On découvrira en UNE le programme à venir de Metaclassique, conçu par David Christoffel, puis les « Nouvelles aventures d’Ovaine » (Tristan Felix) et nos Libr-brèves… Mais d’abord un édito libr&critique de circonstance…
ÉDITO : En Marche Hunique… (2)
/CUHEL, Heirman et Thomas-Roudeix/Â
Voici les dernières analyses de l’Observatoire des Forces néo-libérales (FNL) en fRANCE.
1/ Pour que les Marcheurs aient un maximum de Suiveurs – comme au Bon-Vieux-Temps ! –, il faut et il suffit de faire diversion et de crier haro sur un baudet quelconque : sous Pétain, ce bouc-émissaire se nommait judéo-bolchévisme ou judéo-maçonnerie ; aujourd’hui, il s’agit de l’islamo-gauchisme.
Telle est la panoplie rhétorique de tout Pouvoir Autoritaire (PA).
La seule Éducation nationale qui marche d’ailleurs en fRANCE, c’est la pédagogie du gouverdément : vive la néo-maïeutique, cet art de coucher les esprits à tout prix.

Montage de Mustapha Dehas
Source PARIS-SOIR : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k7643329d.item?fbclid=IwAR0VwrHU4_88023_SzeZLoZyyBpBkzejmG8c1FovuwTBH2vKEhcRF52ff5Y ; source Figaro :Â http://kiosque.lefigaro.fr/le-figaro/2021-02-12?fbclid=IwAR39Z0X9iRPWgdHySYwytYS2qFgZBVuEp3X3bzdhqd3SOa6S382NLupuzRE
La question est simple : Pourquoi ça marche ? Quelle sécurité les sujets de Micron 1er croient-ils obtenir pour sacrifier à ce point leurs libertés ? Quelle Égalité croient-ils obtenir pour renoncer à ce point à la Fraternité ?
2/ À quel degré d’infantilisation les sujets de Micron 1er sont-ils parvenus pour croire à sa Toute-Puissance ? Il faut dire qu’on n’arrête pas le Progrès : le pouvoir magique du souverain ne s’attaque plus aux écrouelles, mais aux virus. Micron 1er est notre Grand-Pseudémiologiste ! Il faut dire que Micron 1er est un Grand-Magicien qui manipule avec une grande dextérité choses et chiffres.
3/ Pour ses excès, le monde en-saignant sera soumis au programme « PUNIR & SURVEILLER », qui lui infligera les dix plaies d’EGIPT (Enseignement = Gauchisme & Islamisme Pour Tous).
- Les en-saignant, ex-professeurs, devront désormais suer sang et eau pour éduquer les sauvageons poussés selon la méthode GAFA (Gavage à l’Animosité, aux Fakes et aux Amuseries).
- Les en-saignant, ex-professeurs, devront désormais assumer leur liberté d’expression et de manifestation : le Corps des Indomptables Crapauds (CIC) veillera au Respect de l’Ordre.
- Les en-saignant, ex-professeurs, seront désormais inscrits systématiquement aux stages de l’organisme « Un pays qui se tient sage ».
- Les en-saignant, ex-professeurs, sont désormais promus au grade de GAC 40 (Grands Animateurs Cuculturels avec moins de 40 élèves par cours).
- Les en-saignant, ex-professeurs, comme tous les autres membres du cheptel étatique hormis les chiens-de-garde, seront désormais labellisés et pucés.
- Les en-saignant, ex-professeurs, seront désormais inscrits systématiquement au FIS (Fichier des Individus Suspects) après avoir souscrit au Devoir de Soumission (DS).
- Les en-saignant, ex-professeurs, bénéficieront désormais d’équipements, de primes et revalorisations inscrits au Registre des Calendes Grecques.
- Les en-saignant, ex-professeurs, seront désormais soumis au régime des TAS (Tracasseries Administratives Sophistiquées), auxquelles ressortissent les PIP (Programmes In Progress).
- Les en-saignant, ex-professeurs, seront désormais soumis à la Loi RAR (Retraite au Rabais).
- Les en-saignant, ex-professeurs, seront désormais envoyés sur le Front Sanitaire (FS) avec le zèle pour seule arme.
UNE : Metaclassique de David Christoffel
On (re)découvrira l’extraordinaire Metaclassique, conçu par David Christoffel, dont voici le programme en mars :
Mercredi 3 mars 2021 – Metaclassique #109 – Rattraper
Pendant la dictature franquiste, la vie musicale a bel et bien continué. Si certains compositeurs sont quelquefois taxés d’avoir collaboré, leur position est souvent plus ambivalente. En privilégiant une reconnaissance internationale, ils ont pu épanouir leur musique en s’approchant des musiciens des grandes capitales musicales européennes, mais en imaginant l’Espagne en retard par rapport à elles. Entretien avec Igor Contreras, auteur de « Tant que les révolutions ressemblent à cela… » L’avant-garde musicale sous Franco aux éditions horizonsd’attente et Jean-Noël von der Weid qui a publié Luis de Pablo, bâtisseur d’essentiel chez Aedam Musicae.
Mercredi 10 mars 2021 – Metaclassique #110 – Mouiller
Objet de fascination musicale et de curiosité scientifique au siècle des Lumières, l’harmonica de verre sert aussi bien à encenser Franklin qu’à condamner Mesmer. Là où la musique au doigt mouillé porte des sons cristallins qui charment salons et loges maçonniques, elle cristallise des théories plus ou moins rationnelles sur les effets des sons sur l’organisme. Rétrospective historique des grandeurs et misères de l’instrument avec Mélanie Traversier qui signe aux éditions du Seuil, L’harmonica de verre et Miss Davies.
