parole, tics de perceptions, tics de regards, tics d’être. Soi bourré de tics, de tous les tics de tous les sois appelés les autres. Sinon il faut accepter à l’autre sa possibilité de retrait face au lieu, sa façon bien à lui de s’en soustraire, pour mieux apparaître, et dans le lieu et pour lui-même.
Soi note, il note pour oublier, pour effacer les traces avec de nouvelles notes. L’autre l’entrave, lui reste en travers. Tous les rapports le travaillent, c’est-à -dire qu’il ne digère pas le refus à un moment donné de l’autre. Le refus très profond, le refus de quelque ordre que ce soit, et qui arrivera tôt ou tard. Car ce refus c’est lui-même qui le porte. Soi n’a jamais si bien porté le refus de l’autre en lui. Il le connaît intimement.
Tous les livres sont des testaments inscrits sur le dos de l’auteur.
Est-ce que vous avez rencontré quelqu’un avec qui faire l’amour aujourd’hui. Quelqu’un qui ferait comme vous. Est-ce que vous avez rencontré quelqu’un comme vous. Il pense dans les moindres détails, il est comme vous à penser. Il fait l’amour comme vous dans les moindres détails. Est-ce que vous avez rencontré quelqu’un qui dans les moindres détails et que vous êtes collés à lui, et lui se colle à vous. Est-ce que vous avez rencontré quelqu’un avec qui être collé. Vous êtes avec quelqu’un. Est-ce que vous êtes avec quelqu’un. C’est un collé, il est à vous, et vous avec. Vous avez collé quelqu’un d’avec vous. Est-ce que ça vous arrive. Est-ce que souvent vous avez vu ça. Quelqu’un qui vient, et il est vous, et vous êtes collés d’à lui, et lui d’à vous. Et de vous à moi est-ce que souvent ça vous est arrivé. Est-ce que vous avez vu arriver ça, d’être avec quelqu’un qui est vous et vous faites l’amour et c’est la même chose, c’est le même amour et c’est tout identique. C’est tout à l’identique. L’amour à l’identique est-ce que ça vous est arrivé. Arrivé de grogner pareil. Respirer. Est-ce que vous respirez en même temps. Souffler, et respirer, et avoir de ces soufflements, et de ces grognements. Est-ce que ça vous arrive souvent de pas grogner ou de pas moufter, ou de moufter et grogner ou glouglouter en même temps. Est-ce que c’est si souvent qu’on a ces gloussements et raclements. Ces mêmes choses qui viennent, qui bouchent, qui empêchent est-ce que souvent on est empêchés pareils. On a nos mêmes empêchements. On a aussi, est-ce que c’est si souvent, nos moments qui s’emmêlent. Nos pensées s’emmêlent. On est tout recroquevillés, et on ahane, on halète et on ahane. Est-ce que souvent ça vous arrive. Que souvent ça halète et gémit pareil. Et c’est les mêmes goûts. Et ça vient s’empêcher. Ça vient se tordre. Et ça vient s’égosiller. Ça s’égosille dans le tuyau. Ça, comme qui dirait, dégorge. Est-ce que souvent ça vous est arrivé d’avoir comme un goulot et que vous êtes en même temps, au même moment, dans ce goulot-là . Et vous voulez passer en même temps. Et que ça s’égorge. C’est en s’égorgeant pareil. C’est en venant au goulot, et ça s’étrangle tellement que ça veut sortir. Est-ce que souvent ça vous sort, il vous sort une volonté au même moment. La même pensée le même effort, la même éructation. Ce même son éjaculé. La même tentative tout à coup étranglée dans le goulot. Est-ce que ça vous arrive si souvent d’être
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pourquoi tagguer cela poésie ?
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Commentaire by str.fka — 23 novembre 2006 @ 18:48
Parce que, il ‘ y a une oscillation enttre le théorique et le poétique, ici nous sommes je crois dans une forme hybride, où la pratique textuelle rencontre, télescope les enjeux théoriques. De plus ce qu’écrit Charles Pennequinconcerne bien la poésie, donc j’ai mis ce tag, j’aurai pu mettre aussi celui de théorie…
Commentaire by rédaction — 23 novembre 2006 @ 19:14
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théorie de quoi ? du néant ?
on trouvera toujours des gens anyway
pour me traiter de réac quand je leur
dirai que c’est de la merde.
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Commentaire by str.fka — 23 novembre 2006 @ 19:18
Le problème avec votre type d’intervention, c’est qu’elle ne consttruit rien, ne dit rien, n’énonce rien, ne renvoie à rien, trébuche sur rieen, car elle ne souligne rien, ne semble rien montrer… Si vous n’argumentez pas je vais devoir modérer vos commentaires. Alors strofka ? qu’eest-ce que vous voulez dire ? Est-ce que vous prenez votre subjectivitté comme critère absolu du poétique ? c’est de cela qu’il s’agit en quel sens objectivement pouvez vous expliquer la raison qui vous amène à dire que cela ne renvoie qu’à une théorie du néant ?????
Commentaire by rédaction — 23 novembre 2006 @ 19:37
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pouvez-vous expliquer ce qui vous amène
à dire qu’il s’agit d’une quelqueconque
théorie ? [ ou même poésie ]
Commentaire by str+fka — 27 novembre 2006 @ 19:19
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à quoi bon répondre ?
si c’est pour me faire
{ encore } censurer.
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Commentaire by str. — 28 novembre 2006 @ 14:06
Je tenais à informer les lecteurs que cette poésie est parue pour la première fois dans une revue d’art qui s’apelle GPU. Et lorsque vous lisez un texte de pennequin à côté d’une peinture vous voyez bien alors que la peinture est une peinture et pennequin une poésie.
bye
Commentaire by maieux — 28 juin 2007 @ 13:08
J’adore ce que vous faites rédaction said… Je voudrais tous vos disques et ceux de charline pennequine! en vrai!
Commentaire by Benj B — 8 février 2008 @ 12:59
C’est tellement facile d’appliquer des appellations de type « contemporain », « transmédial », « transversal », « performatif » à ce genre d’artistes dont la pratique est quand même très limitée, rébarbative, puérile et sans portée. Vous dites : » (…) ici nous sommes je crois dans une forme hybride, où la pratique textuelle rencontre, télescope les enjeux théoriques »… Mais quels enjeux théoriques ? Comme dans les catalogues d’art contemporain où l’on va légitimer, à force de sémantique et d’éléments de langage des objets de vacuité, vous faites l’apologie de ce « poète » débiteur de paroles qui ne s’interdit rien, qui ne pense qu’à son nombril avec son écriture de soi, alors que l’art, s’il avait une mission, ce serait de révéler et de donner à voir le mystère de notre condition. Mais voilà , par exemple, ce que Charles Pennequin écrit et harangue en grand performeur :
«J’aime ma bite. / C’est central. / C’est le point central. / Et je vois ton cul. / Et je veux que mon point central / aille dans ton cul. / Tu ne veux pas / Tu dis que ça pique./ Ça pique ça pique, tu dis.»
Quitte à passer par un vieux réactionnaire, je pense qu’on accorde trop d’intérêt à ce monsieur et à ses procédés de malhonnêteté intellectuelle.
Commentaire by Thomas Lebrun — 12 mai 2020 @ 23:18