Libr-critique

1 septembre 2019

[News] News du dimanche

« ABOLITION DE LA RENTRÉE LITTÉRAIRE », proclame d’emblée le dernier numéro de TXT… Donc, intéressons-nous à l’autre face de ce mois de septembre, moins visible mais plus inventive : l’agenda de Christian Prigent ; le tonitruant programme des prochaines parutions Al dante/Presses du réel ; les RV du mardi à Marseille ; « En lisant, en zigzaguant » ; et notre sélection Libr-10

Agenda de Christian Prigent

♦ Christian Prigent à Paris. Lecture dans le cadre de l’exposition « De proche en proche » du photographe Marc Pataut. Le mardi 10 septembre 2019, à 18 h 30. Au Musée du Jeu de Paume, 1, Place de la Concorde, Paris 8ème. Contact : martaponsa@jeudepaume.org. T. : 06 75 91 34 41.

♦ Christian Prigent à Paris. Lecture pour le BACON BOOK CLUB, dans le cadre de l’exposition Bacon en toutes lettres au Centre Georges Pompidou. Le jeudi 12 septembre 2019, à 19 h, dans l’exposition Francis Bacon. Contact : dorothee.mireux@centrepompidou.fr. T. : 01 44 78 46 60.

Al Dante aux Presses du réel, parutions à venir :

Septembre :
– Sylvain Courtoux : L’AVANT-GARDE, TÊTE BRÛLÉE, PAVILLON NOIR («c’est à vous de décider de votre niveau d’engagement»), Livre + CD, 21x30cm, 360 pages, 27 euros.
– Jacques Sivan : NOTRE MISSION («Vous aller accomplir ici avec moi la mission la plus important de ma vie»), 14x19cm, 408 pages, 27 euros.
– Louis Roquin : JOURNAUX DE SONS («Image et partition se métamorphosent en un lieu d’entente»), 14x21cm, 544 pages, 30 euros.

Octobre :
– Julien Ladegaillerie : LACRYMOGENÈSE («Nous subissons le sens des coups sans comprendre»), collection « PLI », 12x17cm, 72 pages, 10 euros.
– Daniel Pozner : DÉFENSE, ILLUSTRATION, IMPATIENCE ET ÉPLUCHURE DE LA LANGUE FRANÇAISE («Avis de tempête / Condition humaine / Cheese-cake»), collection « PLI », 12x17cm, 72 pages, 10 euros.

Dits du Mardi (Marseille) : programme

Les dits du Mardi (19H), coorganisé par Philippe Allio et Julien Blaine au café littéraire (25 de la rue de la République à Marseille)

Les principaux auteurs et poètes du 13 et des départements limitrophe + quelques invités plus lointains… présentent leur dernier livre ou le dernier numéro de leur revue ou toute autre manifest’a©tion de leur choix (2 poètes à partir de 19 heures).

03.IX : Mathieu Farizier & Adriano Spatola présenté par Bianca Maria Bonazzi & Julien Blaine.
10.IX : Antoine Simon & Patrick Sirot
17.IX : Véronique Vassiliou & Florence Pazzottu
24.IX : André Robèr & Hélène Sanguinetti
01.X : Nathalie Quintane & Jean-Marie Gleize
08.X : Colette Tron & Pierre Tilman
15.X : Cédric Lerible & Dominique Cerf
22.X : Christian Tarting & Danielle Robert
29.X : Claude Ber & Frédérique Wolf-Michaux
05.XI : Claudie Lenzi & Julien Blaine
12.XI : Adrien Bardi & Marius Loris
19.XI : Nadine Agostini & François Bladier
26.XI : Liliane Giraudon, Frédérique Guétat-Liviani
03.XII : Laura Vazquez & Maxime H. Pascal
10.XII : Stéphane Nowak Papantoniou & Michaël Batalla
17.XII : Carmen Diez Salvatierra et Vaninnna Maestri.

En lisant, en zigzaguant…

♦ « On peut tout répéter, sauf la naissance. […] c’est ce qui fait la valeur des « premières fois » : elles sont comme des naissances, impossible à répéter » (Didier ARNAUDET, Les Jambes sans sommeil, Le Bleu du ciel, Libourne, printemps 2019, p. 52).

♦ Perdons-nous dans ce tourniquet qui, orchestré par divers procédés redoutables (anadiplose, symploque = anaphore + épiphore…), dévoile l’infernale mécanique qui régit notre monde :
« les algorithmes suivent les règles
les règles des algorithmes suivent une séquence d’opérations
les opérations suivent des instructions sommaires
les instructions sommaires suivent les règles
les employés du Ministère ne doivent pas enfreindre les règles
les employés de tous les Ministères ne contrarient pas les règles
les colonies de fourmis n’échappent pas aux règles
le calcul des chemins des colonies de fourmis entre dans la catégorie des algorithmes « 

(Maxime Hortense Pascal, L’Usage de l’imparfait,
Plaine page,  Barjols, été 2019, p. 62).

