Benoît RITT, Nation, Al dante, septembre 2010 (en librairie depuis hier), 80 pages, 13 €, ISBN : 978-2-84761-868-6.
La période transséculaire qu’ont constitué ces vingt dernières années a enregistré bon nombre de dispositifs critiques, dont l’une des formes les plus intéressantes est la dystopie : que l’on songe, pour ne citer que les plus récents, à Nihil, inc. de Sylvain Courtoux (Al dante, 2008), au Répertoire des îles du groupe Ultralab (Burozoïque, 2009), ou encore à S614 de Xavier Serrano (Imho, 2010). "Fable sans morale", "allégorie aux correspondances immédiates" et "utopie en fonction", Nation de Benoît Ritt, pour être moins abouti que ces références déjà incontournables, n’en est pas moins très stimulant. D’autant qu’il s’agit du premier livre de ce jeune écrivain de trente-trois ans : quel étonnement que de mesurer le chemin accompli par celui dont on a accompagné les débuts (Prix de la nouvelle de la ville de Lille en 1996) !
En ce premier dimanche de juillet, voici la deuxième édition de nos LIBR-estivales : en Libr-lectures estivales, Sylvain PRUDHOMME, Tanganya Project ; Christophe MANON, Qui vive, et Patrick JOQUEL, Éphémères du bouquetin. Faites ensuite le plein d’idées pour ces vacances avec les suggestions de Sylvain Courtoux, Isabelle Grell et Stéphane Dussel. Si vous voulez participer à l’opération LIBR-VACANCE de la semaine prochaine : que prévoyez-vous de lire/voir/écouter durant ces vacances ? [libr.critik@yahoo.fr] /FT/
En ces temps rétrogrades et en cette période d’examens, méditons sur le devenir éducatif dans un monde nouveau qu’il nous faut faire advenir…
Louis Sébastien MERCIER, L’An 2440 (1771),
Voici la première partie d’un entretien dont vous pourrez trouver l’intégralité dans le volume numérique disponible fin avril sur