Libr-critique

23 juillet 2020

[Chronique – News] Julien Blaine : fin de partie ?, par Fabrice Thumerel

Parmi les démonstr@ctions aisées, l’actualité de Blaine : tandis que l’on polémique sur la démolition/dégradation/désacralisation des statues-des-grands-hommes, souvenons-nous de son Appel à occuper les stèles libérées de leurs statues… C’était en 1978 : « Pour donner une leçon à ceux qui ont oublié les gloires anciennes pour créer des gloires nouvelles ; je réclame l’occupation des stèles et socles abandonnés. Présentez-vous sur le socle de votre choix, nu ou habillé et mettez-vous en valeur avec ou sans outils, vos instruments, vos jeux ou vos montures »… L’action plutôt que la commémoration, l’action plutôt que la célébration, l’action vivante et innovante plutôt que la consécration, voire la sacralisation embaumante et consternante…

Rien d’étonnant, donc, à ce que sa dernière exposition soit une action irréversible : se débarrasser de tout ce qui, pour lui, ne constituait que des objets transitoires, des tentatives artistiques/poétiques inachevées…

Et comme toujours, ces derniers temps, cette exposition fait l’objet de parutions, lesquelles proposent des explica©tions du Grand-Dépotoir final… La boucle est bouclée ? Sans doute pas, tant le poète subversif préfère la spirale au cercle. Fin de partie ?  Tout dépend de quelle partie il s’agit…

 

► Retrouvez Le Grand Dépotoir de Julien BLAINE à La Belle de Mai à Marseille jusqu’au dimanche 9 août. Soirée finale, samedi 8 août à 18H30.

Bon débarras / Fin d’un artiste. Après toute une carrière passée à contre-courant du marché de l’art, Julien Blaine, poète, performeur et l’un des créateurs de la poésie-action, a décidé de liquider sa vie d’artiste. Tout doit disparaître ! « Le public pourra venir choisir les œuvres qu’il désire emporter gratuitement. »

 » Évidemment ce serait plus pertinent, plus exemplaire, si j’étais Christofer Wool, Peter Doig,
Damien Hirst, Richard Prince, Anselm Kiefer, Adrian Ghenie, Marc Grotjhan, Rudolf Stingel, Zeng Fanzhi, Yoshitomo Nara, Jeff Koons, Ai Weiwei…

Si j’étais un artiste issu de l’impérialisme américain made in United State of America ou asiatique made in République Populaire de Chine !

Je ne suis que Blaine, Julien Blaine, et je ne suis pas dans le marché de l’art à part quelques rares collections italiennes, suisses, floridiennes et françaises que je puis compter sur les doigts de mes 2 pieds.

Le but de cette exposition Le Grand Dépotoir est donc le suivant : montrer tout ce qui me reste dans mes ateliers : absolument tout ! Les choses seront déposées dans les pièces et sur les cimaises de l’expo de-ci, de-là à l’emporte-pièce (le mot composé est doublement juste).
L’exposition durera un mois, durant ce mois le public pourra venir choisir les œuvres qu’il désire emporter gratuitement. Et à la fin, le mois étant écoulé, ce qui reste de l’expo composera un beau feu de joie à moins que tel musée les récupère dans ses réserves… !
Et je ne produirai plus que du texte dans des livres ou des revues.
Plus aucune toile, dessin, sculpture, installation, plus rien pour les collectionneurs, les galeries et les musées. Et pas loin de passer au stade octogénaire, je cesserai aussi de me produire en chair et en os et en public.  » /Julien Blaine/

Fin de partie ?

Julien Blaine, Le Grand Dépotoir, Les Presses du réel / Al dante, coll. « Les Irréconciliables », printemps 2020, 224 pages, 25 €, ISBN : 978-2-37896-143-5.

Julien Blaine, Introd@ction à la performance, Les Presses du réel, coll. « Al dante », printemps 2020, 84 pages, 9 €, ISBN : 978-2-37896-141-1.

« Hui, j’ai 3/4 de siècle (et des poussières)
et je suis 1/4 dans l’énergie & 3/4 sur la nostalgie.
Alors mes performances actuelles sont-elles énergiques ou nostalgiques ? »
(Introd@ction à la performance, p. 66).

