C’est parce que les forces anti-émeutes, les policiers de la BAC sont soumis, qu’ils portent des cagoules BDSM.
Il lui dit : je te mets une cagoule BDSM car je suis la loi et tu es mon esclave, tu n’as pas à voir le visage de la loi.
Il lui dit : une fois que je t’aurai mis la cagoule BDSM, tu suivras un programme, qui est une doctrine, qui est une idée où toute humanité a été effacée.
La cagoule BDSM est comme le collier BDSM, un signe de soumission.
La cagoule BDSM est là pour exacerber les sensations données par le maître, pour que l’esclave ressente au plus profond de lui-même l’humiliation sensible et jouissive de son humanité.
Il lui dit : tu ne verras pas mon visage lorsque je te torturerai, je pourrai jouir anonymement de ton regard voilé par la cagoule BDSM.
Il lui répète : ma torture est l’idée de la doctrine que ton corps va subir et faire subir, ma torture est la cagoule qui te retire l’humilité d’être homme ou femme parmi les hommes et les femmes.
C’est parce que les policiers anti-émeutes obéissent à un maître, que leur cagoule leur permet de décupler les sensations pendant leurs actes.
L’acte des policiers encagoulés tient à la sensation libérée par la cagoule qui leur est donnée par l’idée de la loi à laquelle ils soumettent leur humanité.
Il luit dit encore : la cagoule BDSM sur ton visage est l’idée conjuguée à la fois d’eros et de thanatos, car toute loi autoritaire en est la synthèse, l’union dans le libre jeu de la violence.
Il lui explique : ton visage encagoulé est la main aveugle de la loi qui se fait doctrine des corps.
L’idée d’action pour être éprouvée demande la cagoule BDSM, qui permet de décupler les sensations pendant l’acte BDSM.
La cagoule BDSM permet de devenir le tortionnaire pendant l’acte BDSM.
Le manifestant est le visage soumis au maître BDSM qui a mis sa cagoule pour décupler les sensations des actes BDSM imposés par le port de la doctrine de la cagoule.
Ce volume bipartite, un peu à part dans une œuvre importante marquée par le Cycle des exils, constitue une très intéressante contribution à une histoire des arts poétiques sous l’angle de l’oralité. Après avoir rappelé que la poésie scénique ne s’est développée qu’il y a à peine un demi-siècle et que "l’oralisation du texte est affaire complexe, ses modes et sa transmission également" (p. 93), dans une "Volte-face" finale l’auteur lui-même explicite son titre : "Le nom Vocaluscrit s’il pose question, ne plonge pas dans l’inconnu, car il ressemble à ses cousins manuscrit et tapuscrit. Il éclaire le parti que ce que lit l’auteur, quand il ne s’agit pas d’un acte de promotion, n’est pas le texte imprimé destiné au lecteur. Et n’est pas non plus une partition. Le vocaluscrit contient et sécrète cette part d’intimité dont l’auditoire parfois détecte l’énergie" (94).
trouvailles stylistiques) 37 phares de la poésie oralisée, des plus jeunes aux plus anciens (vivants ou morts), des plus connus aux moins connus, écoutés/rencontrés de 1990 à 2016 : Pastior, Heidsieck, Luca, Frontier, Novarina, Montels… Mouton, Beck, Quintane, Mauche, Pittolo… Ce qui l’intéresse est la posture des poètes lecteurs et/ou performeurs : tenue vestimentaire, maintien du corps, mise en voix et en espace, grain de la voix, phrasé/narré, effets sonores et rythmiques, supports… La réception de l’auditoire également. Deux exemples, pour le plaisir : "son art en sonorités bizarres et / criméogothiques / qui raniment les Vénus unilingis" (Oscar Pastior) ; "le phrasé déraille le sens dérape perte de langue maladie-du-narré territoire des sens détérioré seul le sonore du miroir demeure l’écho d’où coule du plaisir" (Séverine Daucourt-Fridriksson)…





Mon ami Jean-Louis Fidenza est décédé en mai dernier ; dans ses papiers manuscrits j’ai trouvé cela dédié à Jean-Michel Espitallier, c’est brut de décoffrage, probablement incomplet, voire inachevé, il ne me paraît pas incongru de le livrer comme tel, pour Jean-Michel et en mémoire de Jean-Louis (Jean-Marc Baillieu).