Libr-critique

18 janvier 2009

[News] News du dimanche

Filed under: News,UNE — Étiquettes : , , , , , , , , , , — rédaction @ 10:28

Cette semaine, une nouvelle libr-présentation – proposée par SAD – des libr-brèves et des livres reçus : Stéphane Baquey, Pierre Jourde, Cécile Mainardi, Alain Jugnon et les revues TINA n°2. Une nouvelle qui nous réjouit aussi, c’est la libération d’Yldune Lévy, après deux mois de détention, sans charge. Nos pensées vont aussi vers Julien Coupat, toujours incarcéré. Nos pensées aussi pour ce qui a lieu à Gaza, l’horreur de la barbarie à visage humain provoquée par le gouvernement israelien, que nulle exaction du hamas ne saurait excuser ou relativiser. À lire ce témoignage de Naruna Kaplan qu’a mis en ligne François Bon.

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17 mars 2007

[Livre] Hériodade de Laurent Contamin

Filed under: Livres reçus,UNE — Étiquettes : , , — rédaction @ 18:07

ragagetheatr.jpgHériodade de Laurent Contamin, éditions Ragage, 127 p. ISBN : 2-915460-35-3, 14 €.
[site de l’éditeur]
Présentation éditeur :
L’histoire se passe en Popolskie, c’est-à-dire n’importe où : parce qu’un deal mettant en jeu des organes humains ne se passe pas tout à fait comme prévue, une tête doit tomber dans la bonne ville de K.
Une tête, oui; mais laquelle ?
Et surtout : qui sera le bourreau ?

Une hériodade, ce pourrait être un drame burlesque, une comédie désespérée, un polar un peu foireux. Un enchaînement malheureux de circonstances, de grands désirs et de petites lâchetés qui aboutirait à un meurtre. Hériodade est un conte moderne qui interroge, dans une langue éclatée et fiévreuse, la question de l’être humain dans un mone marchand.

Laurent Contamin écrit pour le théâtre (Dédicace, Sténopé, Lisolo), la radio (prix « Nouveau talent SACD » en 2005). Il publie des nouvelles (Brèches).
Il est également metteur en scène et comédien. Hériodade, écrite en 2002 grâce à une bourse « En Quête d’Auteurs » (Beaumarchais/AFAA) est sa sixième portée à la scène.

