Libr-critique

28 juin 2019

[Chronique] Anne-Marie Albiach : exercice de cruauté, par Jean-Paul Gavard-Perret

Anne-Marie Albiach, La Mezzanine. Le dernier récit de Catarina Quia, Seuil, coll. « La Librairie du XXème siècle », mai 2019, 274 pages, 22 €, ISBN : 978-2-02-141493-6

Au moment où les possibles s’épuisaient, Anne-Marie Albiach leur donna un maximum d’extension dans une sorte de rêve (ou cauchemar) de réalité. Et ce au sein d’un texte qui aurait donc lieu dans une nuit sans sommeil. C’est un rêve de l’esprit troublé et errant entre réalité et imaginaire.

La poétesse le retira de ses oeuvres complètes. Mais son compagnon (Claude Royet-Journoud) a décidé de le publer. Il doit devenir « réel » afin de laisser apparaître le mouvement autonome d’un esprit et d’un corps saisi de fulgurance au moment où la « folie » s’empare de la créatrice dans ce texte où les moyens artificiels de la fiction sont peu à peu éliminés.

La poétesse refuse la narration d’anecdotes. Le texte devient un mouvement loin de toute exhibition purement psychologique. Elle déplace un dehors d’un espace cartésien et d’une géométrie euclidienne. La créatrice maintient ensemble le monde physique et le mental, le corporel et le spirituel, un réel et son impossibilité.

Il y a là l’espace mais aussi une voix et une sorte de musique. Elles permettent de sortir la poésie de la représentation pour la mettre en une autre dépendance plus essentielle : celle de la vie et de son sens dans la potentialité de ce qui appartient à un possible pas forcément perçu comme tel.

L’auteure fait donc partie des créatrices et des créateurs qui proposent un dehors au langage à l’intérieur même du langage. Libéré de chaînes de combinaisons classiques, il ouvre à l’inépuisable et à une série de questions dont les majeures sont : « Pourquoi chercher la fiction ? Comment appréhender le réel ? ».

12 mars 2014

[Chronique] La contrainte faite style (à propos de Bruno Fern, Reverbs), par Typhaine Garnier

Suite à la première présentation de ce livre stimulant dans Libr-kaléidoscope 1/2, et tandis que l’auteur vous donne rendez-vous demain jeudi 13 mars à 19H30 (Textures Librairie, 94, avenue Jean Jaurès 75019 Paris), voici l’analyse fouillée de Typhaine Garnier.

Bruno Fern, Reverbs phrases simples, éditions Nous, février 2014, 144 pages, 14 euros, ISBN : 978-2-913549-93-7.

 

 Comment faire trou dans l’ordure verbeuse sans tomber dans la pure dérision ? Bruno Fern est un poète qui sait se tenir à la règle qu’il s’est donnée.[1] D’ailleurs, il n’écrit le plus souvent que sous la contrainte. Dans reverbs, elle est affichée à l’entrée : « Ce livre est uniquement composé de phrases simples » (p. 7). Le poète se coupe ici les ailes, mais la contrainte est inventive : autour de et contre cette automutilation exhibée se trament de multiples complexités (sémantiques, thématiques, rythmiques). Leurs lignes de force, brisées, s’entremêlent.

 

Quel est donc cet objet ? Ce pourrait être la question centrale de ce livre qui s’écrit et se décrit « en temps réel » (p. 11) ou presque (« Le décalage est la seconde mamelle », p. 34). L’écrit est sa propre représentation, c’est-à-dire qu’il croît au fil des définitions successives qu’il se donne : c’est l’homme-même.[2] Nulle prétention à l’exhaustivité, dans cette autoréflexion, ce ne sont que des éclats dispersés et disparates : « Certains considèrent ça comme un vrai bordel » (p. 59), « C’est une litanie de disjonctions » (p. 124), « Une série de lancers, voilà ce que c’est. » (p. 93). Parfois ce sont d’ailleurs plutôt des intentions que des définitions : « Le but est de donner de l’amplitude et pas qu’au son » (p. 93).