Depuis Bye bye la perf (Al dante, 2006), le fondateur de DOC(k)S n’en finit plus de dire adieu à la performance… En un temps qui voit le triomphe du néo-libéralisme – où tout se recycle, y compris la performance –, il semble qu’avec ce Grand Dépotoir l’anartiste ait trouvé l’ « action conclusive » qui vise à « attaquer la pathologie de l’art contemporain » (Démosthène Agrafiotis, p. 72), le moyen d’ « en finir avec les Å“uvres d’art » grâce à « la performance absolue » (Giovanni Fontana). Nulle relique, juste un reliquat : « retour au résidu », pour Laurent Cauwet… Ce qui fait dire à Barbara Meazzi, qui du reste se réfère aux déchets d’arman, à la « Ballade des ordures » de Balestrini, ou encore à la formule de Jean Tardieu, la « glorification du Déchet » : « L’image du déchet, de l’excrément qui tombe et encombre, et qui prolifère dans l’espace, est saisissante dans l’Å“uvre de Blaine, de même qu’elle est provocatrice, et très dérangeante : que faire de ces tonnes de merdre qui couvrent la terre et les humains, si ce n’est que c’est le seul moyen de nous rappeler que la puanteur et la pourriture nous ont déjà ensevelis ? » (112)… D’où cet autoportrait en poète de merde : « Quand je contemple ma merde – au sens propre, si je puis dire ! – je me souviens de ces moments dans mon enfance où je chiais dans les collines… L’estron issu, achevé, je reculais à croupetons et je le contemplais et je l’améliorai en y plantant des cailloux et des petits bâtons. […] J’ai beaucoup créé depuis, je doute d’avoir fait mieux » (Introd@ction…, p. 78).

En même temps que son stock dans le Grand Dépotoir, Julien Blaine déballe son sac dans ce qu’il faut bien appeler son autobiodéclara©tion. Work in progress, Introd@ction à la performance a d’abord comme objectif de rappeler et d’enrichir sa vision de la performance : « la poésie / en chair & en os & à cor et à cri » (16)… « La performance (la perf) c’est l’expression de tout le corps : os, viande et sons. Un art absolument libre, soit, libéré sans aucune référence au théâtre, à la danse, à la musique, aux arts plastiques, au cabaret, au cinématographe… […] Une fois cette liberté acquise, alors la performance peut avoir des aspects musicaux, picturaux, sculpturaux, chorégraphiques, cinématographiques… » (59). « La performance devrait montrer notre force animale en dévoilant la spiritualité qui réside au fond de la bête, de l’anima’l » (71)… Sa poésie à outrance renvoie aussi bien à ses excès performatifs qu’à sa définition extensive de la poésie, qui englobe les pratiques les plus diverses (celles des rappeurs, slameurs, beat boxers, etc.)…

Bien qu’évitant toute statufication, la posture du performeur est celle d’un poète en voie de consécration, qui porte un jugement négatif sur l’état actuel du champ poétique dans lequel la performance s’est imposée – dénonçant la spectacularisation ambiante, le « déjà vu à 90% » (28) comme ses propres plagiaires – et défend sa position de « terroriste antimonothéiste et anticolonialiste » (41), tout en prenant soin de se placer sur le piédestal des créateurs/inventifs. Avec la distance, il pose un regard qui paraît assez lucide sur sa trajectoire : entré dans le champ à l’époque de la poésie engagée, il constate aujourd’hui que sont majoritaires ceux qui témoignent – surtout d’une bonne maîtrise des « lois du marché » (66)… Issu d’ « un monde populaire et impopulaire », il doit désormais affronter « un monde people et populiste » (72)… Conscient du problème que peut poser l’autoreprésentation (cf. p. 28), il précise plus loin : « je suis passé de la déclara©tion à l’interprétation orale & gestuelle de mes textes et de mes tableaux » (45).

Inévitablement, cette autobiodéclara©tion revêt parfois la forme d’une confession touchante : à 78 ans, Christian Poitevin confie son attitude paradoxale face à la volonté d’arrêter définitivement la performance ; tout aussi contradictoire, son bilan d’une vie heureuse/malheureuse… Il avoue encore son dégoût du vieillissement, son insatiable désir de célébrité… Sa vision devient parfois très amère : « voilà un 1/2 siècle que je fais Ça. C’était « pour-changer-le-monde » et le monde s’est modifié vers le pire au lieu d’évoluer vers le meilleur » (29)… Au point de faire écho à l’auteur de Fin de partie : « Je ne regrette qu’une chose, c’est d’être né » (70)…

Chapeau à l’anartiste !
Pour son penchant carnavalesque, qui lui fait préférer à la poésie-sacerdoce cette approche pragmatique : « Ã‡a sert d’os » (51)…
Chapeau à l’anartiste !
Car ils ne sont plus si nombreux ceux qui pratiquent une véritable poésie du NON.

