Ouf ! Peu avant l’été, la vie littéraire dans sa dimension sociale semble se rêveiller pour de bon : les livres débarquent, les événements reviennent… On commencera par découvrir une sélection de 7 livres remarquables (Libr-7), puis nos Libr-évenements…
Libr-7 (printemps 2020)
► Philippe CHAUCHÉ, En avant la chronique !, éditions Louise Bottu, 174 pages, 16 €.
â–º Jérôme GAME, Album photo, éditions de l’Attente, 144 pages, 13 €.
â–º Jean GILBERT, XX.com, éditions Questions théoriques, coll. « Forbidden beach », 264 pages, 20 €.
► Natacha GUILLER, Mocassin, je me prépare et autres récifs en cours, Nouvelles éditions Place, 80 pages, 10 €.
â–º Manuel JOSEPH, Aubépine, hiatus, Kremlin, Netflix & Aqmi ou les Baisetioles, éditions Questions théoriques, coll. « Forbidden beach », 112 pages, 13 €.
► Mathieu LARNAUDIE, Blockhaus, éditions Inculte, 112 pages, 13,90 €.
â–º Vincent THOLOMÉ, Mon épopée, éditions Lanskine, coll. « Poéfilm », 132 pages, 15 €.
Libr-événements
â–º Retrouvez Le Grand Dépotoir de Julien BLAINE à La Belle de Mai à Marseille : l’exposition reprend ce mercredi 17 juin jusqu’au dimanche 9 août.
â–º Chaque lundi jusqu’au 17 août à la Kunsthalle de Mulhouse : Eddie Ladoire, Anna Byskov, Chourouk Hriech, Lena
Eriksson, Marianne Marić, Pusha Petrov, Elise Alloin, Katrin Ströbel, Guillaume Barborini, Jan Kopp, Stine Marie Jacobsen, Youssef Tabti.
Le Petit Programme réunit 12 artistes familiers du centre d’art. Ce sont des partenaires fidèles de la programmation de La Kunsthalle. Ce projet inédit et inhabituel leur consacre tour à tour une semaine de carte blanche pendant laquelle ils proposeront chacun un ensemble de trois Å“uvres.
Le Petit Programme de chaque artiste sera visible en ligne, pendant une semaine, sur les réseaux sociaux et le site internet du centre d’art. En parallèle, l’espace de La Kunsthalle sera un lieu de consultation dans lequel les Å“uvres s’accumuleront au fur et à mesure de l’été. Le public pourra se rendre dans l’espace d’exposition pour des visites pas tout à fait ordinaires mais résolument sécurisées.
En reprenant dans ses codes et ses formats les contraintes dictées par la crise sanitaire et ses répercussions sociales, en s’inscrivant dans un temps suspendu et propice à la réflexion, l’équipe de La Kunsthalle espère participer à un vaste débat consacré au monde d’après.
Programme en cours de construction… Ã suivre en ligne :
> http://kunsthallemulhouse.com/evenement/petit-programme/
> https://www.facebook.com/La.Kunsthalle.Mulhouse/
> https://www.instagram.com/la_kunsthalle_mulhouse
> https://twitter.com/la_kunsthalle
A La Kunsthalle Mulhouse, centre d’art contemporain, les Å“uvres seront diffusées au fur et à mesure des semaines pour composer un ensemble complet à la fin du mois d’août !
En entrée libre du jeudi au dimanche > 15:00 à 18:00 (fermé le 15 août) – sous réserve de réouverture prochaine.
► Du 27 juin au 5 juillet, Festival des écritures bougées à Alfortville (94).
Cette édition du festival des écritures bougées propose à une vingtaine d’artistes, écrivain-es, sculpteur-es, performeurs-ses, chorégraphes, vidéastes, de présenter une vidéo-action, une lecture-vidéo, des images-mots, une lecture-action enregistrée ou en direct visible en ligne samedi 27, dimanche 28 juin, samedi 4 et dimanche 5 juillet 2020 à 18h sur Zoom et en collaboration avec le Centre d’art contemporain La Traverse.
Six titres de films emblématiques rencontrent une chanson qui parle de cinéma et un titre de roman aux allures très cinématographiques, À l’ombre des jeune filles en fleurs, image de la fugacité du désir et de la recherche infinie de l’amour. Toutes ces œuvres parlent d’amour, de tous les amours possibles. À partir de ces titres une infinité de combinaisons se dessinent, huit sont proposés comme autant de films à imaginer.
Décomposés, recomposés, ces titres deviennent des poèmes, des mots isolés les uns des autres, déclencheurs de désir. Parce que les œuvres auxquelles ils font référence viennent d’époques et d’esthétiques différentes, ces titres présentent la vie comme un feu d’artifice sensuel et amoureux. Les mots ici agissent comme des ouvroirs d’images ou de films potentiels. Ils sont à la fois une idée, une lumière, un décor, le personnage central et les figurants.
Film à venir, lecture sans précédent, film impossible, film sans mot, film avec corps qui bougent, lecture à demi-mot, film sonore, images de mots qui bougent, lecture-action nocturne, film typographique, film sans personne, image muettes, lecture chuchotées, film de désir, lecture-marche, film sans image, images météorologiques, images vidées, lecture-démarche, films noirs, images-mots…
Cette année le Festival des écritures bougées aura lieu du fait de ce contexte particulier en ligne, tout en conservant cette même envie de bouger l’écriture. L’évènement à cette occasion sera centré sur le désir et l’amour sous toutes ses formes, la thématique reste ouverte et permet toutes les libertés !
Le festival se déroulera à 18h samedi 27 & dimanche 28 juin 2020 ainsi que samedi 4 & dimanche 5 juillet 2020.
Chaque vidéo ou intervention (lecture, lecture-action) en temps réel sera comprise entre 2 et 10 minutes et accessible en direct sur Zoom.
Les soirées dureront environ 40 minutes chacune, entre quatre et six artistes y participeront selon le temps d’intervention de chacun.

