Libr-critique

3 mai 2008

[News de la blogosphère] Programme du dimanche 4 mai / 12 H

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  Avec le printemps et le ciel bleu, Libr-critique reprend ses émissions dominicales en direct sur Internet ! Nouvel horaire : 12h00

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7 juin 2007

[News] Soirée « JAVA is not DEAD »

Filed under: News,UNE — Étiquettes : , , , , , , , , , — Hortense Gauthier @ 7:53

java_snotnotdead-5.jpgDans le cadre des Périphéries du 25e Marché de la Poésie à Paris, une soirée à ne pas rater : JAVA is not dead, au Point Ephémère à 18h le dimanche 10 juin – entrée libre.
La revue Java s’est arrêté l’année dernière, mais pas le trio qui la dirigeait. Jean-Michel Espitallier, Vannina Maestri et Jacques Sivan continuent leur exploration des formes poétiques, aussi bien à travers le livre, la lecture, la performance, que le son ou la vidéo. L’après JAVA se fait en musique, rock, electro, expérimental, textes et sons, Petit Robert et grosse caisse, cordes vocales et électricité. En programmant des musiciens venus d’horizons différents et en mêlant leurs voix aux voix de l’électricité, du rythme, des riffs, les trois poètes vont déplacer une nouvelle fois les territoires de la création poétique.
On pourra voir des performances de Jean-Michel Espitallier et Vanina Maestri , écouter Prexley, groupe punk rock et alentours, crée par Laurent Prexl, et dans lequel Espitallier joue de la batterie, ainsi que Kasper Toeplitz, l’excellent compositeur et bassiste, qui oscille entre rock et musique contemporaine. On pourra aussi découvrir le travail de Jacques Sivan et Cédric Pigot, musicien de la scène expérimantale qui développe une ambiant bruitiste et des paysages sonores envoûtants, ils s’étaient rencontrés autour de la création de Koundri [Jacques Sivan, vidéo Philippe Boisnard, son Cédric Pigot] lors de la soirée Leurres, SourNoiseries et autres Stratégies, organisée par la revue Talkie-Walkie et LO Moth à éof en mai 2006. La poésie moléculaire de Sivan a rencontré la musique granulaire et vibrante de Pigot, pour créer une poésie sonore mouvante, sombre et palpitante de toute beauté.

24 avril 2007

[Chronique] Vingt ans de « revue des revues »

revdr.jpgLa Revue des revues, n° 39, numéro spécial 20e anniversaire : 1986-2006, mars 2007, 128 pages, 15,50 € ISBN : 978-2-907702-45-4
Site : www.entrevues.org
Lors des « Ã‰tats généraux des revues » (Caen, 10-11 octobre 1997), organisés un an après le dixième anniversaire de La Revue des revues, Olivier Corpet, son directeur, plaide une cause qui semble perdue d’avance puisque les revues « ont toujours mauvaise presse ou – plus prosaïquement – pas de presse du tout. Ni visibilité réelle, ni reconnaissance suffisante » (n° 25, 1998, p.8). S’il défend « la cause (é)perdue des revues », c’est que dans cet organe de l’Association Ent’revues qui collabore avec l’Institut Mémoires de l’Édition Contemporaine (IMEC), il s’agit de prendre partie en faisant prévaloir la spécificité de la forme-revue et l’originalité des pratiques, en martelant ses revendications et en appelant à la mobilisation. C’est dire que le pari de La Revue des revues est de privilégier le discours communautaire, qui représente des intérêts collectifs (au double sens de goûts et de bénéfices symboliques) : la forme-revue doit passer avant l’appartenance disciplinaire.

Ce trente-neuvième numéro, numéro spécial 20e anniversaire (1986-2006), n’oublie pas de se faire également l’écho des difficultés que rencontrent les revues pour obtenir des subventions, être diffusées, médiatisées…et lues, tout simplement, le trop petit nombre d’abonnés étant, selon Monique Pourkat, « le mal sourd des revues »… Aussi, ce « passeur de revues » qu’est Serge Safran ne peut-il que déplorer la réduction de l’espace réservé aux revues dans la presse actuelle : « voilà le principal problème, dramatique à mes yeux en raison de la diversité assez impressionnante des revues et de leur nombre paradoxalement toujours en augmentation » (p. 92). Et non seulement ses notices n’ont plus qu' »une simple valeur informative », mais en plus il lui est impossible « de citer des auteurs rares ou quasiment inconnus d’un supposé large public » (p. 93).

