Libr-critique

21 juin 2020

[News] Poésie is not dead, Urgences Poésies ?!?!?!

 » Urgences Poésies ?!?!?!  » est une installation d’art public dédiée à la poésie visuelle.

C’est un boîtier d’alarme utilisé initialement pour contacter les pompiers et qui a été détourné, dans l’esprit et la continuité des ready-made dadaïstes, et qui contient désormais à l’intérieur en lieu et place de son bouton d’alarme, un poème visuel.

C’est une Å“uvre en perpétuel mouvement. En effet, toutes les 2 semaines, le poème visuel commandé auprès d’un poète vivant est renouvelé. Il est installé depuis septembre 2019 et ont déjà participé plusieurs poètes visuels, dont et pour n’en citer que quelques-uns : Julien Blaine, Philippe Boisnard, Jean-François Bory, Thomas Dejeammes, Jacques Demarcq, Ma Desheng, Christian Désagulier, Jacques Donguy, Charles Dreyfus, Michel Giroud, Natacha Guiller, Joël Hubaut, Violaine Lochu, Michèle Métail, Bruno Nagel, Jean-Luc Parant, Charles Pennequin, François Poyet, Mathilde Roux, Cécile Richard, Alain Snyers, Lucien Suel, Pierre Tilman, Ségolène Thuillart, etc.

Il est implanté rue de la Folie-Méricourt, Paris 11ième, sur le mur extérieur d’Ut Pictura Poësis, le studio des poésies expérimentales, créé par le collectif Poésie is not dead. Le concept est de répliquer ce boîtier dans différents espaces publics à travers le monde. Un double de ce boitier sera installé prochainement dans la Maison des Ailleurs, maison où vécut en partie Arthur Rimbaud, à Charleville-Mézières. L’Å“uvre originale rentrant dans la collection du Musée Rimbaud. D’autres discussions sont en cours pour démultiplier cette installation à travers le monde, afin de polliniser, de percoler et de vaporiser nos espaces publics et nos non-lieux de poësis.

8 février 2015

[News] News du dimanche

 En ce deuxième dimanche de février, UNE sur l’un des livres les plus remarquables de ces derniers mois : Surplis de Frank Smith. Suivent nos Libr-brèves (Alphabetville, Didier Calléja, poésie et traduction…).

 

UNE /FT/

â–º  Frank Smith, Surplis, Argol, novembre 2014, 20 €, ISBN : 978-2-37069-006-7.

Avec ces mouvements de pensée-à-toi qui nécessitent le vide, la vie n’est pas tant dans les plis individuants ou les déplis objectivants que dans les surplis : les courts-circuits de l’intentionalité, les agencements spatio-temporels d’éléments sensibles, les compositions de rapports, les télescopages d’affects et de percepts, les superpositions de matériaux en devenir…

Au lecteur de composer avec ce "livre-plateau portatif", qui doit sa réussite à l’inventivité de l’auteur et, pour la mise en page, à la virtuosité de Julie Palat.

 

Libr-brèves

â–º Spécial Alphabetville
 
* Ressources en ligne

– Jean-Christophe Bailly

Dans le cadre des micro-résidences d’Alphabetville en collaboration avec le cipM, la Friche Belle de Mai et les Bancs publics (octobre 2014)
Entretien avec Emmanuel Moreira sur Radio Grenouille
Ecouter le podcast

 
– Bernard Stiegler

Dans le cadre du programme « Vers un art de l’hypercontrôle »
Conférence organisée par Alphabetville et l’Ecole supérieure d’art d’Aix-en-Provence (décembre 2014)
Voir la vidéo
 
Dans le cadre du programme « Creative disturbance » développé par Leonardo
Entretien entre Bernard Stiegler, Roger Malina, Colette Tron
Ecouter les podcasts 
 
 
* A paraître
 
Textes inédits dans le prochain numéro de la revue MCD, « Art et politique », mars 2015
. Ars et inventions organologiques dans les sociétés de l’hypercontrôle, par Bernard Stiegler
. Armes et arts de la révolution, de l’électronique au numérique, par Colette Tron
. #OSJUBA, l’urbanisme ouvert dans la transformation post-conflit, par Stephen Kovats
 
 
Adhésion
 
Les activités et ressources d’Alphabetville sont en accès libre.
Pour soutenir l’association, vous pouvez adhérer grâce au formulaire à télécharger sur le site.
 
