Libr-critique

13 juin 2014

[Texte] Romain le GéoGrave, Elle

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Cette fois, Romain le GéoGrave nous propose un portrait de femme singulier / une étude sociale à l’acide satirique. [Dernier texte de Romain le GéoGrave]

 

Elle n’est pas une femme comme les autres. Elle est d’une autre trempe. La mettre dans une catégorie, c’est l’inclure, et elle, elle se sent tout à fait hors de tout. Hors de son corps-carapace, hors de sa tête vermoulue, hors d’elle-même face aux autres. Capacité d’exclusion puissance mille. Elle entre, aussitôt elle ressort. Elle est trop pour tout et tous. Son pas assez est de trop. La figure même de la louve, qui aurait en plus bouffé ses petits tellement elle crevait la dalle.

Plusieurs années d’errance, une errance dure de la rue à la rue, de la rue au squat, du squat au Samu, et belote et rebelote. Une errance de mec. Dure et dingue. Une errance qui fout des gnons, une errance qui casse des dents et des culs. Une errance de seringues dans le bras, une errance de sourire édenté, de pipes vite torchées derrière les poubelles, une errance de baise à plusieurs sur un matelas puant la pisse. C’est errance qui a construit son corps, à la fortune du pot. Jour après jour après nuit, la défonce a tout durcit. Son corps, son sexe, ses nerfs, son regard. On ne quitte pas errance, même à reculons et sur la pointe des pieds. Errance s’appelle errance, mais c’est vie, juste un nom donné par les autres.

Elle est une dure, une vraie, pas une faille, pas une seule, même pas comme dans les films ‘ricains, pour faire chialer, faut comprendre, son père, le viol, sa mère, l’alcool, et tout ça quoi. Non, pas un moment elle n’ouvre une faille. Elle est faille. Il faut y entrer, y grimper, s’y esquinter la pulpe des doigts, et chuter car trop lisse, trop haut, trop compliqué. Trop tout encore. C’est lisse de douleur, de fièvre, de mal qui exsude de chaque pore de sa peau vérolée par endroits. Un char d’assaut. Le nec plus ultra. De la femme hors-tech. En tous cas, c’est le cas dans le monde, dans la rue, dans la vie, aux yeux des yeux des cons. Le soir, seule, c’est une autre histoire, n’en parlons pas parce qu’elle ne veut pas et elle n’en mène pas large du tout. La petite chienne sait quoi.

Depuis le début, c’était quand ? on cherche à l’inclure dans. Tu seras bien quand tu seras in. Tu seras mieux c’est sûr, à être comme les autres. Tu seras forcément mieux car comme nous. Tu seras par nous, avec nous et en nous. Amen. Tu pourras devenir un loyer, un salaire, un bulletin de chiotte, un ce que tu veux, même incluante aussi, toi à ton tour. Un appart’, une piaule, de la bouffe dans un frigo acheté à moitié prix, une douche matin et soir, et avec de l’eau chaude en plus pas comme au Samu bordel. Le consortium des assistants est même prêt à te laisser choisir ton frigo !! Alors ?! A priori, pourquoi être contre ? Un frigo, c’est bien, rempli. Si seulement cela lui avait facilité la vie. A priori, c’est normal tout ça, mais elle veut pas être normale, elle sait pas de toutes façons. Sait pas et ne saurait pas. La normalitude, si t’es pas née dedans, si t’as pas fait tes preuves pendant dix piges d’adolescence morne de club de sport et de sortie dominicale, l’école et toutes copines qui t’aiment pas t’es grosse-rousse-ou-autre, les examens les échecs les résultats, la honte, si t’es pas entrée dans les ordres du mariage, si t’as pas essayé la recette du bonheur à base d’une pincée de mioches et un zest d’adultère, si t’as pas fait tout ça, fuck off le normal. Personne ne voit ça. Personne de l’autre côté de la vie.

