STEPPE ? Le grand dire STEPPE ? Ça serait l’épopée triste et grotesque de garçonnes. D’une bande de filles végétant dans la steppe. La toundra froide de Sibérie. Ça serait comme la mémoire d’une troupe de guerrières en train de disparaître. Ça raconterait une dernière fois les affaires. Toutes les affaires. Tout ce qui arriverait, serait un jour arrivé, aux garçonnes. Ça le ferait dans un grand dire. Un flot de paroles, brassant les choses passées ou à venir. Ça le ferait dans une langue qui serait une machine à écrire. Une machination recyclant des bribes, des pans entiers de ma bibliothèque personnelle. STEPPE ? Le grand dire STEPPE ? Oui, ça serait d’abord ça. Une machine. Une façon très précise de métamorphoser, recycler, digérer, un bon millier de phrases. D’anecdotes. Un puzzle à mettre en place lentement. En suivant exactement à la trace ce qui, petit à petit, est en train de surgir. D’émerger du grand bouillon. Dans STEPPE, il n’y a pas de plan pré-établi. Les choses suivent leur cours. Se mettent en place d’elles-mêmes ou ne le feront pas. Toutes mes tentatives de presser le pas, d’organiser par un coup de force le chaos de STEPPE, ont été un échec. Peut-être qu’un jour la matière prendra la forme exacte dont elle rêvait dès le début de l’affaire. J’en ai pour des années à écrire STEPPE. L’ensemble de STEPPE. Par contre, des extraits paraissent ici ou là. Sur Remue.net. Dans les Cahiers de benjy. Ailleurs aussi, sous d’autres formes. Dans des revues. Fusées. Ouste. Moebius. Pyro. On verra plus tard ce que cela donnera. Biz. Vincent.
20 avril 2010
[Texte] Vincent Tholomé, STEPPE, un grand dire (extrait de quelque chose en cours)
16 avril 2010
[Entretien] Portrait de Sylvain Courtoux en poète de merde (3/3)
Peu avant celui avec Sandra Moussempès, voici la dernière partie de l’entretien, intitulée "SC = Situations Courtoux" – sans doute la plus critique. Et en bonus : "Libr-Courtoux en 18 dates"… [Lire la première partie ; la deuxième].