16 mars 2014

[News] News du dimanche

Avec le printemps qui arrive cette semaine, c’est le moment de tapiner et de foutre le BoXon avec Julien d’Abrigeon – surtout si comme lui vous pensez que la littérature a existé avant et existera après le livre. Après notre Libr-Net, place aux deux Libr-événements majeurs : le RV Electrochocs et le festival Poema.

 

Libr-Net : le nouveau tapin est arrivé !

Julien d’Abrigeon nous fait savoir qu’il "ne sera pas au salon du livre. Sera dehors. Au salon hors du livre. En extérieur. Ou du moins, pas dans le salon. Dans le couloir du livre, à la cuisine du livre, ou, plus vraisemblablement, aux chiottes. Aux chiottes du livre. Ou dans le jardin du livre. Ou sur la route du livre. Bref. Pas dans le salon en tout cas, j’ai pas de patins. Juste un tapin deux, hors du livre. Sur les autoroutes de l’information du livre. Une voie rapide du livre. Ou un truc dans le genre du livre"…

Et le lancement de ce tapin2 est un véritable événement : Totalementotale Action Poésiepoetrypoesia Internationalementinadmissible et Nouvellenappe v.2.0

Pensez donc, vous y retrouverez – mais plus vraisemblablement compléterez votre collection – la totale de la déjà mémorable revue BoXon (28 numéros et deux CD compris)… Déjà 71 auteurs en ligne qui poétapinent : de D’Abrigeon à Weiter, en passant par Agostini, Blaine, Bobillot, Boute, Braichet, Bret, Cabut, Chaton, Courtoux, Espitallier, Fontana, Hassomeris, Heidsieck, Justamante, Limongi, Manon, Pennequin, Prigent, Quintane, Rabu, Richard (Mathias), Tarkos, Tholomé, Torlini, Vassiliou, Vazquez…

 

Libr-événements

â–º Electrochocs / concert acousmatique / performance sonore : mardi 18 mars 2014 à 19H, Cité de la musique à Marseille (4, rue Bernard du Bois).

* Pauline Parneix
Mirage – 3′ (extrait)
Entre l’illusion et la réalité, il y a un mirage.

* Adeline Debatisse
Monophonisme en E – 3’00
Contrainte de l’OULIPO, un monovocalisme est un lipogramme d’où sont bannies toutes les voyelles, sauf une. Et si on s’intéressait aux sons qui font E ?
EUH ?!? ( …)

* Delphine Fouquou
COSMOS – Etoiles Mortes – 3’00
Si elles ne s’effondrent pas sur elles-mêmes, c’est parce qu’elles sont chaudes.

* Nicolas Lebar
Étude aux mouvements – 3’00
L’auditeur est entouré de choses variées qui passent autour de lui.

* Jérémie Bourgeois
Tromploreï – 3’33
Et c’est demi-rage son or, il eut Zionzo’ dit Yves Fata Morgana…

* Jérémie dessertine
Duvaldor – 6’30
"L’immersion dans le sommeil, c’est le moment où le sur-moi, le douanier dort. C’est ce douanier qui fait le tri dans la zone subconsciente entre ce qui peut affleurer à la conscience et ce qui, trop chargé d’affect, trop douloureux, trop immoral, ne peut franchir ces filets. Le sommeil est la meilleure hypnose, tous les souvenirs émergent tels des chevaux sauvages, jusqu’aux souvenirs archaïques de la petite enfance.
Je trouve que les sons se prêtent bien à ce sentiment de "conscience libre". Voici la cartographie d’une conscience, libre à vous d’y cheminer à votre gré.
J’assume et ajoute que toute œuvre porte le poids de sa propre psychanalyse, on n’y échappe pas !"

* François Wong
En attendant la guerre – 6′
J’attends. Une guitare à la main.
Autour du poème "La grande guerre" de Nicolas Bouvier.

* Pauline Gervais
À quoi tu joues ? – 3′
Le dé dans la main droite, les cartes dans la main gauche… et la mécanique du jeu se met en place.

* Laura Vazquez
Minute – 2’00
Autour du silence.

