Libr-critique

13 mai 2012

[News] News du dimanche

Nos Libr-événements de ce soir vous invitent à écouter Bernard Desportes sur France Culture dans la nuit de mercredi 16 à jeudi 17 et vous emmènent du côté de DATABAZ à Angoulême et à Nantes pour une carte blanche à la revue CE QUI SECRET ; découvrez ensuite notre programme pour les semaines à venir…

(more…)

28 décembre 2009

[video] Conception, hp-process + Julien Blaine

La performance Conception[poésie action numérique]>a été créée par hp-process et Julien Blaine, pour le festival acces(s)[Pau – novembre 2008], puis présentée au MAC de Marseille en juin 2009. Cette captation a été faite par Giney Ayme lors du festival les Instants Vidéos [La Cartonnerie-Marseille-novembre 2009]
(more…)

2 octobre 2009

[video/article] poetry::S::quanti::K::: (v.1.0) >> vers une autre poésie sonore/visuelle

Filed under: recherches,UNE,videopodcast — Étiquettes : , , , , — Philippe Boisnard @ 8:53

  Cet article présente à la fois la version 1.0 du logiciel poetry::S::quanti::K::: que j’ai programmé avec pure data, et une réflexion sur le rapport entre texte et potentialité numérique. Alors que domine au niveau de la représentation, le fait que le texte numérique soit une transposition simple du texte d’un support à l’autre, il m’apparaît que les recherches de poésie numérique, ou e-poetry, inaugurées dès la fin des années 70, soient occultées. Par le bais de cette présentation, j’aimerai donner à réfléchir justement, en quel sens il y a des possibilités proprement liées au numérique qui interroge véritablement la nature mêem de la textualité, de la lecture, de la représentation.

(more…)

20 janvier 2009

[Video] Hommage à Duchamp et son « anémic cinéma »

Filed under: UNE,videopodcast — Étiquettes : , , , , , — Philippe Boisnard @ 8:25

  De Duchamp, on connaît surtout le ready-made, sur lequel je reviendrai prochainement en écho de la revue L’étrangère, mais aussi son travail d’installation, tel Le grand verre. Mais on parle moins de son travail cinématographique, tel Anémic Cinéma de 1926, ou l’on voit un travail de poésie-visuelle-cinétique, à partir de rotoreliefs. Cet hommage vidéo, se place dans le prolongement du très beau travail de Joachim Montessuis du début 2000, qui était inclus dans La danse des fous. Mais ici ce qui est vu, n’est pas à proprement parlé une vidéo, mais le résultat d’un dispositif programmé interactif. Ce dispositif obéit à une synesthésie entre le son généré et mixé en direct et la production 3D. Ce qui signifie que cette captation ici, est unique, car elle se tient dans l’éphémère d’une interactivité momentanée, qui sera toujours différente, à chaque fois que le programme fonctionnera.

25 septembre 2008

[Video-poesie numerique] Presentation de Claustrophobia

Filed under: UNE,videopodcast — Étiquettes : , , , , , — Philippe Boisnard @ 11:55

Je présente ici un travail en cours, Claustrophobia (v.0) (qui sera montré pour la première fois à la SGDL (v.1.0) à Paris le vendredi 10 octobre pour Lire en fête et fin octobre au festival access de Pau( v.1.1)). La vidéo est un film d’écran d’une poésie totalement interactive, programmée avec [pure-data~]. Ici, ce ne sont que deux pistes de travail de cette performance qui en regroupe bien davantage. Ces pistes de recherche se retrouveront aussi dans les prochaines performance de hp-process (Hortense Gauthier et moi-même).

(more…)

17 janvier 2008

[Performance] i>Médias – [A-A] performance vidéo-poetique en réseau de HP Process

   Le jeudi 17 janvier (18h30-20h, HP PROCESS réalisera une nouvelle version de la performance vidéo et sonore [bod code project] version.3 (réseau) + une conférence-action.

(more…)

5 octobre 2007

[Recherche]Forum SGDL : L’avenir et le contenu de l’oeuvre de création par l’écrit [II/ Médium et modalité de diffusion]

bandsgd.jpg Dans la première partie de ses analyses [en vue du forum de la SGDL du 8 octobre], j’ai tenté, brièvement, de mettre en évidence 1/ en quel sens le rapport à l’écriture repose pour une part sur la modalité du lecteur, et 2/ quelle pouvait être la variation intentionnelle de la lecture en rapport aux nouvelles modalités de diffusion.
Dans cette seconde partie de réflexion, je vais tenter de cerner plus spécifiquement les modalités d’écriture en relation aux modalités techniques de support de l’écrit et de dégager en cela certains principes typologiques de création/diffusion de l’écrit. Ma troisième partie portera sur les expériences novatrices d’écriture et en quel sens la médiation technologique du web et plus largement du numérique ouvre des possibilités d’écriture encore très peu exploitées au niveau du web-littéraire français.
Ici s’engage davantage la question de l’avenir de l’écrit, l’avenir de ses contenus.

