Voici la deuxième partie de l’entretien, intitulée "Généalogies". [Lire la première].
8 avril 2010
[Entretien] Portrait de Sylvain Courtoux en poète de merde (2/3)
1 avril 2010
[Entretien] Portrait de Sylvain Courtoux en poète de merde (1/3)
Plaçons d’emblée ce mois d’avril sous le signe de la passion… Passion/poisson d’avril… On commencera avec un drôle de poisson/poison littéraire : SC… Sylvain Courtoux ou Strange Courtoux… Atypique, ce "poète de merde" de 34 ans apparaît comme l’un des écrivains les plus doués de sa génération. La récente double parution aux éditions Al dante de Vie et mort d’un poète de merde et de Clara Elliott, Strangulation blues, a été l’occasion de réaliser un long entretien divisé en trois parties, suivies d’un "Libr-Courtoux en 18 dates" : "Écriture, musique et contre-culture" ; "Généalogies" ; "SC : Situations Courtoux".
â–º N.B. : En cliquant sur les liens, entre autres, on pourra lire quelques présentations de ses œuvres et aussi l’écouter, seul ou en duo,
29 mars 2009
[News] News du dimanche
Rappelons, suite à la sortie de TARNAC de Jean-Marie Gleize, quel scandale représente en France la dérive du pouvoir policier menée par Sarkozy et ses sbires. Julien Coupat est toujours l’otage de l’État Français, sans que cela ne transpire maintenant au niveau des médias-con[v/c]en(tra)tionnels. S’il est une urgence, c’est bien de poursuivre l’écriture critique, et de trouver dans cette ère de communication généralisée les moyens de l’expression d’un dire, comme a su le faire par exemple l’équipe de la RILI, dont le dernier numéro témoigne, en cette époque d’auto-censure du politiquement correct, d’un courage médiatique rare. Qu’on en juge par ce seul intitulé, qui signe la couverture : "Les mensonges d’Israël". Il ne s’agit pas seulement de dire, mais bien de trouver l’intensité des possibles expressions pouvant permettre à nos vies de ne pas s’effondrer, de ne pas se laisser disloquer, comme cela vient d’être le cas avec le suicide de Jean-Jacques Mignot qui allait être expulsé de chez lui. Écriture au couteau dans la chair même de la vie, pour refuser le désespoir, pour aviver le désir d’exister. Alors que Sarkozy en appelle à l’espoir de tous et donc à la passivité, opposons-lui, le désir et sa force plastique, son intensité créatrice de ligne de fuite et de nouveaux horizons pour nos existences. Chaque texte ici communiqué, chaque geste d’édition que nous souhaitons représenter, est l’amorce, non pas seulement d’une résistance, mais aussi de la réalité d’un autre lieu de vie, d’un autre lieu pour le sens de nos existences. Tel que l’énonçait dans son entretien avec Chloé Delaume, Lydie Salvayre (TINA n°2), il faut rompre avec "la langue moyenne dont nous sommes abreuvés". Non pas qu’elle soit réductible à la novlangue (vieux paradigme orwellien répété à l’envie qu’il faudrait aussi mettre en critique), mais au sens où cette langue est surtout imbibée des valeurs imaginaires propres aux instances de représentation hégémoniques qui en structurent a priori les potentialités d’expression. Ainsi la défense de la littérature contemporaine est-elle d’abord et avant tout le témoignage d’une autre possibilité d’existence, créant ses propres repères et affrontant sans aucun soupçon les territoires de l’étranger (de l’étranger de la langue dans nos propres bouches), bien plus prônant le dépaysement de la pensée dans ces contrées parfois inconnues et difficiles à pénétrer, elle s’évertue dans son immanence à suivre les accidents du sol./PB/
À découvrir dans ces news du dimanche : Jean-Marie Gleize, Pierre Parlant, Patrick Sainton, Philippe Annocque, la RILI n°10, et l’incroyable Écrivains en séries publié chez Léo Scheer.