Libr-critique

16 juillet 2018

[News] Libr-vacance 2018 / 1

Plus que jamais, en ce temps de saturation médiatique, c’est le moment d’entrer en vacance : ce premier volet de Libr-vacance vous invite à méditer avec Leslie Kaplan sur/avec Mai 68, à lire une sélection de livres très récents, à rendre hommage à Christophe Marchand-Kiss, et vous donne RV au festival de poésie Voix vives…
Face à la liesse de ce 14-Juillet à double révolution, faut-il suivre le flaubertien fleuve humain auquel fait allusion Jean-Claude Pinson dans son dernier livre, LÀ (L. – A., Loire-Atlantique)  ? « Flaubert, qui n’aimait pas la foule, écrit à Louise Colet que, néanmoins, "les jours d’émeute", il se sent "enivré par une poésie humaine, aussi large que celle de la nature, et plus ardente" »…

UNE : le Mai 68 de Leslie Kaplan, du chaos au chantier…

Leslie Kaplan, Mai 68, le chaos peut être un chantier, P.O.L, mai 2018, 80 pages, 9 €.

Il était un temps où l’espace social français n’était pas saturé par une seule obsession, l’invasion des "Migrants", que seul peut chasser cet antidote magique, la Victoire-des-Bleus… Une Coupe du monde quand la coupe est pleine, des Bleus contre les bleus à l’âme, le Mondial contre les ravages de la mondialisation…

« Et alors "quelque chose se passe"
qui remet en cause l’ordre normal, habituel, les choses en l’état, le surplace, apparemment calme, en fait violent, la répétition du mensonge […]
en mai 1968, c’est l’absence de hiérarchie
au contraire, c’est l’égalité, la liberté réciproque
la parole est partout, dans tous les milieux, chez tout le monde » (p. 39).

« ET ALORS vient la question : tout ça s’est fait dans des mots, paroles, dialogues
est-ce suffisant pour une révolution ? certes non
une révolution suppose un changement du cadre de pensée établi
mai 1968 a été un mouvement de contestation du cadre actuel, de la société capitaliste marchande
un mouvement très fort, général
et après 68, il y a eu une "reprise en main" terrible
un retour en force de la société de consommation

les paroles vivantes ont été "récupérées", c’est-à-dire : sont devenues des clichés » (p. 47-48).

Ces clichés, nous les avons tous en tête sous forme de slogans : "Faites l’amour, pas la guerre !" ; "Il est interdit d’interdire !" ; "L’imagination au pouvoir !" ; "La beauté est dans la rue" ; "Prenons nos désirs pour des réalités !" ; "Soyons réalistes, demandons l’impossible"… Mais, dans sa conférence interrompue par quelques personnages tout droit issus de ses textes, Leslie Kaplan insiste autant sur la chape de plomb du régime gaulliste que sur la prise de parole : mutisme des dominés… silence sur les opprimés… silence sur la France de Vichy, la guerre d’Algérie… Contre une certaine doxa selon laquelle Mai 68 est avant tout une révolte hédoniste et consumériste, un soubresaut individualiste, l’auteure nous invite à penser 2018 grâce à ce mouvement anticapitaliste : plutôt que de nous laisser engluer dans un individualisme de masse et un identitarisme de mauvais augure, retrouvons notre puissance d’étonnement, un désir de singularité qui passe par l’altérité !

Libr-15 : LC a reçu, lu et vous recommande

♦ Philippe ANNOCQUE, Seule la nuit tombe dans ses bras, Quidam éditeur, à paraître en août 2018, 152 pages, 16 €.

♦ Julien BLAINE, De quelques tombeaux de feus mes amis & de feue mon amie, Au coin de la rue de l’Enfer (04), mai 2018, 54 pages, 13 €.

Julien BLAINE, Catalogue de l’Exposition 1968/2018 = 1/2 siècle & Julien Blaine = 3/4 de siècle, Marseille, édition im/paires et éditions Galerie Jean-François Meyer, mai 2018, 64 pages.

♦ Philippe BOISNARD, Vie et mort d’un transsexuel, éditions Supernova, juin 2018, 86 pages, 10 €.

♦ Comité restreint, L’Inclusion qui va, éditions Louise Bottu, mai 2018, 128 pages, 7 €.

♦ Christophe ESNAULT, Mordre l’essentiel, éditions Tinbad, printemps 2018, 336 pages, 26 €.

♦ Bruno FERN, Suites, éditions Louise Bottu, juin 2018, 162 pages, 14 €.

