Libr-critique

3 décembre 2017

[News] News du dimanche

En ce premier dimanche de décembre, LC vous propose trois RV avant la trêve des confiseurs : avec Jérôme Bertin dont vous découvrirez le nouveau récit aux inventives éditions Vanloo ; avec Stéphane Korvin et Maud LÜbeck à la Maison de la poésie Paris ; avec la collection "Le cinéma des poètes" (à offrir : préférable à bien des "beaux-livres"…).

â–º Mardi 5 décembre 2017 à 17H00, Prado Paradis Librairie (19, avenue de Mazargues 13008 Marseille) : lecture de Jérôme Bertin (Célébration, éditions Vanloo, novembre 2017, 88 pages, 12 €)

Le dernier roman de Jérôme Bertin se passe tout entier dans un HP. Il s’appelle Célébration parce que, en tant que poète, il serait temps que Jérôme Bertin célèbre la beauté du monde ou au moins qu’il mette un peu d’enthousiasme à s’extasier sur les fleurs qui poussent entre les pavés. (D’où la fleur sur la couverture de son livre).
Célébration ininterrompue de la vie sous camisole chimique, ce qui veut dire l’humiliation des bonshommes humiliés, et la plongée dans un réel qui n’est que le réel d’un HP, et ça tombe bien, nous n’y vivons pas.
Dans un langage ciselé, coupé à la hache, hâtif, aiguisé comme un rasoir, massacré à la tronçonneuse, Jérôme Bertin attend le dimanche d’après.

Extraits :
"Les fous sont foutrement réveillés. Ils voient tout, et c’est bien ce qui leur est insupportable. Se faire une juste idée de la vie mène à l’asile, sachez-le, et laissez la télé allumée. À décrire c’est du Bosch. Les cachets nous abîment, ils nous enlaidissent, nous font baver, nous rendent bouffis quelquefois" (p. 6).
"Il bloque sur mon livre de Bukowski. Il veut savoir si c’est bien. C’est le plus grand poète du 20e siècle je lui rétorque, égayé par son intérêt soudain. Je lui explique le cas Bukowski, l’écrivain le plus lyrique depuis Georg Trakl, amoureux des femmes, détestant la destruction, attentif à la voix du peuple, la comprenant, la retranscrivant au plus juste, boxeur et gouailleur, amateur de Brahms et de braquemart. Il semble convaincu et me demande si je veux bien lui prêter le bouquin, ce que je fais avec plaisir. Karim se lève, me remercie en me tapant dans la main, puis retourne souffrir dans sa turne. Saint-Bukowski préserve-le. Préserve la victime, paie-lui un verre" (p. 50).

 

â–º Dimanche 10 décembre, de 17H à 18H30, Maison de la poésie Paris : Lecture musicale La Fabrique #10 Stéphane Korvin & Maud Lübeck
Cycle proposé par Séverine Daucourt.
La Fabrique invite un poète et un chanteur qui ne se connaissent pas. Ils doivent partager un moment scénique d’une heure autour de ce qu’ils ont, ou non, en commun, en plus de la voix et des mots. Stéphane Korvin, poète, manie la langue comme le dessin, en aiguisant la beauté jusqu’à la douleur. Il photographie aussi, et a fondé la maison d’édition Brûle-Pourpoint où il réédite de merveilleux disparus. Maud Lübeck décline le verbe “séparer” entre ombre et lumière, aussi mélancolique, délicate et rêveuse qu’effrontée, austère et lucide. Elle chantera seule en s’accompagnant au piano.
À lire – Stéphane Korvin, « Bruant Fou », Fidel Anthelme X, 2017. « Forêts », Fissile, 2017 / « ce naufrage », Littérature mineure, 2017.
À écouter – Maud Lübeck, « Toi non plus », Volvox music, Finalistes, 2016.
Tarif : 10 € / adhérent : 5 €

â–º Jeudi 21 décembre, 18H30-20H30, Librairie du Cinéma du Panthéon (15, rue Victor Cousin 75005 Paris) : présentation de la collection dirigée par Carole Aurouet aux Nouvelles éditions Place, "Le Cinéma des poètes"

