Libr-critique

11 novembre 2015

[News] News automnales

Ce soir, un florilège de RV jusque début décembre : Laurent Grisel, William Marx, le salon de l’Autre livre, NEXT festival, Goria & Poyet, Sébastien Rongier, les éditions MIX…

 

â–º  Retour sur la rencontre au Bateau Livre du 30/10/2015, avec Christophe Manon et Stéphane Vanderhaeghe, grâce à la vidéo de Aurélie Olivier.
Précisons que le roman de C. MANON, Extrêmes et lumineux, vient de recevoir le prix Révélation de la Société des Gens de Lettres.

â–º Agenda de Laurent Grisel.

Le 24, paraît le poème Climats ; auparavant, le 18, réédition de Un Hymne à la paix (16 fois).
En mai dernier est paru 2006, premier volume du Journal de la crise de 2006, 2007, 2008, d’avant et d’après.
Ces trois livres sont soit en édition papier (epub inclus) – à commander dans n’importe quelle librairie – soit en epub seul.
Le 13 novembre à partir de 18h00 et le 14 à partir de 14h00 Laurent Grisel sera au Bastille Design Center, 74 boulevard Richard Lenoir, Paris onzième, dans le cadre d’une exposition collective intitulé Chroniques ; Mirella Rosner a créé une sculpture-installation sur un texte extrait de 2006 ; l’auteur lira quelques extraits de ce livre.
Le 24 novembre à 20h00, il sera accueilli, en compagnie de Philippe Petit, par la librairie Tschann, 125 bd du Montparnasse, Paris sixième. Brèves lectures, questions, discussions.

â–º Jeudi 12 novembre à 18H30, Librairie Compagnie (58, rue des Écoles 75005 Paris), rencontre avec William Marx pour son dernier essai, La Haine de la littérature.

â–º Du 13 au 15 novembre, Le salon de l’Autre Livre à l’Espace des Blancs Manteaux (48, rue Vieille du Temple 75004 Paris).

L’Association L’Autre Livre vous offre, du 13 au 15 novembre 2015, la possibilité de découvrir plus de 2000 livres, qui font rarement les têtes de gondole, quelque 400 auteurs de 160 maisons d’édition dont de nombreux éditeurs de province, mais aussi belges, suisses ou canadiens.

Le salon de l’Autre Livre, devenu depuis quelques années « le salon international de l’édition indépendante », est aussi l’un des rendez-vous incontournables d’échanges entre les éditeurs indépendants : sur leur situation, celle du livre, de la lecture et de la marchandisation des biens culturels.

â–º Du 13 au 28 novembre, NEXT festival autour de Lille Métropole (France/Belgique) : programme.

â–º Je digitalise comme un fou, 3.1 (lecture écrans performés) e|m|a|rencontre Chalon-sur-Saône [cf. image en arrière-plan]

Performance de Françoise Goria et Pascal POYET
18 novembre 2015 — 19h — Auditorium
ouvert à tous

Une « lecture écrans performés » est une table de travail. Un texte et un corpus de photographies sont mis en mouvement par leurs auteurs respectifs, par la lecture et la projection numérique. Ils ont d’abord été élaborés séparément. Lorsqu’ils sont diffusés simultanément (lorsqu’ils sont « performés »), les deux ensembles, mots et images, peuvent coïncider ou diverger. Chaque auteur-opérateur « réalise », au sens cinématographique du terme, deux phrases empruntées à Jacques Derrida : « Depuis longtemps, je dis qu’on écrit des manuscrits pour deux mains. Et je digitalise comme un fou. »
La performance publique est la dernière étape d’un processus de fabrication du sens.

â–º Samedi 21 novembre, Librairie du Cinéma du Panthéon (15, rue Victor Cousin 75005 Paris), rencontre avec Sébastien Rongier autour de Cinématière.

Le cinéma s’est nourri et se nourrit des autres formes artistiques. En s’imposant à la fois comme valeur culturelle et comme patrimoine, le cinéma devient lui-même une source d’inspiration et d’interrogation pour les autres formes artistiques.
Cinématière est un livre dense et passionnant qui interroge la place des images cinématographiques dans l’art contemporain et dans la littérature d’aujourd’hui. Le concept de "cinématière" est donc l’occasion d’étudier les relations entre cinéma et les autres arts, d’envisager les déplacements esthétiques et de repenser l’idée d’image à partir d’œuvres contemporaines.