Libr-10

♦ Collectifs aux Classiques Garnier : Andrea Del Lungo et Pierre Glaudes dir., Balzac, l’invention de la sociologie, 2019, 352 pages, 39 €.
– Aurélie Adler et Anne Coudreuse dir., Romanesques, n° 11 : « Romanesques et écrits personnels : attraction, hybridation, résistance (XVIIe-XXIe siècles) », été 2019, 292 pages, 42 € pour deux numéros annuels.

♦ Théo CASCIANI, Rétine, P.O.L, août 2019, 284 pages, 19,90 €.

♦ Christian DÉSAGLIER, Leçon d’algèbre dans la bergerie, éditions Terracol, coll. « Toute la lire », Mézidon (14), printemps 2019, 848 pages, 25 €.

♦ Le MINOT TIERS, L’Oncle de Vanessa, La Ligne d’erre, Orthez, août 2019, 208 pages, 13 €.

♦ Florian PENNANECH, Poétique de la critique littéraire, Seuil, coll. « Poétique », 620 pages, 34 €.

♦ Emmanuel PINGET, Tulipe blues, Louise Bottu, Mugron (40), 194 pages, 14 €.

♦ Nicolas TARDY, Monde de seconde main, éditions de l’Attente, 112 pages, 13 €.

TXT, éditions Nous, Caen, n° 33, août 2019, 144 pages, 15 €.

♦ Daniel ZIV, Ce n’est rien, Z4 éditions, 200 pages, 14 €.

23 juin 2019

[News] News du dimanche

Passons en été avec un Libr-10 à déguster au cours de savoureuses soirées… Et aussi nos Libr-événements, du Nord au Sud…

Libr-10 (printemps 2019) /FT/

► Jacques PRÉVERT, détonations poétiques, sous la direction de Carole Aurouet et de Marianne Simon-Oikawa, Actes du colloque international de Cerisy, Garnier, 356 pages, 35 €.

► ARNAUDET Didier, Les Jambes sans sommeil, Le Bleu du ciel, 120 pages, 15 €.

► BERLOTTIER Sereine et LIRON Jérémy, Habiter, traces & trajets, Les Inaperçus, 136 pages, 17 €.

â–º DÉSAGULIER Christian, Leçon d’algèbre dans la bergerie, éditions Terracol, 846 pages, 25 €.

► GARNIER Typhaine, Massacres, éditions Lurlure, 112 pages, 15 €.

► MÉNÉCÉE, Le Voluptueux inquiet (réponse à Épicure), présentation et traduction de Frédéric Schiffter, Louise Bottu, 50 pages, 8 €.

â–º PASCAL Maxime Hortense, L’Usage de l’imparfait, Plaine page, 170 pages, 15 €.

► RAMIER Louise, Partition, Louise Bottu, 130 pages, 14 €.

► ROLAND Alice, Portulan, P.O.L, 256 pages, 18,50 €.

â–º TARDY Nicolas, Monde de seconde main, éditions de l’Attente, 112 pages, 13 €.

Libr-événements

► Mardi 25 juin à 18H30, Silencio (142, rue Montmartre 75002 Paris) :

â–º Du 25 au 30 juin 2019, au Monte-en-l’air (71, rue de Ménilmontant 75020 Paris) : Festival Tremble Parlure

Chaque jour des lectures, des discussions avec des romanciers, des poètes, grands bégayeurs ou remuants causeurs, de France, de Belgique ou du Québec, de la musique aussi… Chaque rencontre s’articulera sur le dos de thèmes dûment choisis, le parler fou par exemple, le parler cru, cuit ou mi-cuit, ce qui se trame dans l’enfance quand elle se parle, l’enfance considérée comme un outil de connaissance d’un réel plus vif, à la fois plus rouge et plus vert, les bestiaires les fantômes la ville et les forêts tout ce qui tremble dans la langue et, partant la fait trembler, tremble parlure. Chaque soir les auteurs seront invités à lire des extraits de leur choix, à se rencontrer, à dialoguer.