Les douze premiers volumes de 128 pages (pour 10 € !) sont centrés sur la première moitié du XXe siècle qui a vu naître et se développer cet art nouveau : si le cinéma est d’abord censé viser un "réalisme intégral", il fascine surtout parce qu’il offre "la vision d’un œil, d’un œil mécanique, d’un œil extra-humain", celui-là même qui révèle "ce qu’il y a d’étranger en vous. Le singe" (Cendrars)… Blaise Cendrars, précisément, qui a écrit sur Charlot pendant quarante ans, y voit son "hydrothérapie". D’abord enthousiaste, Max Jacob se montre rapidement très critique : "Ce n’est pas faire de l’art cinématographique que de mettre de la poésie, fût-elle moderne, en images. La poésie est justement le contraire des évocations par trop concrétisées".
Cette collection, qui se focalise sur les textes théoriques des grandes figures de la poésie contemporaines, nous fait (re)découvrir André Delons (1909-1940), à la fois critique de cinéma et poète du Grand Jeu ; Nicole Vedrès, la réalisatrice de Paris 1900 (1946), cette "transposition poétique" devenue mémorable… Laquelle dresse un parallèle entre montage cinématographique et travail de l’écrivain.

Sans oublier l’un des opus les plus réussis, élaboré par la directrice de collection elle-même. En quatre chapitres, la spécialiste de Prévert évoque la poésie cinématographique de l’illustre écrivain qui était fasciné par les burlesques américains et par Fantômas : les ciné-textes des années 20-30, son cinéma visible (les grands films des frères Prévert et de Carné/Prévert) et invisible ("scénarios détournés", c’est-à-dire qui n’ont pas abouti à des films tournés). Humour et détournement surréaliste au programme ! Sans oublier que Carole Aurouet a su faire revivre pour nous tout un monde fascinant. /Fabrice Thumerel/

4 avril 2014

[Livres] Libr-kaléidoscope (2), par Périne Pichon et Fabrice Thumerel

Le principe du Libr-kaléidoscope est de présenter une sélection des nombreux ouvrages reçus – qu’ils fassent ensuite ou non l’objet d’une chronique à part. Dans cette deuxième livraison de 2014 : Laurent ALBARRACIN, Le Citron métabolique (éditions Le Grand Os) ; Luis BEÑITEZ, Les Imaginations (L’Harmattan) ; revue AKA, série Z :/ (Marie Cosnay, Stéphane Korvin, Christophe Manon et Marie de Quatrebarbes).

 

â–º Laurent Albarracin, Le Citron métabolique,  éditions Le Grand Os, 71 pages, 9 euros, ISBN : 978-2-912528-18-6.

Le citron y est ici pressé, épluché, pressurisé dans toutes ses formes et dans tous ses sons :

beaucoup de

mais aucun pour empêcher

la hache

du chaque

dans le tronc

de l’ici

L’acide du fruit ainsi disséqué semble avoir altéré le langage ; celui-ci se décompose en syllabes « ci » et « on », et « tronc », pour composer le poème. Une conséquence de l’épluchage : cet adverbe « ici » qui ne cesse de s’affirmer. Il creuse, par sa présence incisive, un moule pour le fruit absent mais pourtant « ici » et presque « là ». Transformé en nom, « ici » en vient également à désigner le texte comme un lieu ; dans le mot « citron » se crée alors comme un espace-lettre doté d’une ampleur et d’une profondeur où prennent place des « pépins /comme des ballons ».

Ce lieu reste hypothétique puisque le poème est au conditionnel. Un mode sous-tension, entre le possible et l’inexistant, pour décrire un monde aux allures de promesse. On est suspendu au « presque », piqué par l’acidité de l’agrume. Et par les jeux de langage du poète qui dessine un univers sphérique, où les extrémités se touchent et le peu devient « [ …] l’ombre/ du beaucoup ». Partis du jeu des sons, les mots se rapprochent : « côtelé » et « cauteleux » ; « oscillation », « vieille scie du monde », et fournissent l’illusion d’une similitude tronquée. Les lettres sont toujours les mêmes, pourtant les noms changent. Ce processus familier devient étrange quand il part d’un zeste d’agrume.

