Libr-critique

8 janvier 2008

[Chronique] Le narré des îles Schwitters, par Florence Trocmé

Filed under: chroniques,UNE — Étiquettes : , , , , , — rédaction @ 10:47

  [Nous rediffusons sur Libr-critique la chronique écrite par Florence Trocmé pour Poézibao. En effet, non seulement cette chronique est pertinente et définit bien l’objet texte qui est en jeu dans le travail de Patrick Beurard-Valdoye, mais en plus, cela nous permet de parler aussi de l’expérience d’entretien qu’initie Florence Trocmé avec l’auteur de ce Narré.]

Patrick Beurard-Valdoye, Le narré des îles Schwitters, ed. New Al Dante, 336 p., ISBN: 978-2-84957-108-8. Prix :25 €

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15 juin 2007

[Livre] Schwitters en exil à Oslo de Patrick Beurard-Valdoye

Filed under: Livres reçus,UNE — Étiquettes : , , , , , — Philippe Boisnard @ 6:33

beurard-schwitters.jpgPatrick Beurard-Valdoye, Schwitters à Oslo NARRÉ, éditions Contre-Pied, 34 p., ISBN : 2-916252-06-1 / ISSN : 1263-9729. 4 €.
[site de l’association Autres et Pareils]
4ème de couverture :
Le Narré des îles Schwitters (à paraître), dont sont extraites ces pages, est le cinquième volume du « Cycle des exils », entrepris en 1982, où s’enchevêtrent les strates d’une histoire de l’Europe, et plus particulièrement des rapports franco-allemands » (E. Laugier, Le matricule des Anges) : Allemandes (MEM / Arte Facts, 1985); Diaire (Al Dante, 2000); Mossa (Al Dante, 2002); La Fugue inachevée (Al Dante, 2004).
Patrick Beurard-Valdoye est né dans le Territoire de Belfort et vit à Paris. Lors d’un séjour prolongé à Cork (Irlande) en 1974, il décide de se consacrer aux arts poétiques. Parmi d’autres publications récentes, signalons : Itinerrance (Obsidianne, 2004); Théorie des noms (l’oeil du poète, Textuels, 2006); L’Europe en capsaille (Al Dante, 2006).

Premières impressions :
Le fragment qui nous est donné à lire porte sur la période Norvégienne de l’exil de Kurt Schwitters. Période fragile pour celui-ci, tel que d’emblée Patrick Beurard-Valdoye le fait dire à Reich rencontré par Schwitters et Lehman un soir après la projection du film d’Abel Gance « Un grand amour de Beethoven » : « Vous avez raison Monsieur Schwitters nous devons nous préparer à une invasion de la Norvège par des cohortes de cuirasses d’armures à chenille et tourelles incarcérant cette race de soldats ayons nos valises prêtes ». Phrase annonciatrice de la fin de cet extrait, puisqu’ils seront dans l’obligation de repartir. Ce fragment narré se tient ainsi dans la fragilité d’une situation d’exil où l’incertitude de ce qui a lieu gouverne tout à la fois le destin de Schwitters et la langue de Beurard-Valdoye. La langue narrée est fuite en avant sans ponctuation, exil de tout positionnement, croisée perpétuelle des lieux et du temps, variation toponymique, de même que cette période de vie de Schwitters, qui apparaît dans ce reflet de la narration.
Le monde de Schwitters apparaît ainsi dans le flux de la langue, une forme de nomadisme, et cette langue de Beurard-Valdoye est tout à la fois dans l’invention de son rythme, et dans la déclinaison des saillies des poèmes de Schwitters. Le narré est ponctué des sidérations phoniques issues de l’Ursonate entre autres : LANKE TRRL GGLL, Pii pii pii Züücka Züücka, Fümms bö wö tää zää Uu pögiff. Le narré est un ensemble lignes qui se croisent : biographie, fiction, recherche esthétique, recherche théorique, déclinaison historique, cartographie phonético-toponymique. Le narré de Beurard-Valdoye est à l’image de la manière dont il décrit le monde où vit Schwitters qui se décompose dans la création de son « atelier nomade » : Merzbau 2, qui poursuit la première Merzbau : « le monde est plein, de lignes le monde est un zèbre, mon atelier quant à lui est strié de lattes, sur, ces lignes, il y a, tout un monde écrit, aussi telle une feuille vierge, erre le zèbre dans le monde écrit de gauche à droite ».
La tension qui transparaît dans ce texte est celle qui tient dans l’oscillaton entre le singulier, son oeuvre, son existence affective et un monde de guerre. Ainsi sans cesse toute tentation de réduire le narré à la seule réalité de Schwitters est court-circuitée. /PB/

27 avril 2007

[Vidéo] Ursonate de Schwitters par Christoph Bruneel et Peter Arthur Caesens

Filed under: UNE,videopodcast — Étiquettes : , , , , , — rédaction @ 16:48

ursonate.pngA l’occasion de l’exposition de Christoph Bruneel et Bruno Groensteen, dont le vernissage aura lieu le 28 avril au 28 rue du Chemin de fer à Mouscron [Belgique], nous mettons en ligne une lecture faite par Christoph Bruneel et Peter Arthur Caesens.

C’était en mars 2004, lors d’un petit salon des éditeurs indépendants du Nord [Nord de la France + Belgique] organisé par l’association Trame-Ouest au Centre Noroit, Christoph Bruneel, qui co-dirige avec Anne Letoré les éditions L’âne qui butine, et Peter Arthur Caesens, interprétaient l’Ursonate de Kurt Schwitters.

Nous vous conseillons aussi vivement le vinyl « Les archives sonores : on fera plus la prochaine fois… » du COLLECTIF 3-WERF où l’on trouve notamment une version de l’Ursonate – double LP édité par l’Ane qui butine sur Metamkine

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