Mardi 25 juin, 19h30, Eugène Savitzkaya, discussion, lecture.
Mercredi 26 juin 19h30, Hervé Bouchard, Gaëlle Obiégly et Arno Calleja, discussion, lectures.
Jeudi 27 juin 19h30, Eric Chevillard et Boris Wolowiec, discussion ; Jean-Daniel Botta & Léonore Boulanger, performance.
Vendredi 28 juin 19h30 (à Pan Piper) : Hervé Bouchard donnera une lecture en ouverture de soirée ; puis, concert
de Loup Uberto & Lucas Ravinale (France), membres du trio Bégayer brutalisent à deux voix tout un répertoire de chansons rurales italiennes couchées sur percussions abrasives et instruments tournoyants.
Samedi 29 juin 17h00, conférence performée de Catherine Lalonde.
Samedi 29 juin 19h30, Christophe Manon et Dorothée Volut, discussion, lectures.
Dimanche 30 juin 16h00, carte blanche à la revue La Mer gelée (France-Allemagne), avec Bernard Banoun, Antoine Brea, Noémi Lefebvre, Laurent Grappe, Alban Lefranc, Aurélie Maurin, Benoît Toqué (liste non exhaustive).

â–º Du 27 au 30 juin, Numéro R – Salon des revues de création poétique en région Sud.
Avec les revues :
Arapesh, Art Matin / GPS, Attaques, Babel Heureuse, Bébé, Fondcommun, GPU, K.O.S.H.K.O.N.O.N.G, La revue des revues, Legovil, Pavillon critique, Phoenix, Mettray, Muscle, Nioques, Teste – véhicule poétique, Toute la lire.

En coproduction avec les Périphéries du 37e Marché de la poésie de Paris et Ent’revues. Entrée libre et gratuite, de 11h à 18h.

ORGANISATEUR : CIPM – CENTRE INTERNATIONAL DE POÉSIE MARSEILLE = Centre de la Vieille Charité – 2 rue de la Charité 13236 MARSEILLE
04.91.91.26.45

► Vendredi 28 juin à 20H, Poètes en Résonances : 8, rue Camille Flammarion (75018 Paris) :

9 mai 2018

[Chronique] Nicolas Tardy, Gravitations autour d’un double soleil, par Bruno Fern

Nicolas Tardy, Gravitations autour d’un double soleil, éditions Série discrète, avril 2018, 92 pages,15 euros, ISBN : 978-2-9553391-6-9.

Comme l’indiquent son titre et sa couverture vivement colorée, ce livre tourne autour d’un double soleil issu de Sun Ra, nom de scène que s’est donné en 1952 l’excentrique compositeur et pianiste de jazz Herman Poole Blount. Il comprend des textes qui vont d’une ligne à une page et dont le nombre coïncide avec celui des années (soit autant de révolutions terrestres) que vécut ce musicien, de 1914 à 1993. Qu’on ne s’attende cependant pas à trouver ici une biographie car Nicolas Tardy s’attache plutôt à retracer l’histoire d’une large partie du XXsiècle à travers le prisme de Sun Ra et en mettant en œuvre une contrainte d’écriture très originale qui produit d’intéressants effets sur la lecture : les différents personnages, réels ou fictifs (appartenant à la littérature, au cinéma ou à la BD[1]), les lieux, les objets symboliques et les événements majeurs de l’époque traversée ne sont jamais désignés en recourant à des noms propres mais par des périphrases qui renvoient à des formes et/ou à des couleurs – par exemple, pour les drapeaux : « une nation où le bleu, le blanc, le rouge forment une étoile » ou bien « une nation blanche ayant une ancienne croix solaire comme nouveau symbole » (en 1936). Autrement dit, pour qualifier ce protocole, il faudrait, dans la phrase qui correspond à l’année 1921, « le monde est tout ce qui a lieu, est lisible », remplacer l’adjectif par « visible ». Cette procédure génère des énoncés qui se répètent (faisant ainsi écho au caractère répétitif de certaines compositions de Sun Ra et à son nom doublement solaire) et paraissent souvent étranges (« L’année terrestre suivante, un voyageur spatial blanc, venu d’une nation rouge, meurt en revenant sur un astre bleu. »), désorientant le lecteur et l’obligeant à chercher sans cesse de qui ou de quoi il est question.

