[Rebond] à propos d’un entretien avec C. Prigent, de Jean-Claude Pinson
[Suite à un mail de Jean-Claude Pinson, nous publions à sa demande, cette brève note]
Mon nom apparaissant, au détour d’une question, dans le très intéressant entretien avec Christian Prigent qu’a publié votre site, je crois nécessaire de préciser ma position sur la question de l’invention.
Il y aurait sûrement beaucoup à dire sur un tel sujet. Une phrase néanmoins pourrait résumer mon point de vue (et mon attachement à l’invention). Elle figure dans À quoi bon la poésie aujourd’hui ? et est reprise dans Sentimentale et Naïve. La voici :
« Et s’être libéré de l’illusion poético-politique d’une «révolution par le signifiant» ne saurait signifier qu’on soit quitte de ce «devoir» d’invention. »
Au-delà de cette position théorique, c’est bien sûr au lecteur (si jamais il a envie d’aller y voir) de juger si oui non mes livres de poésie « inventent ».