* Sand, Terra incognita (vidéo sonore) – 4’16
"Qu’est-ce que le temps? Un mystère! Sans réalité propre, il est tout puissant. Il est une condition du monde phénoménal, un mouvement mêlé et lié à l’existence des corps dans l’espace , et à leur mouvement. Mais n’y aurait-il point de temps s’il n’y avait pas de mouvement? Point de mouvement s’il n’y avait pas de temps? (…) Le temps est-il fonction de l’espace? Ou est-ce le contraire? Ou sont-ils identiques l’un à l’autre? (…) Le temps est actif, il produit. Que produit-il? Le changement. "A présent" n’est pas "autrefois", "ici" n’est pas "là-bas", car entre les deux il y a mouvement. Mais comme le mouvement par lequel on mesure le temps est circulaire, refermé sur lui-même, c’est un mouvement et un changement qui l’on pourrait aussi bien qualifier de repos et d’immobilité; car l’"alors" se répète sans cesse dans l’"à présent", le "là-bas" dans l’ "ici"." (Extrait tiré du roman La montagne magique de Thomas Mann).

* Laurence Grobet
Chimes – 7′
Inspirée par le bazar des sons estampillés Nature et Découverte, j’ai choisi d’entrer dans la danse en jouant avec les résonances hypnotiques d’un carillon pour ouvrir dans un deuxième temps un espace méditatif d’un genre nouveau qui pourrait s’intituler Fake Fengshui Music.

* Jean-Henry Ferrasse
Extrait la porte close – 2’05
Si vous entrez, n’abandonnez pas toute espérance.

* Laure Latronche
De l’eau sous les ponts – 4’30
Avec la participation de Laurence Grobet, in et out.
Depuis la nuit des temps l’Homme n’a cessé de s’interroger sur son devenir.
La parole des Femmes aujourd’hui forme une matière intense.
L’eau n’a pas finit de couler sous les ponts.
Je travaille depuis quelques années sur la manière dont la voix, les mots, le langage humain peuvent faire alliance avec des sons fabriqués par la magie de l’abstraction électroacoustique.
Dans le langage humain, je m’intéresse à ce qui se loge en creux, dans les suspends, les tics de langage et la manière dont l’esprit, la pensée joue au prestidigitateur entre deux jaillissements de mots. En amputant le discours de son contenu sémantique, subsiste le résidu de langage qui devient la matière même de cette composition sonore. Je provoque ainsi des déviations auditives vers les non-lieux du discours, que je télescope avec des montages hybrides, des chimères sonores et quelques nappes en circonvolution qui sont autant de chemins se perdant dans la nature infinie de la pensée humaine. La voix des femmes est à mes yeux aujourd’hui essentielle dans le jaillissement d’une liberté de parole acquise depuis peu. Les profondes amputations que je fais subir à cette voix de femme, m’évertuant vainement à la rendre anecdotique, n’en révèlent que la force profonde posée sur le chaos du monde.
Laurence Grobet, comédienne et personnage principal de cette pièce, intervient parfois en direct et au milieu du public lors de la diffusion.

* Clara de Asís
Pêche de nuit – 4’00
Introduction.
En cours de composition.

* Gérard Ninauve
À la manière de "François Bayle: Jeîta" – 2’48

* Jeîta, ou murmure des eaux
L’oeuvre originale de François Bayle est inspirée des grottes de Jeîta, près de Beyrouth (Liban). Lors du concert inaugural pour l’ouverture des grottes au public, le 11 janvier 1969, fut joué Nadir, première version de Jeîta, pour ensemble et bandes.
Jeîta, ou murmure des eaux, est une suite concrète composée pour le disque, à partir de sons naturels de la grotte.
A la manière de "F. Bayle: Jeita" est un essai didactique de reproduire l’œuvre à partir de son étude, un peu comme font les peintres en recopiant les tableaux des grands maîtres.

* Laure Latronche
Marge – 03’00
Cette pièce est une extension vocale sur partition graphique de la pièce électroacoustique "De l’eau sous les ponts".

* Clara de Asís et Laura Vazquez
Maintenant le chevalier (Guitare préparée et voix) – 7’00
Maintenant le chevalier est une lecture performée avec guitare préparée, qui naît de la volonté d’exploration du processus d’écriture compositionnelle de deux champs connexes : la création textuelle et la création sonore. À partir de l’idée de variation de la langue dans l’acte de performation poétique en interaction avec les sonorités plurielles de la guitare préparée, nous interpréterons cette pièce dans la totale interdépendance des supports acoustiques et phoniques. Considérant les substrats de la langue poétique sonore : le souffle, l’intensité du son de la voix, les rythmiques phonatoires, etc., comme autant d’éléments sémantiques intégrables et nécessaires à la création sonore.