Au vertige du rien (à raconter, à déclarer) répond la sensation de toucher la langue, dans une sorte de délectation qui rappelle la « langue poétique » de Christophe Tarkos[3] : « Une recherche de fluidité la phrase est malléable, poreuse et pas qu’aux extrémités en dépit des résistances » (p. 126). Par ce retour sur soi, le discours échappe à la fatalité du flux verbal : il résiste à la disparition instantanée des phrases lues. Des « remarques » pince-sans-rire viennent commenter ce qui précède[4],  le lecteur est invité à reculer (« Cet adjectif devrait faire reculer de  8 phrases », p. 27), la lecture patine.

« Mine de rien », Bruno Fern repose ici les questions essentielles qui travaillent la (ou du moins une certaine) modernité poétique : forme / informe, continu / discontinu, prose / vers[5], phrase / phrasé[6] . Parmi les questions récurrentes, celle de l’implication de « l’auteur »[7]. Evidé, « pas évident »[8], le « je » emprunte les mots d’un autre (Corbière) pour récuser le régime lyrique centralisé : « Je parle sous moi. / Ou à côté c’est une variante reliée souterrainement au phénomène à la petite cuillère multipliant les évasions »[9] (p. 78). Car en réalité, ce centre est partout, et non simplement dans les quelques tracés biographiques repérables : « [il] y est même sans y être apparemment toujours. / Avec un air de ne pas y toucher le masque. / Le contient dans chacune de ses fibres » (p. 21). À la fin, « la question du qui »[10] reste ouverte. De celui qui parle, on saura seulement qu’il est « définitivement inadapté à la situation » (p. 135).

 

Pour autant, reverbs n’est pas un livre imperméable, clos sur lui-même. Loin d’être sourd aux choses du monde qui, « pendant ce temps », suivent leur cours immonde, il en organise la réverbération[11]. Sans rupture formelle, le propos métapoétique ne cesse de dériver vers le terrain de la « réalité ». On y trouve des lambeaux de scènes, on y rencontre de l’humain : angoisse existentielle (« Le tout est d’échapper. / À quoi est la question. », p. 18), « tragédie ordinaire » du rapport impossible (« Nos rapports sont parfaitement dissymétriques », p. 42), joies et scandales quotidiens. Mais c’est toujours avec humour et auto-ironie que le poète considère le « drame de la vie » : « Un matin, on peut tomber sur un os. / S’il est long, le percer pour en faire une flûte. / On en tirera donc tout de même quelque chose. » (p. 128).

Comme chacun, il parle la bouche pleine des maux de l’époque : celle d’un individualisme décomplexé, où le « sujet capitaliste tardif » est principalement soucieux « d’aménager son intérieur au moindre coût » (p. 61) en profitant des « promos d’enfer » (p. 111), celle des prothèses médicalisées pour tous[12] et du « nettoyage » généralisé des corps, âmes, territoires et lexiques. Bruno Fern est de ceux pour qui l’origine de l’opération poétique se situe dans le dégoût de cette langue à « zéro déchet » qui nous cerne sans parvenir à nous faire avaler sa fable idyllique. Il s’agit donc toujours de « parler contre les paroles »[13] : « Les contraintes s’exercent sur les paroles. / Celle-là ou une autre ça chamboule tout » (p. 125-126). Si le poète ne dispose que de cette langue impersonnelle, pétrie de bêtise et raidie d’automatismes, il a aussi le pouvoir de la soumettre à sa loi. Celle de reverbs est parfaitement ironique puisqu’elle est issue du discours même contre lequel elle se retourne.  En manipulateur distant et caustique, Bruno Fern scande et « roul[e] dans la farine »  la prose des médias. Il détisse et retisse[14] autrement le réseau des expressions consacrées, plaçant le lecteur face à ses automatismes.[15] On a ainsi affaire – c’est la particularité saisissante du cut-up – à une langue impersonnelle dans ses éléments et personnelle dans son mouvement, dans son enchaînement singulier de gambades « hors de la grammaire ». La ponctuation devient une affaire de respiration : syntaxiquement, elle « compte pour des prunes » (p. 24), « la ligne continue se prolonge » au-delà du point (p. 56). La disjonction phrase / syntaxe produit ainsi d’heureux événements sémantiques[16] : « L’origine des mots est loin. / D’être indifférente […]. » (p. 15).