Comme je le précisais d’emblée en me référent aux feuilletons dans les journaux, qui ont eu une grande importance, l’écriture ne se donne pas essentiellement comme s’il y avait une vérité de l’écriture métaphysiquement déterminée qu’il fallait alors incarner, mais toujours historiquement selon des conditions qui tiennent aussi bien à la langue (sa variation historique, ses mutations) qu’aux strates sociales où sont produits les textes (éducation de l’écrivant, etc), qu’aux supports de sa diffusion… L’écriture est en ce sens impure toujours engendrée selon des conditions qui lui sont extérieures. Ce constat n’est pas nouveau, Platon dans la 3ème partie du Phèdre, consacrée à la naissance de l’écriture liée à Theuth, amorçait cette question. De même que stratégiquement, sachant cette impureté et le relativisme de toute écriture en rapport au temps, il prenait garde de séparer ce qui a lieu dans le dialogue du dialogue lui-même : non pas artifice littéraire, mais le dialogue indirecte (transmission d’un dialogue toujours déjà passé) est relié à la relativité de l’écriture et à sa situation historique.

Ainsi, face aux alarmistes, face à ceux qui clament haut et fort que la littérature est en péril, que le livre serait la proie des maux les plus graves, à savoir de l’emprise sur l’individu des dimensions web (tel encore dernièrement Beigbéder comme l’explique parfaitement Maud Piontek sur son très bon blog), il est nécessaire de prendre une certaine forme de recul, pour saisir sans a priori ce qu’implique le web, de part sa technologie, au niveau de l’écriture.

Tout d’abord, comme je l’avais analysé il y a déjà quelques années dans une conférence faite à St Etienne lors du colloque E-formes à l’invitation d’Alexandra Saemmer, il est nécessaire d’examiner ce support au niveau ontologique, et de le comparer à ce que représente le livre, pour saisir précisément en quel sens se produit 1/ une logique de déplacement de l’espace d’écriture, nécessité par des conditions économiques, 2/ se constitue la possibilité de nouveaux types d’écriture spécifiquement liés au net.

1/ Ontologiquement, il y a une différence stricte entre la médiation technologique du web et le livre ou la page matérielle. Le support web n’est pas une page matérielle, à savoir lorsque l’on regarde l’écran, et que l’on voit s’afficher un texte, ce texte, en-dehors du geste intentionnel de le faire apparaître, n’existe pas en tant que tel, il n’est qu’un ensemble de codes programmés qui en puissance peut s’actualiser ainsi sur mon écran. Ce code du texte est la traduction numérique du langage naturel. Le code n’est pas lu par le lecteur, mais il reste en retrait, pouvant être activé de tout autre lieu et produire indéfiniment ce même texte dans des géolocalisations distantes, des moments distincts. Alors que le livre que j’ai face moi, est un étant, il est déterminé matériellement, la matrice qui a servi à le composer (imprimerie) n’opère plus quand je le lis. Quand je pose le livre, si certes il n’est plus qu’un tas de papier et d’encre demandant l’actualisation d’une intentionnalité lisant, il n’en reste pas moins pour moi un livre, là, matériellement présent, ne s’absentant pas, ne disparaissant pas.
La logique du livre obéit à la logique du médium. Un livre peut se composer de plusieurs médiums d’ailleurs, mais ils sont associés, et parfois seulement juxtaposés. Si je peux associer et fondre l’image au texte, je ne peux que juxtaposer le son ou la vidéo au livre et ceci en incluant d’une manière ou d’une autre un autre médium : une rondelle de plastique.

