Voici, pour ce dernier Libr-vacance, les RV avec deux poètes de la nouvelle génération : Alexander Dickow (poète et critique américain) et Benoît Toqué, dont nous allons publier bientôt un deuxième texte.
â–º Alexander DICKOW

Parutions récentes ou à paraître très bientôt :
— Le Poète innombrable : Blaise Cendrars, Guillaume Apollinaire, Max Jacob, Paris, Hermann, à paraître le 14 septembre 2015. Ouvrage critique qui intéressera ceux qui voudraient bien repenser un peu l’époque des années dix. Il y aura une table ronde à la Maison de la Recherche le lundi 19 octobre (à partir de 18H) suivi d’un pot dans la librairie d’en face, le tout en compagnie d’Anne Reverseau, auteure du Sens de la vue : le regard photographique dans la poésie moderne (Paris, PUPS, à paraître le 1er septembre 2015).
— Henri Droguet, Clatters, poèmes traduits en anglais par Alexander Dickow avec l’auteur, Minneapolis, Minnesota, Rain Taxi Review of Books/Ohm Press, 2015. C’est la traduction de Boucans, plaquette d’Henri Droguet paru chez Wigwam à Rennes, avec quelques poèmes supplémentaires, et suivi d’un essai critique (en anglais, bien entendu) par A. Dickow.
Articles critiques dernièrement parus :
Alexander Dickow, "Yves Bonnefoy and the ‘Genius’ of Language," SubStance 44.2 (2015), 158-171.
— Alexander Dickow, "Malcolm de Chazal’s Sens-plastique as Aesthetic Remainder," French Forum 40.1 (Winter 2015), 109-122.
— Pierre Jourde, "Fiction, incarnation et singularité [Fiction, incarnation and singularity]," interview with Alexander Dickow, French Review 88.4 (May 2015), 181-192.
Poèmes et proses récemment parus en revue :
— "La Rapine des nuages," fragment d’un roman en cours, paru dans la Revue * [Astérisque] no. 3 (2015). La revue est dirigée par Bruno Fern et Mathieu Nuss.
— "Fragment d’un roman en cours", paru dans L’Incertain (revue martiniquaise dirigée par Jean-Marc Rosier, Gérald Désert et Jean Durosier-Desrivières), no. 4, été 2015.
— une suite de textes précédée d’un tout petit "avis aux lecteurs" est à paraître bientôt dans la revue de Sanda Voïca, Paysages écrits.
Projets en cours et en préparation :
— un nouveau recueil de poèmes est en préparation sous le titre provisoire Appétits : une version anglaise et une version française paraîtront séparément.
— une courte prose poétique hybride en français, Rhapsodie curieuse (diospyros kaki) est actuellement à la recherche d’un éditeur.
— roman en cours : projet de longue haleine qui ne paraîtra pas de sitôt, mais dont on peut goûter les prémices dans quelques parutions en revue (l’anthologie avec François Rannou ; la traduction en anglais de Air de la solitude et Requiem de Gustave Roud, en collaboration avec le traducteur Sean Reynolds ; la traduction du roman de science-fiction d’Alain Damasio, La Horde du contrevent – La Volte, 2004).
â–º Benoît TOQUÉ
– Samedi 5 septembre, lecture, avec Annabelle Verhaeghe, au Festival Été Indien, à Pragniot (42440 Saintt-Jean-la-Vêtre, dans la Loire). C’est principalement un festival de musique, mais il y aura aussi des expos photos, et quelques lectures. Deux liens : https://www.weezevent.com/festival-ete-indien https://www.facebook.com/events/873881639363557/
– Samedi 12 septembre, au Fort de Tourneville, au Havre, il y aura une projection du film du festival PARADE! 2014 et la sortie d’un coffret double dvd dudit film (100 exemplaires numérotés) : https://vimeo.com/118645307
Il s’agit à la fois d’occulter et d’agrandir le royaume féminin mais aussi masculin (par la présence du Fils). Retenir l’éclat de celles qui dispensent leurs feux, qui séduisent en apprivoisant par leur exaltante beauté, en permettant d’accéder à une autre séduction : celle d’une éternelle pour atteindre au limpide et à la suavité.

