Installation de Josée Lapeyrère des In votos, sur le pont Neuf de Limoges. Ecritur libérée à un double flux : celui du vent et celui de l’eau. Cette installation a eu lieu le vendredi 19 octobre.
24 octobre 2007
[Hausmann. Et après ?] In votos de Josée Lapeyrère : installation
22 octobre 2007
[Hausmann. Et après ?] Michel Giroud & Joël Hubaut : performances à l’Ecole des Beaux-Arts (part.1)
[Performances de Michel Giroud et de Joël Hubaut du vernissage de l’exposition Joël Hubaut à l’école des Beaux-Arts de Limoges le 18 octobre. Position#1 : a rose is a rose is a rose. Position#2 : Balailuia. Position#3 : Du balais des balais. (durée: 6mn21)]
19 septembre 2007
[video exposition] Santiago Roose à l’espace 29-Bordeaux
Mardi 18 septembre, nous étions au vernissage de l’exposition de Santiago Roose à l’Espace 29 à Bordeaux. Rutha Luna Pozzi-Escot est la commissaire de l’exposition. Cette exposition est le résultat d’une résidence de cet artiste péruvien de la nouvelle génération. L’exposition sera visible jusqu’au 14 octobre.
Cette installation porte sur le thème ordre/désordre. Le travail de Santiago Roose est une composition de collages qui forme en volume un ensemble architectural inédit. La ville qui apparaît, composée de photographies de façades de Bordeaux, portes, fenêtres, façades, macro-de pierre, qui sont photocopiées et accumulées, stratifiées, fait partie des villes impossibles, dont l’espace en déséquilibre total pourrait s’effondrer sur lui-même. Cela peut rappeler les bidonvilles, et de là faire écho à un questionnement sur l’espace social et politique. Cet horizon politique est renforcé par la présence de personnages, colonels, sorte d’aborigènes, de mendiants ou de visages éparses qui sont mêlés à l’ensemble.
L’effet de déséquilibre ne vient pourtant pas seulement du seul assemblage, mais du travail de volume qu’il a entrepris, composant son installation éphémère en effaçant la structure de la salle d’exposition (murs blancs et perspective plane), en recouvrant les murs et les sculptant à partir d’une ossature en carton (logique du rajout, du recouvrement). C’est ce qui donne cet effet très impressionnant à la ville survolée par hirondelles stylisées. [pour une analyse des potentialités ouvertes de l’espace de la galerie ou de l’espace muséal je renvoie à la très bonne synthèse de Grégory Chatonsky ici].
musique de la vidéo E_E
présentation de l’expo sur le blog de l’espace 29
4 juillet 2007
[Expoésie] installation d’Agnès Aubague – Le Bureau
Durant le festival Expoésie, à Périgueux sur la place St Louis, juste à côté des stands du Salon des revues de créations, on pouvait voir Le Bureau, une installation d’Agnès Aubague.
Pour découvrir son travail : www.agnes-aubague.com
[Expoésie] exposition de n’aqu’1 oeil
N’a qu’1 œil est une association loi 1901 existant depuis 1996 qui travaille autour du livre comme support plastique.
N’a qu’1 œil édite des ouvrages collectifs réalisés en ateliers, des livres uniques auprès de publics divers et variés et des livres réalisés dans le cadre de résidences d’artistes.
N’a qu’1 œil propose des ouvrages plurigénérationnels et transdisciplinaires, accordant une part cruciale au lien fond/forme.
N’a qu’1 Å“il diffuse des ouvrages de petites maisons indépendantes, d’art et de littérature contemporaine, et divers autres objets singuliers.
N’a qu’1 œil est donc :
- une maison d’édition
- un comptoir d’éditeurs
- une structure organisant des manifestations autour du livre
- une association organisant des ateliers de bibliotératologie
Il s’agit donc d’une activité foisonnante, originale, décalée, riche et créative.
Adresse : 19, rue Bouquière
33000 Bordeaux
Tél. : 05 56 51 19 77
Fax : 05 56 51 19 77
Courriel : naqu1oeil@free.fr
http://www.myspace.com/naqu1oeil
Durant le festival Expoésie, et jusq’au 13 juillet 2007, à la bibliothèque municipale de Périgueux sont exposés livres uniques, livres d’artistes, réalisés par Carole Lataste depuis les débuts de n’a qu’1 Å“il, et par les étudiants du master Pratiques Plastiques et Action Sociale de l’université de Bordeaux III. Un atelier de bibliotératologie (étude des livres monstres) le samedi 29 juin proposé de partir à la découverte de livres « différents et pas tout à fait pareils ».