 

â–º POEMA-festival réunit comme partenaires : le CCAM – Scène Nationale de Vandoeuvre-lès-Nancy, l’Université de Lorraine et la librairie L’Autre Rive à Nancy.

Jeudi 27 mars :
Librairie L’Autre Rive, Nancy
18h30 / Lecture de Dominique Maurizi et de Marie Huot
à l’invitation des éditions Isolato

Vendredi 28 mars :
Faculté de lettres de Nancy
14h30 / Table ronde "Existe-t-il une poésie de plateau ?", organisée en partenariat avec l’Université de Lorraine.
Il semble acquis, pour le monde du théâtre contemporain et de la presse culturelle, qu’il existe une catégorie de spectacles que l’on peut qualifier de « poétiques ». Qu’est-ce au juste que ce « poétique » ? Un raccourci commode ? Une véritable catégorie esthétique ? La manifestation d’un usage particulier des signes scéniques, que l’on pourrait nommer « poésie de plateau » ?

Animée par : Yannick Hoffert et Florence Fix
Intervenants : Marie-Noëlle Brun – metteur en scène…, Estelle Charles – metteur en scène, Aurore Gruel – danseuse et chorégraphe, Fred Parison – plasticien et scénographe, Valérie Suss et, journaliste

CCAM – sc ène nationale de Vandoeuvre-lès-Nancy
19h / Lecture de Charles Pennequin
20h30 / Fo Biné de Jean Dubuffet
compagnie Le Théâtre 27

Samedi 29 mars :

11h / Lecture de Sébastien Lespinasse suivie d’un apéro
14h – 16h / Table ronde "Poésie en questions"
Cette rencontre vise à déchiffrer le paysage de la poésie contemporaine, à ouvrir des pistes et tracer des lignes d’horizons propres à témoigner de l’éclectisme des pratiques et des formes poétiques actuelles.

Animée par : Frank Smith, écrivain et producteur d’émissions radiophoniques

Intervenants :
Claude Ber, poète et dramaturge
Jean-Pierre Bobillot, poète et maître de conférences à l’Université de Grenoble
Christian Prigent, poète, romancier et critique littéraire

16h30 / Lecture de Anne Kawala
suivie de la commande POEMA à Aurore Gruel, Amandine Truffy et Emilie Weber
18h30 / Lecture de Frank Smith
20h30 / Lecture à deux voix de Christian Prigent et Vanda Benes suivie de la commande POEMA à Loris Binot et Denis Jousselin
22h30 / Lecture-performance de Sebastian Dicenaire

Dimanche 30 mars :

11h / Lecture performée de Lucien Suel et lecture de Bernard Noël, suivies d’un apéro
14h – 16h / Table ronde "Diffuser la poésie aujourd’hui"
De l’édition traditionnelle à la publication en revue, de la médiation à l’événement culturel, de la poésie écrite à la poésie performée, quelles sont aujourd’hui les voies offertes à la poésie pour exister, accéder à la visibilité et aller à la rencontre du public ?

Animée par : Anne Cousseau, maître de conférences à l’Université de Lorraine

Intervenants :
Magali Brazil, directrice de la Maison de la Poésie de Nantes
Yves di Manno, poète et directeur de la collection Poésie/Flammarion
Frédéric Jaffrennou, éditeur (éditions Isolato) et libraire
Jean-François mani er, éditeur (Cheyne éditeur), ainsi qu’un représentant du C.N.L. (Centre National du Livre)
17h / Lecture de Cécile Mainardi
suivie de la commande POEMA à Jean-Philippe Gross , Romain Henry et Lætitia Pitz
Entrée libre pour la librairie L’Autre Rive

Du 28 au 30 mars au CCAM : pass week-end 3 jours : 30€ tarif plein / 20€ tarif réduit ou, chaque jour, entrée payante à partir de 16h30 / de 4 à 13€.

27 septembre 2012

[News] INTON’ACTION #2

INTON’ACTION #2 _ rencontres internationales de poésie et de performance, du 12 au 26 octobre 2012 à Angoulême.