♦ Laurent GRISEL, Journal de la crise de 2008, éditions Publie.net, printemps 2018, 272 pages, 20 €.

♦ Pierre MÉNARD, Comment écrire au quotidien. 365 ateliers d’écriture, Publie.net, 2018, 450 pages, 24 €.

♦ Cécile PORTIER, De toutes pièces, Quidam éditeur, à paraître en août 2018, 180 pages, 18 €.

♦ Jean-Claude PINSON, LÀ (L. – A., Loire-Atlantique). Variations autobiographiques et départementales, éditions Joca Seria, Nantes, juin 2018, 280 pages, 19,50 €.

♦ Olivier QUINTYN, Implémentations/implantations : pragmatisme et théorie critique, Questions théoriques, 2018, 320 pages, 18 €.

Revue des Sciences Humaines, Université de Lille III, n° 329 : "Orphée dissipé. Poésie et musique aux XXe et XXIe siècles", printemps 2018, 296 pages, 28 €.

♦ Marc-Émile THINEZ, L’Éternité de Jean, éditions Louise Bottu, juillet 2018, 140 pages, 14 €.

♦ Patrick VARETZ, Rougeville, éditions La Contre Allée, Lille, printemps 2018, 96 pages, 8,50 €.

 Libr-brèves

â–º En hommage à notre ami Christophe Marchand-Kiss (1964-2018), qui nous a quittés trop tôt, sur Libr-critique on pourra (re)lire un extrait de Mère/instantanés et une chronique sur l’un de ses textes publié sur Publie.net en 2009.

â–º Bien que ce festival méditerranéen ait bien changé, RV à Sète du 20 au 28 juillet : avec notamment Béatrice Brérot, Sébastien Dicenaire, Frédérique Guétat-Liviani, Jean-Luc Parant et Pierre Tilman.

13 novembre 2015

[Chronique] Philippe Annocque, Pas liev, par Bruno Fern

Philippe Annocque, Pas Liev, Quidam éditeur, automne 2015, 152 pages, 16,50 €, ISBN : 978-2-915018-86-8.

 

Voici l’histoire d’un homme dont le nom est l’anagramme du verbe vivre en anglais, désordre qui comporte apparemment plus de risques que d’avantages – d’ailleurs c’est dit : « Ici, c’est vite mortel. », même si cette phrase de la première partie du livre résonne tout autrement à la fin. Chacun des gestes de ce personnage aussi central que décentré, chacune de ses sensations et chacune de ses pensées reflète un dérangement originel qui va en s’accentuant. Par exemple : doit-il s’asseoir ? Si oui, où ? Et comment nommer ce siège qu’on lui indique ? Ou bien : a-t-il déjà fait cette deuxième sortie en vélo dont des bribes lui reviennent à l’esprit ? Et que se serait-il alors passé de différent d’avec la première ?

Confusion des lieux, de la chronologie des événements mais aussi des êtres, des objets et des sentiments, tout contribue à déconnecter de plus en plus Liev de ce qui l’entoure. C’est pourquoi ce que l’on entend communément sous le mot de monde devient étrange et même inquiétant jusque dans le moindre détail – ainsi, dès les premières pages : « Là, sur le sol, juste là, il y avait une petite chaussure en toile. Une pointure d’enfant. Liev avait uriné dessus. » La narration, dont la position d’extériorité pouvait d’abord sembler rassurante, est progressivement atteinte par tous ces troubles et apparaît à son tour comme l’un des symptômes du dédoublement de Liev. En effet, Philippe Annocque multiplie les procédés pour mener un récit qui nous emporte avec lui au même rythme que son personnage l’est dans la confusion, entre la légèreté liée à son détachement, voire un certain humour, et la menace grandissante d’un drame : « Et puis les choses sont allées moins bien. » Cet emportement a notamment lieu à travers les nombreuses répétitions qui paraissent être autant de tentatives de Liev pour s’assurer de ce qui existe, y compris ce qu’il ressent  (« Liev se disait qu’il n’en pouvait plus. Il avait conscience qu’il se le disait, il se disait que, puisqu’il se le disait, peut-être, peut-être que ce n’était pas tout à fait vrai, peut-être que ce n’était pas tout à fait vrai qu’il n’en pouvait plus. »), ou bien par les indices semés çà et là, relançant l’attention mais néanmoins insuffisants pour que nous parvenions à reconstituer les faits dans leur intégralité – ce qui nous place, comme Liev, face à de multiples zones d’ombre.