Vidéo 1 : présentation de l’exposition
Vidéo 2 : présentation »ping-pong » de N’a qu’1 Å“il par Carole Lataste
30 juin 2007
[Expoésie] expositions d’art plastique
Durant le festival Expoésie, à Périgueux, on peut voir cinq expositions, si elles sont le fait de plasticiens aux pratiques trés différentes, elles ont toutes pour point commun de travailler, sur, dans, à partir d’une langage, et entre ainsi en résonnance avec les recherches de la poésie, et des poètes et écrivains invités. On peut aussi retrouver des extraits du travail de ces artistes dans la revue Ouste.
La première (cf.vidéo 1), au Centre culturel de la Visitation, est une exposition de Julien Leresteux, un jeune artiste vivant à Bruxelles, qui interroge la structuration d’un espace à travers une installation inter-média, entre dessin, vidéo, sculpture aérienne, et animation numérique. Vous pouvez aussi allez voir son site.
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La seconde exposition (cf.vidéo 2), à la galerie l’Appart, “Maux à motsâ€, présente le travail d’Emmanuelle Lauer, plasticienne qui utilise la photo, la gravure à l’eau-forte et autres modes d’impressions manuelles, l’animation numérique, le volume et le dessin pour construire une réflexion sur les représentations de la féminité, sur notre rapport aux représentations artisitques du passé, et sur la question des nouvelles technologies de l’information et de la communication. Et cela en interrogeant le langage, les mots et les discours médiatiques. On peut découvrir aussi son travail sur son site www.emmanuellelauer.com
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La troisième exposition (cf.vidéo 3), de Thomas Déjeammes, jeune artiste bordelais, présente un travail entre photo et poésie. Il décrit son travail en ces termes : “ Un mot seul au coin de la rue, une affiche partiellement déchirée par un propriétaire de maison inhabitée, une phrase captée dans une discussion de passants, ou tirée d’un livre, peuvent construire mes écrits.
Utilisant vos mots, je fais d’éclats de paroles des histoires où le son, le graphé et le sens s’accressent ou se dispersent. Je cherche le trouble, la vibration dans le mot, la phrase, afin de provoquer l’ouverture dans l’interprétation et du même coup, questionner la langue, cet inconscient collectif.â€
Présentation de son travail sur le site de Expoésie
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La quatrième exposition (cf.vidéo 4), de Quentin Pérochon, à la galerie l’Art Nôtre, est composée de dessins fait à la machine à écrire, et font penser à des poémes visuels ou concrets.
« Mon travail est iconoclaste. Je réalise des peintures et des photos de ciel. Des photos d’architecture. Des dessins à la machine à écrire. J’écris. Je construis de la musique à partir d’équations mathématiques. Je réalise des vidéos faites de photographies. Je collectionne des documents sur les méduses.
La cohérence de toutes ces approches se situe justement sur le fait qu’elles sont à la limite de leur médium, dans des états intermédiaires, entre deux ou plusieurs disciplines. »
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La cinquièmes exposition, où l’on peut voir les livres de n’aqu’1 noeil sera visible demain.
29 juin 2007
[Expoésie] vernissage de l’exposition de Robert Combas
Jeudi 28 juin, à 17h30, au musée du Périgord, s’est ouverte l’exposition de Robert Combas, qui se tiendra jusqu’à fin septembre. De grands tableaux remplis de strates d’écritures de couleurs sont exposés, ainsi que de nombreux livre de cet artiste de la « figuration libre ». Les tableaux sont en quelque sortes des poèmes visuels, et pas seulement des peintures, on peut ainsi découvrir les liens entre le travail de cet artiste et les recherches poétiques des avant-gardes et de la poésie contemporaine.
Sur les murs du cloitre du musée du Périgord, parmi les vestiges et les sculptures de l’Antiquité, du Moyen-Age, et de la Renaissance, on peut lire des inscriptions à la craie, qui sont des poèmes des écrivains et artistes qui ont été invité à Périgueux, cf. photos suivantes de gauche à droite (cliquez dessus: Joël Hubaut, Jacques Villeglé, Julien Blaine, Ben, Jean-Luc Parant, Dr Courbe.
