Libr-critique

4 avril 2020

[Texte] Romain le GéoGrave, Con-fini

La vie incarcérale se poursuit.

Forcée. Gouvernement, doigt sur la couture. En avant, marchons !

 

Le JE ne parlerai pas de lui,

Le JE ne souhaite pas,

le JE ne serai pas touché par lui

Le JE n’ai aucune compassion

Le JE suis immortel, impossible qu’il

passe par le JE

Le JE c’est pas lui c’est l’autre

 

En avant, an arrière, qu’ils se souviennent d’hier

les CEUX qui pensent pour NOUS

de CEUX sans santé sans assurance de la vie (belle) sans cesse subissent

qu’ils regardent dessous les masques

qu’ils soulèvent les blouses

de CEUX qui le prévenaient – ahuri !

 

IL nous apprend des mots, incurie à toutes les sauces

IL nous a mis au régime, asiatique

abdos-tévés-journaux à gogos de tous les gloglos de la place,

méga-diffusion

les bobos pleins de bobos rédigent, jour après jour des journaux borgnes nés

de l’écriture cadrée – des journaux qui rêvaient de penser – des pensées journalières qui n’osent pas rêver et restent à l’entrée avec les pompes – et des listes, et des listes, de CEUX qui lisent, écoutent, regardent. Gainage et lecture, les deux mamelles de la France en crise. La lecture sauve ? Qui peut…

 

régime numérique

régime digital, même pour les sans-gants, nouvelle classe prolétarienne succédant aux sans-dents de l’autre avant. Ahuri !

 

IL nous fait décrouvrir l’Afrique sans fricathlètes qui courent autour des pistes – l’Afrique tellement habituée à tonton Ebola et autres saloperies, l’Afrique jeune et belle > mais crevant toujours un peu plus.

 

CEUX qui parlent des crises, des renaissances, des résiliences, des catastrophes

pendant que CEUX du 49-3 dans l’baba galopent de plateaux en hôpital de campagne.

 

Le régime de semi-liberté pèse sur les âmes et les consciences

TU cours au milieu de la route : DELINQUANT !

TU sors de chez toi : DELINQUANT !

TU tousses crachotes souffles fumes ou fulmines promènes : DELINQUANT !

Papiers > adresse, 1 km, CNI, quand le parloir et la fouille anale ?

 

Bas les masques !

Y a CEUX qui paieront, [enlève ton masque eh, on t’a r’connu.] ceux qui payent ceux qui ont payé n’en parlons plus

 

Je me souviens de la mort je me souviens mortel je me soutiens au bras des mortels memento mori mojito (fini la terrasse des cafés) tatoué à jamais je me souviens d’oublier par les loisirs les media le blablaratin je me souviens de la fragilité de la peur de l’autre invisible je sais la peur du demain inexistant la continuité dans l’ennui et l’effort de survie la trouille du danger perpétuel la nécessaire légèreté pour SURvivre sous SURveillance dans l’isolement total baigné de platitude quotidienne.

La liberté au cul des caddies du Lidl l’égalité plongée dans la chloroquine la fraternité à un mètre cinquante dans la distanciation.

 

[Interférence, crachotements délinquants, nous avons intercepté une conversation du président…

Bilan matinal :

Infection, check

Virus, check

Fléau, check

Interdictions, check

Morts, pas encore assez, la trouille ne fait pas pisser les gens devant leur télé, il faut monter d’un cran.

Ok boss.]

21 avril 2019

[News] News du dimanche

Dimanche de Pâques oblige, NOSTRADAMUS vous parle…
Ce qui ne vous empêche pas de vous plonger dans notre sélection Libr-12…

UNE de Pâques : message de NOSTRADAMUS… /F. CUHEL/Joël HEIRMAN/

NOSTRADAMUS a dit :
Ce temple dédié à Notre-Dame, en cinq ans je le reconstruirai !
Pour ce temple j’amasserai l’argent des marchands
Je lèverai une armée d’alarmés…

Vive les riches car le Royaume de Notre-Dame est à eux !

L’État c’est vous donnez donnez donc !

Hosanna au plus haut des cieux !

Monumentum humanum est

Grâce aux fils et filles de pub glorieux !

Heureux les Bellz’âmes
à eux le paradis des ânes !

Et le temple du corps
social ?