Cela dit, le livre vaut également la lecture parce qu’il montre avec finesse à quel point l’état de Liev dépend au moins partiellement de ce que son entourage fait de lui – par exemple, les abus sexuels dont il est victime ou son cantonnement dans des tâches qui ne sont pas celles qu’il espérait : « Liev a dit encore une fois, une nouvelle fois, qu’il était venu pour le poste de précepteur. Dans un autre monde, peut-être, on entendait sa voix. » Ce sont donc aussi les autres qui (le) rendent fou – dimension qui renforce le constat que Liev n’est finalement pas si différent de chacun d’entre nous et ce d’autant plus qu’il serait difficile de contester cette affirmation : « Il est rare que la réalité coïncide parfaitement avec l’idée que l’on s’en fait. » 

14 juin 2015

[News] News du dimanche

Des livres reçus pour commencer (de Daniel Franco, de Florence Pazzottu et de Frank Smith) ; des nouvelles du côté de chez P.O.L, ensuite ; enfin, des Libr-événements (rencontres avec le Bureau d’Investigations Poétiques, Philippe Annocque, Anne Savelli/Joachim Séné, Mathieu Brosseau)…

Livres reçus /FT/

â–º  Daniel Franco, Quelques cages, Argol, printemps 2015, 80 pages, 16 €, ISBN : 978-2-37069-0076-4.

« Pourquoi des "cages" ? Parce que la cage est le lieu de départ du chant, en direction du ciel qui ne s’atteint pas », précise Daniel Franco, qui poursuit ici un travail ouïthanatographique commencé avec Je suis cela. Celui qui ne croit pas à la mémoire s’évertue à cartographier le territoire de la mère et de l’enfance – une mère dont la mort lui a fait perdre cinquante kilos et lui a ouvert les yeux – dans une écriture du deuil, "langue brisée par la douleur et recollée dans l’espoir que s’arrête la douleur" (36)…

â–º Florence Pazzottu, Hymne à l’Europe universelle (sic), Al dante, printemps 2015, 40 pages, 7,50 €, ISBN : 978-2-84761-747-4.

Un conseil d’ami : achetez un maximum d’exemplaires possible et distribuez-les… Car cet opus salutaire évoque sans pathos ce que c’est qu’être Rrom aujourd’hui : « le poème organise, avec les ressources mêmes de la lanque, la résistance à ce qui, dans la langue (dans le monde), assigne et aliène, détruit la place  du "je-ne-sais-qui", poussant hors de ses frontières ou renvoyant à l’invisibilité, à l’inexistence sociale, celui qui (parmi les "n’importe qui") est aux yeux de l’époque (de la société) le plus irréductiblement autre […] » (p. 35)…

â–º Frank Smith, KATRINA Isle de Jean Charles, Louisiane, éditions de l’attente, juin 2015, 136 pages, 11 €,ISBN : 978-2-36242-055-9.

Alternant listes et passages lyriques en italiques, annonces, circulaire sur les mesures à prendre en cas d’ouragan, descriptions objectives et scènes dialoguées, le texte évoque les Indiens d’Isle de Jean Charles ; il pousse "les cartes routières dans leurs retranchements" et explore une langue à part, celle des Cajuns, qui remonte au XVIIIe siècle : "Entre chaque mot, il y a une mer de non-dits et des flots et des rivières et des trous de silence. Ce sont des people, des gens qui s’expriment peu. Ils bredouillent, la plupart du temps. Avec des accidents entre ce qui est dit et leurs dents"…

Du côté de chez P.O.L

En librairie entre le 20 août et le 10 septembre 2015
·         Nathalie Azoulai Titus n’aimait pas Bérénice
·         Lise Charles Comme Ulysse
·         Mary Dorsan Le présent infini s’arrête.
·         Nicolas Fargues Au pays du p’tit
en librairie le 3 septembre 2015
·         Edouard Levé Œuvres  collection #formatpoche
en librairie le 10 septembre 2015
·         Trafic 95
 
Rappel juin 2015
·         Édith Azam, Caméra
·         Jean-Luc Bayard, P.O.L nid d’espions
·         Paul Fournel, Le Bel Appétit
·         Valère Novarina, Le Vivier des noms (Festival d’Avignon)
·         Albane Prouvost, meurs ressuscite
·         Trafic 94

Libr-événements

â–º Le bureau d’Investigations poétiques présente :

⟼ Lundi 15 juin, à partir de 19 heures
Dans le cadre du lancement des Cahiers d’À bras le corps #2 :
LES FILMS DU MONDE // 9 CINÉTRACTS
Installation vidéo (27’)
Les Laboratoires d’Aubervilliers
 
