CUHEL commence par vous faire méditer sur notre douce-France… Moussempès en UNE, puis les nouvelles aventures d’Ovaine par Tristan Felix… et nos Lib-livres reçus !
Édito : Douce fRANCE /CUHEL/
Le règne de Micron 1er fut celui du CommeSi
[Micron a tout lu tout vu
– il est Tout-UBU !]
fRANCE pays de Liberté – pour les néo-Libéraux et leurs polichiers
[liberté de travailler et de consommer pour les autres]
fRANCE pays d’Égalité – à force d’égaliser les privilèges des assistés (ceux qui ont un net fixe !)
fRANCE pays de Fraternité – envers les capitaux
fRANCE mère des Arts (vive Netflix !)
des Armes (pour libérer et sécuriser les sujets de Micron 1er !)
et des Lois (pour assurer la Liberté et la Sécurité des néo-Libéraux !)
Priorité à l’Éducation – grâce aux suppressions de postes !
Priorité à la Recherche – de profits !
Priorité à la sécurité sanitaire – à coups de baguettes magiques !
Priorité au Plein-emploi – grâce à la magie des chiffres…
Et maintenant, grâce à la néo-maïeutique – cet art de coucher les esprits que maîtrisent les sophistes et les polichiers –, place au CommeÇa : après le CommeSi, c’est CommeÇa !
En marche !
UNE : Sandra Moussempès à bout portant…
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Cassandre à bout portant poursuit cette quête obstinée de Sandra Moussempès des objets féminins non identifiés à travers les clichés de l’imaginaire contemporain (celui des séries américaines en particulier), détournés avec une ironie teintée de tendresse. Le ciel s’est éclairci dans l’univers de l’autrice, l’humour semble désormais maintenir à distance les monstres du passé. Ce qui n’ôte rien à l’étrangeté des images que son écriture parvient à susciter, avec une innocence qui n’exclut pas un soupçon de perversité. Jusqu’où peut aller une pin-up assortie à sa fourchette, endormie sur le sol d’une maison hantée ? Telle est l’une des questions que pose ce livre grave, joyeusement décalé.
À lire – Sandra Moussempès, Cassandre à bout portant, Poésie Flammarion, 2021.
Les nouvelles aventures d’Ovaine… /Tristan Felix/
À l’endroit pile où Ovaine bâtit sa bicoque, une maison se construit.
Ovaine ne se démonte pas. Nuit et jour, elle ôte une à une les pierres et les poutres pour mettre les siennes à leur place.
Le chantier n’avance guère… Ne reculant devant aucune adversité, elle poste son loup en équilibre sur le seuil, prêt à déjouer l’entourloupe.
Mais voilà Ulysse qui revient de loin, rusé de près et vermoulu comme une poutre. Il demande à voir Pénélove.
Le loup, grêle et méfiant, opte pour un silence sidéral.
Alors, Ovaine, immatérialisée, descend des combles de son rêve.
Libr-livres reçus
► Marie Delvigne / Raymond Federman, Fourire, Les Contemporains favoris, coll. « Å’uvres complètes », été 2020, 124 pages, 18 €.
► DOC(K)S, série 33/34, numéro 35/36, hiver 2020-2021, 460 pages (+ DVD), 50 € (abonnement pour 4 numéros : commander).
► Armand Dupuy, Selfie lent, éditions Faï Fioc, Boucq (54200), hiver 2020-2021, 112 pages, 13 €.
► Sylvie Durbec, Carrés, ibid., 72 pages, 11 €.
► Didier Henry, Continuo, ibid., 88 pages, 12 €.


Armand DUPUY et Jérémy LIRON, Faire-monde & papillons, Centrifuges, janvier 2012, 40 pages, 10 €, ISBN : 978-2-6918841-03-6.
Après nos Livres reçus (Armand Dupuy et Jérémy Liron, faire-monde & papillons ; Isabelle Lartault, NOM DE MON DE), notre agenda (Alain Dunn sur Websynradio ; Sandra Moussempès et Annie Zadek sur La Scène poétique à Lyon ; concert de soutien à la poète slameure Katia Bouchoueva) et notre nouvelle rubrique Libr-campagne, qui, enrichie en semaine par la série de Philippe Boisnard ("Campagne // épidose //"), vise à prendre un recul réflexif et satirique [aujourd’hui, un passage de Bourdieu à méditer et une création du caricaturiste Joël Heirman]. /FT/
Le faire-monde de Jérémy Liron : des paysages urbains enpapillonnés… des vues qui, du coup, papillonnent… (faire-monde : "processus subjectif" par lequel nous construisons notre rapport au monde).
2012, 19:30 à 00:00 ; 
Armand Dupuy, La Tête pas vite,
Il faut faire attention à ce que certains parviennent à écrire, à ce que certains parviennent à éditer. Les uns sortent des mots cassés d’une tête en explosante-fixe, les autres lisent comme on marche au bord de l’abîme et nous offrent l’occasion de lire les mots des premiers – et d’y trouver ressource, plage de vivre où rien à faire donnerait le la.
Ki-bon… tel est le sésame de ce jeu de têtes dont la dimension épiphantaisiste est renforcée par la tension-torsion entre texte et figures carnavalesques – de sorte que nous avons affaire à une torsade grotesque. Nous tenons à remercier vivement les auteurs de nous avoir réservé la primeure de cette création originale (
Armand DUPUY, le pillier des éditions
Armand DUPUY et