15 mai 2007
[video] Hommage à Frank Valdor chez l’Âne qui butine
Le samedi 28 avril, à Mouscron, en Belgique, petite ville à la frontière, s’est tenue une drôle de soirée joyeusement dadaïste au 28, rue du Chemin de fer, havre de folie et de création des éditions l’Âne qui butine, dirigées par Anne Letoré et Christoph Bruneel. L’une française, travaillant dans le papier, et l’autre flamand, relieur de profession, mais aussi poète, dessinateur, peintre, performer, ils éditent de trés beaux livres d’art et de littérature, inventent des livres-objets, à tirages limités mais à l’imagination sans limites, et ils organisent régulièrement des expositions et des lectures chez eux lors de soirées à la fantaisie débridée et chaleureuse comme seuls les Belges savent le faire (et aussi les gens du Nord contaminés par la belgitude).
Le samedi 28 avril à Mouscron, chez l’Âne qui butine, la Duvel et l’Orval ont coulé à flot, dans une chaleur torride pour la Wallonie (28 degré fin avril!), le soleil faisait rougeoyer la brique rouge, les fleurs étaient de toutes les couleurs, et le buffet était « orange et plastique » car la soirée était sous le signe de Frank Valdor, crooneur disco des années 1960, qui a sorti 200 vinyles en 8 ans. Une grande partie de ces vinyles a été retrouvée par Anne et Christoph, chineurs redoutables, chez un disquaire d’occasion flamand. Sauvant ces pépites des années 60 d’une destruction certaine et de l’oubli, ils décidèrent de rendre hommage à un tel chanteur en plaçant le vernissage de l’exposition de dessins faits à quatre mains par Christoph Bruneel et Bruno Groensteen sous ses auspices.
Le samedi 28 avril à Mouscron, chez l’Âne qui butine, chaque invité à la soirée est donc entré dans la maison, annoncé par Peter Arthur Caesens, le crieur de Courtrai, et sa cloche, avec un objet que Franck Valdor aurait aimé. Après avoir bu une bière fraîche et mangé un hot-dog, chaque invité a pu découvrir les dessins de Christoph Bruneel et Bruno Groensteen, exposés sous les yeux attentifs du crocodile, du tapir, du lapin et des grenouilles empaillés. Christoph Bruneel et Peter Arthur Caesens lurent ensuite un poème écrit par Christoph en l’honneur de Frank Valdor, poème sonore en quatre langues dans ligne directe de Dada et Schwitters.
Le samedi 28 avril à Mouscron, chez l’Âne qui butine, il y avait des Français, des Flamands et des Wallons, il y avait des poètes qui écrivent en français, en flamand, en anglais et en allemand, il y avait un crieur qui annonçait la création de l’Eurodistrict, zone transfrontalière entre la France et la Belgique où l’on pourrait parler la ou les langue(s) que l’on veut,… il est très rare en Belgique (hormis à Bruxelles, mais les Belges vont diront que Bruxelles n’est pas la Belgique) de trouver des lieux où se mélangent les langues, où se mêlent flamands et wallons, où s’écrit une autre langue que celle des nations, des régions, des « peuples »… Ce soir là , en France, on était entre les deux tours, et en Belgique, on était bien, il faisait chaud, il y avait de la bière dorée et beaucoup de rires, de la simplicité et plein de délires, et de la poésie vivante.
Français, à l’heure qu’il est, vive les Belges, vive l’Eurodisctrict et fuck la République !
15 mars 2007
[vidéo] exposition LO MOTH – Alors parmi cette armée baisera le nécrophorus
Jusqu’au 3 mars 2007, à la galerie Chappe (4, rue André Barsacq à Paris – 18e), empressez-vous d’aller découvrir une partie du trés beau et étrange travail de Magali Daniaux et Cédric Pigot ou LO MOTH ou Timothy Schulz et Bruno Leary, artistes au-delà des genres et des disciplines, qui développent depuis 2002 le projet « Drohobycz », une fiction enigmatique et expérimentale, au sens où elle se veut être une véritable expèrience et expérimentation mentale, sensorielle, mystique. Cet univers narratif et poétique, entre « ExistenZ », Bilal, Tarkoski, ou Bruno Schulz, est un espace matériel et immatériel, ouvert et mouvant, qui se déploie à travers le dessin, le son, la sculpture, l’installation, la vidéo, le web (Lo Moth), la poésie (cf. texte-supplément dans la revue Talkie-Walkie) …