Sébastien Rongier est écrivain et essayiste, membre du comité de rédaction du site littéraire remue.net.
Derniers ouvrages parus : Cinématière, essai paru chez Klincksieck en février 2015 et 78, roman paru en août 2015 chez Fayard.
A paraître : Théorie des fantômes. Pour une archéologie des images, essai paraissant aux Belles Lettres le 12 février 2016.

â–º Vendredi 4 décembre 2015 à 19H, Lafayette Anticipation (46, rue Sainte-Croix-de-la-Bretonnière 75004 Paris) : soirée pour les 10 ans des éditions MIX + tombola + présentation des nouveautés. Le ticket de tombola est à 65 € (édition Dieudonné Cartier + 3 ouvrages offert) et lots exceptionnels à gagner. Et en plus, le nouveau site est opérationnel !

10 février 2007

[Livre] Devenirs du roman, collectif,

devenir_roman189.jpgDevenirs du roman, collectif, éditions Inculte/naïve, 356 p., ISBN : 978-2-35021-078-0, 20 €.
[site Inculte]
4ème de couverture :
Comment penser le roman contemporain ? De quelle(s) façon(s) la littérature contemporaine investit-elle la représentation du réel ? Quels sont les enjeux de l’écriture fictionnelle d’aujourd’hui ? Autour du comité éditorial de la revue Inculte, un ensemble d’écrivains esquisses les possibles et les devenirs du roman, évoquant pratique et théorie de cette forme littéraire multiple, en perpétuelle mutation.

Textes et entretiens :
Emmanuel Adely, Stéphane Audeguy, François >Bégaudeau, Arno Bertin, Étienne Celmare, Éric Chevillard, Claro Louise Desbrusses, Philippe Forest, Jean-Hubert Gailliot, Bastien Gallet, Thierry Hesse, Hubert Lucot, William Marx, Jean-Christophe Millois, Yves Pagès, Pierre Parlant, Emmanuelle Pireyre, Olivier Rohe, Pierre Senges, Olivier de Solminihac, Joy Sorman, Philippe Vasset et Antoine Volodine.

Premières impressions :
La précédente chronique de Fabrice Thumerel, portant sur Qu’est-il arrivé aux écrivains français ? de Jean Bessière, indique avec précision, l’une des parties du débat qui est ici en question, et qui chez Bessière apparaît à partir de la distinction entre d’un côté une littérature autotélique, qui renvoie à elle-même à travers une expérience du sujet [stigmatisée en tant qu’auto-fiction], faisant l’expérience de lui-même et de sa langue, et de l’autre, une littérature ouverte à la fiction, faisant l’économie pour une part de l’auto-réflexivité des modernes, pour construire son objet : le récit.
Tel que le titre l’indique, le parti pris est celui du pluriel. Non pas singulier, ce qui serait réduire afin de n’indiquer qu’un seul sens, mais bien un pluriel au sens où le roman semble prendre à lire les différents intervenants plusieurs directions. Car, contrairement à ce que pense Bessière, le roman ne se tient pas dans une dualité de forme, mais bien au contraire, à lire par exemple Philippe Vasset ou bien Emmanuel Adely, il semblerait davantage que le roman soit, et ait toujours été, dans une certain forme de question par rapport à lui-même, question aussi bien de son rapport au réel et au monde historique, que question par rapport à sa propre poétique [à comprendre dans le sens strict de sa manière d’être construit, produit], impliquant le geste singulier d’une responsabilité d’écriture. En effet, tel qu’ils le disent respectivement : « les alliages dont nos livres sont faits sont trop fragiles et incertains pour que l’on puisse à leur sujet parler d’un quelconque retour des conventions »(P.V), « je pose qu’il existe des dizaines d’écritures de littératures de romans qui se tentent et s’écrivent aujourd’hui » (E.A) et les deux de préciser que cette fragilité qui permet des dizaines d’écriture se construit en rapport à la société, à l’histoire au flux humain historique.
C’est pour cela, que le titre est très bien choisi, car il ne s’établit pas sur le constat symptomatique à l’heure actuelle par rapport à toute chose ou phénomène de la crise, mais il offre cet espace d’un dire spécifique : pour quelle(s) raison(s) le « roman » ou du moins les écritures qui sont rangées sous la catégorie « roman », est(sont) -elle(s) nécessitée(s) pour un certain nombre d’écrivains. /PB/

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