Après 
Les meilleurs passages de ce livre qu’il faut absolument découvrir ne résident pas tant dans l’inventivité surréaliste que dans les jeux avec le temps et les codes : l’agencement répétitif va jusqu’à alterner réel et virtuel, la narration étant informée par le jeu électronique. Entre deux mondes, les lecteurs ébahis peuvent contempler leur devenir, le parcage de l’humanité : "Le parc a pour objectif de préserver cette forme ancienne de l’humanité et l’offrir en spectacle à nos contemporains afin d’en entretenir la mémoire vivante […] le Monde Nouveau est là qui nous attend avec ses promesses d’harmonie sociale […] une forme très futuriste (postmoderne) de zoo humain…" (p. 25-26).

Gare maritime, anthologie écrite et sonore de poésie contemporaine,
superpositions et des associations de pensées. L’oralité à proprement parler intervient bien après la fabrication du poème, lorsque du texte je décide de faire un nouvel objet, sonore cette foi
du poème, je souhaitais faire le lien entre ma pratique initiale du chant et mon travail d’écriture, avec sa jonction d’inter
La plupart de mes livres (principalement dans la collection Poésie / Flammarion, mais aussi aux éditions Fourbis et de L’Attente) questionnent la notion de temporalité et les sensations de déjà
demandé beaucoup de travail car je ne suis pas productrice ni ingénieur du son, et je me suis retrouvée avec toutes ces casquettes à la fin du projet : devoir retravailler le son du mastering avec des audio-poèmes déjà mixés ou en impro, j’ai donc dû faire un travail méticuleux de rééquilibrage des basses, des aigus. Mais il est certain que la col
l’auditoire plus directement. Je sais rapidement dans un lieu ou un événement les morceaux que je choisirai, si je lirai davantage de poésie (simplement à haute voix) ou si au contraire le contexte se prête davantage à chanter, par exemple à Paris, ma lecture performée à la Fondation Louis Vuitton dans un lieu si lumineux amenait une autre intensité que la soirée autour de mon travail à la Maison de la Poésie, plus intimiste, ou encore dans l’amphi-théâtre de l’ENSBA de Lyon devant les étudiants en conclusion d’un worshop, et lorsque j’interviens dans des endroits style usines désaffectées, c’est encore autre chose, selon l’acoustique aussi. Chaque partenaire musicien apporte en outre sa touche sonore à l’enregistrement et sur scène. Il faut qu’il y ait une sorte d’alchimie. Un peu comme dans un groupe de rock ou un duo, c’est ce qui se passait lorsque je faisais de la musique dans les années 80 et 90, je chantais sur des projets et avec des groupes, en France (Jay Alanski, Marc Collin) et en Angleterre (The Wolfgang Press sur le label 4AD, Kinky Roland sur label de Boy Georges More Protein), et je composais ou j’interprétais des chansons, avec un couplet, un refrain, des paroles qui coll
Cette somme nous fait bel et bien entrer dans la salle des machines spitallienne, dans la mesure où elle nous donne un aperçu des quatre moments que distingue l’auteur lui-même dans son itinéraire de poète-bricoleur : les premiers textes (1984-1994) déclinent diverses facettes de la modernité ; la deuxième période est constituée de la grotesque "Fantaisie bouchère" ; la troisième du montage critique "En guerre" ; la quatrième et dernière rassemble "les petites machines textuelles" qui devaient donner Théorème Espitallier II.
pas de la guerre" (p. 125). Tandis que l’hypertexte joue complaisamment avec les codes du film hollywoodien et les représentations dominantes – faisant la part belle au lexique sexuel et hygiéniste – pour nous plonger en pleine action au plus près des "héros" qui ont traqué Ben Laden et de leur pensée-flash/trash, le texte d’Espitallier fait de cette opération une "comédie médicale", la renvoyant à ce qu’elle est fondamentalement : "Bad Gag"… Les listes et boucles spitalliennes nous conduisent au paradoxe et au nonsense. Pour notre plus grand plaisir ! On en jugera en mettant en regard les deux écritures :
écrit dans un langage bardé d’étoiles, aussi compréhensible qu’un tract de propagande nord-coréen, rehaussé ça et là par quelque citation ad hoc ou une expression latine que seul le Pape emploie encore"… Voici donc un jeune poète de 24 ans qui ne sait pas ce que c’est que "la vraie Poésie", mais qui en parle très bien :