Parmi tous les connards qui voulaient son bien, dès le départ se sont plantés, pas un ne lui demandait ce qu’elle voulait, elle dans son putain de crâne, elle entre quat’z’yeux. Entendu, après la misère de la rue, ils ont réussi à la stabiliser dans un à peu près de merde. Sortie de sa fange cradingue pour ce qu’on appelle une maison d’accueil. Maison, galvaudé. C’est quatre murs, un toit. Sans compter les fuites. Pas plus, pas moins, et plutôt moins d’ailleurs. Elle se trouvait aussi bien dans une maison occupée, inconnue, entourée de bâtards à quatre pattes, de cannettes, de pédés et de putes en tous genres. Z’étaient un peu chaleureux ceux-là, même merde, même chaleur humerde, au moins, au moins ça. D’accueil, d’intégration par le vide. Le vide entre les deux oreilles des assistants à chier. Le vide dans leurs yeux d’abrutis. Comprenaient rien au système ces andouilles. A son système. Elle sortait de la rue. On lui promettait un appartement. On ment, évidemment. Avant ça, c’est le processus infernal. S’échapper de l’asile Samu c’est déjà une belle affaire. Faut avoir du blaire pour se tailler de là, être plus malin, même si pas difficile vu le niveau. Et malgré son cerveau en ébullition permanente, elle s’est quand même laissé piéger. Parfois, la louve finit dans un piège, pour son malheur. Les pattes brisées. Et hop, direction l’infernal parcours. Les barreaux d’une échelle cassée, un à un. Deux par deux, trop rapide, ça donne du pain à bouffer à des travailleurs, à des politricards, des rats porteurs en tous genres. La maison d’accueil n’était pas assez accueillante, ni la première, ni la deuxième, ni la dixième. Elle a pu épuiser tout l’assistanat urbain, et plus personne ne voulait d’elle. Son projet, lequel ? volait en éclats, parce que pas un soupçon de début d’envie de projet dans ses yeux. Si, dormir. C’est tout. Scène, synthèse de dix piges de sévice social : « Bonjour S., (tutoyée, dégueulasse, déjà), bon, ça fait maintenant quinze jours que tu es avec nous (plutôt contre, c’est pas grave), on va parler un peu de ton projet (le vôtre bande de …) ». Et ainsi de suite. C’est quoi un projet après l’errance, avec la rue qui colle au fion comme la merde qui sèche à celui des chiards ? C’est du vide, juste une envie de sombrer, quel que soit le moyen. File-moi un pieu et ferme ta gueule le pédagogo !

Face à face. Me regarde pas comme une bête curieuse, tu veux me baiser, pourquoi pas, tu m’auras d’une façon ou d’une autre, tant que tu me laisses dormir.

L’aventure ne s’arrête pas là, elle entre dans le lieu qui réinsère. Magie. Visite. Premier sentiment, hôpital psy, bordel, pris pour des tarés. Elle voit un éduc derrière le cul d’une bonne femme, il faut manger tout son repas, tutoiement, une ferme avec des bestiaux, cochonnes. C’était il y a dix ans, c’était en 1950, en 1890, la charité socialiste ou chrétienne, dame patronnesses pas encore crevées salopes, on ne change pas les systèmes qui déraillent, les sévices internes qui dérapent. On A-ME-LIO-RE ! Elle a cru, un petit peu, trouver vie et repos. Que dalle. Conflits perpétuels. Clopes, pas toujours, défonce, oublie, bouffe, tu payes, erreur tu dégages. Z’ont tenté ces têtards. Elle a vu des bonnes femmes comme elles finir comme les autres, à assister les assistés. Elle a refusé. Car elle savait que les assistés étaient vicieux, anar, refusants, hors du soin, hors sujet, hors thème, pas prêts à recevoir, prêts à bousiller et se bousiller. Tout comme elle. Elle s’est mise en échec, alors, refusant l’échiquier. Désespoir des A.S. Elle est repartie en rue, puis un jour, les allers-retours, stop, il faut bien se fixer un jour. Construire son pas-chez-soi, un lieu identifié.