Premières impressions :
Quand on parle de littérature contemporaine, on aurait tendance à oublier, qu’elle n’est pas seulement dans la poésie, ou bien la fiction, mais que le théâtre lui-même en est le lieu, une forme de mise en scène. Le texte de Laurent Contamin s’inscrit parfaitement dans la recherche moderne et critique des littératures qui nous intéressent. Toutefois, il s’agit de théâtre.
Le théâtre est souvent minoré dans le milieu poétique. Et pour cause, car ce qui est pensé comme théâtre n’est pas de l’ordre de la création, mais de la reprise théâtralisée des textes poétiques, comme cela peut apparaître souvent lors de créations de lecture par des institutions ou des associations, tel par exemple il n’y a pas si longtemps, lors des Escales hivernales organisées par l’association Les escales des lettres (Nord/pas-de-Calais) qui au lieu de faire lire Chloé Delaume, Lucien Suel ou Charles Pennequin, a fait lire leur texte par Pierre Arditi. Certes si le résultat séduit le chaland, permet un coup médiatique pour ce type d’association, reste que cela s’apparente surtout à une dénaturation des textes, tant on sait que l’écriture poétique est liée à la voix du texte. Imaginez un texte de Pennequin lu avec la suave voix d’Arditi …
Mais cette appréciation théâtrale a tendance à faire oublier qu’il y a une vraie création contemporaine liée à la scène, et qui ne date pas d’aujourd’hui, mais qui a traversé le siècle.
Valère Novarina, qui vient d’entrer à la comédie française en est l’un des signes vivants, de même que Bernard-Marie Koltès, qui loin d’être un auteur classique, déployait certains de ses textes dans une langue exigeante, langue hantée par cet innommable effroyable apparaissant par le noir, le nègre, la nuit, le néant, peu loin parfois de cet impossible bataillien, tel que l’expliquait déjà Bernard Desportes en 1993 dans son essai sur Koltès.
Laurent Contamin appartient bien à cette descendance, croisant une langue tout à la fois théâtrale et liée à la ritournelle parfois, à l’idiotie, au leïtmotiv politique. Son théâtre, éminemment politique, s’il s’inscrit ainsi dans la modernité critique, c’est qu’il est lié, comme l’explique Urszula Mikos en préface, à une généalogie théâtrale qui prend ses racines au XIXème siècle, notamment chez Juliusz Slowacki, qui pose la question « de la disparition de l’humain dans la société-ogre qu’il a créé mais qui le dépasse, la réréliction des esprits ou des âmes ». Toutefois, le travail d’écriture de Laurent Contamin, s’il est dans cette ligne généalogique, n’en répète pas les traits romantiques d’écriture, mais tout à l’inverse, réinvestit cet héritage dans une langue qui interroge ce que peut être l’identité des hommes aliénés.
Au théâtre, nous le savons, ce qui fait corps, ce ne sont pas d’abord et avant tout les éléments qui contextualisent les paroles, mais ce sont les paroles elles-mêmes. Ainsi, Laurent Contamin crée ses personnages à partir des mots qu’il place dans leur bouche. Bribes de langues médiatiques, bribes idiotes et sans profondeur, souvent phrases de rien qui tout en étant dites, n’énoncent rien d’autre que la difficulté d’être, de dire, de s’ouvrir à l’autre. Banalité écrasante alors de certains dialogues, qui ne trahissent aucunement une faiblesse d’écriture, mais qui tout au contraire donne avec insistance l’impossibilité pour la vie de trouver accès à une expression la déterminant authentiquement.
En bref, car il ne s’agit ici que de présenter rapidement ce nouveau livre publié par les éditions ragage, une pièce de théâtre à découvrir, avant peut-être de la voir sur scène./PB/

17 décembre 2006

[NEWS] Surpris par la nuit et la poésie

Filed under: News,UNE — Étiquettes : , , , , , , , — rédaction @ 10:40

L’émission du lundi 18 septembre de Surpris par la nuit, Contre-sens, produite et présentée par Alain Veinstein, sera consacrée à la poésie contemporaine, et on verras se succéder : Michèle Cohen-Halimi pour Seul le renversement [ed. L’Attente], Virgile Novarina pour L’aile a dit une chose. C’ets vachement important [ed. Ragage], Gilles Collard pour la revue Pylône et Patrick Reumaux pour Le jardin d’Eros et autres poèmes d’Oscar Wilde [ed. Elisabteh Brunet].
C’est avec plaisir que nous suivrons cette émission qui sera diffusée à 22h15.

14 décembre 2006

[News] L’hécatombe se poursuit !

Le Tiers-Livre de François Bon et Poezibao de Florence Trocmé l’annoncent, les éditions Farrago, ex-Fourbis, dirigées par Jean-Pierre Boyer et sa femme, viennent de déposer le bilan.