Attention, le citron n’est pas le support du poème (comme chez Francis Ponge), mais bien sa matière. Il est transformé plutôt que révélé. Toutefois, cette transformation s’inscrit dans un cycle : il donne la matière pour créer le texte, et le texte retourne au citron, comme dans ce petit chiasme : « citron tel/ que citron/ se donne ». La forme même du poème – des vers coupants parfois réduits à un mot – participe à la décomposition du signifiant « citron ». Décomposition nécessaire pour produire quelque chose de nouveau, comme d’autres mots s’agençant autrement, pourtant soumis au même processus de dégradation/transformation. Ainsi se crée un « métabolisme » poétique. /PP/

 

â–º Luis Beñitez, Les Imaginations, traduit de l’espagnol par Jean Dif, L’Harmattan, hiver 2013, 74 pages, 10,50 €, ISBN 978-2-343-01558-3.

 

La poésie de Luis Beñitez relève d’un jeu de collage et de surimpression d’images, dans la continuité des poètes surréalistes. Il s’ensuit une rupture dans le poème, une dissonance qui fait basculer le texte dans l’absurde. Cette mise en scène de l’absurde va de pair avec un regard désenchanté, facilement cynique, sur le monde. On perçoit la figure d’un énonciateur-observateur regardant et jugeant avec distance, son monde, son écriture voire la situation du lecteur en train de lire : « Dans cette salle où le poème, parcouru ligne à ligne,/ Est écouté ou lu distraitement,[…] ». Le lecteur se trouve d’ailleurs mis à contribution à plusieurs reprises.

Ainsi, les objets, événements sont réfléchis par l’écriture, comme dans un miroir qui permettrait à la fois de les éloigner et de les observer :

« Le bateau que je vois dans le miroir

Demeure difficilement gouvernable

Bien que

Nous entrions comme des bovins

Dans cet autre enclos du temps 

[…]»

(« Bucoliques/Théologie »)

Ces techniques de montage par collage, de mise à distance, rapprochent l’écriture des techniques cinématographiques et photographiques. Ces deux moyens de production d’images nous ramènent finalement au titre : Les Imaginations. Le livre de Luis Beñitez apparaît comme un lieu d’agencement d’images, voire « d’imaginations », celles-ci entretenant un léger malaise chez le lecteur, dans son rapport à une certaine réalité. /PP/

â–º Revue AKA, Paris, série Z :/, printemps 2014, ISBN : 978-2-37128-001-4.

Cette livraison se présente sous la forme d’un objet poétique singulier : quatre dépliants recto/verso sous rabat, signés Marie Cosnay ("le – termite – zéro que – j’ai- inventé"), Stéphane Korvin ("et tu disparaîtrais"), Christophe Manon ("l’animal, ce n’est pas lui") et Marie de Quatrebarbes ("l’animal le plus moche de la terre"). De subtils liens les unissent : lyrisme inventif, interrelations entre humanité et animalité, Eros/Thanatos… Homme : "un individu pourvu d’une touffe de poils sur la tête"… Et cet homme est-il "l’animal le plus moche de la terre" ? Se distinguent, sans doute, l’animalangue de Christophe Manon et l’agencement de Marie de Quatrebarbes, dont les répétitions et translations font termiter le texte dans les galeries du souvenir halluciné. /FT/

 

3 novembre 2013

[News] News du dimanche

En ce premier dimanche de novembre, vous attendent nos livres reçus (livre de la semaine à venir : Apaisement de Charles Juliet / réédition : Dictionnaire Sartre) et nos libr-événements marquants : Ritournelles #14 à Bordeaux, Festival Paris en toutes lettres, lancement du n° 11 de la revue À verse (Paris), 11e salon des éditeurs indépendants (Paris), rencontre avec Jean-Marc Flahaut à Toulouse, Christian Prigent à la Maison de la Poésie de Paris.
 

Livres reçus (FT)

â–º Charles Juliet, Apaisement. Journal VII : 1997-2003, P.O.L, en librairie le 8 novembre 2013, 357 pages, 19 €, ISBN : 978-2-8180-1800-2.