Elle a fixé une tente. Ce jour-là, l’énergie l’a abandonnée, pas tout à fait définitivement. La tente, sur une place, sur un square, plus bouger, pas bouger, gentil chien-chien. Plus la force de mordre, mais encore capable d’emmerder, un peu, les voisins, les fli-flics, les éboueurs, les gardiens de ceci-cela, surtout les professionnels du care. Elle s’est enlaidie, dents perdues, gueule ravagée, mais elle est seule, elle croit qu’elle se sent bien, personne ne la juge le mercredi 12 à 16h30 quand elle a loupé un rendez-vous crucial pour sa survie, elle veut plus rien si ce n’est être peinarde. Peut-être un peu plus de verdure, bah voilà, insérée, comme tous les propriétaires, veut un plus grand jardin ! La société a accompli sa mission, pour une fois, un but atteint. La société va la compter, la dénombrer, la classer, étude genrée, population en souffrance, victime, chiffrage, on publiera un rapport, classique, rien d’évident mais rien d’inventé, politique emparée, objectifs fixés, la prochaine sera la bonne.

11 décembre 2013

[Texte] Romain le GéoGrave, – la pièce – [Libr-@ction – 14]

À déclamer partout… cet extraordinaire agencement répétitif  – libre & critique… En cet avant-fête de dindes, faites vôtre cette Libr-@ction… [Lire Libr-@ction 13]

 

dans une pièce sans fenêtre

des mecs enfermés attendent des pièces

ce n’est pas une pièce sans fenêtre c’est la rue

mais le décor dans leur tête c’est sans fenêtre

parce que de toutes façons ils ne peuvent pas tirer le rideau pas de décor pas de jeu pas de pièce de théâtre

le théâtre n’est pas jeu n’est pas virtuel ou alors ils sont bons acteurs ces mecs leurs yeux ne sont plus des fenêtres

des yeux qui ne regardent pas par la fenêtre

des yeux fermés comme leur poing sur la petite pièce mais

fermé le poing n’accueille pas la petite pièce ils se renferment alors un peu les poings au fond des poches

vides parce que trouées le

vide remplit alors ils attendent les yeux dans le

vide qu’une bonne mère de famille passe mais aujourd’hui il n’y aura pas l’enchantement de la maman qui aime tout le monde

il n’y aura que désabusé et compagnie tristes sires la cravate au vent qui passent rapidement presque

ils marchent presque

ils sont presque

tout est presque

ils foulent le macadam mais le macadam bouge le macadam remue mais le macadam n’est pas macadam c’est un macchabée non une sorte de fusion entre l’être et le bitume

pas encore il faut pour que le macadam devienne macchabée la douce alchimie politique de l’hiver

pas l’hiver le temps le froid la bise la météo les feuilles l’humide non l’hiver des cabinets feutrés des chauds bureaux

il fait bon être dans ces cabinets les costumés pensent à leur panse mais un peu aussi à celle des mecs qui sont dehors qui se macadamisent

ceux qui n’ont plus de fenêtre dans leur tête pour s’évader et pour eux il n’y a guère que la fenêtre ouverte sur la pils

et donc ces braves gens heureux se soulèvent de leur siège pour se resservir un café avant de négocier avant de parlementer

parce que parlementaire ça parlemente avant de faire un bras de fer parce qu’il y a des enjeux et que les enjeux ça n’attend pas

et là les petites pièces elles tombent plus vite que les feuilles en automne et là il faut absolument que le fric sorte des poches

et là les poings ne sont pas fermés les mains s’ouvrent

et là les petites pièces sont plutôt grosses

et là les mains se referment plus vite que les fenêtres qui claquent dans la tête des mecs

et là plus question de récupérer son fric de taper un coup de grole dans la sébile

et là finalement le poing refermé demande encore du fric parce qu’il ne fait pas assez chaud dans ce bureau

parce que même s’il fait froid dehors et bah les mecs dehors ils s’en tapent qu’il fasse encore plus chaud dans les bureaux

