Le second volet de notre diptyque consacré à Christian Prigent, qui offre des clins d’œil à deux ouvrages illustrés de l’écrivain (1979 et 2004) ainsi qu’à un article de Pierre Le Pillouër paru dans La Quinzaine littéraire (n° 444, 1985), porte sur son dernier livre d’entretiens, qui constitue d’ores et déjà une somme incontournable pour plusieurs raisons : tandis que la quasi-totalité des interviews passées ont trait à des sujets ou des tours d’horizon bien circonscrits – ici même, à son engagement avant-gardiste, à son itinéraire revuiste ou au Salon du livre de Tanger –, plus encore que dans Ne me faites pas dire ce que je n’écris pas. Entretiens avec Hervé Castanet (Cadex, 2004) – en quatre temps également –, ce volume offre une vision synoptique d’une trajectoire singulière (rapports aux imagos parentales, à la bibliothèque, aux Anciens comme aux Modernes, à la philosophie et à la peinture, avant-gardes et politique, conception de l’écriture, motifs de prédilection…) ; sans parler de la qualité des réponses, la seule quantité des développements et des documents est sans précédent ; cette rencontre a lieu avec celle-là même qui l’avait interrogé sur la peinture dans le premier chapitre du Sens du toucher et dont on attend la publication des Actes du colloque qu’elle a dirigé à San Diego (L’Illisible en questions, à paraître en 2010 aux Presses de l’ENS-LSH, Lyon – celle-là même à qui nous devons « Prigent, le directeur de TXT et le modernisme anglo-saxon » et « Prigent, l’écriture du commencement. »
La seconde partie de ce travail ("Portrait d’un textcriveur") sera publiée à la rentrée, peu avant le volume numérique sur l’œuvre de Christian Prigent (Publie.net) qui intégrera la version longue de l’article.
Christian Prigent, quatre temps. Rencontre avec Bénédicte Gorrillot, Argol, coll. "Les Singuliers", 2009, 268 pages, 26 €, ISBN : 978-2-915978-45-2.
Dans l’attente de Labyrinthe, de Formation 2 ou encore de la troisième partie de Progénitures, en ce temps de vacance, on pourra (re)lire Prostitution (réédité il y a moins de deux ans dans la collection "L’Imaginaire"/Gallimard) ou Formation (Gallimard, 2007), tout en méditant à partir de ce dossier stimulant que la revue
Stéphane Korvin est né en 1981. Il vit et travaille à Paris. Avec le geste photographique, il saisit les intersections entre espaces réels et imaginaires. Il a travaillé notamment sur des textes d’Aimé Césaire et de Marguerite Duras. Avec les mots il approche, questionne le contour et le lien. Ses travaux sont publiés dans des revues (A verse, ARPA, Pyro, N4728, etc.).
Première partie de l’entretien avec Sébastien Lespinasse. Cette première partie est consacrée à la question de la poésie sonore, à la présence du corps dans ses performances.
Avant la pause estivale (dans deux semaines environ), LIBR-CRITIQUE vous aidera à choisir vos lectures de vacances et vous invitera à laisser vos recommandations… Dans l’attente, nos ESTIVALES : en plus de l’hommage en six livraisons que Stéphane Rouzé rend à Raymond Federman (déjà deux extraits publiés), nous vous invitons à (re)vivre le Festival EXPOÉSIE 2009 (déjà trois enregistrements) et en août mettrons en ligne la vidéo de la manifestation autour de Pierre Jourde (voir ci-après dans nos Libr-brèves, qui vous permettront également de revivre la Nuit Remue 3)…
Suite de l’entretien avec Julien Blaine, au coeur du Musée d’Art Contemporain de Marseille. Malheureusement, il y a un petit écho. Vous pouvez voir
Back yard, photographies de Guy Raivitz et nouvelle de Shimon Adaf,
Christian Prigent vient de recevoir le
Voici la deuxième livraison (
rup&rud, l’intégrale : 1999-2004, éditions de l’Attente, Bordeaux, 2009, 10,50 €, ISBN : 978-2-914688-89-5.