Tel que l’énonce François Bon, après Al Dante, la fin de Lignes, l’arrêt des diffusions Leo Scheer et donc la mise en danger aussi bien de maison d’édition comme Comp’act ou des revues comme Fusées, c’est encore une nouvelle triste qui touche le milieu des littératures contemporaines et engagées.
Mon souvenir de Farrago restera attaché, c’est évident à la découverte de Chloé Delaume, que certes je connaissais avant sa première publication, mais qui m’aura marqué notamment et surtout avec Le cri du sablier. Mais il y aura eu aussi, avant cela, la découverte de Michel Surya et de Olivet, découvert d’abord sur scène monté par Christophe Bident puis dans le texte lui-même.
Farrago explorait les langues, de Maïakovski et son Universel reportage à Josée Lapeyrère et sa Grammaire en Forêt, et savait éditorialement nous faire partager cette exploration avec des essais de très grande qualité.
Ce soir je suis un peu las face à ce tournant dans l’édition, tournant au sens où ce sont bien des maisons d’éditions indépendantes qui chutent ainsi, ou qui sont en difficulté, quelle que soit ensuite les promesses faites par des grands éditeurs [et si je peux me réjouir de la nouvelle collection poésie du Seuil à paraître en mars, car des amis sont concernés, reste que la cuisine dont on m’a parlé ce week-end et l’auto-promotion voilée de certains auteurs montrent la nécessité de maisons totalement indépendantes et dirigées surtout par des lecteurs et non des écrivains comme c’était le cas avec Al dante ou bien avec Farrago].
Certes heureusement de nouvelles éditions se montent, telle celle du dernier Télégramme dont je parlais ce matin dans ma chronique sur Lucien Suel, ou bien les éditions Ragage dont je parlais avant hier à partir de Virgile Novarina, ou bien encore Le quartanier à Montréal. Et d’autres se poursuivent comme les éditions è®e, ou bien les éditions Hermaphrodite qui m’éditent fin février 2007 Pan Cake.
Mais cela ne saurait me faire oublier à chaque fois la fin de celles qui disparaissent et qui m’ont donné tant de plaisirs en tant que lecteur.

12 décembre 2006

[chronique] L’aile a dit une chose … de Virgile Novarina

Filed under: chroniques,News — Étiquettes : , , , , , , — Philippe Boisnard @ 13:08

Freud bien évidemment insistait sur la question des rêves. Toute la Traumdeutung explique cela : en quel sens l’inconscent travaille, et ceci selon une dynamique multiple de directions pulsionnelles et symboliques, et se révèle par l’inhibition de la pensée consciente, mais surtout la mise entre parenthèse de la censure exercée par le surmoi. Toutefois, la psychanalyse vient de l’extérieur ouvrir cette dynamique de champ, elle n’est pas ce qui s’exprime dans le rêve, mais la traduction, selon une différence sémiotique marquée, de ce qui a déjà eu lieu. Ainsi comment laisser apparaître cette pensée latente, cette pensée qui est pensée sans qu’il n’y ait le moi pensant qui vienne interférer, jouer la censure sans le savoir ?

Ce qu’a entrepris Virgile Novarina depuis 1995, entre dans cette recherche de cette scène en-deçà de la conscience, entre en quelque sorte en écho, avec cette autre tentative, celle de Michaux, pouvant dire à la fin de la Connaissance par les gouffres : « Quitter la fâcheuse habitude de tout faire par soi-même. L’important (dans l’ordre de la pensée), il faut au contraire toujours le laisser inachevé. Attendre son éclairage. Sacrifier l’homme premier qui nous fait vivre en mutilé. Faire revenir le daimon. Rétablir les relations ».
Virgile Novarina, entreprend ce lâcher prise, et comme le précise bien Daniel Leuwers dans sa préface, lâcher prise qui n’est pas artificiellement déterminé comme dans les entreprises d’écriture automatique ou bien de sommeil sous hypnose, car tel que le préfacier l’énonce : « le rapport que Virgile entretient avec le sommeil (chez lui régulier, heureux, profond sans aucune tendance à l’insomnie) est emprunt à la fois de fragilité et d’originalité ».
C’est davantage, et ceci n’est pas explicité, vers Bachelard qu’il faut aller chercher, pour saisir ce lâcher prise de la conscience sur l’écriture, Bachelard qui écrit dans La poétique de la rêverie, « que le rêve de la nuit ne nous appartient pas », que « les nuits n’ont pas d’histoire », que ‘nous devenons insaisissables à nous-mêmes, car nous donnons des morceaux de nous-mêmes », au point que « le rêve nocturne disperse notre être sur des fantômes d’être hétéroclites qui ne sont même plus des ombres de nous-mêmes ».
C’est pourquoi, lorsque l’on traverse ses couches de feuilles numérotées, si certes on pourrait penser que Virgile Novarina « doit se collectionner lui-même » [3922], toutefois cette collection est faite d’hétérogènes fragments de sens qui n’ont de liens que le corps déssaisi de sonrapport à la conscience, la transpassibilité du sommeil.
C’ets pourquoi il est important de comprendre que le lâcher prise qui donne lieu au surgissement de ces fragments, qui sont comme des copeaux de pensée, des esquisses d’image, est lui-même redoublé par le second lâcher prise : celui de donner à voir pour Virgile Novarina, non pas une reconstruction des fragments, mais le flux intégral et chronologiquement apparu. Pour le lecteur, il ne s’agit plus alors de tenter de reconstituer une trame, mais d’accepter une errance dans ce tissu sans trame des îlots sémiotiques et graphiques qui résultent des phases de sommeil.
[lire la présentation du livre]