Alphabetville, Friche Belle de Mai, 41 rue Jobin 13003 Marseille 0495049623 ; alphabetville@orange.fr / www.alphabetville.org

 

â–º "Principe d’incertitude" : Improvisation Benoist BOUVOT (guitare) Didier CALLEJA /Didika Koeurspurs( texts objets sons) à la Machinante de Montreuil/ Re-mastering : Black SIFICHI + Improvisation avec les spect-acteurs et poète du festival poésie "gratte Monde" avec Carlos LAFORET.

â–º Vendredi 20 février 2015 à 20H00, La Lucarne des écrivains (115, rue de l’Ourcq 75019 Paris) : poésie et traduction, avec Isabelle Macor et François Rannou.

4 septembre 2014

[digital] lancement de pictword sur iOS

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De phAUTOmaton à pictword
D’avril à juin était exposée phAUTOmaton de Philippe Boisnard dans 7 musées de Russie et 3 villes françaises (Paris avec la SGDL, Poitiers avec l’Espace Mendes France et Orléans lors des premières transnumériques).
Oeuvre numérique à la fois dans l’espace réel (10 villes de Vladivostock à Poitiers) et sur le web en temps réel :
http://phautomaton.com

Philippe Boisnard vient de lancer pictword, qui reprend le même processus que phAUTOmaton, mais adapté à aux iphones et ipads (version pour android dans un mois).
Pictword permet de créer à partir de ses propres mots ou messages, ses photos. Et donc de participer à l’écriture collective du réel lancée par phAUTOmaton au niveau des visages. Les acquéreurs sont ainsi appelés à donner une image à leurs émotions.
Ce qu’il s’agit, au-delà de la mise en circulation d’une application dans un cadre commercial, c’est de constituer une oeuvre dans l’ouverture aux multitudes.
Le principe de l’oeuvre est délocalisé et d’une certaine manière abandonné aux participant qui téléchargeront pictword sur leur smartphone. L’oeuvre pictword dans son processus sera aussi multiple et grande qu’il y aura de PiWi qui seront pris par les participants.

Il s’agit ainsi de localiser l’oeuvre non plus dans des espaces muséaux, mais de l’ouvrir au lieu de vision actuelle : le smartphone ou bien la tablette. De même qu’il s’agit en ouvrant un tel outil de création, de biffer pour une part la notion de créateur. L’oeuvre ainsi se donne dans l’impossibilité de sa saisie dans sa fragmentation infinie.

vous pouvez accéder à pictword soit par :
http://pictword.com
http://facebook.com/pictword.com
applestore

21 août 2014

[Livre – chronique] Philippe Jaffeux, Alphabet de A à M, par Jean-Paul Gavard-Perret

Ça ressemble à une thèse, mais ça n’est pas une thèse… un grimoire, un Verbier… LE Livre ? /FT/

Philippe Jaffeux, Alphabet de A à M, Passage d’encres / Trace(s), été 2014, 30 €, ISBN : 978-2-35855-103-8.

 

Aux mots Jaffeux préfère les lettres. A cela une raison d’évidence : nul besoin pour les seconds de respecter leur orthographe… Mais il y a plus : la lettre se rapproche du cri et du silence qu’à sa manière l’ordinateur revigore. Bref, la lettre est le premier bond, celui d’avant le verbe – juste avant.  D’une lettre à l’autre se mesure selon Jaffeux la distance du vide à l’enfance et de l’homme à la bête. Là où tout ne semble pas encore énoncé le signe ne fait pas encore le singe comme Prigent avant l’auteur l’avait déjà souligné. Et l’auteur de souligner que « le silence précéda la parole afin que les lettres puissent aussi être vues sans être lues » (p. 52) – ce qui dans sa tête n’est pas qu’une argutie.