⟼ 28 juin — 4 juillet 
GUANTANAMO
Installation vidéo (16’)
WARM Festival
Sarajevo
 


bip  bureau d’investigations poétiques | bureau of poetic investigations 
bip  63 rue de lancry 75010 paris | 2825 2nd st santa monica ca 90404
          www.franksmith.fr  

â–º Jeudi 18 juin à Paris, rencontre signature à la librairie Le Comptoir des Mots à 19h30 avec deux auteurs des éditions de l’Attente : Philippe Annocque pour Mémoires des failles et Pascale Petit pour Le parfum du jour est fraise.

239 Rue des Pyrénées, 75020 Paris Métro Gambetta
Tél : 01 47 97 65 40

â–º Vendredi 19 juin à 19H, Bibliothèque Marguerite Audoux (10, rue Portefoin 75003 Paris) : De l’île ronde à l’aiR Nu, lecture/son/image, par Anne Savelli et Joachim Séné (d’après Anne Savelli, île ronde, Joca seria, hiver 2014).

â–º Lundi 22 juin à 19H, Maison de la poésie Paris, Data transport de Mathieu Brosseau, par Jean-Marc Bourg et l’auteur.

26 avril 2015

[News] News du dimanche

En ce dernier dimanche d’avril, après un Pleins feux sur Christian Prigent, nos riches Libr-événements : Annocque à Paris, exposition Doppelt (Paris), 9e édition du fiEstival (Belgique), Ernaux au CNL et Varetz à Lille. [LC sera présent sur plusieurs fronts…]

 

Pleins feux sur Christian PRIGENT

â–º Vendredi 22 mai à 20H, Maison de la Poésie, "Le désir de littérature, en somme" (157, rue Saint-Martin 75003 Paris) : Christian Prigent avec Bruno Fern, Bénédicte Gorrillot et Fabrice Thumerel. Dix mois après le colloque international de Cerisy, "Christian Prigent : trou(v)er sa langue" – et trois livres publiés de l’auteur (dont un avec B. Fern et T. Garnier) -, à l’invitation de nos amis de Remue.net, cette rencontre autour de l’écrivain vise à débattre/échanger sur quelques questions essentielles, à esquisser quelques mises au point et perspectives.

Entre autres questions, devant les pratiques actuelles de lire et d’écrire, les invités poseront, ensemble et séparément, des questions à « l’illisibilité en questions » à l’intérieur de « la langue trou(v)ée » de Christian Prigent, qui a publié en 2014 La Langue et ses monstres, recueil de vingt essais portant sur des écrivains de la « modernité » (de Sade à Christophe Tarkos, en passant par Gertrude Stein, Burroughs, Bernard Noël, etc…).

â–º Autour de Christian Prigent : sur le blog, chroniques sur La Langue et ses monstres (P.O.L, nov. 2014), Berlin sera peut-être un jour (La Ville brûle, mars 2015) et Pages rosses : craductions (avec B. Fern et T. Garnier, avril 2015).

â–º Mise en ligne de la revue d’avant-garde TXT : grâce au travail de José Lesueur, qui a lancé un blog dédié à cette revue désormais historique, nous en sommes au supplément au n° 12.

 

Libr-événements

 

â–º Mercredi 29 avril 2015 à 19H30, Librairie La Belle Lurette (26, rue Saint-Antoine 75004 Paris) : rencontre avec Philippe Annocque pour sa Vie des hauts plateaux (Louise Bottu).

 

â–º Suzanne Doppelt, Amusements mécaniques VERNISSAGE LE JEUDI 7 MAI À 19H

/ Exposition du 7 mai au 6 juin 2015. Ouvert du lundi au vendredi de 14h à 19h. [LC assistera au vernissage]

LOCO / L’ATELIER D’ÉDITION: 6, rue Charles-François Dupuis, 75003 Paris, France. T. 01 40 27 90 68

ÉDITION : ANNE ZWEIBAUM (anne.z@latelierdedition.com) / ÉRIC CEZ (eric.c@latelierdedition.com)

 

â–º "neuF. Qu’est-ce qui est neuf ? Qu’est-ce que le neuf ? Et quel est son rapport à l’ancien ? Interroger la racine et la cime. Se nourrir du minéral et du fruit. Voir comment l’horizon se dessine déjà dans les pas que nous plantons sur la terre à chaque instant…"
(Dante Bertoni)

