Libr-critique

18 juin 2007

[Vidéo] performance de Thierry Théolier aka THTH

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Extraits de la performance de Thierry Théolier le vendredi 1er juin à l’Atelier à Arras, lors de la dernière soirée organisée par Trame Ouest dans le Nord-Pas-de-Calais.

Le « Rewind » de la soirée par THTH ici ou sur le blog de Philippe Di Folco.

Vidéo en deux parties

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12 juin 2007

[Texte] La faim absolout du mond de THTH

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lafaimabosloutedumon.JPG[Texte de « LA FAIM ABSOLOUT DU MOND. » présenté par THTH lors de son invitation à Arras pour Déméninge poetik par temps de guerre]
Respect PH. Boisnard « encore ouvert à la chair fraiche. »
PLEIN FEUX
Hortense Gauthier présente_
« Bonsoir (suivant son inspiraFion…)
« ET voici… THTH et sa « FAIM ABSOLOUT DU MOND. » Une Dé$aintkarmaFion comme il dit de flux-writing mais avant, j’ai une annonce de Joël de la Plomberie à vous lire… »
« Comment voulez-vous que j’écrive un texte avec tout ces flux qui me traversent et ces branchements dans mon corps ?  » re-spammé le 30 mai 2007 à 13 :32 sur le SDH.
NOIR.

Envoyer « Jason X ». Je suis couché derrière un immense drap blanc2merde. Quand Jason x est terminé, j’allume une lampe2bureau2merde posée à terre (avec une gélat’ pourpre ou bleu) derrière moi pour projeter une ombre chinoise. Levée du zombie Jason-TH. Au début, jeu d’ombres avec un bras de mannequin sur mon corps (au niveau du genou et du ventre). Après m’être levé, entrée sur scène (en arrachant le drap) en zombie – masque-de-Jason-sur-un-masque-de-zombie, veste militaire bleu armée de l’air avec badge « NO FUN », une sacoche à moitié ouverte avec dedans, prêt à tomber, un laptop2merde (un Genius Vision pour enfants) et attaché à ma ceinture, un transformateur standard qui traine derrière moi comme un boulet2merde. Je marche donc comme un zombie2merde. J’arrive à l’avant-scène. Je trébuche sur un boût de bois (un rondin si possible…) Le ramasse… le regarde… et le balance comme le crevard2singe dans « 2001 l’Odysée de l’Espace », je continue et tombe sur le flyer de la soirée par terre et articule (mal) façon zombie2merde_

P.o.é.s.i.e.c.o.n.t.e.m.p.o.r.a.i.n.e

et je rajoute_

T.e.c.h.n.o.l.o.g.i.e…

L.a.p.t.o.p…

I.n.t.e.r.n.e.t…

H.y.p.e…

Hype !!!!

HYYYYYYPPPPE

la Genius Vision tombe de ma sacoche. Je m’agenouille et prends le transformateur. Là, je m’en sers comme d’une masse v(i)olante. Je fracasse le laptop2merde. Je me redresse très vite, enlève mon masque et dis façon cage aux folles_

I would prefer to joujou video !!!

Lancer « Enculés » puis le jeu « URBAN CHAOS VIOLENCE URBAINE ». Je regarde le générique du jeu comme un zombie2merde, ensuite je lance une partie et pendant l’apparition du regard de Bush derrière le drapeau amerlok2merde dans le loading du jeu, je dis_

7 mai 2007 j’ai un os de cachalot dans la rouge gorge.

NOIR.

Lancer une balle de ping-pong, une deuxième une troisième et mettre le CD « Ouvre-Moi » (attendre un peu…)

FLEUR2MERDE / court extrait des « Mémoires d’un jeune crevard » en cours de défragmentaFion… [ceci est un hoax]