Ici, la contrainte engendre donc véritablement un style, qui est un acte d’insoumission au monde communiquant dans son idiome impeccable. D’où l’insistance tout au long du livre sur la nécessité du « ratage »[17]. Ce monologue haché, difficultueux, au phrasé elliptique et heurté, progresse par « succession de déséquilibres compensés » (p. 18), de maladresses et d’à-peu-près[18]. C’est bien sûr une gaucherie calculée, une programmation de vices plus ou moins cachés[19]. La forme ne cède pas devant l’informe : elle le contient.

 

Plutôt que de chercher à le recouvrir sous une couche de « poétique » convenu, Bruno Fern fait ainsi résonner autrement le bavardage du monde dont nos ouïes sont gavées (« C’est une lutte engagée contre la surdité », p. 117). Le dispositif est bien un appareil amplificateur : chaque fragment, décontextualisé, reste suspendu au-dessus d’un blanc qui le fait ressortir violemment. Pour autant, l’opération n’évince pas d’autres procédures verbales : des jeux de mots, des effets de polysémie et des gerbes d’inanité sonore[20] animent joyeusement le texte de l’intérieur, faisant de reverbs un livre singulièrement vivant.

 



[1] Voir par exemple Des Figures, éditions de l’Attente, 2011, ou « 4 lignes », revue Grumeaux, n°2, Nous, 2010.

[2] « Un livre est-il mort ou vivant ? », p. 32.

[3] Christophe Tarkos, Ma langue est poétique in Écrits poétiques, P.O.L., 2008.

[4] Par exemple : « Le verbe est au commencement. / Remarque 10 : c’est un air connu. », p. 49.

[5] « Ex. : ici les vers sont desserrés mais pas tant que ça. / À vue de nez il n’y en a pas. / Remarque 12 : l’inverse est fréquent. », p. 55.

[6] « Un phrasé simple, c’est plus compliqué à définir. », p. 59.

[7] « Ce n’est pas si facile d’identifier l’auteur. », p.17.

[8] « C’est un portrait en creux. / De qui n’est pas évident. / S’évide en évitant de trop se croiser. / Par conséquent, il est primordial d’apprécier les intervalles. »

[9] Bruno Fern multiplie aussi les invasions : dans sa voix résonnent de nombreux échos de lectures diverses (philosophie et poésie). Voir la liste des présents p. 135.

[10] Citation extraite du Beau Monde de Philippe Boutibonnes, Nous, 2010.

[11] « Phénomène de persistance du son lorsque sa source a cessé d’émettre, dû à une réflexion des ondes sonores qui reviennent aux oreilles de l’auditeur avec un certain retard. » (Trésor de la langue française).

[12] « Chacun a droit à une assistance auditive à domicile à des conseils pratiques », p. 66.

[13] Francis Ponge, «Des raisons d’écrire», in Proêmes, Gallimard, 1977, p. 163.

[14] « Tissage est l’une des mamelles. / La structure doit être semi-flexible. / C’est plus pratique à enfiler » (p. 27).

[15] Par exemple : « le bourreau s’en lave les dents », « Dort sur ses deux », p. 69.

[16] L’opération relève bien de l’expérimentation (donc du pari) : imprévisibles, les effets de la contrainte ne sont pas toujours surexcitants : « Certains sont éventuellement indésirables. / Ils ne suscitent pas la moindre excitation » (p. 28).