La 9e édition du fiEstival se déroulera :
INdoor : du 7 au 10 mai 2015 à l’Espace Senghor & à la Boutique maelstrÖm 4 1 4
OUTdoor : à partir du 3 mai à la Boutique maelstrÖm 4 1 4 et en ville ! (infos ci-dessous)…

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LES INVITÉS D’HONNEUR de cette 9e édition seront :
Serge Pey (FR) . Chiara Mulas (IT) . Laurence Vielle (BE) . Antoine Wauters (BE) . Charles Ducal (BE) . Jean-Marc Desgent (CA) . Troy Von Balthazar (USA) . Petr Váša (CZ) . Félix Jousserand (FR) . Daniel De Bruycker (BE) . Ivan Tirtiaux (BE) . Détachement International du Muerto Coco (FR) . Rimbaud Mobile (FR) . Les éditions du Dernier Télégramme (FR) & le Belgium Bordelio (WA-BXL-VL)
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INFOS PRATIQUES :
P.a.f. : 7€ prix plein / jour – 5€ tarif réduit – PASS 4 jours : 25€ (prévente 20€)
Contact : info@fiestival.net – www.fiestival.net – Tél : 02 230 40 07 – Gsm: +32(0)498 60 72 53
Réservations : Espace Senghor – 362, chaussée de Wavre, 1040 Etterbeek – info@senghor.be – Tél : 02 230 31 40
et à la Boutique maelstrÖm 4 1 4 – 364 chaussée de Wavre, 1040 Etterbeek – ouvert du mercredi au samedi de 14h à 19h

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PROGRAMME :

DAY #-1
DIMANCHE 3 MAI 2015 – 16h
"Thé des écrivains, 1"
Boutique maelstrÖm 4 1 4

Lectures et sorties de nouveautés dans le piétionnier de la Place Jourdan : le Dimanche 3 mai c’est le “Day – 1”, une sorte de pré-pré-lancement des fiEstivités à l’occasion de la sortie des nouveaux titres de la collection “Bruxelles se conte” et d’autres titres (Arnaud Delcorte, Milady Renoir, Karen Guillorel, Kenny Ozier-Lafontaine, Christophe Lombardi…)

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DAY #0
MERCREDI 6 MAI 2015 – 20h
PIANOFABRIEK – 35 rue du Fort – St Gilles

En pré-ouverture du fiEstival, poésie et musique avec : Pierre Guéry (FR), Fabrice Caravaca (FR), Frédérique Soumagne (FR), Olivier Orus (FR), Aliette Griz (FR) Marc Guillerot (FR), et Célestin De Meeûs (BE)

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DAY #1
JEUDI 7 MAI 2015 > 18h
"la Preuve par (le) neuF, I"
Espace Senghor

Lectures, performances poétiques et multimédias – Salle 1900

18h00 > Inauguration et apéritif musical dinatoire (piétonnier)
Au cours de l’inauguration : lancement du nouveau livre/CD de Laurence Vielle (BE) “Ouf”

20h00 > "Poésie soufie. Le rituel des renversements ou la montagne secrète du soleil". Performance inédite de poésie-action et danse sufi par Serge Pey (FR), Chiara Mulas (IT) et Abdeslam Michel Raji (FR).

Poetry set de Marco Parente (IT) dans le Bar du Senghor

21h00 > "Spinoza in China". Marc Perrin (FR) nous livre la sortie de son tout nouveau livre avec cette performance accompagné en musique (contrebasse et objets) par Benoît Cancoin (FR).

21h20 > "Jin". le poète Tom Nisse (LU) rend hommage à la volonté d’émancipation, d’égalité et au courage des femmes kurdes. Accompagné par Nicolas Ankoudinoff (BE) au saxophone.

Poetry set de Marco Parente (IT) dans le Bar du Senghor

22h00 > "Aporie.org". Antoine Wauters (BE) nous livre pour la première fois le texte et performance « Aporie.org », une exploration du rapport à internet, les réseaux dits sociaux et les nouvelles technologies.

22h20 > "Fuen", création multimédia de Luvan (FR) et de Thomas Giry (BE) aux synthés.

Innovation : dans les interludes, dans le bar du Senghor, l’artiste et chanteur Marco Parente (IT) réalisera un Poetry set avec de multiples voix de poètes du passé et du présent…

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DAY #2
VENDREDI 8 MAI 2015 > 18h
"la Preuve par (le) neuF, II"
Espace Senghor

Lectures, performances poétiques et multimédias – Salle 1900

18h00 > Apéritif musical dinatoire (piétonnier)

20h00 > "Je suis toujours neuf Book Performance". Une performance-livre et performance d’une vie, en plusieurs langues (turc, anglais, français) de ÇiÄŸdem y Mirol (TU) et Nestor (BE).