La première expérience2merde qu’un homme peut faire de la hype se passe pendant son adolescence, lors de sa scolarité2merde, quand une fille (canon en général la fille…) d’une autre « classe » le rejette implacablement pour des raisons que la hype lui rappellera toute sa vie durant. L’échec sexuel (donc fatalement « amoureux ») est le premier jetté manu militari qu’un crevard peut endurer. Des mains invisibles l’amènent DEHORS loin – très loin – du coin V.I.Pi de ladite fille. OK. J’ai connu une fille qui s’appellait Fleur. C’était le sosie rétro-actif de la chanteuse blond4$$ belge un rien bouffie de « Vive la Hiiiipe » – pardon « Vive la Fête » – pour vous situer un peu la fleur mais elle, Fleur, elle était plantée dans un corps de 15 ans. Moi, je devais en avoir 20 et des poussières. Je n’avais pas encore mon bide, ni mon teaser de calvitie2crevard. A l’époque, je feignais d’étudier l’hôtellerie en B.T.S dans un village jurassien : Poligny ! Paix à ton âne. Heureusement ou malheureusement, au lieu d’étudier la gestion, l’ingiènerie, le droit et-toutes ces-belles-choses-pour-s’acheter-à-crédit-une-maison-à-30 ans, je préfèrais retaper à la machine à écrire électrique2merde des nouvelles que j’avais écrites à la main (only plûme Waterman S.V.P : 16 francs 50 – chouré au Monop’ du coin) c’était pendant mes stages d’entreprise au Martinez, à Cannes. Pour vous situer ma crevardise naissante, j’avais choisi de suer mon âme au room-service à la place de planquer mon corps au bureau des RelaFions Humaines. Dans le fion du Jura esnuite après le stage, je m’engouffrais dès la fin des cours dans des activités socio-culturelles un peu cul-cul la praline. La praline que j’apprenais du reste à confectionner en T.P pâtisserie. Je m’enfermais donc dans le placard étanche d’un club de photo pour seniors, j’incarnais (très mal façon Actor Studio l’Oréal) le Marquis de Sade dans le club de théâtre lycéen du Village, je pratiquais le yoga… Bref, je glandais sec. Et surtout, j’allais souvent au café du Centre. J’étais élève dans le technique depuis mes 16 ans et c’était la première fois de ma vie2merde que j’étais au contact de lycéens « normaux ». Je suivais mon B.T.S hôtelier dans un lycée « normal » qui accueillait des sections « technique ». Dès que j’avais un moment, je filais au café pour draguer des lycéennes et c’est là, que je me rendais compte que les filles qui étudaient Sartre, Camus et-toutes ces-belles-choses-pour-s’acheter-à-crédit-une-maison-à-30 ans, étaient quand même plus bandantes que celles qui étudiaient la main courante en réception (bien que…). Enfin on s’en branle de mes histoires de hype et de fleurs maintenant, je suis « reanimator multimerdia » dans le Bronx. Je mouille le maillot dans le social et j’ai /OK/OK sorti un baise-sollers….

Quand Charlotte de Sold Out dit « Fais parler le bistouri » j’ouvre le livre OUVRE-MOI et je balance_

NIBES/SUCK (traducFion « Ã§a craint les Saints ») BAISE ! BAISE ! BAISE ! BAISE DE BAISE ! Chiennes agressives !!! Je vous baise. Vous suckez. Putain. Vous suckez. Vous avez peur. Ne soyez pas moi. Je parle mon esprit. Je crie. Je crie. Je gémis. Je gémis. Vous êtes des coeurs non requis. J’ai laissé le mien à la maison. J’embrasse vos lèvres, j’oublie vos visages. Je lèche votre corps, juste comme votre goût. BAISE ! BAISE ! BAISE ! BAISE DE BAISE ! De quoi avez-vous peur ? Étranglez-vous, balancez-vous, je vous mutilerai pour toujours. Emprisonné votre jambe, vos visages sont en danger maintenant. Soyez un lit effrayé ! C’est exact ! Cela était exact. Obtenez un bras sur vos genoux ! Chiennes psychopathes. Vous… Slut ! Vous putain ! Oh pourquoi pas vous juste ! Fermez la baise, ne me dites pas quelque chose que je n’ai pas entendu avant.BAISE ! BAISE ! BAISE ! BAISE DE BAISE ! J’aime baiser votre coeur et manger votre âme. Crachez-la dehors, laissez moi juste venir. Un animal sauvage, je suis indompté. Placez-moi libre. Je suis venu. Je suis venu.

NEON A DONF’

Bonsoir Public de Sal’Arras ! (ok facile je vous aime je vous aime !!!)

Chaque soir_

« Que voulez-vous faire ?

arrêter le système
fermer la session nobody
redémarrer
mettre en veille… »

« LA WAR DES MENINGES CONNECTEE AU GRAND NADA.CUM C’EST LA POUESIE2MERDE DE LA CERF-VEULE DECONNECTEE DU COEUR » mais vous avez Faim toujours faim en cette fin de monde programmée… au fait, depuis que j’ai vu « WE FEED THE WORLD », je mange et je chie bio. Bref je suis devenu un crevard-bio…mais avant pour les gens qui s’emmerdent pendant ma « lecture », je vous propose de jouer au jeu de darmes sang pour sang capitaliste…

Sortir de la poche le plateau plastique du jeu de dames, le saucisson et le chorizo … le couteau électrique, couper 2 x12 de chaque…

Lu dans le livre de Nick Cohn, « Awopbopaloobop Alopbamboom » : « Le mot « hype » est crucial. En théorie, c’est l’abréviation d’hyperbole. »

spammer du flux-writing ça équivoke à écrire sur du papier cul des hyperboles.