Mais surtout, entre la couverture qui arbore une mosaïque bigarrée d’anciens numéros et l’hommage à cet « homme de revues » qu’était Pierre Vidal-Naquet, qui avait accordé un entretien peu avant sa disparition à la fin de cette année 2006, l’Avant-propos récapitule les quatre fonctions d’une revue : « anticiper sur les questions du monde » ; « cueillir à leur naissance les écritures et oeuvres nouvelles » ; prendre du recul pour offrir sur l’événement une réflexion plus approfondie ; « constituer à l’infini ce « dépôt de savoir et technique », pour reprendre un titre de Denis Roche, qui deviendra archives quand elles seront ces mortes précieuses et éloquentes dans les mémoires de nos bibliothèques ». Au reste, cette livraison exceptionnelle rappelle aussi la raison essentielle de faire et de lire des revues : ne « rien manquer de notre temps », comme le préconisait Sartre lors du lancement des Temps modernes en octobre 1945. On trouvera encore divers témoignages sur l’intérêt des revues. Béatrice Mousli : « Le monde de la revue est le reflet de celui des hommes : imprévus, retournements, surprises, coups de théâtre sont au rendez-vous de chaque numéro ou presque » (p. 29) ; Emmanuel Laugier (L’Animal) : « il importe d’être saisi, interrompu, nous aussi, par des textes, des auteurs, de ré-inventer une passion de la transitivité, soit ce qui permet même au contemporain de s’envisager à nouveau comme résistance à toute clôture (Laurent Jenny) » (p. 61)…

A l’occasion de ce vingtième anniversaire, la rédaction ayant eu la bonne idée « de faire table ouverte ou plutôt pages offertes à d’autres revues », il nous est possible de réfléchir sur un échantillon assez représentatif : une vingtaine de publications, dont l’histoire, inachevée pour la plupart, est plus ou moins longue (entre un et cent cinquante ans). On notera au passage que les nouvelles venues, emboîtant le pas à leurs aînées, rivalisent d’ingéniosité dans le choix de leurs titres. Le Canard en plastic, « objet littéraire et graphique de navigation libre » qui se singularise par « le regard en biais, parfois espiègle » et l' »espace de création sauce coin-coin » qu’il propose (pp. 107-108) ; Monsieur Thérèse, dont la couverture, réalisée par Guillaume Meiser, exhibe une langue sous toutes ses aspérités, si l’on ose dire…Ou encore : Boudoir & autres, Bunker. Revue hétérogène sans protection, Le Chasse-patate

A ne considérer que les seules revues littéraires, quelques distinctions s’imposent, qui sont également valables pour l’ensemble des revues dont on (re)découvre avec plaisir les reproductions au fil de la centaine de pages qu’atteint le dossier, sur les bandeaux de gauche et de droite. Outre le modèle de la revue intellectuelle généraliste (Études), se trouvent représentées les revues multipolaires (Pleine Marge, L’Animal, Passage d’encres…) et les revues spécialisées : poétique (Java), philosophique (Le Philosophoire), dramatique (Cassandre), surréaliste (Infosurr)…Et force est de constater que le mode de fonctionnement avant-gardiste – selon lequel la publication est l’expression, esthétiquement et idéologiquement définie, d’une chapelle, d’un groupe assez homogène – est bel et bien relégué au second plan : la revue élective, nucléaire, a cédé le pas à la revue, sinon éclectique, du moins polynucléaire. Par ailleurs, en cette période de mutation, les revues qui affichent leur parti pris de « tenir au papier » (Cassandre), se focalisant sur les caractères matériques spécifiques (couverture, qualité du papier et des reproductions, mise en page…), contrastent avec toutes celles qui s’ouvrent au multimédia.

