Ce soir, découvrez le premier numéro de la revue Babel heureuse, mais aussi le colloque sur les excentricités… RV avec la revue GRUPPEN en fin de mois… Après-demain, RV avec Lisa Robertson…
â–º Découvrez le premier numéro de la revue Babel heureuse : ici !
â–º Lisa Robertson / Contrat maint, le mardi 4 avril 2017 à 19H, à l’Adresse du Printemps de septembre (2, quai de la Daurade, Toulouse).
« Une jeune femme regarde ouvertement hors du tableau. »
Alternant anglais et français, cette lecture avec Pascal Poyet sera aussi l’occasion de poser la question de la traduction.
â–º 12 et 13 avril 2017, colloque international "Excentricités : Enjeux et pouvoirs des anormalités en sciences humaines"

Mercredi 12 avril
Maison de la Recherche, Université Bordeaux Montaigne
9h-9h30 Ouverture du Colloque
9h30-10h30 Explorations identitaires de soi et questionnements de genre dans le cinéma contemporain – modération Vincent Jaunas
- Arnaud Alessandrin (Université de Bordeaux) et Marielle Toulze (Université de St-Etienne) : « Le désir d’horizon dans le devenir genré. Pour une extériorité à réinventer ».
- Maylis Asté (Université Toulouse Jean Jaurès) : « Alain Guiraudie, sur les traces d’un cinéma "excentraliste"».
10h30-11h Pause
11h-12h Mettre en question des normes classiques dans la narration – modération Julie Gay
- Diane Gagneret (ENS de Lyon) : « Folies et excentricité(s) de l’écriture dans 4.48 Psychose de Sarah Kane ».
- Nicolas Lahaye (Université de Versailles Saint-Quentin) : « Le goût du nanar, pierre d’angle d’une cinéphilie alternative. »
12h-14h Pause déjeuner
14h-15h Thanatologie, excentricité et décentrement – modération Patrick Baudry
- Albain le Garroy (Université Bordeaux Montaigne) : « Tuer pour vivre. Une étude thanatologique de Le corps exquis de Poppy Z. Brite ».
- June Pham (Université Paris IV Sorbonne) : « Le pessimisme philosophique comme pratique excentrique dans True Detective ».
15h-15h30 Pause
15h30-16h30 Pratiques culturelles du corps excentrique – modération Arnaud Alessandrin
- Carolane Sanchez (Université de Franche-Comté) : « Juan Carlos Lérida, artiste iconoclaste de la tradition flamenca ».
- Laure Carbonnel (Université Paris Nanterre) : « Le bouffon rituel est-il un personnage excentrique ? Etude comparative à partir du Mali ».
18h « LANORMALITE : normes, discours, identités ». Stéphanie Pahud (Linguiste, Docteure ès Lettres, Maître d’Enseignement et de Recherche à l’École de Français Langue Etrangère, Université de Lausanne). Salons Albert Mollat – 11, rue Vital-Carles – Bordeaux.
Jeudi 13 avril
Maison de la Recherche, Université Bordeaux Montaigne
9h-10h30 Excentricité et créolisation dans les arts contemporains – modération Charlotte Blanchard
- Nicolas Nercam (Université Bordeaux Montaigne) : « De l’excentricité au cosmopolitisme. Un trajet des arts extra-occidentaux du XXIe siècle. »
- Sébastien Galland (Université Montpellier III) : « Excentricité, hétérarchie et déterritorialisation dans les arts palestiniens contemporains ».
- Manon Boukhroufa-Trijaud (Université Paris IV Sorbonne) : « Bombay/Mumbai, ville des extrêmes aux poètes excentriques ».
10h30-11h Pause
11h-12h Interroger l’usage d’« objets » excentriques – modération Hélène Crombet
- Anne-Cécile Lenoël (Université Bordeaux Montaigne) : « Un design excentrique ? Topologie et perspectives de compréhension du terrain de jeu méthodologique d’une pensée expérimentale de la conception ».
- Pierre-Yves Halin (Université Paris IV Sorbonne) : « La relation de couple sous le prisme de l’excentricité. Etude de la relation homme – poupée de compagnie. »
12h-14h Pause déjeuner
14h-14h30 L’excentricité du langage dans une approche philosophique – Vidéo Véronique Bergen (Philosophe et écrivain, Bruxelles) : « Ecritures de l’excentricité : Hélène Cixous, Clarice Lispector et Alejandra Pizarnik ».
14h30-15h30 Corps contemporains et représentations normées – modération Patrick Baudry
- Philippe Liotard (Université Lyon 1) : « Excentricité : les innovations de la chair travaillée ».
- Andrea Sagni (Université Jean Moulin Lyon 3) : « "Ces corps qui dérangent". Formes d’excentricité entre Troubles du Comportement Alimentaire et obésité ».
