La littérature de voyage est bien évidemment connue, déjà jouée, et même possède en France certains portes drapeaux tel Nicolas Bouvier et son Usage du monde. Et pourtant, la poésie, ne s’arrête pas à ce qui est déjà joué, mais par son travail de langue, elle se place en toute nécessité dans un rapport de mouvement et de témoignage du mouvement de celui qui parle, témoignage qui n’est aucunement seulement l’indexation des choses vues, comme on le fait avec les photographies de vacances, mais la lente diction parfois de cette intimité du déplacement.