– En trois jours
quasi
ment
grosso
modo
et trois p’tits tours…
je le

Libr-12 (début 2019) /FT/

â–º BOBILLOT Jean-Pierre, Prose des rats. Textes pour la lecture/aXion, Atelier de l’Agneau, St Quentin-de-Caplong, 2e édition revue & augmentée, 96 pages, 17 €.
[Le [Ra] dans tous ses états… Quel Rat-fût ! C’est « comm’ le Réel sans les fiXions »…]

â–º CABANNE Grégoire, Michel, Leïla (Lui, Elle, Toi), éditions MF, coll. « Inventions », 224 pages, 15 €.
[Variations pronominales jusqu’au pain noir/pain blanc du Poète…]

â–º CHEVILLARD Éric, L’Autofictif et les trois mousquetaires, éditions de L’arbre vengeur, 216 pages, 15 €.
[« Qui lit encore Éric Chevillard de vos jours ? » (p. 13)… Voici le 11e volume de ce journal décalé !]

â–º CHIAMBRETTO Sonia, POLICES !, éditions de l’Arche, coll. « Des écrits pour la parole », 96 pages, 15 €.
[Des méfaits de la police aux bienfaits des polices de caractères… Un montage très critique !]

► DONGUY Jacques, Chroniques de poésie numérique, Les Presses du réel, 122 pages, 14 €.
[Chroniques parues dans la revue CCP de 1999 à 2012, par celui qui a imposé le label « poésie numérique » après en avoir été le pionnier en France.]

â–º FERRAT Stéphanie, Côté ciel. Notes d’atelier, La Lettre volée, Bruxelles, 60 pages, 14 €.
[« L’atelier est un silence où se posent les yeux »…]

â–º L’Intranquille, Atelier de l’Agneau, n° 16, 90 pages, 17 €.
[Entretien avec Denis Ferdinande ; Blaine, Demarcq ; Herta Müller…]

► MARTIN-SCHERRER Thierry, Nous sommes presque réels, La Lettre volée, Bruxelles, 144 pages, 19 €.
[Correspondance entre Côme et Viviane, avec au centre Lettres à Poisson d’Or de Joë Bousquet.]

â–º Anne-Christine Royère dir., Michèle Métail. La Poésie en trois dimensions, Les Presses du réel/al dante « Ã©tudes », 448 pages, 30 €.
[Une somme essentielle sur une Å“uvre commencée il y a à peu près un demi-siècle : entre poésie sonore, concrète et oulipienne…]

► PRIGENT Christian, Poésie sur place, Les Presses du réel/al dante, 112 pages + CD, 15 €.
[« Lire des textes en public n’est pas déclamer la poésie mais l’effectuer sur place« . Le poète consacré fait le point sur sa poétique de la lecture dans un volume/CD qui regroupe quatorze créations datées de 1977 à 2018.]

► RILKE Rainer Maria, Poèmes nouveaux (deuxième partie), édition bilingue, traduction de Lionel-Édouard Martin, éditions Publie.net, 254 pages, 21,50 €.
[Des « poèmes de l’Å“il » dans la seule édition bilingue disponible actuellement : une trouée dans le sublime ! À défaut de conserver les rimes, la traduction propose des poèmes en décasyllabes et alexandrins – parfois au prix d’une certaine lourdeur, voire d’une encombrante artificialité.]

► TAÏEB Lucie, Peuplié, éditions Lanskine, 136 pages, 15 €.
[« Ma poésie s’est peupliée ? » Le peuple déplié dans un arbre à Paroles… Une histoire d’amour tragique aussi.]

13 juin 2014

[Texte] Romain le GéoGrave, Elle

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Cette fois, Romain le GéoGrave nous propose un portrait de femme singulier / une étude sociale à l’acide satirique. [Dernier texte de Romain le GéoGrave]

 

Elle n’est pas une femme comme les autres. Elle est d’une autre trempe. La mettre dans une catégorie, c’est l’inclure, et elle, elle se sent tout à fait hors de tout. Hors de son corps-carapace, hors de sa tête vermoulue, hors d’elle-même face aux autres. Capacité d’exclusion puissance mille. Elle entre, aussitôt elle ressort. Elle est trop pour tout et tous. Son pas assez est de trop. La figure même de la louve, qui aurait en plus bouffé ses petits tellement elle crevait la dalle.