Philippe Jaffeux propose ici pour la première fois la compilation de son « désastre très langue + très langue + très langue + très langue » qui demeure une des plus grandes entreprises littéraires du temps avec à la fois tous les  effacements possibles du simple logos pour une autre dignité du verbe. Les mots avancent ou sont en retard par effet d’alphabet. Non seulement « l’alfa bée » mais la syntaxe se démultiplie en coupures, comptines pour – sous prétexte de classements – désorganiser avec gourmandise et goinfrerie le monde et ses ordres. Face à la cupidité libérale, la littérature offre un retour  d’ombre en prouvant combien tout logos peut s’enrayer lorsque les cotes du non-sens montent inopinément.

 

Une nouvelle énergie alimente ce qui devient le théâtre d’une nouvelle poétique. Jaffeux la découpe en lames et carrés pour faire de son alphabet une « Terre Sentinelle »  gouvernée non seulement par de simples sentiments ou désirs mais par une voix et une déconstruction matérielle du texte par ordinateur. La poésie touche à la matière même de l’écriture dont le rapport secret emprunte le moins possible aux accidents du biographique. Elle est autant une science de la nature que l’expérimentation du langage  qui prend une signification non seulement conceptuelle mais perceptuelle aiguë. La page devient une table de dissection. Les objets (les mots) n’y sont jamais obscurs et inertes. Le langage agit dans sa graphie, ses polices, sa couleur, il joue de ses charades, de ses syntaxes et sémantiques, de ses fables, et entraîne le sens vers une extase matérielle. Loin de l’ordre discursif, Jaffeux offre par une démarche libre la capacité d’atteindre la tendre indifférence du monde. Elle secoue ce dernier jusqu’à se demander qui de lui ou de l’être inventa l’autre. Mais avec l’espoir secret d’assurer l’avenir des deux.

22 juillet 2014

[Création] Mathias Richard, LALIBARTA

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Avant la parution chez Al dante de son prochain livre, l’auteur du Manifeste et du blog mutantistes nous livre un texte d’une rare puissance d’attraction/destruction. [Lire/voir la dernière contribution de Mathias Richard à Libr-critique]

 

 

12 avril 2014

[Libr-parution] Sylvain Courtoux, Consume rouge

La "référence à la poésie est-elle encore un mal nécessaire ?", nous demande le postpoète de combat dans un livre à consumer rouge après le brasier de Stillnox – livr-événement disponible depuis hier, et à coup sûr en librairie à partir de lundi 14 avril.

Sylvain Courtoux, Consume rouge, post-poèmes de combat + Death by a Thousand Sources (livre de 96 pages grand format + CD), Al dante, avril 2014, 24 €, ISBN : 978-2-84761-776-4. [La photo en arrière-plan renvoie à la performance créée le 12 mars 2013 à Limoges/Dark City : "Notes sur le sample (version instrumentale)" – qu’on pourra écouter en lisant la présentation ci-dessous]

 

"Réinventer par saturation l’espace de la vitesse noire / un long immense et raisonné achèvement de tous les systèmes [COMBINER + STRATIFIER]" (p. 19).

En ce temps de consumation consumériste, le postpoète voit rouge :
" contre les quatre commandements du capitalisme triomphant : la rentabilité la peur l’enfermement l’inexistence
La littérature de recherche est en somme en cessation progressive d’existence
depuis 1945, la destruction est tout ce qu’il y a de plus rentable (le suicide comme moyen de sélection idéal puisque la victime assure elle-même sa propre désintégration/ le nouvel assentiment) " – p. 55.

Il s’agit pour lui de recycler la vieillerie dite "poésie" en recyclant la poésie, y compris et surtout moderne : « LA CONSUMATION ROUGE N’EST PAS UN ART DE LA CITATION MAIS DU PILLAGE / […] ça s’enrouge [de sens] ça sent le ciel au noir ça se paye de décharges de sang / ça recherche des formes qui suivent le chaos ça brandit le futur pour critiquer / ce qui est absent dans le présent ça créera au besoin une "histoire révisionniste de la poésie" / ça créera au besoin une post-poétique hantologique & recombinante / traumatismes & inquiétante étrangeté »…

Il s’agit pour lui de cramer la poésie, de véroler les discours dominants, y compris et surtout dans le microcosme poétique, de les porter à incandescence… de "planter le NOX au cœur même de la langue" (16)… De mettre au jour l’inter-dit poétique : "si la poésie est inadmissible, qu’elle n’existe pas, c’est qu’il n’existe que des poètes et ces poètes sont porteurs d’intérêts de classes vrillés dans leurs textes, cachés dans leurs postures ou leurs choix, qu’ils soient des classes dominées, qu’ils soient des classes dominantes, ils sont dans le mythe de la cléricature, de la caricature de la réalité, ils ne sont pas dans ce qui rend possible la poésie" (33)…