PROGRAMME
Samedi 27 juin 2020 — 18h00
À l’ombre de mes nuits blanches : Yoann Thommerel (Caen), Caroline Kervern (Bruxelles), Mathilde Ganancia (Paris).
À bout du désir : Céline Ahond (Montreuil), Sarah Klingemann (Paris), de Charme, Morgan Azaroff, Alisson Schmitt (Rennes), Bettie Nin (Alfortville).
Dimanche 28 juin 2020 — 18h00
La fille moi non plus : Charlie Jeffery (Paris), Corentin Malvoisin (Paris), Hilary Galbreaith (Rennes).
L’inconnu du botaniste : Elsa Pallarès Hugon (Olot, Espagne), Claire Finch (Paris), Cécile Bicler (Paris).
Samedi 4 juillet 2020 — 18h00
Les ailes de souffle : Adrien Lamm (Paris), Laure Mathieu (Paris), Yaïr Barelli (Paris).
La pleine lune du lac: Barthélemy Bette (Paris), Loris Humeau (Paris), Cécile Paris (Paris).
Dimanche 5 juillet 2020 — 18h00
Sur l’écran noir des jeunes filles en fleurs : Fabrice Michel (Paris), Arnaud Labelle-Rojoux (Paris), Yves-Noël Genod (Paris).
Je t’aime Les nuits : Aziyadé Baudouin-Talec (Paris) , David Evrard (Bruxelles), Lubovda, Valentina Traïanova & Antoine Dufeu (Paris).














Voici, dans un superbe livre grand format aux couleurs vives, un agencement répétitif critique (ARC) qui explore avec fracas (splAtch !) et tout en glissements phonétiques et sémantiques les chutes et bévues de notre monde immondialisé. Tandis que nous tripaliumons, d’autres gèrent les flux et pratiquent "le terrorisme du flouze"… Ainsi sommes-nous emportés par la tempête TINA : "tina c’est l’argent roi pour les puissants de ce monde / tina c’est la production de richesses par les pauvres pour les riches /tina c’est un programme où la misère le chômage sont nécessaires"…
Selon Emmanuèle Jawad, la poésie doit faire le mur… pour mieux voir – dans la mesure et la démesure… Depuis Faire le mur, précisément, et aussi Plans d’ensemble, volumes parus en 2015, elle allie poétique et politique : montages et télescopages dénoncent une société de flux qui n’est libérale que pour les capitaux ; pour les dominés et déclassés, ce ne sont que murs, barrières et frontières… Son écriture insidieusement objective est un dispositif poétique érigé contre un dispositif politique : "dispositif de filtre restrictif permis / de circulations reconduites de biens et / de personnes barrière sécuritaire barrière / électronique mur-béton barrière de sable / fossés d’eau sel obstacle barrière mur" (p. 36)…


qui repose presque uniquement sur des auteurs maison (Gallimard et ses filiales, P.O.L et Mercure de France – mais, bien entendu, entre autres, il manque Novarina et Prigent…)… Et le tout orchestré par un André Velter dont la lucidité ne peut que laisser coi : les poètes d’aujourd’hui ? "Franck Venaille le capitaine de nos peurs, Serge Pey le chaman aux bâtons, Jacques Darras l’outrepasseur, Jean-Paul Michel qui vise au style éternel, François Cheng qui réveille le vide et actionne le non-agir…" Excusez le peu – le vide, a-t-il dit. /FT/.jpg)



20h15 : Sortie de la revue MUSCLE # 5, avec Simon Allonneau, Arno Calleja & Laura Vazquez.
Chaque soir,
Avec Suzanne Doppelt, la poésie est affaire de mécanique : opérant un perpétuel va-et-vient entre micro- et macrocosme, sa poétique chaosmique rend compte de la mécanique cosmique avec un brio qui vous ravit. Combinant texte et image, elle nous offre de subtils mobiles poétiques. De la caldérisation de la poésie : perpetuum mobile…
devenir Fils (1977) par la force des choses, Gallimard ayant refusé ce monstre-là. Écrit entre 1969 et 1976, ce flux de conscience dédié à celle qui est sa substance – sa mère – est régi par le martèlement de la machine – dactylométré, en somme.


Dans un mélange de surréalisme cyberpunk et de pratiques sexuelles non-conventionnelles, les personnages de cette performance transforment leurs corps en instruments sexo-sonores par le biais de prothèses électroniques connectées à leur chair avec des techniques BDSM. L’ensemble du son de cette pièce est généré en direct par le contact entre les corps.
Cette année, William S. Burroughs aurait eu 100 ans. Occasion rêvée de revenir sur un auteur qui, avec le temps, est devenu culte. Mais qui le lit encore ? Qui ouvre encore, de nos jours, un livre de Burroughs et le lit entièrement ? Il est possible de trouver sur le net un nombre invraisemblable d’anecdotes sur sa vie. Il est possible également d’y consulter de nombreuses vidéos où l’on voi