Databaz (Philippe BOISNARD & Hortense GAUTIER) invite lors de cette 2e édition d’INTON’ACTION des artistes, performeurs et poètes internationaux pour deux soirées de performance, un rendez-vous dans l’espace public dans le centre ville d’Angoulême et une exposition. Ces rencontres ont pour objectif de faire découvrir une pratique de l’art contemporain encore peu connue du grand public : l’art action, et cela à travers le travail d’artistes intermédias et transdisciplinaires, qui échappent aux catégories artistiques pré-faites, en interrogeant les frontières de la poésie, de la performance, des arts visuels, du son, de la vidéo… Des artistes du corps et de la langue, qui tordent le son et le sens, des artistes du geste et du silence, dont les actions et les paroles questionnent nos représentations et nos croyances, mettent en critique nos comportements et nos sociétés, en se demandant : que faire ? comment agir ? comment parler ?

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14 décembre 2011

[Entretien] Chantier DOC(K)S, entretien avec Philippe Castellin

“Un poète tout seul c’est un clou sans marteau” (AKENATON).

Chantier, lieu de transit, revue nomade, work in progress, “nom générique d’une entreprise collective”… DOC(K)S c’est tout cela. Fondée en 1976 par Julien Blaine et orchestrée depuis 1990 par AKENATON (Philippe Castellin et Jean Torregrosa), si l’on suit Philippe Castellin dans son DOC(K)S : mode d’emploi (Al dante, 2002), DOC(K)S se distingue dans l’espace des revues contemporaines par ses innovations conceptuelle, fonctionnelle, formelle et matérique. Sa structure rhizomatique – sa dimension fédérative et internationale – favorise la transgression des frontières artistiques ; s’inscrivant dans la mouvance de la postpoésie et de la sortie du livre, DOC(K)S est une revue multimédia qui défend les poésies expérimentales (poésie visuelle et sonore, poésie concrète, mail art, performance comme poésie action, écritures multimédia) et veille à l’autonomie de l’objet par une singulière sérialisation et une “co-présence modulaire et systémique” (chaque numéro se présente sous la forme d’un volume accompagné d’un CD audio, d’un CD-Rom ou d’un DVD, le tout entrant en interrelation avec le site).

Suite à la présentation du numéro spécial HUBAUT, voici l’entretien que m’a accordé Philippe Castellin – que je remercie d’autant plus qu’il n’en donne pas très souvent et qu’il est rare de bénéficier de réponses d’une telle densité.

DOC(K)S, édition AKENATON, 4e série, numéro 13/14/15/16, 432 pages + DVD, 50 € le volume ; 80 € l’abonnement (4 numéros).
â–º Offre spéciale aux lecteurs de LIBR-CRITIQUE = 48 € + frais de port gratuits pour toutecommande avant la fin de l’année à l’adresse suivante : DOC(K)S, édition AKENATON, 7 rue Campbell 20 000 Ajaccio (akenaton.docks2A@gmail.com).

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5 juillet 2009

[vidéo-interview] Entretien avec Julien Blaine à propos de son exposition au MAC (part 2)

  Suite de l’entretien avec Julien Blaine, au coeur du Musée d’Art Contemporain de Marseille. Malheureusement, il y a un petit écho. Vous pouvez voir ici la partie 1. Je présenterai cette semaine le catalogue de l’exposition, qui est un livre très important, au sens où il permet certainement pour lapremière fois dans l’oeuvre de Julien Blaine, de faire une synthèse de ses recherches en poésie concrète, et de voir grâce à une très bonne illustration, le parcours plastique qu’il a suivi.

22 juin 2009

[vidéo-interview] Entretien avec Julien Blaine à propos de son exposition au MAC (part 1)

  Dans le cadre de son exposition Julien Blaine au MAC un TRI, Libr-critique est allé interviewer l’un des pionniers de la poésie action. Avec lui on découvrira tout à la fois son exposition et certains enjeux aussi bien historiques que politiques, liés à la poésie visive ou poésie concrète.

20 novembre 2008

[Chronique] Pour une littérature de combat : Christophe Fiat, Stephen King forever

   Christophe Fiat, Stephen King forever, Seuil, coll. "Déplacements", 2008, 174 pages, 16 €, ISBN : 978-2-02-097960-3.
Après la présentation du livre dès sa sortie fin octobre et avant l’entretien que l’auteur nous a accordé, découvrons de plus près cette mytho(bio)graphie critique qui est aussi un manifeste pour une performaction et un réquisitoire contre la littérature française.

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