Ce bric-à-brac constitué de vers libres / proses critiques / dessins / schémas / jeux graphiques et typographiques / photos / photomontages ressortit à la post-poésie, la poésie post-punk, la poésie visuelle, la fiction noxienne, l’auto-narration poétique… À la poésie expérimentale en tout cas, ce qui explique son titre, emprunté à un album du groupe de rock Ground Zero (Consume Red, ReR, 1997). Il faut donc lire Consume rouge en écoutant le CD joint, qui mêle musique électroacoustique et musique bruitiste, parfois jusqu’à l’inaudible : « Il y a, d’un côté, la page et l’écrit, et, de l’autre, les synthétiseurs et le son. C’est le même travail, sous deux formes différentes, qui se complètent et s’unissent, pour tenter de toucher/de figurer le monde, de donner forme à cet impossible univers dans lequel le "je" est embourbé » (p. 94). Consume rouge est un objet poétique total, autonarratif et autoréflexif, qui, transgressant les frontières génériques, tente de se situer dans et hors de la poésie, dans et hors du sujet. Ce qui, comme le souligne l’auteur lui-même, ne va pas de soi : « La grande contradiction de Consume rouge : comment perpétrer, perpétuer une poésie du "virus" sans pouvoir croire par ailleurs à l’efficacité opératoire & à la portée politique de cette opération ? Tu ne crois pas aux perturbations, subversions de l’intérieur vers l’intérieur des systèmes » (p. 77). Par ailleurs, si disparition élocutoire du sujet il y a, elle prend ici une forme particulière et particulièrement paradoxale : d’une part, l’ego-poète s’affiche comme toxico-dépendant, exilé dans notre monde depuis la défenestration de sa mère le 6 août 1987 alors qu’il avait douze ans, comme poète excentré et excentrique ; d’autre part, cet ego se disperse, se diffracte, s’anonyme (anonymous Courtoux) dans l’analyse critique du champ poétique comme dans le kaléidoscope des échantillonnages (technique du sampling qui le rapproche de Kathy Acker, John Oswald ou Guy Debord : "JE EST UNE INTERFACE").

 

30 janvier 2014

[Chronique] Pierre Drogi, Animales, par Emmanuèle Jawad

Ce livre publié dans la collection dirigée par Mickaël Batalla rassemble trois séquences écrites à plusieurs années d’intervalle, dont la plus récente est portée par le titre.

 

Pierre Drogi, ANIMALES, éditions Le clou dans le fer, coll. « expériences poétiques », 2013, 184 pages, 20 euros.

Ce titre nous oriente du côté du féminin. Animales provient d’un adjectif latin ne présentant pas de différence morphologique entre masculin et féminin. L’hésitation grammaticale s’en trouve perçue par l’auteur comme une invitation à entendre le pluriel comme féminin plutôt que masculin. L’adjectif désigne ici des (pièces) animales ou des (poèmes) animaux.

Le travail sur la mise en espace du vers retient d’emblée l’attention dans sa singularité, une disposition produisant sa propre répartition sur la page, dans le souci d’une spatialisation aérée du texte le plus souvent, resserrements par endroits, rythmant des espaces entre les fragments et dessinant des marges libres, ce qui peut apparaître comme un « blanc syntaxique » constitutif du discours.

A cette organisation qui laisse les bribes sonores par éclats, dans des associations fulgurantes et des glissements homophoniques, s’adjoint une ponctuation constitutive d’une typographie sous-tendue par un souci visuel. La virgule se trouve ainsi à l’occasion placée en début de vers, le point d’interrogation décalé, laissé vide sur ses côtés, deux points en retrait de ce qui précède et de ce qui vient, crochets, parenthèses, barres obliques, tirets, jusqu’à la présence d’une double marque de ponctuation, point sous la strophe, l’articulation des vers s’opère dans leurs marques de réserve, de suspension, de coupe et d’ouverture.

