[Chronique] Catherine Henri, Libres cours
Catherine Henri, Libres cours. La langue, l’exil, P.O.L, décembre 2010, 160 pages, 14 €, ISBN : 978-2-8180-0650-4.
Après La Centrale d’Elisabeth Filhol (sur la face cachée du nucléaire), Délaissé de Fred Léal et Le Candidat de Frédéric Valabrègue (sur les tribulations d’un médecin et d’un candidat à l’immigration), les éditions P.O.L proposent un autre livre qui rend compte des temps hypermodernes : non pas un brûlot ou un traité de plus sur l’École, mais un essai qui suit librement son cours d’évocations en notations et argumentations subtiles. Les jalons de son itinéraire : le bruissement de la langue – pour reprendre la formule de Roland Barthes, l’une des figures du panthéon de Catherine Henri – et l’exil – celui de l’École dans une société régie par la "barbarie consommatrice" (Philippe Meyrieu, Le Monde, 23 mars 2007), des établissements de banlieue dans l’univers scolaire et culturel, du professeur dans sa classe, des poètes comme des adolescents venus d’ailleurs…