pure-data1.1/ La logique de la médiation technologique du web se compose tout autrement : le médium n’est autre que le code numérique, à savoir ce qui est le résultat du programme. Ce code est homogène quelque soit les contenus. Ce qui est remarquable quand on commence à s’intéresser au code, c’est que l’on peut produire aussi bien du son que de l’image, que du texte [l’image que je donne ici à côté de ce texte, est issue d’une programmation en pure-data [performace [bod code project]] : la programmation génère du son + de l’image en 3D + du texte, en dépliant une structure filaire schématique]. Ainsi, on ne juxtapose pas des contenus, mais on déplie et on organise un espace virtuel. Virtuel au sens strict, à savoir qui est en puissance d’être actualisé, mais qui n’est pas actualisé. De fait ce qui obéissait à des médiums spécifiques appartient à un médium global. Par conséquent la différence qui s’actualise à l’oeil, est surtout le résultat pour nous d’une liaison analogique à des expériences de médiums spécifiques, alors que, comme je l’avais démontré lors d’un conférence au Collège International de philosophie, il s’agit surtout d’abstract.
La différence médiumnique est un trompe l’oeil au sens platonicien du terme [ref. République X, sur la hiérarchie des imitations]. Je crois voir de la vidéo, alors que fondamentalement ce n’est que du code informatique diffusé par paquet au même titre que le texte, le son, les images non animées.

2/ Cette analyse ontologique a des conséquences précises au niveau du rapport économique que l’on entretient à l’écrit.
Le médium papier obéit du fait même de sa matérialité à des coûts de production qui sont liés aussi bien à la stricte matérialité, qu’à la production de chaque livre, qu’à sa diffusion (répartition dans l’espace géographique). Si on fait une matrice pour tous les exemplaires d’un livre (ce que l’on nomme le flashage) toutefois, chaque exemplaire devra être produit et ensuite diffusé, c’est-à-dire acheminé selon une répartition géolocale (l’exemplaire implique un coût propre en tant qu’unité produite). Depuis Adam Smith, on connaît le fonctionnement de ce type d’économie et en quel sens il n’est pas possible de diminuer indéfiniment les coûts d’une telle production. Un tel mécanisme lié à la matérialité a permis l’instauration d’une certaine forme de hiérarchisation aussi bien des maisons d’édition que des auteurs.
Sans même parler de qualité de maisons d’édition, ce qui me paraît souvent obscur en ces temps-ci, le désir de l’auteur (à savoir la maison d’éditions désirée) est souvent celle qui a une des meilleures diffusions au niveau géographique, médiatique, etc… A savoir celle qui peut assumer un coût important dans la production/diffusion et permettre potentiellement de toucher le plus de personne.
En ce sens, les petits éditeurs, qui sont nombreux en France, telles les éditions Hermaphrodite qui ont publié mon roman Pan Cake, sont immédiatement limités quant à leur possibilité de production/diffusion, quelque soit leur volonté. La limite est d’abord ontologique du fait de la matérialité de la chose, et consécutivement économique.

30 mai 2007

[soirée poésie] Déméninge poétik par temps de guerre

Filed under: News,UNE — Étiquettes : , , , , , , , , — rédaction @ 7:11

cliquer sur l'imageLa toute dernière soirée de l’association Trame-Ouest dans le Nord de la France est organisée le 1er juin à Arras, à L’atelier, lieu associatif géré par l’association akozal [19h30]. Se succèderont ThTH [aka Thierry Théolier], Philippe Di Folco et Philippe Boisnard. Trame-Ouest a commencé à organiser des lectures depuis 2001, même si le premier événement à avoir été créé date de 1999 avec une manifestation-exposition autour de Raymond Queneau avec une exposition de Jacques Limousin. Plus de 120 poètes auront été invités, deux festivals créés [Généalogi-Z et Terminal X-perienz].
Cette dernière soirée, outre le fait que nous invitons des écrivains que nous apprécions, sera aussi l’occasion de montrer les dernières avancées de Philippe Boisnard en poésie numérique. En effet, avant la lecture sera projetée [NOSC~], une poésie numérique aléatoire modulée par des séquences sonores. Cette poésie électronique a été créée avec [pure data] logiciel libre de programmation modulaire [développé par le même créateur que MAX/MSP]. cliquer sur l'imageLe principe de ce poème, c’est que l’ensemble des textualités est retraité aléatoirement en 3D dynamique à partir d’une interaction avec le son [constitué aussi bien d’oscillateurs que de voix pré-enregistrées choisies selon un mode aléatoire]. De plus le visiteur peut intervenir sur le processus à partir d’une interaction midi. Ainsi sera montrée une des modalité d’e-poetry, une semaine après la fin du festival E-poetry auquel Philippe Boisnard a été invité avec Hortense Gauthier [hp-process] pour faire leur performance [bod project].

Powered by WordPress