Donner au public du papier chiotte et leur demander d’écrire des métaphores2merde. Lire le guide du routard entre temps. leur expliquer – intéravtivité avec le public

un écrit-vain qui se déconnecte de la Seconde Vie est un putain de fonctionnaire d’arbres coupés.

Sortir le Dico des rimes intéravtivité avec le public avec les rimes en « TION /FION »

Le poète2merde n’est pas seulement celui qui spamme,
il est aussi celui qui immodère
Il est saisi par l’exigence du dialogue
fight avec le syndiqué
anonyme et collectif le plus souvent…
Ce laxisme du dialogue2merde
de spammer et de laisser spammer,
de surfer et de faire surfer,
est aussi ce qui définit,
à un autre niveau avec un glissement de sens,
le merdium superflou de la démocratie2merde.

Myspace_Ceux qui vantent leurs friends seront inévitablement punis par quelques manifestement du Ciel. le akakakuré le livre secret des spamouraïs

SEDUCFION.online.cum 100% de gagants !!! Derniers jours : Gagnez des vacances à Ibiza spéciales célibataire ! Le soleil la plage la fête. Gagnez un séjour à IBIZA l’ile des people, de la fête et des célibtaires.

Le web c pas mal une sorte d’Ibiza par procuraFion. Je continue la grève de la masturbafion mais avec des grèves syndicales…

en saturé_

Armateurs bouffant le cul d’ASIA-tiques shootant ARGENTo & Yelle avec des beurettes-addicts en bikini american apparel. Les black-interracial bourrinent les brunes qui trépassent au casting2merde avec des chattes poilues mais aussi des chattes rasées ALORS oui ! J’encule Delfynn Delage en double pénétraFion et je prends après une douche2sperme en archange de son con. L’éjaculaFion fractale en éjaculation faciale féminine n’est d’autre que l’éjaculaFion interne des pét4$$ enceintes ! Etudiants de la FellaFion ! Femmes mûres : soyez fétiche aux yeux des filles seules! Fist Fucking ! Gay ! God ! Gorges profondes ! Gros Seins ! Grosses Infirmières ! Jeune 18/21 ans ! Latines ! Lesbiennes ! Partouzez ! Pieds ! Chaussures ! Rousses ! Sado-Maso ! Sexe à 3 ! Sodomie ! Loft !

en doux_

Les Blondes suceront toute la Nuit longtemps. Hé j’ai besoin d’une certaine vraie b.a.i.s.e. La Lune se développe alors je continue sous un passage arqué. D’avantage d’exploraFion à Spitsbergen et je terrifie le Vaste. Il semble si sauvage. Est-ce du miel ou de la neige ? J’approche dans le Plus Bas pour accroître ta Lune d’alligators alors que des entraineurs branlent de jeunes bouffeurs de chiquenaudes. Il pleut sur mes yeux et je ne peux saisir l’arc du dégel des trois jours bruinant de janvier.

Comme tous les baroques2merde, nous sommes des chieurs effrénés de phrases-slogans-concepts-idéologies mais secrètement nous sommes des ico-nono-castes2merde. Non pas de ceux qui brûlent les livres, mais de ceux qui chient une profusion d’essais2merdes où il n’y a rien à penser à part la pensée elle m’aime qui se regarde chier dessus.

31 mai 2007

00 h 29

je suis fatigué et je vais éteindre mon putain d’ordinateur.

NOIR FINAL.

23 octobre 2005

[Livre] Crevard [baises-sollers]

Filed under: Livres reçus — Étiquettes : , , , , , , , — rédaction @ 21:37

Editions Cameras Animales

190 pages , ISBN : 2-9520493-4-3, 16 €

commander par internet

ou par chèque : Caméras Animales / 4 rue Victor Grossein / 37000 Tours (chèque à l’oordre de Caméras Animales)

Voir l’émission vidéopodcastée consacrée à THTH : [la littérature au réveil]