[livre] Virgile Novarina, L’aile a dit une chose. C’est vachement important.

Filed under: Livres reçus — Étiquettes : , , — rédaction @ 12:58

Virgile Novarina, L’aile a dit une chose. C’est vachement important.
postface de Daniel Leuwers
éditions ragage. ISBN : 2-915460-29-9, 164 p. (livre non paginé), 16 €.
[site]
adresse : Ragage éditeur, 90 avenue Charles-de-Gaulle, Neuilly 92200.

novarinavirgil145.jpg4ème de couverture :
La numérotation des écrits et dessins de nuit a commencé en 1995, il y en a aujourd’hui 4200. Ce livre contient tous les écrits et dessins de nuit d’un voyage en Allemagne et en Autriche du 14 juillet au 14 août 2005. Ils n’ont été ni triés ni sélectionnés, ils sont reproduits dans l’ordre où ils ont été faits.

Premières impressions : lire la chronique.

1 décembre 2006

[revues] La revue Boudoir & autres

Lors du salon des Revues, nous avons découvert les deux numéros de la revue Boudoirs & autres, arts et littérature contemporains, dirigée par Matthieu Nuss, et publiée par les éditions Ragage.

N°1 : Virgile Novarina, Christian Hubin, Valérie-Catherine Richez, Petr Kràl, Serge Gavronsky, Jean-Luc Sarré, Emmanuel Laugier, Cécile Mainardi, Ariane Chottin, David Mus, Philippe Beck, Mathieu Nuss, Christophe Manon, Sonia Jeuland, Jean-Luc Parant, Antoine Dufeu, Jude Stéfan, Gérard Pesson, Pierre Chappuis, Michel Deguy.
146 pages. Prix : 16 euros. ISBN : 2-915460-19-1
N°2 : Georges Ball, Jean-Patrice Courtois, Carole Darricarrère, Christian Désagulier, Antoine Dufeu, Claude Favre, Franck André Jamme, Jean-Paul Michel, Sandra Moussempés, David Mus, Mathieu Nuss, Pierre Ouellet, Gérard Pesson, Pierre-Etienne Schmit, Ester Tellermann
156 pages. Prix : 16 euros. ISBN : 2-915460-20-5

29 novembre 2006

[livre] Christophe Manon, Constellations

Filed under: Livres reçus,UNE — Étiquettes : , , , , — rédaction @ 7:05

Christophe Manon, Constellations, musiques de motif_r et Yod, Estampes de Pierre Tournier; éditions Ragage, livre + CD, 55 p., ISBN : 2-915460-26-4, 16 €.