20h20> "Rise Up ! Femmes poètes de la Beat Generation". Performance poétique et musicale de Ruby-Théâtre (FR) de et avec Mirabelle Wassef (FR) et Séverine Morfin (FR) au Violon Alto et pédales d’effets. Textes inédits en français.

Poetry set de Marco Parente (IT) dans le Bar du Senghor

21h00 > "Le nouveau monde amoureux de Newton". Performance de Boris Crack (FR) avec des poèmes qui tentent de se réapproprier de manière iconoclaste la révolution scientifique que constituent les découvertes de Newton ainsi que son destin solitaire sur un mode décalé. Accompagné à la contrebasse par Ghislain Gabrelle (FR)

21h20 > "Tempête". Lectures de textes inédits du poète québécois Jean-Marc Desgent (CA) accompagné à la guitare et à la basse par Gauthier Keyaerts (BE).

Poetry set de Marco Parente (IT) dans le Bar du Senghor

22h00 > "New". Troy Von Balthazar. En finale de la soirée, chansons et poèmes inédits du chanteur Troy Von Balthazar (USA), chanteur du groupe Chokebore. Il présentera également son premier bookleg, avec pour la première fois des textes traduits en français !

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DAY #3
SAMEDI 9 MAI > 11h
"Belgium Bordelio"
Espace Senghor

Big FiEsta et Rassemblement ! dans tout l’Espace Senghor
Le samedi est LE jour du rassemblement annuel rituel… Où toutes les activités deviennent moins formelles, où les publics se croisent et où les artistes et le public partagent tout : le temps, la poésie, la nourriture, et une Slam-Jam finale…

11h00 > 14h00 Ateliers d’écriture Kalame Pour adultes et enfants à partir de 7 ans.

15h00 > 16h00 Les Habits neufs de l’Empereur (jeune public et adultes). Création originale pour le fiEstival.
Laurence Vielle il y a un an a réécrit à sa façon Les cygnes sauvages. Une version poétique, musicale, avec la musique de Bertrand Binet (guitares, voix) et Vincent Granger (clarinettes, voix). Pour le fiEstival «NEUF», ils nous racontent à trois les habits neufs de l’empereur. Le spectacle est composé des deux contes réenchantés, revisités par leur univers où les mots et la musique nous emmènent dans une scansion, une envolée, un lyrisme mêlé d’actualité. L’empereur demande des habits neufs, les plus beaux du royaume. L’empereur exige. On l’appelle aussi «le roi nu». Nous vous racontons cela. Pour tous les âges et toutes les âmes.
Accompagnement artistique: Hélène Ninerola
une coproduction de stoc ! asbl, la cie carcara et le fiestival 9

16h00 > La Roue des Poètes “Belgium Bordelio” Sur le thème de la “Babel des langues” plus de 30 poètes (dont certains néerlandophones et francophones ayant participé à l’anthologie “Belgium Bordelio”) se réuniront dans une vaste Roue composée de 9 emplacements qui constitueront autant de “stations”. Un itinéraire poétique pour le public circulant d’un emplacement à l’autre… Certains de ces emplacements seront de véritables installations artistiques et performances qui durent tout le long de cette Roue, avec notamment “Glossolalie” de Frédéric Dumond (FR) et “Butho An Neuf” de BramP (BE) et Eugenio Sanna (IT).

18h00 > Petr Váša – performance de l’artiste tchèque Petr Váša, artiste de poésie visuelle et sonore, ayant inventé tout un langage propre… Dans les jardins du Senghor.

18h30 > Banquet poÉthique… Buffet préparé par l’équipe de maelstrÖm et par les artistes et poètes invités, buffet qui bénéficie également d’une participation grandissante des commerçants (restos, snacks, etc.) du quartier Jourdan. Un grand classique et un moment de convivialité.

20h30 > 0h00 Méga Slam-Jam Finale…
La Slam-Jam, présentée par Milady Renoir (BE) et Andy Fierens (BE), sera lancée par le slameur français Félix Jousserand et par quatre des meilleurs slameurs belges : Joy, Youness Mernissi, L’Ami Terrien et Volauvent. La Jam est également ouverte au public, par inscription sur place ! Avec accompagnement musical par la Troupe Poétique Nomade. Dans le courant de la Jam, nous découvrirons aussi le Prix Paroles Urbaines 2015 section Slam !