parce que de toutes façons ces mecs laissent les fenêtres ouvertes alors pourquoi se plaindre parce qu’en plus ces mecs ils sont les machinistes les preneurs de son et les cadreurs de cette pièce audiovisuelle qu’ils ne savent même pas qu’ils jouent

parce qu’en fait on les baise ces mecs et ces mecs se faire baiser ça leur est finalement bien égal tout dépend de qui les baise et pour quel service après tout

parce que les poches vides les poings fermés les fenêtres qui claquent les vitres qui volent en éclat tout ça c’est de la littérature et on sait bien que la littérature ne nourrit pas ces mecs

 

ASSEZ ! je vais gueuler sinon ! je vais me mettre entre parenthèses (plantons-le ce putain de décor ! alors voilà ! c’est simple on prend des parvenus des vulgaires des irrespectueux des avides de pouvoir des poufiasses en blond des camés au pouvoir des abrutis du social ! on mélange mes amis on mélange ! et on concasse et on filtre ! et malheureusement il n’y a que de la bouillie d’anus qui en sort ! de la merde ! bref l’enchantement poétique c’est pas pour demain ! et on négochie on négochie on chie des convenchions ! à la pelle à merde qu’on en sort ! et tout ça se déroule dans une pièce pleine de fenêtres ! alors là pour le coup des fenêtres ! on voit on se voit on s’entrevoit on se revoit on fait plus que s’apercevoir ! on revient vers et on repart dans ! des poings aussi ! sur la gueule que les mecs pourraient les voir mais c’est sur la table qu’ils reposent ! en paix ! en paix bien fermés sur la petite pièce ici la pièce c’est du chèque en barre c’est pas du sang provision ! ici dans cette pièce à fenêtre les provisions avec le chèque on peut en faire pendant dix ans ! mais ce fric c’est pas du tout pour ça ! pour aider les qui ! les macadamisés les vieux les pauvres les pauvres vieux ! avec leur gueule de faux Christ abusés ! là maintenant juste maintenant il faut cesser les mots ! tous les mots ! les mots qui se disent dans les bureaux ! et ceux qui ne se disent surtout pas sur le macadam ! les mots ne sont plus nécessaires ! maintenant ! juste maintenant ! ils doivent disparaître progressivement ! les mots ! plus de mots pour dire ! de mots pour dire de mots pour dire ! les mots sont pourris ! les mots sont hâves ! les mots sont mal rasés ! les mots puent des pieds ! les mots sentent le picrate de derrière les fagots ! les mots princes de la mendicité ! les mots sont gelés ! les mots survivent sous les couvertures ! les mots c’est la queue à la soupe populaire ! les mots sont assuétude ! les mots tox ! les mots sans-papiers ! les mots mange-merde ! les mots parlent polak ! les mots sont des bougnoules et des niaks ! les mots squattent la langue ! les mots ont des projets ! les mots ironisent les situations ! les mots ne demandent plus rien ! les mots veulent tout ! les mots sont tout ce que ne sont pas ces mecs ! les mots les font disparaître dans des définitions des classements des recensements ! les mots sont enfumés ! les mots sont quotidiens ! les mots emmerdent tout le monde ! mot à mot les mots n’ont plus de sens alors voilà)

 

et maintenant que je sors de la gare et que je piétine sur le macad’homme, je me rends compte que je me fonds moi-même dans le bitume. je ne m’en fais pas, il fait froid mais je suis couvert. je ne crains rien à ce moment. j’observe, comme à mon habitude, les conditions de vie des mecs. je pourrais faire partie de ce groupe de mecs, puisque les mots peuvent le dire, alors je peux le faire. tu peux le faire, espèce d’esclave. au moment où je suis prêt de m’effondrer, une main me rattrape. cette même main a un bras et au bout du bras un mec. le mec me tient par la main. c’est bien la main d’un mec, d’un mec qui s’est macadamisé, d’un mec solide tout de même je sens sa poigne ferme presque douloureuse dans mon avant-bras. le mec a une voix, la voix me dit de me barrer de là, que je n’ai rien à foutre ici. pour une fois, je le prends au mot. si c’est un mec qui le dit, il faut le croire, il y a des moments où les mots vous sortent de la merde, vous ramènent chez vous. je sors de mes songes et je repars vers la gare. il y a belle lurette que je ne me rends plus compte de l’espace qui me sépare du macadam. cette fois encore je suis tiré d’affaire. par un mec. l’un d’eux.