Plusieurs années d’errance, une errance dure de la rue à la rue, de la rue au squat, du squat au Samu, et belote et rebelote. Une errance de mec. Dure et dingue. Une errance qui fout des gnons, une errance qui casse des dents et des culs. Une errance de seringues dans le bras, une errance de sourire édenté, de pipes vite torchées derrière les poubelles, une errance de baise à plusieurs sur un matelas puant la pisse. C’est errance qui a construit son corps, à la fortune du pot. Jour après jour après nuit, la défonce a tout durcit. Son corps, son sexe, ses nerfs, son regard. On ne quitte pas errance, même à reculons et sur la pointe des pieds. Errance s’appelle errance, mais c’est vie, juste un nom donné par les autres.

Elle est une dure, une vraie, pas une faille, pas une seule, même pas comme dans les films ‘ricains, pour faire chialer, faut comprendre, son père, le viol, sa mère, l’alcool, et tout ça quoi. Non, pas un moment elle n’ouvre une faille. Elle est faille. Il faut y entrer, y grimper, s’y esquinter la pulpe des doigts, et chuter car trop lisse, trop haut, trop compliqué. Trop tout encore. C’est lisse de douleur, de fièvre, de mal qui exsude de chaque pore de sa peau vérolée par endroits. Un char d’assaut. Le nec plus ultra. De la femme hors-tech. En tous cas, c’est le cas dans le monde, dans la rue, dans la vie, aux yeux des yeux des cons. Le soir, seule, c’est une autre histoire, n’en parlons pas parce qu’elle ne veut pas et elle n’en mène pas large du tout. La petite chienne sait quoi.

Depuis le début, c’était quand ? on cherche à l’inclure dans. Tu seras bien quand tu seras in. Tu seras mieux c’est sûr, à être comme les autres. Tu seras forcément mieux car comme nous. Tu seras par nous, avec nous et en nous. Amen. Tu pourras devenir un loyer, un salaire, un bulletin de chiotte, un ce que tu veux, même incluante aussi, toi à ton tour. Un appart’, une piaule, de la bouffe dans un frigo acheté à moitié prix, une douche matin et soir, et avec de l’eau chaude en plus pas comme au Samu bordel. Le consortium des assistants est même prêt à te laisser choisir ton frigo !! Alors ?! A priori, pourquoi être contre ? Un frigo, c’est bien, rempli. Si seulement cela lui avait facilité la vie. A priori, c’est normal tout ça, mais elle veut pas être normale, elle sait pas de toutes façons. Sait pas et ne saurait pas. La normalitude, si t’es pas née dedans, si t’as pas fait tes preuves pendant dix piges d’adolescence morne de club de sport et de sortie dominicale, l’école et toutes copines qui t’aiment pas t’es grosse-rousse-ou-autre, les examens les échecs les résultats, la honte, si t’es pas entrée dans les ordres du mariage, si t’as pas essayé la recette du bonheur à base d’une pincée de mioches et un zest d’adultère, si t’as pas fait tout ça, fuck off le normal. Personne ne voit ça. Personne de l’autre côté de la vie.