[17]  « La souplesse entre également en ligne. / De compte des mots ratent. / Leur cible se tirent. / Des balles partent en l’air ou dans les pieds » (p. 34).

[18] « Cela étant, ils noircissent à l’œil nu » (p. 23).

[19] « Les dissonances sont prévues dans le programme » (p. 93). Parmi les exceptions (les phrases complexes) que contient le livre, une seule est signalée au lecteur, les autres passent généralement inaperçues.

[20] « Engloutit la déglutition de l’agglutiné », p. 124.

1 octobre 2013

[Texte] Hourra Marinella, Gugusse a le chapeau v. [Libr-@ction – 9]

La poésie comme art de vivre de l’émeute… C’est ce que vous propose aujourd’hui H. Marinella : à répandre comme une traînée de poudre…

 

le stade du développement économico-politique

le stade de la tête qui se dissout, du corps après qui se dissout dans les choses du développement économico-politique […] le corps qui va bosser, puis qui revient d’être allé bosser

[…] le corps dont le monde est la part tout entière qu’est dissoute

 

le silence de la mort de soi avec les déluges qui rentrent

[…] les bus et les métros qui rentrent

 

les richesses des choses, c’est ça que la création va pas être reconduite

 

le père noël du développement économico-politique […] dans la part tout entière du monde qu’est à nous, tous les corps ils déboulent en même temps avec toutes leurs têtes […] on y déboule tous en même temps que maintenant, on prend la parole du déboulement […] qui déboule de tous les coins de notre tête ou de nos mains, qui fait des bruits de cercueils qu’on ouvre de l’intérieur, de cohues de planches qui giclent de nos bouches. Les manifestations pour la défense des droits sociaux y aura un silence lié à leur disparition […] au lieu de quoi yara du vacarme d’émeutes […] le vacarme d’émeutes c’est ça qui constituera la substance du monde. Ne construisons aucun monde, faisons du dégât de monde, le monde sera le monde de son dégât […] tous les lieux du monde résonneront de son dégât, la musique de son dégât c’est ça qu’on entendra partout dans le monde. Y aura pas à attendre (l’apocaca ou le grand soir), y a tout qui s’ra là, y a tout qui s’ra sous tes yeux, tu s’ras sous tes yeux. Dans le monde où on aura supprimé l’appel à la négociation, parce qu’on l’aura remplacé par l’appel permanent au cri de l’émeute, t’auras rien à attendre qui n’est pas l’émeute en train d’avoir lieu, chaque heure ça sera l’heure de l’émeute, chacun il verra constamment midi à sa porte de l’émeute […] il se lèvera et il dira : tiens, c’est mon heure de l’émeute […] toujours t’appelleras tes potes pour leur dire que t’es en train de servir l’apéro de l’émeute, et tes potes ils voudront toujours bien venir de prendre l’apéro de l’émeute. L’émeute ça sera un art de vivre de l’émeute. Ça sera un art de vivre à la française de l’émeute

 

y a les poèmes qui passent à côté des endroits, et les poèmes qui passent en plein milieu des endroits

y a les poèmes où t’es en plein milieu des endroits, et tu les regardes passer en plein milieu eux aussi

[…] y a les poèmes qui se passent sous tes yeux, à l’intérieur et à l’extérieur de sous tes yeux

[…] qui charrient des plumes, du ciment, des élastiques, des bonnets en caoutchouc

des écailles retournées

ils charrient du ciment qu’on peut manger pour la tête

pour qu’après on lance sa tête pleine du ciment des poèmes

 