Le volume se clôture en bas de page par la mention : Ponctuation et orthographe : tout a sa raison. 

L’attention se porte également sur l’émancipation des formes du vers dans leur irrégularité, souvent brefs, avec coupes récurrentes, qui associent amorces de dialogues rapportés, phrases interrogatives, mode impératif et interjections, et qui soutiennent le rythme, densifiant la matière même du poème. On notera dans la construction des vers la fréquence des assemblages de mots présentant des proximités dans leurs sonorités.

Le motif "animal", dans cette première séquence importante, ouvre sur un bestiaire propre à l’auteur. On y côtoie références mythologiques et historiques (Hermès, Hérodote, Hérode, Aristote…). Jointe à cette première séquence animales, Hassana et l’ouvrier d’Yport, écrit en 2012, poursuit le travail de mise en espace, agençant le texte autrement, le partageant sur la partie supérieure et inférieure de la page, avant de la couvrir plus largement étirant les fragments. Les deux dernières séquences du livre, écrites seize ans plus tôt, permettent de saisir l’écriture de Pierre Drogi dans son parcours, rendu alors dans son déroulé chronologique, et d’en dresser ainsi la particularité, dans son travail de composition sonore des vers et de leur spatialisation.

11 janvier 2014

[Création] AnnaO, D’après I dont speak english / Férocéroce [Libr-@ction – 15]

Filed under: créations,UNE — Étiquettes : , , , , , — rédaction @ 10:23

De la poésie comme critique du langage et du "réel" même… Cette 15e livraison ressortit à la visouïssance : agissez avec vos sens ! [Lire Libr-@ction – 14]

 

Et la télé qui grésille de gris infinis

danse virevolte en silence sur un nocturne de Chopin palpable.

 


Il y a quelqu’un comme ça dans ces gris-là

qui se jettent à la bouille d’interférences paisibles,

juste une histoire possible,

 


du pur réel embrouillé et surajouté,


 

comme nommément the human.


En anglais ça sonne plus nombreuxI don’t speak english.

 

Je ne s’en démêlera pas pour commencer,

comme dans les films de Zola.

 


Fatiguée and co, vivre à louer.

Face vif argent.

Au bord d’elle, sur l’erre d’unVeuillez agréer.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Et laisser les précautions pures peurs et autres encombrants à côté,

au profit du processus.

 

 

 

 

 

Les cheveux nus, le corps à côté


 et ça se complique comme ça s’assemble.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Du verbe ventre.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

T’es poupoupidou ou pas  ?

 

 

 

 

 

 

t’étaistoutepoupoupidou!

et le réel t’a rattrapée,

c’est pas fait pour,

et ça continue d’un je bizarre vire au vivre,

le sol ça guette facile comme ça existe, des mêmes-mots

reviennent en traces sur le corps, des mots venus du pays de la

perte, et on se fait tout agir des mots, c’est à cause des

définitions, et d’un hors lieu des mots c’est en même temps, de

ce lieu out-law et plus de lieu, le sol ça guette facile comme ça

existe, du pays de la perte, on n’en revient pas, on en reste. et

ça continue d’un je bizarre vire au vivre.

et on se dupe qui peut.

 

 

 

 

 

 

 

à corps et à travers.

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

( D’après I don’t speak englishin english

Anne-Olivia Belzidsky (AnnaO)

 

Férocéroce, extrait de Trash-Beauty

texte & musique : AnnaO

guitare, voix & autres sons : AnnaO

Batterie : Camille Ollivier

 

She was a Princess, image : AnnaO )

 

 

4 septembre 2013

[Livre reçu] Libr-retour sur A global visuage (J. Piringer et G. Vallaster dir.)