Ce jeu est aussi léger que sérieux car, au-delà de la performance, un tel choix d’écriture est explicable par de multiples raisons . Tout d’abord, on peut citer l’importance, comme chez la plupart des pratiquants, de cette « musique dont la dernière lettre se répète », de la discrimination envers les Noirs américains[2], thématique qui revient ici régulièrement, hélas, du premier texte évoquant l’État où naquit l’intéressé, l’Alabama, «  une partie d’une nation à la bannière étoilée séparant le plus les noirs et les blancs » jusqu’à l’avant-dernier : « des forces de l’ordre blanc ressortent blanches comme neige et déclenchent des violences noires de colère dans la cité des anges ». Par ailleurs, cette place accordée aux couleurs est notamment étayée par la transition entre les touches d’un piano, instrument joué par Sun Ra, et celles d’un « clavier associant couleurs et sons », en 1923, l’« homophone », créé par le Russe Vladimir Baranoff-Rossiné, et par la présence récurrente des peintres (Malevitch, Klein, Warhol, etc.). En plus de ces motifs, la plupart des autres font allusion à l’univers propre à l’atypique fondateur de l’orchestre nommé Arkestra puis Solar, Myth Science, Astro Infinity et Intergala – il en est ainsi pour l’espace, fréquemment évoqué à travers les étapes successives de sa dite conquête, Sun Ra étant à l’origine d’une philosophie « cosmique » quelque peu délirante. Évidemment, l’histoire de la musique, de ses techniques et de ses principaux acteurs, de Louis Armstrong à Prince, constitue elle aussi l’un des fils à suivre. De plus, l’écrivain qu’est Nicolas Tardy n’oublie pas ses pairs – par exemple, en 1933, « une blanche adepte de la répétition textuelle, venue de cette nation pour s’installer dans une nation où le blanc sépare le bleu et le rouge, écrit sur elle-même par le filtre d’une autre blanche[3] » ou, en 1943, quand « sont publiées des aventures princières avec rose et renard ». Quant aux grands événements politiques, ils apparaissent également, du début de la 1ère guerre mondiale à la fin, en 1989, d’un « conflit larvé et glacé ». 

Au bout du compte, l’auteur parvient donc subtilement – et souvent avec humour : en 1965, « des pierres qui roulent, blanches, ne sont pas satisfaites – et le chantent » – à illustrer ces mots de Sun Ra cités à la toute fin du livre : « Je ne fais pas partie de l’histoire – je fais plutôt partie du mystère, qui est mon histoire. »

Nicolas TARDY, écrivain né en 1970, vit à Marseille. Publie sur divers supports imprimés et numériques. Collabore avec des artistes et des musiciens. Anime les éditions Contre-mur http://www.contre-mur.com/avec Caroline Scherb. 



[1]    Je viens tout juste d’apprendre que Sun Ra était à l’origine de Sun Rae, l’un des personnages de la série Valérian, agent spatio-temporel.

[2]    « Colored people »…

[3]    Gertrude Stein et Alice B. Toklas.

2 octobre 2016

[News] News du dimanche

Avant de découvrir la folle fin d’année de Libr-critique, vos premiers RV d’octobre : lancement des numéros 11 & 12 de la revue MUSCLE à Marseille, où l’on aura RV également avec DADA grâce à Alphabetville (dada/data) ; IVY WRITERS (Tardy/Chao), 26e salon des revues à Paris… De quoi être libres & critiques !

 

â–º Mercredi 5 octobre 2016, de 18H à 23H, soirée de lancement des numéros 11 et 12 de la revue Muscle, à Data, 44 rue des bons enfants, 13006 Marseille.

Au programme :

– Présentation de la revue et des deux nouveaux numéros par Arno Calleja et Laura Vazquez

– Lecture de Guillaume Fayard

– Lecture de Dorothée Volut

– Diffusion d’une lecture vidéo de Frédérique Soumagne

– Diffusion d’une lecture vidéo de Oscar Garcia Sierra

– Diffusion d’une lecture vidéo de Jean-Luc Parant

– Diffusion de deux lectures vidéo de Jason Héroux

 

â–º Les 6 et 19 octobre 2016, DADA à la Friche La Belle de Mai avec Alphabetville (41, rue Jobin 13003 Marseille) : DADA 100 : dada et data / gesticulations dada en ligne, 6 et 19 octobre 2016.
. Dada et data 
Jeudi 6 octobre 2016 à 18h30, Salle des machines, Friche Belle de Mai, Marseille

 
Il y a 100 ans naissait à Zurich le mouvement littéraire et artistique Dada. Manifestement anti-conventionnel et anti-conformiste, revendiquant la rupture, contre l’ennui et pour la distraction, cette attitude marque un art de vivre, au présent, conjurant avec dérision et peut-être désespoir, la situation de violence qu’est la première guerre mondiale. Ouvert au hasard et défiant la logique – tout comme le montre le choix du mot lui-même -, Dada est plus libertaire que nihiliste, et la création sous toutes ses formes montre la vivacité du mouvement, qui a la volonté de « changer la vie ».
« Guerre mondiale Dada et pas de fin, révolution Dada et pas de commencement. » écrivait Hugo Ball dans le premier manifeste en 1916.
En 2016, quelques artistes de plusieurs nationalités créent un (h)ac(k)tionnisme dada, avec d’autres données, celles du numérique.
 