Parmi tous les connards qui voulaient son bien, dès le départ se sont plantés, pas un ne lui demandait ce qu’elle voulait, elle dans son putain de crâne, elle entre quat’z’yeux. Entendu, après la misère de la rue, ils ont réussi à la stabiliser dans un à peu près de merde. Sortie de sa fange cradingue pour ce qu’on appelle une maison d’accueil. Maison, galvaudé. C’est quatre murs, un toit. Sans compter les fuites. Pas plus, pas moins, et plutôt moins d’ailleurs. Elle se trouvait aussi bien dans une maison occupée, inconnue, entourée de bâtards à quatre pattes, de cannettes, de pédés et de putes en tous genres. Z’étaient un peu chaleureux ceux-là, même merde, même chaleur humerde, au moins, au moins ça. D’accueil, d’intégration par le vide. Le vide entre les deux oreilles des assistants à chier. Le vide dans leurs yeux d’abrutis. Comprenaient rien au système ces andouilles. A son système. Elle sortait de la rue. On lui promettait un appartement. On ment, évidemment. Avant ça, c’est le processus infernal. S’échapper de l’asile Samu c’est déjà une belle affaire. Faut avoir du blaire pour se tailler de là, être plus malin, même si pas difficile vu le niveau. Et malgré son cerveau en ébullition permanente, elle s’est quand même laissé piéger. Parfois, la louve finit dans un piège, pour son malheur. Les pattes brisées. Et hop, direction l’infernal parcours. Les barreaux d’une échelle cassée, un à un. Deux par deux, trop rapide, ça donne du pain à bouffer à des travailleurs, à des politricards, des rats porteurs en tous genres. La maison d’accueil n’était pas assez accueillante, ni la première, ni la deuxième, ni la dixième. Elle a pu épuiser tout l’assistanat urbain, et plus personne ne voulait d’elle. Son projet, lequel ? volait en éclats, parce que pas un soupçon de début d’envie de projet dans ses yeux. Si, dormir. C’est tout. Scène, synthèse de dix piges de sévice social : « Bonjour S., (tutoyée, dégueulasse, déjà), bon, ça fait maintenant quinze jours que tu es avec nous (plutôt contre, c’est pas grave), on va parler un peu de ton projet (le vôtre bande de …) ». Et ainsi de suite. C’est quoi un projet après l’errance, avec la rue qui colle au fion comme la merde qui sèche à celui des chiards ? C’est du vide, juste une envie de sombrer, quel que soit le moyen. File-moi un pieu et ferme ta gueule le pédagogo !

Face à face. Me regarde pas comme une bête curieuse, tu veux me baiser, pourquoi pas, tu m’auras d’une façon ou d’une autre, tant que tu me laisses dormir.

L’aventure ne s’arrête pas là, elle entre dans le lieu qui réinsère. Magie. Visite. Premier sentiment, hôpital psy, bordel, pris pour des tarés. Elle voit un éduc derrière le cul d’une bonne femme, il faut manger tout son repas, tutoiement, une ferme avec des bestiaux, cochonnes. C’était il y a dix ans, c’était en 1950, en 1890, la charité socialiste ou chrétienne, dame patronnesses pas encore crevées salopes, on ne change pas les systèmes qui déraillent, les sévices internes qui dérapent. On A-ME-LIO-RE ! Elle a cru, un petit peu, trouver vie et repos. Que dalle. Conflits perpétuels. Clopes, pas toujours, défonce, oublie, bouffe, tu payes, erreur tu dégages. Z’ont tenté ces têtards. Elle a vu des bonnes femmes comme elles finir comme les autres, à assister les assistés. Elle a refusé. Car elle savait que les assistés étaient vicieux, anar, refusants, hors du soin, hors sujet, hors thème, pas prêts à recevoir, prêts à bousiller et se bousiller. Tout comme elle. Elle s’est mise en échec, alors, refusant l’échiquier. Désespoir des A.S. Elle est repartie en rue, puis un jour, les allers-retours, stop, il faut bien se fixer un jour. Construire son pas-chez-soi, un lieu identifié.

Elle a fixé une tente. Ce jour-là, l’énergie l’a abandonnée, pas tout à fait définitivement. La tente, sur une place, sur un square, plus bouger, pas bouger, gentil chien-chien. Plus la force de mordre, mais encore capable d’emmerder, un peu, les voisins, les fli-flics, les éboueurs, les gardiens de ceci-cela, surtout les professionnels du care. Elle s’est enlaidie, dents perdues, gueule ravagée, mais elle est seule, elle croit qu’elle se sent bien, personne ne la juge le mercredi 12 à 16h30 quand elle a loupé un rendez-vous crucial pour sa survie, elle veut plus rien si ce n’est être peinarde. Peut-être un peu plus de verdure, bah voilà, insérée, comme tous les propriétaires, veut un plus grand jardin ! La société a accompli sa mission, pour une fois, un but atteint. La société va la compter, la dénombrer, la classer, étude genrée, population en souffrance, victime, chiffrage, on publiera un rapport, classique, rien d’évident mais rien d’inventé, politique emparée, objectifs fixés, la prochaine sera la bonne.