Mercredi 17 mars 2021 – Metaclassique #111 – Mirer
Symétriques face au clavier, les deux mains du pianiste sont en miroir l’une par rapport à l’autre. Mais quand il se regarde dans le miroir de la loge avant d’entrer en scène, le pianiste peut se regarder de travers, avec une attention particulière pour son profil droit, le seul qu’il va montrer au public. En miroir, le pianiste Alexandre Tharaud et le poète et compositeur Jacques Rebotier se prêtent au micro de Metaclassique à des souvenirs partagés, des lectures de textes en miroir et un blind test de musiques renversées.
Mercredi 24 mars 2021 – Metaclassique #112 – Mensualiser
Pour entrer dans le printemps, Metaclassique traverse les douze mois des Saisons de Tchaïkovsky en compagnie de deux interprètes. De variations poétiques sur les dictons saisonniers en débats sur la puissance tchaïkovskienne de l’héroïne Martine ou la difficulté à être l’homme du mois quand on travaille à trois entre le violoniste Boris Borgolotto et le violoncelliste Marc
Girard Garcia qui, avec le pianiste Ian Barber, forment le Trio Zadig.
Mercredi 31 mars 2021 – Metaclassique #113 – Claironner
La musique qui claironne veut sortir l’auditeur du sommeil. Elle veut aussi se faire entendre. Et les sirènes nous apprennent que le désir d’être entendu est solidaire du désir de se laisser bercer, attirer par l’oreille.  « La musique adoucit les moeurs qu’elle prépare à la guerre. » Entretien avec Philippe Beck, auteur du Traité des sirènes et de La Berceuse et le clairon (aux éditions Bruit du temps).
♦ On ne manquera pas d’écouter l’émission d’une heure, intitulée « Mordre », consacrée à Meta donna de Suzanne Doppelt.
Les nouvelles aventures d’Ovaine /Tristan Félix/
♦ A la petite aube, Ovaine herborise. Elle aperçoit bientot des herbes qui s’arrachent de là .
– Vous êtes folles ! Où allez-vous ?
– Où il fera bon vivre, le temps nous est compté.
Elle les voit qui s’extirpent de la terre si dure et rampent en traînant leur robe de racines.
Montée en graine, Ovaine les escorte et, de peur qu’elles ne sèchent, les humecte d’un peu de rosée.
Son troupeau d’herbes est si grand devenu que les ovins, défrisés, cessent de brouter à leur passage.
Ovaine, épuisée par cette transhumance, n’ose caresser l’idée d’une tisane.
♦ Pour ne rien rater du spectacle du monde, Ovaine dépose ses yeux un peu partout et, le soir, les relève.
La pêche est miraculeuse: une huître dans les bras d’un poulpe, un duo de soles mineures, une course de pétoncles, parfois même un pêcheur endormi dans le ventre de son poisson.
Il arrive que sa vue se trouble: un duo d’huîtres court après le pétoncle qui s’endort sur le ventre du pêcheur.
Hum, c’est égal, Ovaine n’est pas difficile et tout passe à la casserole.
Au moment de déguster, elle hésite un brin : et si tout finissait dans le ventre du pêcheur ?
Alors, elle remet tout à l’eau et lance ses yeux encore plus loin.
Libr-brèves
► Actualités Annie ERNAUX :
– Un numéro des Cahiers de L’Herne est en préparation sous la direction de Pierre-Louis Fort.
– Le printemps prochain devrait voir enfin la sortie du film Passion simple (2020), de Danielle Arbid, avec Laetitia Dosch, Sergei Polunin, Lou-Teymour Thion. [Bande-annonce]
– Devrait ensuite paraître (automne prochain ?) L’Événement (2021), d’Audrey Diwan, avec Sandrine Bonnaire et Pio Marmaï.
– Enfin, un film documentaire est en cours de réalisation, de David Ernaux, à partir des films tournés en famille (en super 8 !) dans les années 70 – avec un texte écrit par Annie Ernaux elle-même.
â–º Du 1er au 5 mars 2021, Festival Bruits de langues à la faculté de Lettres et Langues de l’Université de Poitiers, dans la Salle des Actes. Les rencontres seront également retransmises en ligne sur UPTV.
13h30 → Ouverture.
14h-14h30 → Lectures scéniques – extraits d’Ali Zamir et Natacha Appanah.
14h30-15h30 → Rencontre avec Ali Zamir.
15h30-16h30 → Rencontre avec Laurine Roux.
16h30-18h → Paroles de conteuses avec Michèle Bouhet & Monique Burg.
14h-15h → Rencontre avec François Beaune.
15h-16h → Rencontre avec T.H. Gabriel.
16h-17h → Rencontre avec Frédéric L’homme.
17h → Jeu de rôle (en ligne).
14h-15h → Rencontre avec Maria Luiza Tucci Carneiro (en ligne).
15h-16h → Rencontre avec Eric Pessan.
16h-17h → Rencontre avec Frédérique Cosnier.
17h-18h30 → Rencontre avec Alfonso Zápico et Toni Fezjula (en ligne).
18h30-19h30 → Vernissage virtuel avec JKal.
14h-15h30 → Kathrin Röggla (en ligne) en dialogue avec Lucie Taïeb.
15h30-16h30 → Rencontre avec Régis Lejonc.
16h30-17h30 → Rencontre avec Maylis de Kerangal.