Dada, data, et arts de la guerre. Révolution électronique et guerre des données, du Watergate à wikileaks, de la rupture à la disruption, où en est-on de la guerre et de la paix ? Où et comment a-t-elle lieu ? Quelles sont les formes de la lutte ? Comment (se) manifester ?
« Guerre, dada, data », hacktion, plus que thème, est tout autant un hommage vivant et une actualisation virale dans la guerre numérique mondiale, et ses technologies… pas si virtuelles.
A la suite du Grand Dada Manifesto, dadahacktion de 30 heures qui a « occupé » le Cabaret Voltaire à Zurich en mars dernier, voici la présentation de quelques réalisations, textes, sites, machines, hacks, et autres manifestes rétro dada. Sans quelques performances !
Avec :
Nicolas Nova, artiste et enseignant, pour Dadabot, une introduction à la créolisation machinique (avec Joël Vacheron)
Albertine Meunier et Julien Levesque pour le Manifeste datadada (data-dada.net), et une performance Data Dada Éclair
Une intervention (par skype) de Mckenzie Wark co-auteur d’un manifeste rétro dada.
A arpenter dans l’espace de la librairie, le webdoc Dadadata de Anita Hugi et David Dufresne, coproduit par Arte et la SSR.
 
Lire l’article d’Annick Rivoire sur le dadadatathon : http://www.makery.info/2016/03/08/a-dada-sur-la-data-au-cabaret-voltaire/
 
. Gesticulations dada et flux du réseau   Conférence dada sur canapé en ligne
Mercredi 19 octobre à midi.

Le laboratoire Oudeis développe des conférences performatives sur canapé, au sein desquelles des problématiques de l’histoire de l’art et de la période actuelle sont abordées dans un format non conventionnel, ou hors de tout format : l’agencement d’éléments complexes et hétéroclites contribuant à l’émergence d’une situation artistique inédite, bifurquant des environnements technologiques et conceptuels pré-conçus. Où des techniques de parasitage des discours et des postures agissent comme modalité virale.
Cette conférence, aussi performance en streaming, mettra en situation et en question actes et gestes dada, dans l’histoire et au présent de l’art. Avec pour medium principal le web.
 
Avec Sandra et Gaspard Bébié-Valerian, artistes, Manuel Fadat, historien de l’art et commissaire d’expositions, Colette Tron, auteur et critique, et  Annie Abrahams, artiste et performeuse.


â–º Mardi 11 octobre à 19H30, Delaville Café (34, Bd Bonne Nouvelle 75010 Paris) : IVY WRITERS PARIS vous invite à une soirée de lectures bilingues avec les poètes : Nicolas Tardy (France) et Geneva Chao (USA) /// 11th Oct from 19h30: Ivy Writers Paris welcomes French poet driving north for this special Paris reading, Nicolas Tardy, alongside American poet and translator Geneva Chao—coming live to us from Los Angeles.

 

â–º Les 14, 15 et 16 octobre 2016 : 26e Salon de la revue à Paris !
Renouvellement des exposants, abondance et variété des rencontres… Pour l’inauguration, le vendredi 14 octobre à 20h30 et grâce à la complicité des Archives du Présent, Patrick Boucheron amorcera ce marathon de paroles.

Pour découvrir le Salon en un clin d’œil, le voici croqué à grands traits.

Le programme du Salon, lourd de ses plus de 30 animations (lectures, conférence, tables rondes, séances professionnelles) : ici.

6 août 2011

[News] Libr-vacances (2/2)

En attendant la reprise dans trois semaines (Spécial revues : Tumultes sur les "écritures de soi entre les mondes", Francofonia sur les manifestes littéraires, Espace(s) sur "limites et frontières", derniers numéros de Chimères… Dossiers sur la subversion, Patrick Varetz, Bernard Desportes… Article de Jean-Nicolas Clamanges sur Roger Giroux… Chroniques sur Sylvain Courtoux, Nox, et Jérôme Bertin, Bâtard du vide, qui vont paraître dans un mois aux éditions Al dante ; Emmanuel Rabu, FuturFleuve, Léo Scheer ; H. Béhar et P. Taminiaux dir., Poésie et politique au XXe siècle…), voici la seconde livraison de Libr-vacances [lire la première].