"Quand on n’a plus son ego pour piédestal, il est difficile de faire bonne figure en société" (p. 54).

Certes, le Journal de Charles Juliet n’échappe pas aux travers propres au genre : conception essentialiste du Moi et spiritualiste du langage, autocomplaisance, naïvetés, passages en politiquement-correct (très peu ici), topos, clichés et banalités…

Mais on ne peut qu’être sensible à l’acuité d’un regard qui conjugue sensibilité et intelligibilité, à l’authenticité et à la radicalité d’une expérience intérieure régie par la "nécessité d’être vrai", au refus de céder à la facilité et à l’exhibition – au "tout dire"…

Tout l’intérêt de ce 7e tome du Journal réside dans les réflexions de Juliet sur l’œuvre (retour sur L’Année de l’éveil et Lambeaux), l’écriture comme la lecture, la peinture, ou encore l’autofiction ; dans cette ouverture au monde ambiant qui fait parfois songer aux ethnotextes d’Annie Ernaux (d’où les nombreux commentaires de l’actualité et les micro-récits de vie qui attestent une véritable attention à l’Autre). Pour terminer, laissons la parole à l’auteur, à propos d’un fait de société des plus actuels : "À une époque où l’on communique de plus en plus par téléphone, fax et internet, parler d’écriture manuelle, du souci qu’on peut avoir de s’appliquer à bien écrire, peut paraître incongru. Pourtant, la manière qu’on a de calligraphier lettres et mots, n’est pas une affaire négligeable. L’écriture est en effet une projection de notre personnalité et comme telle, elle donne à voir ce que nous sommes à des regards avertis" (p. 249).

â–º Dictionnaire Sartre, sous la direction de François Noudelmann et Gilles Philippe, Honoré Champion (2004), rééd. coll. "Classiques", octobre 2013, 544 pages, 18 €, ISBN : 978-2-7453-2687-4.

Présentation éditoriale. On croit souvent Jean-Paul Sartre fâché avec l’ordre alphabétique, celui par lequel l’Autodidacte de La Nausée prétendait faire le tour des connaissances. À l’âge de vingt ans, pourtant, Sartre avait entrepris de noter ses pensées selon l’ordre imposé par un carnet alphabétique ramassé dans le métro, simple article publicitaire pour les Suppositoires Midy. Le Dictionnaire Sartre présente l’immense complexité de son parcours, en décloisonnant les domaines (littérature, philosophie, politique), en écrasant les oppositions chronologiques (écrits de jeunesse, concepts de maturité, engagements militants), en précipitant les rapprochements a priori les plus incongrus (Hugo et Huis clos ; Janet et Japon ; Le Havre et Leibniz ; Manuscrits et Maoïsme ; Morale et Moravia ; Névrose et New York ; "Parterre de capucines" et Parti Communiste…).
On trouvera ici, pêle-mêle, tous les concepts de la pensée sartrienne (des mieux connus aux plus pointus), tous les textes importants (même s’ils sont peu accessibles ou restent inédits), toutes les influences (en amont ou en aval), tous les combats, tous les secrétaires et plusieurs des maîtresses, beaucoup d’amis et presque autant d’ennemis, quelques villes et pays, quelques formules célèbres, bien d’autres choses encore.
Les quelque huit cents notices qui composent ce Dictionnaire ont été rédigées par une soixantaine des meilleurs spécialistes de la pensée et de l’œuvre de Sartre.

Entrées de Fabrice Thumerel : La Nausée comme roman réflexif et œuvre ouverte, "Salaud", Les Temps Modernes, Situations, Sartre par lui-même (film), "Je-Tu-Il" (sur L’Inachevé de Puig) ; Franz Kafka, Gabriel Marcel, Guy de Maupassant, François Mauriac, Brice Parain…

Libr-événements

 â–º Ritournelles #14, littérature/arts contemporains, du 5 au 9 novembre 2013 à Bordeaux. [Lire le programme]

Centré sur la rencontre entre l’écriture et l’art, toutes pratiques confondues, le festival Ritournelles programmé chaque automne depuis 2000 s’adresse à un public large pour une découverte de la création française actuelle. Pionnier dans le champ de la transversalité, Ritournelles crée des synergies entre les auteurs et artistes contemporains autour d’un thème central

Pour cette quatorzième édition, Ritournelles met à nouveau en scène le monde de l’art contemporain face au monde des lettres. Par le dialogue ou par l’imprégnation, écrivains et artistes de ce programme participent au renouvellement des dispositifs scéniques et réactivent notre regard sur la création.