15h30-16h Pause
16h-17h L’entrave corporelle comme potentialité créative – modération Marielle Toulze
- Guillaume Baychelier (Université Panthéon-Sorbonne Paris I) : « Repenser le corps humain à l’aune de l’excentricité. Corps contraints et corps mutants dans l’œuvre de Matthew Barney ».
- Sylvain Brétéché (Université d’Aix-Marseille) : « Périphérie de l’ordinaire. De l’excentricité au handicap : les sourds en exemple »
adresse : Maison de la Recherche – Université Bordeaux Montaigne.
â–º Soirée de lancement pour la parution de GRUPPEN deux mille dix sept samedi 29 avril 2017, 19h à SYNESTHÉSIE 1 place du Caquet, 93200 Saint Denis
www.synesthesie.com
avec
MATHIEU BELLAHSEN psychiatre
& le G.E.M Saint Denis
ALICE DOUBLIER anthropologue
IVAN SEGRÉ philosophe
projection – un film de YANN BEAUVAIS
lecture du poète MANUEL JOSEPH
avec le musicien Stéphane Chalumeau
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GRUPPEN deux mille dix sept
Arts, Sciences Humaines, Philosophie

avec
Patrizia Atzei / Mathieu Bellahsen / Jacob Bromberg /
Yann Beauvais / Jean-Michel Bouhours / Bernard Bourrit
Grégory Chambat / Sébastien Charbonnier / Pierre Déléage /
Alice Doublier / Laurence Gatti / Laurent Jarfer / Florence Johsua / Manuel Joseph / Ilan Kaddouch / Charles Pennequin / Max Roach
Marco Saraceno / Ivan Segré / José Antonio Sistiaga / Patrick Tort
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maint, dans la revue Espace(s)). Notes pour rien, dans un ensemble bref, poursuit les recherches formelles de l’auteur dans un travail de montage d’éléments hétérogènes.
Une autobiographie de l’aviateur Charles August Lindbergh fait l’objet, dans une troisième section, d’une compression, alors que le travail d’écriture, dans une superbe dernière séquence, Supplément Celmins, s’agence en lien avec l’œuvre plastique de Vija Celmins et de documents iconographiques (dessins de l’artiste américaine, catalogue de la rétrospective de ses dessins, à l’occasion d’une exposition monographique en 2006, au centre Beaubourg, l’Œuvre dessiné). Le travail d’écriture de David Lespiau, déjà en lien avec des œuvres plastiques, dans Aluminium (Rauschenberg), à partir de photographies, pour Ouija board, L’intérieur du jour, « ne fabrique pas d’équivalent textuel des images ; au contraire, il les efface, les transforme en une continuité autre qui a sa propre logique (…) » (cf. entretien cité). Supplément Celmins se compose en lien avec les reproductions des œuvres du catalogue de l’exposition Beaubourg consacrée à l’artiste. A chaque image correspond un texte. Le travail de Vija Celmins s’élabore d’après des photographies et des coupures de presse (source des premiers dessins de l’artiste), travail sériel sur des motifs, déserts, ciels étoilés, toiles d’araignées, série des starfieds, ciels de nuit. L’agencement des textes de David Lespiau s’ordonne en fonction des reproductions des dessins de Vija Celmins, dans le catalogue d’exposition mais aussi, dans la circulation de ce catalogue, dans son feuilletage, la numérotation désordonnée des textes de David Lespiau pouvant renvoyer aussi, notamment au début, à une lecture procédant par allers et retours dans le catalogue des œuvres de Vija Celmins. Pour cette dernière séquence, on notera la pluralité et la mise en abyme des matériaux/supports à partir desquels la plasticienne puis l’auteur travaillent.
comportant peu de verbes dans Réduction de la révolution la nuit), expérimentation sur une ponctuation absente ou extrêmement réduite (Prolégomènes aux hélices), amorces d’un récit, énoncés à caractère technique, inventaire (section 3), texte de plusieurs pages en une seule phrase (L’homme suspendu).
fragments, notes aux origines diverses, prélevées dans différents matériaux dont la composition révèle certains axes de travail propres à l’auteur : liens avec le cinéma, matériau autobiographique, intrusion du récit, textes en échos à d’autres, cycles de travail.
Le texte composé ainsi dans l’agencement des télescopages: bribes de récit (fin de récit, texte 4), récit sans marque d’introduction ni de clôture (texte 2), fragments de phrases soulignés, matériau autobiographique (référence au monde de l’enfance « les animaux sauvages »), intrusion d’un personnage, Jason Volniek, dans un lieu qui serait Beyrouth, ainsi que des notes pour les livres à venir (Djinn jaune 3), des notes de travail. Dans un registre de l’éclatement, multipliant les références et les axes d’écriture, David Lespiau s’attelle dans ces Notes pour rien au travail d’une mise en réseau d’énoncés. Dans la récurrence de la lumière et du mouvement (texte 3), cet ensemble fait écho à Nous avions.
Le Pillouër. En voici donc quelques-unes proposées par
Alain Cressan, éditions Contrat Maint, octobre 2011, prix à voir sur le site de l’éditeur :