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DAY #4
DIMANCHE 10 MAI > 10h15
"Thé des écrivains, 2"
Espace Senghor

10h15 > 11h45 Petits matins de la poésie – pour enfants. La Bellone.
Première collaboration avec les Midis de la poésie pour ce détachement matinal à la Maison du Spectacle La Bellone. “LES MORTS RIGOLOS”, par Victor, Lucas et Antoine Boute (BE) : Lucas (5 ans) et Victor (7 ans) n’arrêtent plus de questionner leur papa (Antoine) à propos de la mort.

13h30 > 17h00 Masterclass-e avec Hubert Haddad et Christine Van Acker. Maison d’Erasme.
Le Réseau Kalame & la Maison d’Érasme invitent Hubert Haddad et Christine Van Acker à animer une masterclass-e Et un atelier d’écritureS dans un détachement du fiEstival à la Maison d’Érasme (Bruxelles). Inscriptions obligatoires et limitées à 20 personnes.

… et à l’Espace Senghor…

15h00 > 18h00 La Hutte des petits musiciens. Piétonnier – Espace Senghor.
Installation avec des matériaux de récupération et animation pour enfants (0 à 6 ans) par Dadadoum avec Laetitia Lowie (BE) et Akram Haissoufi (MA).

16h00 > Thé des écrivains #2…
Présentations et lectures d’extraits de nouveaux livres publiés par maelstrÖm et l’Arbre à paroles : Neuvaines de Daniel De Bruycker (BE), Le Chevalier rouge de Luvan (BE), Delia on my mind de Kenan Görgün (BE), Le Livre de Wod & Snobble de Martin Wable (FR), Mille gouttes rebondissent sur une vitre de Otto Ganz (BE) et S’éclipser de Aliette Griz (BE)…

19h > Concert de clôture…
Avec grande joie nous accueillerons le chanteur belge Ivan Tirtiaux autour de la sortie de son nouvel album L’ENVOL (OCTAVE de la Musique pour la Chanson Française 2015).
http://www.ivantirtiaux.com/

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FiEstival OUTdoor : du 3 au 10 mai

…when poetry comes to town!

Le fiestival s’exporte dans la ville.
Les moments phares 2015 pour l’OUTdoor :
Programme détaillé : www.fiestival.net

1. Dimanche 3 mai dans le piétonnier de la Place Jourdan Lectures et sorties de nouveautés. C’est le “Day – 1”, une sorte de pré-pré-lancement des fiEstivités à l’occasion de la sortie des nouveaux titres de la collection Bruxelles se conte et d’autres titres (Arnaud Delcorte, Milady Renoir, Karen Guillorel,
Kenny Ozier-Lafontaine …).

2. Mercredi 6 mai à 20h au Bar Le Viaduc
En pré-ouverture du fiEstival : poésie et musique. Pierre Guéry (Fr), Fabrice Caravaca (Fr), Frédérique Soumagne (Fr), Olivier Orus (Fr), Marc Guillerot (Fr), Aliette Griz (Fr) et Célestin De Meeûs (Be).

3. Jeudi 7, vendredi 8 et samedi 9 mai à partir de 13h
– Le Détachement International du Muerto Coco. Une caravane se déplacera dans la ville de Bruxelles (Marolles, Flagey, St Gilles) et s’installera pour accueillir le public qui assistera à des lectures [z] électroniques. Une expérience vivifiante de la poésie !
– D’autres toi.
Poèmes et dessins à emporter à prix libre par le MEDEX muséum, le musée éphémère de l’exil.

4. Samedi 9 mai de 11h à 16h
La Rimbaud Mobile.
Une vieille mais tenace voiture emporte avec son conducteur 4 poètes (Laurence Vielle, Pierre Guéry, Tom Nisse, Jean-Marc Desgent) et 1 musicien (Gauthier Keyaerts) qui parcourent la ville de Bruxelles jusqu’au piétonnier de la Place Jourdan (Senghor) pour y essaimer la poésie !

5. Dimanche 3 mai, jeudi 7 mai et vendredi 8 mai de 16h à 19h : Novellus. Dispositif 9.0.
Aliette Griz (Fr) et Anne Versailles (Be), depuis le Centre-Ville, vont écrire des histoires qui progressent à des rythmes différents autour de la question du Neuf. Ces histoires, le public les entendra et les lira sur un écran disposé dans la Boutique-Librairie maelstrÖm 414.