tout le corps des poèmes c’est dur comme du ciment (dur comme des têtes de taureau et baissé, dur comme des culottes) […] le monde de ciment de corne des poèmes, il est fait pour rentrer contre ta tête, il est fait pour que le monde de ta tête c’est exactement la même chose que le monde de corne des poèmes […] le monde à ras de terre des poèmes qui fonce dedans à fond la caisse. Les poèmes, ils foncent dans l’eau, ils foncent dans la gorge, et ils foncent dans le sable. On fait le feu avec les poèmes, le feu qu’est mis dans ta poche, le feu sous les nénuphars de ta poche […] et toi t’es planqué avec le feu sous les nénuphars, t’es là comme ça. Y a tout le monde qui sait pas que t’es là, alors il regarde l’eau et il sait pas qu’il regarde le feu de l’eau (car il est dans ta poche). Il regarde l’eau et il se dit je sais pas quoi […] il se dit peut-être que si il se penchait au-dessus de l’eau, il pourrait voir le feu de l’eau, ou le vent qui souffle sur le feu de l’eau, sur l’enclave du feu de l’eau. Il pourrait voir l’eau retournée, et le feu qu’il y a dedans, et lui aussi il serait dedans, il serait en train de foncer dedans […] avec sa bouche il est en train de foncer dedans […] avec sa vie, avec les tentacules sacrés de sa vie, avec les tuyaux de sa vie dans lesquels il est, dans lesquels il passe et il se repasse à travers, il ferait l’osmose entre foncer et foncer avec les tuyaux de sa vie, il se foncerait dans les bras de sa vie […] les bras de Danube de sa vie, les bras de Château-Thierry de sa vie, les bras de ponchos, de méduses, de cils et de survie de sa vie […] les vagues de bras […] la première vague de bras qu’a existé (au moment de l’avènement que l’existence existe). La vie complète, la vie qu’est pas amputée, la vie complète c’est quand tu rajoutes la mort avec, la vie où la mort elle est de son côté, et où ça s’embrasse […] où ça résiste à ne pas s’embrasser. La vie qu’est à l’aise quand y a tout qu’est emporté dans la résistance, quand la vie et la mort ça fait un, quand y a tout qui résiste à la dissolution de ce qui fait un. Tout ce qui fait un est entièrement embrassé sur lui-même, et l’ensemble des lui-mêmes ça n’a pour ainsi dire ni début ni fin. L’ensemble des lui-mêmes ça fait un […] le début ça fait un et la fin ça fait un aussi, car c’est entièrement embrassé ensemble […] c’est entièrement emporté dans l’action directe de faire un. Tout se joue une fois entièrement, tout n’a aucune possibilité de résurrection, tout sort de la scène et s’enfonce au fond du un […] pour ne faire plus qu’un avec le fond […] tout ce qui ne résiste pas à flotter à la surface, on va bien rigoler quand le moment viendra où ça va se mettre à s’enfoncer au fond de son un, quand ça va s’enfoncer comme un château de cartes. Ton sort de faire qu’un avec ton fond, c’est ton sort qu’est entre tes mains […] ton sort de vivre sur une planète où t’es au fond, où t’es un qu’est au fond […] où on peut te compter jusqu’à un, te compter à la lumière de ce qui est uniquement un, à la lumière qui fut venue toucher le fond. Nous sommes ce qui fut venu jusqu’à nous au fond. La vie que tu vis elle est d’accord avec les résistances possibles, c’est même ça qu’elle ne sait rien faire d’autre qu’être en accord

30 août 2013

[Texte] Patrick Varetz, Dans le mille (écriture-action)… [Libr-@ction – 6]

Filed under: créations,UNE — Étiquettes : , , , — rédaction @ 10:38

Cette question, il fallait bien se la poser, alors autant le faire en cette reprise de Libr-@ction, cette opération qu’il vous appartient de faire vivre : l’écriture est-elle action ?
On appréciera la subtilité critique et rythmique de ces vers envoyés par un écrivain bien connu de nos Libr-lecteurs, Patrick Varetz – romancier déjà confirmé dont le travail en vers est le prolongement d’une œuvre envoûtante (poèmes 1132 à 1134 extraits de Deuxième mille, travail en cours – Premier mille devant paraître chez P.O.L en fin d’année).

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