Au programme : Libr-suggestions d’avant la reprise (François de Singly, L’Individualisme est un humanisme ; Eric Clémens, Mythe le rythme ; David Lespiau, Djinn John ; Nicolas Tardy, Un homme tout juste vivant, suivi de Pays des merveilles ; Gilbert Desmée, D’espoirs en désespoir, suivi de Chant ; Passerelles poétiques (collectif, éd. Corps Puce) ; Joël Baqué, Aire du mouton ; Frédéric Pradal, La Promenade des éloignés) ; Pleins Feux sur Christian Prigent ; Libr-infos (Publie.net, Plexus, Homo numericus) ; Opération Libr-vacance (Jean-Philippe Cazier, Hélène Sturm, Agathe Elieva et Françoise Lonquety). /FT/

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14 juillet 2010

[News] Opération Libr-vacance

Suite aux News des deux derniers dimanches, on trouvera texto les suggestions faites par des Libr-lecteurs (S. Denys, D. Heissler, C. Marescaux, S. Moussempès et N. Tardy) comme des rédacteurs et contributeurs de LIBR-CRITIQUE (J.-N. Clamanges, F. Marcoin, D. Pozner et F. Thumerel) dans le cadre de l’opération Libr-vacance, dont l’objectif est de faire naître des libr-envies tout en proposant un petit échantillonnage des pratiques culturelles chez des lettrés différents par la profession et l’âge (sont ici représentées toutes les décennies entre la deuxième et la sixième). Après tout, ce "défilé" vaut bien celui des militaires, non ? [À part une exception, les liens actifs renvoient à des œuvres déjà commentées sur LIBR-CRITIQUE]

â–º Rappel : Dans une dizaine de jours – soit la huitaine qui suivra une pause estivale intervenant après une bonne centaine d’entrées en six mois et demi –, paraît le numéro spécial de la revue Il particolare consacré à Christian PRIGENT [pour s’informer ou commander].

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8 septembre 2007

[Texte] Est-ce pions ? de Nicolas Tardy

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tardy_texte2.jpg Nous mettons en ligne ici un texte de création de Nicolas Tardy, dont nous venons de présenter le livre S.F comme Syndrome fusionnelcliquer sur le lien pour voir la présentation , publié aux éditions de L’Attente.