Soucieux de proposer des rendez-vous de qualité avec le public, le festival Ritournelles accueille cette année encore des écrivains et artistes de renom : Emmanuel Adely, Olivier Cadiot, Pascal Convert, Georges Didi-Huberman, Philippe Djian, Jacques Henric, Charles Juliet, Hubert Lucot, Eugène Nicole, Charles Pennequin, Nigel Saint, Véronique Vassiliou…

Comme chaque année, le festival Ritournelles produit deux créations inédites commandées dans le cadre d’une résidence le temps du festival et diffusées à l’occasion d’une sortie publique. Nous invitons le public à découvrir également l’univers d’artistes singuliers via des expositions, des performances et des lectures de textes inédits.

â–º Festival PARIS EN TOUTES LETTRES du 9 au 17 novembre

A l’occasion de sa 4ème édition Paris en toutes lettres se transforme pour devenir le festival de la Maison de la Poésie et de son quartier. Un festival qui s’inscrit naturellement dans cette Maison « scène littéraire » qui revendique l’éclectisme et la liberté, l’hybridation et la fusion entre les genres.

Un festival littéraire fondé sur les échappées : entre les genres littéraires et les formes artistiques, entre les lieux et la géographie parisienne.

Un festival qui s’adresse aussi bien à ceux qui ont toujours un livre en poche, qu’à ceux qui découvriront le texte porté autrement par la scène, la voix, la musique, l’image…

Au programme de cette quatrième édition de Paris en toutes lettres :

Ecrivains en rencontres, lectures, performances : Philippe Djian, Emmanuelle Pagano, Sébastien Lespinasse, Vincent Tholomé, Gaëlle Obiégly, Philippe Vasset, François Beaune, Marie Darrieussecq, Thomas Clerc, Violaine Schwartz, Céline Minard, Michal Govrin, Jean-Philippe Toussaint, Valérie Mréjen, Hélène Frappat, Marcel Cohen, Chantal Thomas, Marie Richeux, Alban Lefranc…

Concerts littéraires : Christophe Tarkos par Bertrand Belin, Piaf-Cocteau par Camélia Jordana, Aimé Césaire par Tété, la bibliothèque de Jeanne Cherhal, Veence Hanao, Jacques Higelin et les écrivains, Kacem Wapalek, Babx…

Nuit acoustique : Bastien Lallemant, Laure Brisa, Pascal Colomb, Seb Martel, Vic Moan, JP Nataf, Brigitte Giraud, Sophie Maurer, Marie Modiano, Véronique Ovaldé

Lecture dessinée : Charles Berberian, Claire Braud, Emmanuel Guibert, Rupert & Mulot…

Lectures créations : Journal de H.D. Thoreau par Jacques Bonnaffé, Que font les rennes après Noël (Olivia Rosenthal) par trois comédiennes et un taxidermiste, Vous m’avez fait former des fantômes d’après Hervé Guibert, Dans l’autobus, le Musée vivant…

Et en ouverture samedi 9 novembre, le bal littéraire à la Gaîté Lyrique.
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En savoir plus et résa : www.maisondelapoesieparis.com

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CALENDRIER

SAM. 9 nov. – 17H
Love Song – Philippe Djian
Rencontre

SAM . 9 NOV . – 15H
Lecture de scénario
Gaîté Lyrique

SAM . 9 NOV. – 19H
Emmanuelle Pagano
Lecture – rencontre

SAM . 9 NOV . – 19H
Est-ce une bête, qui t’anime,
au centre ? – Sébastien
Lespinasse, Vincent Tholomé,
Maja Jantar
Bibliothèque. M. Audoux