14 juin 2013

[Texte – série] Romain le GéoGrave, Heures supplémentaires (3)

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Rapport, rapport aux autorités et institutions – y compris littéraires -, rapport au sexe, rapport à l’écriture… Toujours aussi décapante cette troisième livraison… [Lire la deuxième]

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14 mai 2013

[Texte – série] Romain le GéoGrave, Heures supplémentaires

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Vous reprendrez bien quelques heures supplémentaires, série de Romain le GéoGrave lancée début mai, qui ressortit aux écritures critiques du/au travail. [Lire la première livraison]

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3 mai 2013

[Texte] Romain le GéoGrave, Heures supplémentaires

Nous sommes heureux de vous proposer la nouvelle série de Romain le GéoGrave, qui ressortit à la catégorie des écritures critiques du/au travail.

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20 décembre 2012

[Texte] Romain le GéoGrave, pars, cours/profil du type-hic/tragi-comédie brusselo-européenne/typologie barbaro-clownesque

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Toujours aussi GéoGrave, celui dont il faut relire le texte sur les SIF (Sans Identité Fixe) vous souhaite un joyeux No-fiel…

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27 juillet 2012

[Texte] brièvement chronique, par Romain le GéoGrave

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Plus GéoGrave que jamais, Romain vous souhaite un bel-été – à sa façon… [Romain le GéoGrave sur Libr-critique]

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19 janvier 2012

[Texte] Romain le GéoGrave, Éléments pour une journée de merde

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Voici la suite de "Terminal Eurostar", que vous êtes nombreux à avoir lu.

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26 novembre 2011

[Texte] Terminal Eurostar, par Romain le GéoGrave

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Dans "Terminal Eurostar", qui fait suite à ses "Déclinaisons" et écho à Vivre et penser comme des porcs du regretté Gilles Châtelet (1998), nous retrouvons le regard caustique du GéoGrave sur notre société secturitaire et beaufbarbare…

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6 octobre 2011

[Dossier sur la subversion – 19] Romain le GéoGrave, Déclinaisons

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Ce texte caustique fait écho à "Sans Identité Fixe", qui constituait la 17e livraison du Dossier.

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21 septembre 2011

[Dossier sur la subversion – 17] Romain le Géograve, S.I.F. (Sans Identité Fixe)

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Nous retrouvons Romain le Géograve – à qui nous devons, entre autres, des chants de l’exil et une contribution au dossier sur "la démo(n)cratie en France" –, qui prend à contrepied l’idéologie dominante. [Lire la dernière livraison du dossier sur la subversion]

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4 septembre 2010

[Dossier] De la démo(n)cratie en France… (3/5)

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"Je me suis pâmé, il y a huit jours, devant un campement de Bohémiens qui s’étaient établis à Rouen. – Voilà la troisième fois que j’en vois. – Et toujours avec un nouveau plaisir. L’admirable, c’est qu’ils excitaient la Haine des bourgeois, bien qu’inoffensifs comme des moutons" (Flaubert, Lettre à Sand du 12 juin 1867).

Au moment même où partout en France se déroulent des manifestations contre la xénophobie à l’appel de la Ligue des droits de l’Homme, nous avons tenu à programmer ce large extrait de "R.O.M", écrit par le poète slameur Marc Alexandre OHO BAMBE – dont on pourra visiter le site –, qu’accompagne la carte d’un monde renversant/renversé dont l’auteur est le "géograve" ROMain LIAGRE.

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