EST-CE PIONS ?
Personnages élevés à la puissance haine : complotueurs en complets vestons retournent leurs vestes (seuls leurs échecs sont visibles). Liste des agents doubles double constamment dans une mission désormais classée à ne jamais dévoiler sous peine d’être éliminé où, juste à temps, pion noir devient pion blanc pour renforcer une nouvelle identité, pour défendre une certaine idée où questionnement incessant jamais ne cesse, se déplace, ment et tout rassemblement de plus d’1 individu paraît suspect. Été : surveillance en bermuda d’agents de Cuba; hiver : surveillance en anorak d’agents croates. Comme une image satellite leur présence est une preuve suffisante dans la lutte du bien contre le mal où chacun pense être le bien, où le chef de serre vis galvanise ses hommes, n’hésite pas à en faire des tonnes pour faire passer la pilule. Il a carte blanche; devra montrer patte identique. Il ne révèle pas son identité à homme qui ne lui révèle pas son identité, et lire quelques lignes le met en danger. Membres reliés constituent le corps d’élite (agents fondus dans le décor, disparaissant une fois leur tâche effectuée). Informateur a été retrouvé mort dans les toilettes de l’aéroport (balle est dans son camp; en plein front). Endroit grouille d’espions et d’agents secrets qui prennent des photos et tout ce qui peut servir le service et le propos des pros dans le réseau des maux (avec 1 mal nécessaire : le permis de tuer). Sera neutralisé le pas futé futur tué qui, nouveau dans le sévices, combattait sans répit les ennemis de la liberté, à l’aide d’1 parapluie conçu en Bulgarie. Corps disparaît dans le décor où, pour code à récupérer, agent fut envoyé. Terrain est piégé; agent de terrain aussi. Sur son 31 glissait 1 38 à sa cheville. La vie de l’infiltré ne tenait qu’à 1 fil. Les meilleures couvertures peuvent aisément et rapidement se transformer en coquets linceuls. Agent de renseignement, qui saigne et ment (ment tout le temps), à présent pour toujours dormant a 2 trous rouges au côté droit. N’a pas agit selon les ordres de son gouvernement qui, aux ordres des dirigeants, ment. Est à présent dans son cercueil, prêt à être rapatrié, à passer une frontière bien gardée (évacuation des corps étrangers n’est pas sans danger). Face à pas sages, secrets d’état gèrent la situation, leurres tournent dans les méandres de la narration-camouflage avec une identité de fiction pour perturber l’action des hommes du service du même nom. Ils aiment gravir Echelon par Echelon, localiser les pions, dévoiler l’étendue des ramifications, avaler une fameuse gorgée de poison. Torture par injection entraîne digressions et tout fusionne dans la confusion (vigiepiratedelair). Dès l’aube, à l’heure où l’avion survole l’Ukraine : épier sur Terre des Hommes de bonne volonté. Agents maussades sont dans la panade suite à ordres de missions d’1 beau parleur via 1 haut parleur. Il faudra pratiquer SAS (Séduction Avec Sexe); le vrai, le faux, trier; car mieux vaut prévenir que gémir. Tradition de la torture a la dent dure et décor est planté comme couteau dans le dos. Au nord : 1 corrompu (du cul – comme technique d’approche – s’est avéré efficace); au sud : des SCUD. Armes de destruction massive sont justifications pour nids de vipères de la nation qui reconstruisent des vies (vidéos de contrôle n’enregistrent pas changements de rôles à sang pour sang). CIA – pas de quoi s’en faire – vient de les réduire définitivement au silence. Quand bien même, d’1 coup de pétard sera dessoudé dans son falzar, heureux qui, dans les coulisses, aura bien manipulé. Dans la machinerie : des ratés. Plusieurs affaires sont liées. Demain, sera américain, cubain ou syrien (si papiers sont bien imités). Peu de temps pour les civilités. Seule certitude : 1 haut personnage est impliqué. Dégradation de situation et graduation dans l’action. L’analyste tente de démasquer la taupe, avance en terrain miné. Son gilet, pare balles qui lui étaient destinées. À l’aide de son Walther PPK pas désespéré pourra être réglé sans devoir faire appel à capsule caché dans dent vidée. Devenu persona non grata auprès de la Compagnie, peut se gratter pour sortir du guêpier dans lequel il s’est fourré dans les corridors du pouvoir qui ne dort jamais. Entre leurs mains l’agent de terrain n’est rien; parcourait le monde pour défendre une certaine idée de la démocratie, pour détruire les biens d’autrui. Vient d’être exécutué par aérosol combiné à briquet entre les mains expertes d’espion anglais très très en thé thé (qui finira étranglé au lacet). Imprudent sont démasqués mais sages sont codés. Dans la montée du danger, improviser est de mise (en pli secret, document est envoyé). Cible est verrouillée : agent va dérouiller, tomber sur 1 os ou pour la patrie. Vont tirer les premiers, ces messieurs de Langley. Arsenal est planqué. Maison est encerclée. 1 fusil, 1 agent (tout 2 à lunettes) sont arrivés. L’agent ne fait le bonheur. Nom de la mission : sniper bleu. Avec une balle dans la tête c’est net; pour dévoiler l’identité c’est niet. En raison d’une porte dérobée, démantèlement sera incomplet. Barbouzes sont dans la bouse, recoupent de l’informe (action circule tout le long). Néanmoins tout message est susceptible d’altération et tous les moyens sont bons pour la mission (cercueil à double-fond, soupe de poison…). Dans cette miction, les hommes de la NSA rêvent de jouer les gros bras, se font un devoir de voir ce que les autres ne voient pas. Mais l’ange de la mort passe et l’Agence tasse et l’Agence ment. Dans tous les cas le département des tas d’informations niera avoir eu connaissance de leurres-vagissements. Ce ne serait pas la première fois que la CIA préparerait 1 coup d’état (Cuba ne l’oublie pas). DGSE qui arrive là-bas ?

2 septembre 2007

[Livre] S.F comme Syndrome Fusionnel de Nicolas Tardy

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tardyNicolas Tardy, S.F comme Syndrome Fusionnel, éditions de l’Attente, 48 p. ISBN : 978-2-914688-62-8, 6,5 €
Extrait :
On essaye de relier. On tire 1 trait. 1 trait d’esprit ? À la tête de cette folle équipée : le capitaine Robinson. On voit 1 de ses hommes : le docteur Badway. Puis 1 autre. L’autre homme est une femme. L’équipage est au complet. Dans cet ensemble en perpétuel mouvement et redéfinition, on raye des mondes sur la carte que l’on dessine au fur et à mesure. On ressentira parfois des lassitudes face à l’infini. Demain s’ânonne exaltant, exaltant et éreintant. Bonjour les petits mutants !

Premières impressions :
Avec ce nouveau titre des éditions de l’Attente, nous faisons face à un petit livre de S.F poétique, l’histoire étrange et drôle d’une excursion dans l’espace. Si l’ensemble paraît narratif, chaque page est néanmoins un poème. Nicolas Tardy nous prend dans un jeu de double, entre aventure poétique et fiction, où le glissement des mots dédoublent les significations pour à la fois nous surprendre et nous amuser, où les personnages sont tout aussi bien eux-mêmes et autres. Il nous plonge dans une métaphysique ludique de ce qui serait le post-humain dans l’espace. /HG/

16 avril 2007

[chronique] Mots d’ordre : poétique sans métaphore [1]

d_3.gif[ Cet article porte sur l’usage des slogans, des routines et autres messages d’information dans des créations poétiques récentes. Cette analyse pose la question du fonctionnement poétique de ces procédures d’écriture et ceci en les confrontant à l’absence apparente d’élaboration métaphorique dont ce fonctionnement témoigne.]