SAM . 9 NOV . – 21H
Bal littéraire
Gaîté Lyrique

DIM . 10 NOV . – 13H
Brunch littéraire – Slam et poésie
Gaîté Lyrique

DIM . 10 NOV . – 15H
Lecture de roman
Gaîté Lyrique

DIM . 10 NOV . – 17H
Gaëlle Obiégly
Lecture – performance

DIM . 10 NOV . – 19H
Christophe Tarkos
par Bertrand Belin
Concert littéraire

DIM . 10 NOV . – 21H
Piaf / Cocteau – Camélia
Jordana, Clément Hervieu-Léger
& Donia Berriri
Lecture musicale

DIM . 10 NOV . – 21H
Philippe Vasset & Pierre-Yves Macé
Lecture – exploration sonore

LUN. 11 NOV . – 16H
Le Cabaret des histoires vraies
François Beaune & invités

LUN. 11 NOV . – 19H
Aimé Césaire par Tété
Concert littéraire

MAR . 12 NOV . – 18H
Lionel Duroy
Master class d’écriture

MAR . 12 NOV . – 19H
Il faut beaucoup aimer les
hommes, Marie Darrieusecq,
Dania Elzein & Jean-Baptiste
Lhermelin

MAR . 12 NOV . – 20H
Veence Hanao
Concert littéraire
Centre Wallonie-Bruxelles

MAR . 12 NOV . – 21H
La bibliothèque
de Jeanne Cherhal
Concert littéraire

MER . 13 NOV . – 19H
Vous m’avez fait former
des fantômes, Hervé Guibert
Par Guillaume Poix, Boris Terral,
Jean-Baptiste del Amo
& Joseph d’Anvers

MER . 13 NOV . – 19H
Thomas Clerc
Lecture – rencontre

MER . 13 NOV . – 21H
Jacques Higelin et les écrivains
Lecture musicale

MER . 13 NOV . – 21H
Le vent dans la bouche
Violaine Schwartz
& Hélène Labarrière
Lecture musicale

JEU. 14 NOV . – 18H
Faillir être flingué – Scomparo
Exposition – performance

JEU. 14 NOV . – 19H
Faillir être flingué – Céline Minard
Lecture

JEU. 14 NOV . – 19H30
L’amour sur le rivage
Michal Govrin – Rencontre
Mahj

JEU. 14 NOV . – 21H
Kacem Wapalek
Concert littéraire

VEN . 15 NOV . – 19H
Autour de Marie
Jean-Philippe Toussaint
Lecture – vidéo

VEN . 15 ET SAM . 16 NOV . – 20H
Ceinte, Henri Bauchau
Cie Théâtre de l’Estrade
Centre Wallonie-Bruxelles

VEN. 15 NOV. – 21H
Monsieur Rivière – Valérie Mréjen
& Clémence Poésy
Lecture

VEN . 15 ET SAM . 16 NOV . – 21H30
Lady Hunt – Hélène Frappat, Yann
Gonzalez & Kate Moran
Lecture

SAM . 16 NOV .
Le Musée Vivant – Robert
Cantarella & 7 comédiens
Musée de la Chasse

SAM . 16 NOV . – 17H
Marcel Cohen – Rencontre animée
par Arnaud Laporte

SAM . 16 NOV . – 19H
Chantal Thomas
Lecture – rencontre

SAM . 16 NOV .
22H ET 00H
Bastien Lallemant, Seb Martel,
JP Nataf & invités
Nuit acoustique

DIM . 17 NOV .
11H/15H/18H
Dans l’autobus
Sandrine Brunner, Kristina
Chaumont & Simon le Pape
Lecture – promenade

DIM . 17 NOV . – 12H
Brunch poétique et musical
Les Parvis Poétiques

DIM . 17 NOV . – 14H
Journal – Henry David Thoreau
Par Jacques Bonnaffé
Galerie agnès b.