Filed under: chroniques,Livres reçus,UNE — Étiquettes : , , , — Philippe Boisnard @ 13:30

A global visuage, direction Jörg Piringer et Günter Vallaster, ed. ch., 2012, 100 pages
[ISBN : 978-3-901015-54]

 

Présentation :
Ce livre d’une centaine de pages présente un panorama actuel des expériences de poésie visuelle. Sans suivre de programme ou de logique encyclopédique, comme il est dit dans la présentation (en allemand), il est dès lors davantage une forme de panorama subjectif, mais aussi par cela très intéressant de la part des deux éditeurs.
Tout au long des pages, on découvre en quelque sorte tous les horizons de cette recherche de la poésie visuelle notamment européenne : des formes travaillées informatiquement (tel Simon Biggs, John Cayley, max Höfler, …) qui permettent de voir les différentes directions possibles (ultra-graphique, jeux des typographies, travail de modélisation en image 3D (Jhave)), au forme mediumique matérielle, qu’elles soient picturales (Christine Hubert, Frank Milautzki, Hartmut Sörgel, …), ou bien mixes à partir de collage, de découpages, etc (a rawlings, Ilse Kilic, Ragnhildur JOhanns, …).
image00231Alors qu’en France, nous sommes revenus depuis une petite dizaine d’années aux formats plus classiques de la poésie écrite, qu’elle soit publiée en livre ou bien en fichier numérique) faisant que nous percevons moins la présence de formes visuelles, cette publication provenant d’Allemagne ne peut que nous réjouir, montrant que les zones expérimentales sont encore fécondes et bien vivantes. Ce qui est d’ailleurs visible de même, mais autrement, à travers la performance, l’art action.

19 mai 2013

[News] News du dimanche

Après deux éditions des "News de mai", voici les premières NEWS du dimanche pour ce mois de mai très riche : LC vous propose de découvrir Philippe JAFFEUX, N, et le numéro 15 de la revue en ligne Paysages écrits ; et après nos Libr-événements (3e Lettres nomades dans le Pas-de-Calais, GUITAR POETRY TOUR et soirée sonore à Databaz) le coup d’œil satirique de Joël Heirman.

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1 mars 2013

[Chronique] Ilse et Pierre Garnier, Poésie spatiale. Une anthologie

Ilse & Pierre GARNIER, Poésie spatiale. Une anthologie, préface d’Isabelle Maunet-Saillet, éditions Al dante, hiver 2012-2013, 656 pages, 32 €, ISBN : 978-2-84761-840-2.

"Le mot n’existe qu’à l’état sauvage. La phrase est l’état de civilisation des mots" ("Manifeste pour une poésie nouvelle, visuelle et phonique", 1962, p. 73).

"L’activité du poète rejoint celle du savant et de l’astronaute dans la découverte d’une esthétique linguistique et d’un langage commun à toute l’humanité" (p. 195).

Après la publication du tome 3 des Œuvres poétiques (1979-2002) de Pierre Garnier (éditions des Vanneaux, 2012) et aux deux volumes que l’on doit à Philippe Blondeau (Ilse Garnier, Jazz pour les yeux, anthologie 1962-2009, L’Herbe qui tremble, 2011 ; La Poésie au carrefour des langues, Actes du colloque international sous la direction de Ph. Blondeau, Artois Presses Université, 2010), voici "une anthologie étoilée", rien moins que la somme incontournable que tout amateur de poésie doit avoir dans sa bibliothèque – et ce pour un prix abordable. Pensez donc, la seule préface d’Isabelle Maunet-Saillet compte une soixantaine de pages ; suivent la totalité des textes programmatiques (manifestes et plans-pilote) signés par Pierre Garnier seul (né en 1928) ou avec Ilse (née en 1927), et un ensemble important de poèmes publiés entre 1962 et 2012 (cinquante ans de vie poétique pour le couple !).

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24 février 2013

[News] News du dimanche

En ce dernier dimanche de février, ces NEWS commencent par un Spécial poésie spaciale, suite à la publication chez Al dante de la remarquable anthologie des GARNIER préfacée par Isabelle Maunet-Saillet. Suivront un Pleins feux sur l’actualité de Christophe FIAT, un RV avec Christophe MANON au Taps Scala de Strasbourg pour la mise en scène de son Qui vive (Dernier Télégramme, 2010) et un aperçu du prochain livre de Mathieu BROSSEAU, Ici dans ça (extrait publié dans La Vie manifeste). /FT/

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14 décembre 2011

[Entretien] Chantier DOC(K)S, entretien avec Philippe Castellin

“Un poète tout seul c’est un clou sans marteau” (AKENATON).