14 juin 2013

[Texte – série] Romain le GéoGrave, Heures supplémentaires (3)

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Rapport, rapport aux autorités et institutions – y compris littéraires -, rapport au sexe, rapport à l’écriture… Toujours aussi décapante cette troisième livraison… [Lire la deuxième]

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14 mai 2013

[Texte – série] Romain le GéoGrave, Heures supplémentaires

Filed under: créations,UNE — Étiquettes : , , , , — rédaction @ 10:07

Vous reprendrez bien quelques heures supplémentaires, série de Romain le GéoGrave lancée début mai, qui ressortit aux écritures critiques du/au travail. [Lire la première livraison]

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20 décembre 2012

[Texte] Romain le GéoGrave, pars, cours/profil du type-hic/tragi-comédie brusselo-européenne/typologie barbaro-clownesque

Filed under: créations,UNE — Étiquettes : , , , , , , — rédaction @ 16:02

Toujours aussi GéoGrave, celui dont il faut relire le texte sur les SIF (Sans Identité Fixe) vous souhaite un joyeux No-fiel…

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11 octobre 2012

[Chronique] Mathieu Larnaudie, Acharnement

Mathieu Larnaudie, Acharnement, Actes Sud, été 2012, 208 pages, 19 €, ISBN : 978-2-330-01262-5.

Tandis que ce soir (de 19 H à 22 H exactement) Mathieu Larnaudie sera l’invité de la Librairie Charybde (129, rue de Charenton 75012 Paris) – avec Claro et Mathias Enard –, revenons sur son fascinant dernier roman.

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12 septembre 2012

[Texte] Romain le GéoGrave, SuperflU

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Romain le GéoGrave nous adresse un drôle de rappel estival… [Lire le précédent clin d’œil estival]

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13 avril 2012

[Entretien] Le Bas monde de Patrick Varetz (dossier 2/3)

C’est aujourd’hui que paraît chez P.O.L le deuxième roman de Patrick VARETZ, Bas monde, dont nous avons publié un extrait dans le premier dossier, qui comprenait également un entretien. À cette occasion, nous remercions l’auteur d’avoir bien voulu nous accorder ce deuxième entretien illustré, entre autres, par deux dessins de Christophe Massé accompagnant un texte inédit de Patrick Varetz, "Crevards".

â–º Rencontre avec Patrick VARETZ autour de son roman le jeudi 19 avril 2012 au Bateau Livre (154, rue Léon Gambetta 59800 LILLE).

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26 novembre 2011

[Texte] Terminal Eurostar, par Romain le GéoGrave

Filed under: créations,UNE — Étiquettes : , , , , — rédaction @ 12:30

Dans "Terminal Eurostar", qui fait suite à ses "Déclinaisons" et écho à Vivre et penser comme des porcs du regretté Gilles Châtelet (1998), nous retrouvons le regard caustique du GéoGrave sur notre société secturitaire et beaufbarbare…

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21 septembre 2011

[Dossier sur la subversion – 17] Romain le Géograve, S.I.F. (Sans Identité Fixe)

Filed under: créations,UNE — Étiquettes : , , , — rédaction @ 19:39

Nous retrouvons Romain le Géograve – à qui nous devons, entre autres, des chants de l’exil et une contribution au dossier sur "la démo(n)cratie en France" –, qui prend à contrepied l’idéologie dominante. [Lire la dernière livraison du dossier sur la subversion]

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6 septembre 2011

[Chronique] Joël Baqué, Aire du mouton

Filed under: chroniques,Livres reçus,UNE — Étiquettes : , , , , , — Fabrice Thumerel @ 20:11

Joël Baqué, Aire du mouton, P.O.L, mai 2011, 192 pages, 11 €, ISBN : 978-2-8180-1340-3.

Soit "un homme, une femme, un bord de mer"… et une aire/ère du mouton : que va-t-il, que peut-il se passer ? Rien de romanesque, assurément : l’époque ne s’y prête plus, nous suggère l’auteur. "Ils se rencontrèrent néanmoins"… Lui, un représentant en parfumerie dont le vécu "est extraordinairement peu personnel" (p. 29) et l’"ambition est d’un modèle courant, un prêt-à-porter destiné aux classes moyennes, avec une élasticité limitée" (32) ; elle, une jeune Flamande qui "aime la voile comme elle aime l’argent, par tradition familiale" (65) et "respecte l’axe tennis-thé-partenariat" (165), elle dont le père Midas voit dans la tulipe "le symbole du capitalisme" (24. À défaut de la faire craquer, il craque des os…

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