DIM . 17 NOV . – 15H
Babx – Concert littéraire

DIM . 17 NOV . – 15H
Que font les rennes après Noël?
Olivia Rosenthal
Anne Théron et comédiens
Lecture – performance
Musée de la Chasse

DIM . 17 NOV . – 17H
Polaroïds – Marie Richeux
Lecture musicale

DIM . 17 NOV . – 19H
La BD à voix haute
Charles Berberian, Claire Braud,
Emmanuel Guibert, Rupert
& Mulot…

DIM . 17 NOV . – 19H
Les corps magiques
Sport et littérature
Point Éphémère

â–º Mercredi 13 novembre 2013 à 19H, lancement du numéro d’automne de la revue A verse (n° 11) à la librairie Matière à Lire. Lecture par les poètes de la revue, notamment : Irène Gayraud, Stephane Korvin, Lysiane Rakotoson, Benoit Sudreau, Clément Charnier, Maria Raluca Hanea, Fanny Didelon, Laura Fredducci, Anne-Emmanuelle Fournier, Anouch Paré (par procuration), Claire Nazikian.
20 rue Chaligny, Paris 12e. Métro Reuilly-Diderot.

â–º Rencontre et lecture à Toulouse avec Jean-Marc Flahaut, le vendredi 15 novembre à 18h00 au grand auditorium de la médiathèque José Cabanis (1 allée Chaban-Delmas, 31506 Toulouse).

â–º 11e salon international des éditeurs indépendants. L’Association L’Autre Livre vous offre, du 15 au 17 novembre 2013, la possibilité de découvrir plus de 2000 livres, qui font rarement les têtes de gondole, quelques 400 auteurs de 150 maisons d’édition dont de nombreux éditeurs de province, mais aussi belges, suisses ou canadiens.
Le salon de l’Autre Livre, devenu depuis quelques années « le salon international de l’édition indépendante », est aussi l’un des rendez-vous incontournables d’échanges entre les éditeurs indépendants : sur leur situation, celle du livre, de la lecture et de la marchandisation des biens culturels. Vous y retrouverez, entre autres : les éditions de l’Attente (C 40-42), la revue Cassandre/Horschamp

Édition 2013

Vendredi 15 : de 14h à 21h

Samedi 16 : de 11h à 21h

Dimanche 17 : de 11h à 19h 

Entrée libre

ESPACE des BLANCS MANTEAUX : 48, rue Vieille du Temple 75004 PARIS

â–º Trois jours avec Christian Prigent à la Maison de la Poésie de Paris, du 28 au 30 novembre 2013 : voir le programme.

21 juillet 2013

[Revues] Libr-revues de poésie : trois nouvelles venues

Profitez de cette vacance pour découvrir trois nouvelles revues de poésie : K.O.S.H.K.O.N.O.N.G (Jean Daive) ; AKA (Stéphane Korvin) ; Larevue* (Mathieu Nuss).

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3 mars 2013

[News] News du dimanche

Pour commencer un mois ordinairement riche en événements : Spécial PRIGENT ; Libr-événements (rencontres avec Bruno Fern, Patrick Bouvet, Daniel Foucard, Cécile Mainardi, Stéphane Korvin… Carte blanche au Bleu du ciel).

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31 mai 2012

[Texte] Un pan dans la lumière. Hommage à Thierry Metz, par Stéphane Korvin

Filed under: créations,UNE — Étiquettes : , , , , — rédaction @ 19:50

Stéphane Korvin a tenu à rendre hommage à Thierry Metz, poète au destin tragique (1956-1997) qu’on pourra (re)découvrir, entre autres, sur Tiers Livre.

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25 avril 2012

[Livre] Blandine Merle, Par obole, par Stéphane Korvin

Blandine Merle, Par obole, éditions Cheyne, novembre 2011, 64 pages, 15 €, ISBN : 978-2-84116-175-1.

C’est en poète que le jeune Stéphane Korvin – dont nous avons publié une série de textes – rend compte du premier recueil de cette poète qui, à trente ans, a reçu le prix de poésie de la Vocation 2011. [Ce texte a d’abord été publié en mars dernier dans le numéro 8 de la revue A verse : que soit remerciée sa directrice, Blandine Poinsignon-Douailler !]

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