« Alors parmi cette armée baisera le nécrophorus », derrrière cette sentence bizarre, on découvre tout d’abord un oppressant « murmure » (nom de l’insatallation) : une pièce remplie de 300 monochromes noirs de 20 x 20 cm, sur chacun, des petites incisions régulières qui semblent établir un code, former une sorte d’écriture au sens caché. Qu’est-ce que ces incisions, dont la rythmique a été tirée aux dés par les auteurs, dessinent-elles sur cette surface murale en jeu d’échec ? Ont-elles une signification ésotérique, ou ne sont-elles que des interstices de lumière, perçant l’opacité noire, qui laisseraient à peine échapper un souffle ? Les interprétations peuvent être nombreuses, et ce travail radical et austère, qui pourrait sembler proche de l’art conceptuel, excite l’imagination, procure un intense ressenti, un inquiétant effet vibratoire se dégage de cet ensemble noir et produit même une sorte de malaise, sensations rares en art contemporain, qui considère trop souvent avec défiance ce qui touche à l’imaginaire et à l’émotionnel. En effet, il y a dans les pièces de Pigot et Daniaux une prégnance de la matière, et un jeu sur l’ambiguité et avec le spectateur, entre envoûtement et répulsion, immersion et étrangeté, ils nous poussent à des seuils-limites de la perception et de la compréhension rationnelle. Surtout lorsque l’on rentre dans la seconde pièce et qu’au milieu d’une odeur doucereuse et animale (parfum crée par les artistes), on trouve plantées dans un bloc cristal de sel des chaînes et deux poignets de cuir, bijou-sculpture pour une torture jouissive ? rocher de Sysiphe pour un érotisme du supplice ? là encore un magnétisme puissant empli l’atmosphère, habité par sept dessins de Cédric Pigot, indescriptible magma organique et machinique, et que je ne définirais pas plus, il faut aller les voir …
Mais au-delà de la force plastique de ces travaux, c’est la façon dont Pigot et Daniaux construisent et décontruisent cet espace fictionnel « Drohobyzc » qui est fascinant, comment ils réunissent, en archéologues du futur, indices et hypothèses de cette histoire utopique et cauchemardesque. Ils nous en présentent ici seulement des traces, des fragments, et nous invitent à participer en construisant aussi nous-mêmes ce que pourrait être une expérience …
Lire le texte de présentation de l’exposition, écrit par Philippe Boisnard
11 février 2007
[Manifesten] la société mobile, de Laurence Denimal
Du 1er au 3 février 2007, dans la galerie Lavitrine à Limoges, durant le festival Manifesten, Laurence Denimal a tenu, assise derrière son ordinateur et son imprimante, une drôle de boutique. Installation/performance, la société mobile est une revue unique en son genre et vraiment pertinente, crée par cette plasticienne en 2005 ; elle est fondée sur l’interactivité et la fluidité, car c’est au lecteur/acheteur de composer son propre sommaire avec les textes qu’il a choisi. Elle est aussi une extension du travail d’archivage et de recension que poursuit Laurence Denimal à travers son propre projet artistique le Joubor, journal de bord qui décrit toutes ses actions dans une journée selon un système de codification trés précis (vous pouvez voir un extrait de ce travail publié dans la revue Talkie-Walkie n°2).
Comme vous pouvez le voir sur la vidéo, la société mobile est une sorte de magasins de texte, de multiples d’artistes et d’écrivains, et même de travaux originaux, une agence qui diffuse des travaux hybrides et qui constitue peu à peu une banque de données, une revue ambulante et modulable, une petite entreprise artistique qui essaye d’expérimenter d’autres modes de publication et de diffusion pour divers travaux poétiques…
On peut se procurer dans cette échoppe des textes de La Rédaction, Philippe Boisnard, Franck Leibovici, Frédéric Acquaviva, Christophe Manon, Marius Guérin, Vannina Maestri, Jacques Sivan, Jean-Michel Espitallier, Jérôme Bertin, Sylvain Courtoux, Yves Buraud, Charles Pennequin & Cécile Richard, Bernard Heidsieck, Maria Faustino, Josée Lapeyrère, et Laurence Denimal.
La société mobile est visible jusqu’au 6 mars à la galerie Lavitrine, 4 rue Raspail à Limoges. La suite du festival Manifesten sera les lectures de Jacques Sivan, Vannina Maestri, Bernard Heidsieck et Jérôme Game le 6 mars dans cette même galerie.
2 février 2007
[Manifesten] 6ème vidéo : exposition de La Rédaction
1er février
vernissage de l’exposition de La Rédaction « nos visages-flash ultimes« , Galerie Olga, 9 rue Jeanty-Sarre, Limoges. L’exposition dure jusqu’au 24 février.
[Manifesten] visite de l’exposition de Julien Blaine : L’oraltoire
1er février
5ème vidéo, visite de l’exposition consacrée à Julien Blaine L’oraloire à la Galerie Lavitrine, 4 rue Raspail, Limoges. L’exposition dure jusqu’au 6 mars.