Enfin, l’aventure de Java (1986-2006), « revue de mauvais genre » qui, assumant un héritage critique des avant-gardes historiques, s’est voulu lieu d’expérimentations multiples, permet de mettre en évidence quelques règles du champ revuiste.
1. Une revue naît pour « donner un support à une communauté virtuelle qui demandait à exister réellement », selon la formule de Vincent Citot (Le Philosophoire).
2. Elle s’arrête lorsque ses responsables se recentrent sur leur propre écriture, que l’innovation fait place à la gestion et qu’il est temps de laisser le champ libre à la plus jeune génération, à d’autres expériences en tout cas. A ce propos, la déclaration de Jacques Sivan est tout à fait révélatrice : « La revue papier ne suffit plus, à elle seule, à inventer la multiplicité de lieux capables, de par leur spécificité (blogs, sites internet, affiches, vidéos, etc.), de poursuivre ce travail de détournement, de réactivation de situations les plus diverses et les plus inattendues. Voilà pourquoi, me semble-t-il, il était nécessaire de laisser la place à une véritable constellation de petites structures très réactives et offensives (…) » (p.35).
3. « C’est quand une revue s’arrête qu’elle peut se mettre à tracer le périmètre des espaces sur lesquels elle a opérés » (Jean-Michel Espitallier, p. 33).

3 avril 2007

[Vlog] Interview de Jonas Magnusson co-responsable de la revue poétique suédoise OEI

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magnusson.gifC’était lors de son dernier passage à Paris que nous avons rencontré Jonas Magnusson, grâce à Jacques Sivan et Vannina Maestri. Jonas Magnusson co-dirige la revue OEI, sorte de pavé de 700 pages pour le numéro qu’il nous a offert où sont aussi bien des poètes que des plasticiens qui ont un rapport à la poésie ou au langage. Nous reviendrons prochainement dans une chronique sur ce numéro.

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17 février 2007

[Livre] Vox Hôtel, collectif, présenté par Jean-Paul Curnier et L’art e vivre

vox-hotel.jpgVox Hôtel, éditions Néant, présenté par Jean-Paul Curnier et L’art de vivre, 157 p. accompagné de 3 CD-audio. ISBN : 2-914655-04-5, 25 €.
4ème de couverture :
9 textes
9 pièces sonores
Neuf auteurs, neuf formes totalement différentes de travail, neuf univers littéraires singuliers où les sonorités, les sculptures opérées dans la langue et dans les mots sont une façon à chaque fois unique et absolument aboutie de faire émerger du sens.

À l’invitation de Jean-Paul Curnier et de l’Art de vivre, Stéphane Bérard, Jean-Michel Espitallier, Christophe Fiat, Suzanne Joubert; Sabine Macher, Vannina Maestri,Nathalie Quintane, Jacques Sivan et Laurence Vielle ont écrit neuf pièces sonores, réalisées à l’Atelier de création de L’Art de vivre dans un esprit d’expérimentation et d’invention adéquate à chaque oeuvre.
C’est l’aboutissement de ce parcours qui est présenté ici sous le nom de Vox Hôtel.

Premières impressions :
[lire la chronique.]

26 janvier 2007

[News] Manifesten – Rencontres Internationales d’Interventions Poétiques de Limoges

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16_affiche_cauwet.jpgDe Al Dante à Manifesten … la suite des événements …
L’année commence bien, Laurent Cauwet relance la machine, par lectures, performances, rencontres, conférences, expositions, projections …
Du 31 janvier au 6 mars 2007 à Limoges
manifesten_dossierpresse.pdf [Fichier PDF à télécharger]

Mercredi 31 janvier :

18h00, galerie de L’ENSA : vernissages des expositions :

– Franck Leibovici :
Low intensity conflicts, part. XIV ;

– Mail art : hommage aux fondateurs.

20h00, café du théâtre de l’Union : soirée lectures/performances, avec Édith
Azam, The cut up conspiracy (Sylvain Courtoux & Jérôme Bertin), Julien Blaine et Charles Pennequin.

Suivi, à 22 h 00, d’un concert de musique électronique :
Asymétrie. Organisée par les éditions Dernier Télégramme.

