un étranglé du goulot ?
Oui, le con d’entravé qu’on est a décidé encore une fois d’en finir. Il est plus vrai d’être mort que d’être vivant aujourd’hui. Publier, c’est se faire oublier par le plus grand nombre. On ne veut toujours pas dans cette société accepter le fait qu’une oeuvre peut également être la représentation d’un suicide. Non une trace à laisser de son vivant (Internet en est pourri de tous ces égos qui veulent exister.) Mais une façon de débarrasser le plancher de temps à autre. on règle des comptes, non pas avec soi-même, mais avec le vivant qui navigue dans l’époque, avec celui qui a tel moment, par rapport à un temps donné, à déroulé telle action.
Aucun écrivain ne serait capable de refaire son livre cinq ans après. La consommation des produits culturels n’a rien à voir avec ça, même si on fait mine de donner des rendez-vous à ses clients, elle fige le temps et accepte la destruction de l’auteur ou plutôt que cet auteur incarne son vide. Alors que l’art suppose pensée et pensée suppose prendre des bosses. C’est-à -dire se cogner à la réalité. On comprend que les auteurs soient intéressés par la déréalisation, de réel et réalisation. Mais il existe aussi un soi qui se dépossède sur Internet et qui n’est pas inintéressant, s’il fait sortir un autre, c’est-à -dire si l’on peut voir à un moment donné bouger la bête. Souvent ce ne sont que trouvailles savantes d’artistes. Ce qui est intéressant, c’est la monstration de parole, et ce qui peut, avec encore peu de moyens, effrayer par son côté humain ou post-humain. On oublie la bête de toute façon, la bête machinique, car il y a fascination veule de l’artiste pour l’objet, alors que si le corps est vraiment dans la machine, si la rage nous fait nous deshabiter, tous les notions assises d’auteur volent en éclat. Evidemment je perçois des droits d’auteur, et j’en vis (vote). mais cela ne m’empêche pas de crever non plus. et de me dégoûter de cet auteur qui m’habite. C’est dans nos gènes qu’il y a la notion d’auteur. C’est-à -dire que plus ça vient, plus les gènes sont coriaces. Le parasite intuable de soi. Soi contre son autre, le vrai auteur qui passe son temps à me contredire. Car tout ce que j’écris me dépasse. Ce n’est pas moi la cause de ces « oeuvres ». les oeuvres sont bassement exécutées par un moi peut-être, mais un moi ratatiné dans les talons de l’auteur.
Le droit de mon auteur.
Il n’y a pas à se faire de bile concernant le droit d’auteur si on prend en considération le fait qu’il y a peu d’auteurs. Par contre, sa nature est en voie de disparition (et ce n’est pas nouveau). Ce qui est inquiétant, c’est l’explosion de l’égo, le moi-je exponentiel qui n’en peut plus d’exister et d’être prêt pour ça à bouffer à tous les râteliers, même au rabais, de sa représentation.
On nous demande à être tout ce qu’on n’est pas. L’écrivain comme envoyé spécial, mais on a déjà du mal à être envoyé spécial de soi. C’est plutôt : « envoyé boulé spécial de soi » qu’on est le plus souvent.
La télé restera tant que les théâtreux resteront dans leur théâtre, c’est-à -dire tant qu’ils n’auront pas admis qu’il y a nécessité de parler autrement. L’auteur continue de déclamer, tout comme le journaliste TV de faire le présentateur.
Solution pour ceux qui ne veulent plus laisser de traces : Proposer à un groupe de personnes de ne plus composer que dans sa tête. Il faudrait annoncer tel récit inventé
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pourquoi tagguer cela poésie ?
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Commentaire by str.fka — 23 novembre 2006 @ 18:48
Parce que, il ‘ y a une oscillation enttre le théorique et le poétique, ici nous sommes je crois dans une forme hybride, où la pratique textuelle rencontre, télescope les enjeux théoriques. De plus ce qu’écrit Charles Pennequinconcerne bien la poésie, donc j’ai mis ce tag, j’aurai pu mettre aussi celui de théorie…
Commentaire by rédaction — 23 novembre 2006 @ 19:14
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théorie de quoi ? du néant ?
on trouvera toujours des gens anyway
pour me traiter de réac quand je leur
dirai que c’est de la merde.
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Commentaire by str.fka — 23 novembre 2006 @ 19:18
Le problème avec votre type d’intervention, c’est qu’elle ne consttruit rien, ne dit rien, n’énonce rien, ne renvoie à rien, trébuche sur rieen, car elle ne souligne rien, ne semble rien montrer… Si vous n’argumentez pas je vais devoir modérer vos commentaires. Alors strofka ? qu’eest-ce que vous voulez dire ? Est-ce que vous prenez votre subjectivitté comme critère absolu du poétique ? c’est de cela qu’il s’agit en quel sens objectivement pouvez vous expliquer la raison qui vous amène à dire que cela ne renvoie qu’à une théorie du néant ?????
Commentaire by rédaction — 23 novembre 2006 @ 19:37
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pouvez-vous expliquer ce qui vous amène
à dire qu’il s’agit d’une quelqueconque
théorie ? [ ou même poésie ]
Commentaire by str+fka — 27 novembre 2006 @ 19:19
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à quoi bon répondre ?
si c’est pour me faire
{ encore } censurer.
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Commentaire by str. — 28 novembre 2006 @ 14:06
Je tenais à informer les lecteurs que cette poésie est parue pour la première fois dans une revue d’art qui s’apelle GPU. Et lorsque vous lisez un texte de pennequin à côté d’une peinture vous voyez bien alors que la peinture est une peinture et pennequin une poésie.
bye
Commentaire by maieux — 28 juin 2007 @ 13:08
J’adore ce que vous faites rédaction said… Je voudrais tous vos disques et ceux de charline pennequine! en vrai!
Commentaire by Benj B — 8 février 2008 @ 12:59
C’est tellement facile d’appliquer des appellations de type « contemporain », « transmédial », « transversal », « performatif » à ce genre d’artistes dont la pratique est quand même très limitée, rébarbative, puérile et sans portée. Vous dites : » (…) ici nous sommes je crois dans une forme hybride, où la pratique textuelle rencontre, télescope les enjeux théoriques »… Mais quels enjeux théoriques ? Comme dans les catalogues d’art contemporain où l’on va légitimer, à force de sémantique et d’éléments de langage des objets de vacuité, vous faites l’apologie de ce « poète » débiteur de paroles qui ne s’interdit rien, qui ne pense qu’à son nombril avec son écriture de soi, alors que l’art, s’il avait une mission, ce serait de révéler et de donner à voir le mystère de notre condition. Mais voilà , par exemple, ce que Charles Pennequin écrit et harangue en grand performeur :
«J’aime ma bite. / C’est central. / C’est le point central. / Et je vois ton cul. / Et je veux que mon point central / aille dans ton cul. / Tu ne veux pas / Tu dis que ça pique./ Ça pique ça pique, tu dis.»
Quitte à passer par un vieux réactionnaire, je pense qu’on accorde trop d’intérêt à ce monsieur et à ses procédés de malhonnêteté intellectuelle.
Commentaire by Thomas Lebrun — 12 mai 2020 @ 23:18