedans en rentrant la sortie en dedans jusqu’à ce qu’elle soit dehors re-rentrer en moi dans moi au fond dans le dedans expulsé au-dehors de moi dans moi pour m’avaler autour en raclant les bordures du bord de moi dans moi pris par derrière pour que le dedans sorte pendant que le dehors rentre en dedans de moi dans moi pour me violer de l’extérieur pour être plein du dehors de moi dans mon fort intérieur ressortir par derrière au devant de la scène avec le dedans déballé en dehors pour remplir l’extérieur de mon moi interne jaillissant de dedans moi vers mon moi du dehors ressorti jusqu’à mon moi rentré dedans en expulsant les contours du dedans par derrière pour qu’ils passent par devant du bas du dedans dans le haut du dehors et tout autour du contour de l’extérieur en rentrant par les bordures du dedans ressorties dehors pour que le dehors ne fasse plus qu’un dedans complètement extérieur à moi dans moi autour du dedans de moi partout au-dehors hors de moi au fond de moi hors de moi

24 novembre 2006

[revues] La revue MU

Nous avons découvert au Point éphémère lors du salon Light#3, la revue MU, dirigée par Yann Poncelet, qui a mu2.jpgdéjà sorti deux numéros. Revue d’écriture et d’art, elle a au sommaire de son 1er numéro : Edouard Levé / Frédéric Dumond / Patrick Bouvet / Victor Okil / Jérôme Mauche / P.N.A. Handschin / Alex Pou. Prix : 10 euros. ISBN : 2-9523222-0-1.

Le sommaire du numéro 2 : Jean-François Chermann / Ricardo Balli / Ulises Carrion / Charles Pennequin / Jacques Jouet et Aurélie Loiseleur / Fabien Vallos / Eric Suchère / Jean-Clair Bonnel / Alex Pou. Ce dernier est aussi le graphiste de la revue. Prix : 10 euros. ISBN : 2-9523222-1-x
La revue est distribuée par R-diffusion.

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