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6 avril 2007

[Livre] Slogans de Maria Soudaïeva

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soudaievaMaria Soudaïeva, Slogans, ed. L’olivier, traduction et préface d’Antoine Volodine, 108 p. ISBN: 2-87929-455-X, 15 €.
[commander via la petite librairie de F. Bon]
4ème de couverture :
Maria Soudaïeva décrit un monde soumis au chaos et à la plus extrême violence. D’où viennent les voix barbares dont elle reproduit prières, slogans, appels, exhortations ? Les enjeux et les objectifs indiqués ont peu à voir avec la culture humaine; les conflits évoqués par les combattantes mettent en péril des civilisations inconnues; les techniques de combat impliquent des adversaires à la morphologie monstrueuse…

Une fois admise cette plongée dans l’indéfinissable, on est saisi par le caractère familier des sentiments et des gestes que le livre met en scène. Soudain plus rien n’est ni étrange ni étranger. Car c’est bien à nous que s’adressent ces murmures et ces cris qui parlent de peur et de solitude, de guerres et de souffrances insupportables, de mort, mais aussi de beauté et d’espoir, allant avec constance vers l’ultime slogan : « les mauvais jours finiront! »

Maria Soudaïeva est née en 1954 à Vladivostok. Elle a vécu en Corée et en Chine, mais surtout au Vietnam. Elle a composé des poèmes et un roman, et, en compagnie de son frère Ivan Soudaïev, elle a fondé après la fin de l’URSS un éphémère groupe anarchiste. Elle s’est donnée la mort en février 2003.

Premières impressions :
Découvert grâce à François Bon et sa note sur l’atelier d’écriture qu’il a organisé à partir du thème du slogan [lire ici]. Immédiatement eu envie de lire ce livre publié en 2004 aux éditions L’Olivier, un an après le suicide de Maria Soudaiëva, mais aussi celui de Hubert Lucot [Grands mots d’ordre et petites phrases], que j’espère pouvoir prochainement vous faire découvrir. SlogansRoutines est atypique, comme j’y reviens dans ma chronique en le faisant entrer en écho avec de Nicolas Tardy, que nous avions présenté [ici]. Slogans n’est pas seulement une suite d’invectives, mais comme Antoine Volodine l’explique parfaitement dans sa préface, de cette suite, de cette liste où le politique est surréalistiquement joué en liaison à la mort, et ceci dès les premières pages avec la liste des appels à son propre meurtre de Natacha Amayoq, se construit peu à peu, non seulement un monde, mais aussi une forme de devenir de ce monde, et ceci à travers de toponymes ou des patronymes, à partir d’éléments d’action, ou bien moments hallucinés, comme cette « aube crépusculaire ». En bref, avant d’écrire plus longuement sur ce livre stupéfiant, et tout à la fois très accessible, un livre à vraiment découvrir.

9 novembre 2006

[livre] Routines de Nicolas Tardy (éd. de l’Attente)

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Routines de Nicolas Tardy, éditions de l’Attente, 116 p. [non paginé],tardy125.jpg ISBN : 2-914688-51-2, 11 €.
[site de l’auteur]
commander le livre : Cuisines de l’Immédiat / Éditions de l’Attente / 248 rue Sainte-Catherine / 33000 Bordeaux. >> c.immediat[at]free.fr
4ème de couverture :
Dans le monde du music-hall, Routines désigne des numéros caractérisés par « leur rapidité et leurs effets grossiers »…

Extrait :

EXISTEZ

centon sous la pluie publicitairee vous ne pouvez vous taire vous savez vous lisez ne soyez pas maniaque vous le savez vous le lisez parfois c’est différent existe aussi en noir soyez manichéen existe aussi en blanc signes dessinent des formes de monde déformez lissez désignez rien ne va plus les jeux sont faits signez les signes qui désignent noir sur blanc

Premières impressions :

Nicolas Tardy, qui travaille aussi avec Véronique Vassiliou au site La revue x, a depuis longtemps montré qu’il aimait construire des montages reposant sur le détournement [par exemple les montages verbi-visuels sur la mode] ou bien sur la parodie. Dans Routines, à partir d’un abcédaire d’ordres [appréhendez … égouttez … poétisez …] qui sont inscrits en gros et gras sur la page de droite, il compose des formes d’invectives, d’explications des ordres, de mise en mouvement de ceux-ci, qui s’adressent à l’impératif au lecteur. Chaque routine, à la fois construit et déconstruit l’ordre, à la fois en densifie le sens et en démonte la logique.

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