Extrait (nous ne donnons à lire que le texte, car l’ensemble du poème est spatialisé, mots en liberté, ou encore concrète-poésie) :

s y m p h o n i e s t e l l a i r e

courbes et droites en nombre infini suspendues dans l’ovoïde couvertureespace outremer
spirales en circulation libre
rayonnement de FORCES à travers molécules et particules

passe un rêve d’étourneaux
montent les silences du coeur du silence
et la contemplation saisit les graminées en plein vol
nappes d’AMOUR sur les seins blancs de la mer indécise

Première impression :
4ème de couverture Dans l’interview que nous avons fait lors du salon light#3, Christophe Manon et Antoine Dufeu, qui travaillent ensembles aux éditions IKKO, parlaient du lyrisme. Lorsque l’on lit cet hymne à l’univers, au cosmos, tout à la fois en équilibre et en mouvement, en bouillonnement, il est certain — et l’extrait ici en témoigne — qu’un certain lyrisme apparaît. Mais loin d’un retour, il est sans doute ici question de la création d’une ligne de fuite de ce que l’on nomme communément le lyrisme, et l’aspect formel, des mots et des graphies semble venir confirmer cette ouverture en perspective d’un nouveau lyrisme./PB/

22 octobre 2006

[livre] Les doigts, de Charles Pennequin (éditions Ragage)

Filed under: Livres reçus — Étiquettes : , , — rédaction @ 8:14

>> Les doigts de Charles Pennequin, éditions Ragage, collection Écrin, ISBN : 2-915460-27-2, 44 p. 10 €.
[site éditeur] / adresse de commande : Ragage éditeur, 12, rue Chartran, Neuilly, 92200.

Extrait :

Chant du 1

je n’ai pas de doigts. le doigt est la pensée. je n’ai pas la pensée du doigt. le doigt en moi pense autrement. il pense à l’autrement moi. autrement que le moi qui pense sans ses doigts. le moi autrement doigt pense aussi sans eux. ou alors il pense, mais il pense contre. il est contre les doigts qui ont voulu pousser de la pensée dedans, qui ont voulu faire de moi un entassé de première main. un moi moignon de lui et de sa pensée autrement main.

Premières impressions :

Nous découvrons avec plaisir un nouvel éditeur. Hortense Gauthier reviendra plus longuement sur ces éditions, en parlannt aussi bien de leur revue, que du livre de Christophe Manon qui vient d’être publié [Constellations]. Les premiers titres contemporains sont alléchants, en effet, on y retrouve Anne van der Linden aussi en livre d’art.

pennequin_doigts116.jpgCe petit livre de Charles Pennequin se tient dans la continuité de sa recherche : exploration de la construction de soi du point de vue organico-psychologique, et ceci selon la question de l’inchoativité de la pensée et de sa mise en jeu comme trou temporel. Dès lors, si tel que le déclarait Aristote, dans son Traité des parties des animaux, « ce n’est pas parce que l’homme a une main qu’il est intelligent, mais c’est parce qu’il est le plus intelligent des animaux qu’il a une main » et si notre intelligence est ce résultat d’un dialogue intérieur sourd, lourd, empêtré du poids du passé, alors devient évident que les doigts sont les bouts extrêmes de ce dialogue, ces bouts d’où les morts en dialogue en nous parlent, d’où les morts se donnent à penser par l’acte de mouvement des doigts.

« ce n’est pas moi les doigts sont les morts tout au bout qui m’écrivent » (p.9)
« (ce sont les morts qui écrivent / dans mes doigts… » (p.38)

Ce livre est comme une approche obsédante de ces appendices qui tentaculaires, nous lient à l’espace, à l’air, aux être et aux choses. Les doigts sont le seuil où se croisent pour l’homme l’intérieur et l’extérieur, et ceci du fait d’une tuchè, bien plus intensivement que par les yeux très souvent :

« les doigts sont les trous où passent l’être »

Les doigts, ainsi, sont une nouvelle angularité de cette symptomatologie que Pennequin a commencé depuis des années, symptomatologie d’une vie née à la mort, d’une vie qui endure tout à la fois son élan irréversible de vie, de sortie du trou, et qui irrémédiablement est aspirée par la pensée du dedans du trou, pensée du dedans, du trou, qui ne laisse pas la vie à la vie, mais qui la noud sans cesse au pourrissement de sa donation.

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