4ème de couverture :

crevard.jpg“REVARDS VS CREVURES : LA BOMBE TH
Soudain il y eut un trou noir qui s’est connecté et ce trou noir, c’était le web.
Un Intrus à l’intérieur de moi me lance des messages en morse… Il me dit : “Casse-les tous…”
Ma dernière échappatoire… Créer le site des casseurs2hype et enrôler les meilleurs casseurs…
Nous sommes le premier groupe punk sans instruments.
En juillet 2002, Thierry Théolier fonde le Syndicat du Hype, dont l’objectif est d’infiltrer les soirées « hype » et les open bars (« O.B. »), et parfois d’y produire un certain bordel, cherchant à court-circuiter par une méga-cuite générale un système basé sur l’envie, la séparation, la rétention et l’exclusion.
THTH porte son action sur deux terrains : le territoire de P.A.R.I.S., où il multiplie les incrustes et apparitions, et la toile de l’Internet où il crée une nébuleuse tentaculaire de sites, blogs et mailing listes (dont le site des Casseurs2hype et le Blackblog). Programme de hack culturel intuitif et libérateur, le SDH prend tout son sens dans cette interaction entre le Web et la topographie parisienne, qu’il appelle à se réapproprier.
Plus qu’un mouvement festif, au-delà de son aile open-bariste, le SDH est un mouvement poétique, à la jonction de l’imaginaire et du communautaire, une œuvre collective interactive proliférante d’écritures et d’images, rendue possible par la technologie Internet. Et il a l’immense avantage sur ceux qui l’ont précédé d’être immédiatement opératoire.
Transfert contre-nature du Web vers le papier, écrit au jour le jour depuis la création du SDH, CREVARD est le manifeste de cette langue chaotique et vivante issue de la liberté que donne la Toile, et c’est, surtout, une bombe d’énergie mentale, un retour du refoulé rock’n’roll, le miroir dignement monstrueux donné à une époque monstrueuse par son Frankenstein cyberpunkpostmondain : THTH.
Egocentrique partageur, « hyperlien humain » (reliant les personnes les plus improbables), mystique de la hype, des jeux vidéo et des O.B., pirate mondain et pirate médiatique (s’incrustant tant dans les soirées sélect que sur les pages de journaux en tout genre), casseur ultime mélancolique et roi fainéant nu des crevards de la hype, harangueur péteur de plombs s’abîmant en cascades d’accusations virales, toujours dans l’indécision casseur/sucker, dehors/dedans (en être ou ne pas en être), prophète de l’hypocalypse, THTH est, peut-être, « le pire de l’époque », l’aliéné-même (Internet pour Interné et la HyPe pour Hôpital Psychiatrique), mais c’est un aliéné qui se tape la tête contre les murs.
Somme fracassée d’invectives à la syntaxe précipitée (voire hasardeuse), d’aphorismes, de plagiats, de lexiques inventés, de cut-ups, de règlements de compte, crises de nerf et reports de soirées, de poèmes de merde en novlangue de nerd, d’imprécations en abré(dé)viations SMS, l’écriture de Théolier, jetée sur le Net sans un regard en arrière (discipline du « spamouraï »), semble répondre à cet appel de Foucault :
« Quand est-ce que je me mettrai à écrire sans qu’écrire soit « de l’écriture » ? Sans cette espèce de solennité qui sent l’huile. Je voudrais échapper à cette activité enfermée, solennelle, repliée sur soi qui est pour moi l’activité de mettre des mots sur le papier. J’aimerais que l’écriture soit un truc qui passe, qu’on jette comme ça, qu’on écrit sur un coin de table, qu’on donne, qui circule, qui aurait pu être un tract, une affiche, un fragment de film, un discours public, n’importe quoi… Je rêve d’une écriture discontinue, qui ne s’apercevrait pas qu’elle est une écriture, qui se servirait du papier blanc, ou de la machine, ou du porte-plume, ou du clavier, comme ça, au milieu de tas d’autres choses qui pourraient être le pinceau ou la caméra. Tout ça passant très rapidement de l’un à l’autre, une sorte de fébrilité et de chaos. »
De l’obsession du refus du littéraire naît, malgré tout, quelque chose, un style, un langage personnel, un amas de vitesses et d’intensités surgies du chaos, une musique lunatique qui est un appel à l’expérience immédiate et à la communauté.
CREVARD [baise-sollers], ou quand la haine de la littérature mène à la littérature la plus brute, la plus urgente, la plus nécessaire.”

Richard Mathias

Premières impressions : Nous avons vu THTH lors de l’une de ses premières lectures (22 octobre Les voûtes, 10 ans de La Femelle du Requin). Texte dynamique, rythmr endiablé, même si persistait un jeu de trop pour une lecture, et des pauses qui ressemblaient plus à des hésitations que des tensions. Mais on ne refait pas les K$$eurs de HYPE. Au-delà du phénomène médiatique qui accompagne la sortie de ce livre et d’autre part les éloges convenues que tous les hypeux associent à cette écriture, nous interrogerons dans notre future chronique la question de l’émergence de cette écriture. Car assurément, comme cela a été souligné lors du colloque sur la littérature et internet au CIPM (1er octobre 2005), il y a bien l’émergence de nouvelles littéralités, qui sont liées à la technologie et ses procédures de diffusion.

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