6.
Jeudi 7 mai et vendredi 8 mai à 18h dans le piétonnier Jourdan : Participe Présent.
Performance de Vincent Matyn-Wallecan (Be). Action socio-poétique où l’artiste va dessiner les contours de plusieurs personnes (poètes, artistes et public) sur un même support et en garder une image unique composée par les traces de la multitude…

 

â–º Lundi 11 mai 2015, 19H au CNL (53 rue de Verneuil, 75007 PARIS) : présentation de l’ouvrage issu du colloque Annie Ernaux, le temps et la mémoire (éditions Stock), animée par Francine Best et Francine Dugast, avec la participation d’Annie Ernaux, des interventions de Christian Baudelot, Pierre-Louis Fort, Raphaëlle Leyris, Capucine Ruat, et des lectures de Dominique Blanc. [Cerisy ERNAUX sur LC]

Réservation obligatoire
auprès de edith.heurgon@ccic-cerisy.asso.fr

 

â–º Le , Librairie Le Bateau Livre : rencontre avec Patrick Varetz pour son dernier livre, Petite vie (parution le jour même chez P.O.L), qui constitue la suite de Bas monde.

Patrick Varetz est né en 1958 à Marles-les-Mines, dans le Pas-de-Calais, où il a passé sa première nuit dans un carton à chaussures (pointure quarante-et-un). Il vit et travaille à Lille, dans le Nord, à quelque cinquante kilomètres de là.

La rencontre sera animée par Fabrice Thumerel (Université Artois / Libr-critique).

 

4 janvier 2015

[News] News du dimanche

Avec vous, cette année nous serons 2015 fois plus libres et critiques…
Dans l’attente, voici un nouveau Libr-2014 : un retour sur 5 autres livres reçus en 2014 (Ph. Annocque, A. Bréa, L. Giraudon, JL. Lavrille, ME. Thinez). [Pour les Libr-événements de ce début 2015, voir les NEWS de dimanche dernier].

 

â–º Philippe ANNOCQUE, Vie des hauts plateaux, fiction assistée, Louise Bottu, Mugron, novembre 2014, 158 pages, 15 €, ISBN : 979-10-92723-06-9.

"Si on ne se distrait pas, on est tendu. C’est mauvais pour l’humour" (p. 125)… Pas de problème avec cet opuscule d’une rare drôlerie : vous attendent humour (noir) et incongru.

Un exemple : "Il y a deux manières de sentir mauvais : faire voler les mouches en rond ou promener un nuage vert" (103)…

 

â–º Antoine BRÉA, Roman dormant, Le Quartanier, Montréal, printemps 2014, 152 pages, 16 €, ISBN : 978-2-89698-171-7.

Le roman dormant, celui qui "est d’or mais par endroits ment", entend faire renaître l’œuvre onirocritique de Muhammad Ibn Sîrîn : entre vers et prose, conte et méditation…

 

â–º Liliane GIRAUDON, Le Garçon cousu, P.O.L, décembre 2014, 120 pages, 10 €, ISBN : 978-2-8180-2159-0.

En somme, ce recueil de textes divers écrits pour la scène ou la radio porte sur l’écriture, cet art de coudre et d’en découdre qui associe couture et coupure, cet art du mensonge-vérité qui affronte le chaos, l’animalité, la monstruosité…

Attention : arrêtons d’applaudir avec nos cuisses !

 

â–º Jean-Luc LAVRILLE, Remarmor, préface de Pierre Drogi, Atelier de l’agneau, coll. "Architextes", St Quentin-de-Caplong, été 2014, 14 €, 68 pages, ISBN : 978-2-930440-76-7.

Après un parcours poétique qui, en une trentaine d’années, l’a conduit de TXT à Fusées, en passant par Tarte à la crême, Textuerre, BoXon, etc., Jean-Luc Lavrille revisite quelques lieux poétiques de façon carnavalesque : le poète "pense où ça penche" ; son "je est natif d’un corpus qui sort du corps"…

 

â–º Marc-Émile THINEZ, La Révolution en 140 tweets ou Les lendemains qui gazouillent, éditions Louise Bottu, Mugron, coll. "contraintEs", automne 2014, 70 pages, 9,50 €, ISBN : 979-10-92723-05-2.

Aujourd’hui, "les lendemains qui chantent baissent le ton, ils gazouillent" : "la Révolution c’est l’éternité mise à la portée des fantômes"… Course et révolution dans un texte soumis à une contrainte branchée (celle des 140 signes d’un tweet) : avec plus ou moins de bonheur…

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