ENSA : 19 avenue martin luther-king. THÉATRE DE L’UNION : 20 rue des
coopérateurs

Jeudi 1er février :

16h00, cinéma : le cinéma expérimental de Henry Hills – en présence de l’artiste
(proposition de Marion Naccache, en partenariat avec l’école d’Art).

18h30, Galeries Olga : vernissage de l’exposition de « La Rédaction »
(représenté par Christophe Hanna) : Nos visages-flash ultimes.

19h30, galerie Lavitrine : vernissage de l’exposition de Julien Blaine,
L’Oraltoire.

À 20h00 : «Déclaraction » de Julien Blaine ; suivi d’une intervention sonore de Olivier Quintyn.

OLGA : 9 rue jeanty sarre. LAVITRINE : 4 rue raspail.

Vendredi 2 février :

10h00, Salle de conférence de la Bfm : Qu’est-ce qu’une écriture poétique
aujourd’hui ?
Performances théoriques 1, avec Alain Frontier, Julien Blaine et
Christophe Hanna

14h30, salle de conférence de la Bfm : Performances théoriques 2, avec Franck Leibovici, Charles Pennequin et Olivier Quintyn.

17h30, auditorium de la Bfm : cinéma expérimental, court-métrages de Miguel Soares, Marisela LaGrave, Ernesto Neto & Marcao, Tom Jarmusch, Harmony Korine, Johan Grimonprez.

BFM : 2 rue Louis Longequeue.

Samedi 3 février :

17h00, galerie Lavitrine : rdv à l’annexe, autour de la Société Mobile.
Présentation de Laurence Denimal.

de 15 heures à 19 heures, du mercredi 31 janvier au samedi 3 février, à
Lavitrine : installation/performance de la Société Mobile (Laurence Denimal).

LAVITRINE : 4 rue raspail.

Mardi 6 mars :

19h00, galerie Lavitrine : lectures/performances de Bernard Heidsieck, Jérôme Game, Jacques Sivan et Vannina Maestri.

21h00 : buffet rock.

LAVITRINE : 4 rue raspail.

Mercredi 14 mars :

15h30, au CRDP : présentation des ouvrages Création poétiques au xxe siècle
(2004 – CDrom – crdp/académie de grenoble) ; et Jalons pour la poésie – de
Ronsard au numérique
( c o – é d i t i o n weblettres/scérén, 2007) par
Caroline D’Atabékian, présidente de l’association weblettres.

CRDP LIMOUSIN : 39f rue camille guérin.

28 octobre 2004

[livre] Nouvelles Impressions d’Afrique de Raymond Roussel

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>> Nouvelles Impressions d’Afrique, mise en couleurs et post-face de Jacques Sivan, éditions Al dante, 360 pages, ISBN : 2-84761-045-6, 32 €

Extrait de la postface :

Le livre optique

Dans la mise en couleurs de N.I.A, on a non seulement voulu tenir compte des régimes et intensités de la langue, mais on a voulu tenir compte aussi des fonctions et associations souvent ambigües que R. Roussel leur assigne dans l’ensemble de son oeuvre. Nous ne prétendons pas avoir répondu à son souhait. Nous avons simplement voulu rendre justice à cet aspect novateur de son travail. Grâce à lui, la couleur n’a plus simplement une fonction descriptive ou suggestive. Elle est radicalement active. Elle est plus qu’un repère pour l’oeil puisqu’elle permet, comme nous venons de le voir, de passer à un régime d’écriture à un autre.

Note :

Il s’agit bien ici d’un livre historique, puisque c’est la première fois que nous est donnée l’expérience de voir en couleur ce livre de Roussel. Le travail de Jacques Sivan n’a pas été seulement celui d’un coloriste, mais c’est à partir de toute une réflexion passant entre autres par Wittgenstein, à partir duquel il va impliquer, et ceci en liaison étroite avec les N.I.A : « La langue est dynamique parce qu’elle est perpétuellement en travail. Elle n’en finit pas d’accoucher d’elle-même. Non pas comme une réflexivité rigide et narcissique, mais dans la multiplicité de ss régimes et densités. Régimes et densités de couleurs qui sont les intensités plurielles de la langue. »

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