Tourbillons de l’écriture








jouent avec les codes de la perspective. La plus grande aberration cherchait à décrypter le tableau de Jacopo di Barbari, peint en 1495, qui représente le mathématicien Luca Pacioli, l’auteur de De la divine proportion. 






l’écrivain Christian Prigent :

formant une totalité organique. En cas de défaillance, l’explosion catastrophique n’est pas à exclure » (p. 95).
nous (re)met sur la bonne voie, celle de la distance ironique : Magna Via : vis comica !


Mitterand, 33500 Libourne :

â–º Ce jeudi 8 novembre 2018, à l’occasion de la parution de Rien à cette magie(P.O.L), rencontre avec SUZANNE DOPPELT à 19 heures : Librairie Michèle Ignazi (17, rue de Jouy 75004 Paris ; tél. : 01 42 71 17 00 ; métro : Saint-Paul ou Pont-Marie).











La Boîte d’optique avec des vues intérieures d’une maison néerlandaise (vers 1655-1660), ingénieusement créée par Samuel Van Hoogstraten (1627-1678), est pour Suzanne Doppelt l’occasion de nous emmener dans son domaine des spectres : "Pareille au trouble produit dans la chambre où s’ébauche une belle décomposition, les murs disparaissent, le plafond se retourne et la mouche avec, le sol offre à peine un chemin, de jolis miroirs si habilement placés et des lignes qui vont, elle est un vrai mirage, tout se défait et se refait. Pour mieux revenir entre deux étages dans l’escalier profond, dans cette boîte à ancêtres où on dort, au pied de la table, sur le tapis feutré comme une toile et en sautillant près des armoires, l’esprit des lieux remue la matière, rien ne s’élance autant qu’une maison"… Ce qui fascine l’auteure chez le peintre hollandais du siècle d’or, c’est son dispositif optique qui favorise les miroitements internes, les jeux de réflexions entre réel et représentations, la contemplation extatique de formes géométriques – d’un monde immobile où tout n’est qu’ordre et beauté, luxe, calme et volupté… Le petit trou d’une "boîte à malice" stimule les fantasmes et les fantômes : "Rien n’est jamais au repos, les choses sont des ombres mobiles imitant toutes sortes de profils" – et comme le dit le grand Hugo, "tout vit, tout est plein d’âmes"… Voir en mode mineur permet même d’être à l’écoute "des sons mécaniques, derrière la porte des choses à demi pensées" – un peu comme au Moyen-Âge on pouvait être charmé par la musique enchanteresse des étoiles du firmament…
Dans la mesure où c’est la perspective qui crée le monde, pour que le monde devienne vertigineux il suffit de choisir des points de vue privilégiés et de mettre en branle la machinerie optique. Des perspektiven au perpetuum mobile… Dans l’univers cosmopoétique de Suzanne Doppelt – de 








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Programme:
kunst. Dans entartete, je lis entarter et tête, ce qui est logique : entarter quelqu’un, c’est lui envoyer une tarte à la crème en pleine tête, la lui étaler sur la face. Je pense à Noël Godin. Je pense à son double fictionnel André Petrescu, l’entarteur du Cosmopolis de Don DeLillo, et à l’adaptation qu’en a faite David Cronenberg pour le cinéma. Je pense à La bataille du s


du monde. 


Les œuvres présentées sont issues des corpus reproduits dans ses trois derniers livres, tous publiés aux éditions P.O.L. : 


dictaphone, au microphone, dans sa voiture, dans certains TGV. Quelques cris le long des deux voies. Petites chansons dans les carnets. Poèmes délabrés en public. Écriture sur les murs. Charles Pennequin écrit depuis qu’il est né.