Chantier, lieu de transit, revue nomade, work in progress, “nom générique d’une entreprise collective”… DOC(K)S c’est tout cela. Fondée en 1976 par Julien Blaine et orchestrée depuis 1990 par AKENATON (Philippe Castellin et Jean Torregrosa), si l’on suit Philippe Castellin dans son DOC(K)S : mode d’emploi (Al dante, 2002), DOC(K)S se distingue dans l’espace des revues contemporaines par ses innovations conceptuelle, fonctionnelle, formelle et matérique. Sa structure rhizomatique – sa dimension fédérative et internationale – favorise la transgression des frontières artistiques ; s’inscrivant dans la mouvance de la postpoésie et de la sortie du livre, DOC(K)S est une revue multimédia qui défend les poésies expérimentales (poésie visuelle et sonore, poésie concrète, mail art, performance comme poésie action, écritures multimédia) et veille à l’autonomie de l’objet par une singulière sérialisation et une “co-présence modulaire et systémique” (chaque numéro se présente sous la forme d’un volume accompagné d’un CD audio, d’un CD-Rom ou d’un DVD, le tout entrant en interrelation avec le site).

Suite à la présentation du numéro spécial HUBAUT, voici l’entretien que m’a accordé Philippe Castellin – que je remercie d’autant plus qu’il n’en donne pas très souvent et qu’il est rare de bénéficier de réponses d’une telle densité.

DOC(K)S, édition AKENATON, 4e série, numéro 13/14/15/16, 432 pages + DVD, 50 € le volume ; 80 € l’abonnement (4 numéros).
â–º Offre spéciale aux lecteurs de LIBR-CRITIQUE = 48 € + frais de port gratuits pour toutecommande avant la fin de l’année à l’adresse suivante : DOC(K)S, édition AKENATON, 7 rue Campbell 20 000 Ajaccio (akenaton.docks2A@gmail.com).

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7 janvier 2010

[archives Donguy] Live in Sao Paulo

  [En partenariat avec Etienne Brunet et Jacques Donguy, nous publions en parallèle du site http://www.donguy-expo.com  l’audio-poème de Jacques Donguy et d’Etienne Brunet du live de Sao Paulo [septembre 2009] qui est issu des archives de Jacques Donguy. En effet, il nous a semblé important de rendre le plus possible visible ces archives sur la poésie expérimentale et numérique, au sens où jacques Donguy, comme il l’a montré dans son livre sur la poésie expérimentale aux Presses du réel, est l’un des rares témoins à avoir enregistré et filmé systématiquement depuis maintenant plus de 30 ans les lectures et performances publiques. Libr-critique remercie infiniment ces deux créateurs de leur confiance.] Intégralité du disque Son@rt 049
Jacques Donguy (voice)
Etienne Brunet (live electronic )
recorded 20th september 2009 at "The Casa Das Rosas" Sao Paolo

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2 octobre 2009

[video/article] poetry::S::quanti::K::: (v.1.0) >> vers une autre poésie sonore/visuelle

Filed under: recherches,UNE,videopodcast — Étiquettes : , , , , — Philippe Boisnard @ 8:53

  Cet article présente à la fois la version 1.0 du logiciel poetry::S::quanti::K::: que j’ai programmé avec pure data, et une réflexion sur le rapport entre texte et potentialité numérique. Alors que domine au niveau de la représentation, le fait que le texte numérique soit une transposition simple du texte d’un support à l’autre, il m’apparaît que les recherches de poésie numérique, ou e-poetry, inaugurées dès la fin des années 70, soient occultées. Par le bais de cette présentation, j’aimerai donner à réfléchir justement, en quel sens il y a des possibilités proprement liées au numérique qui interroge véritablement la nature mêem de la textualité, de la lecture, de la représentation.

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5 juillet 2009

[vidéo-interview] Entretien avec Julien Blaine à propos de son exposition au MAC (part 2)

  Suite de l’entretien avec Julien Blaine, au coeur du Musée d’Art Contemporain de Marseille. Malheureusement, il y a un petit écho. Vous pouvez voir ici la partie 1. Je présenterai cette semaine le catalogue de l’exposition, qui est un livre très important, au sens où il permet certainement pour lapremière fois dans l’oeuvre de Julien Blaine, de faire une synthèse de ses recherches en poésie concrète, et de voir grâce à une très bonne illustration, le parcours plastique qu’il a suivi.

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