MIZOTE
Je ne suis pas Mizote. Je suis Tizote. Lizote est à l’intérieur de Euzote. Lizote parle à Mizote. Lizote me répond. Lizote m’engendre et Lizote me renoue. Lizote fait que je me sois renoué avec Mizote. Ou avec Euzote. Mizote est à l’origine du malentendu de Euzote. Mizote serait à l’origine du malentendu. Et Tizote en serait la cause de tous les ennuis avec Euzote. Qu’est-ce que Lizote peut savoir de Tizote. Savoir ce que Tizote n’aurait pas su de suite en se voyant. En voyant le malentendu en face. Face à soi. Ou face à Mizote. Mizote ferait qu’on soit. D’après Euzotes. Et même d’après soi. Et pis d’après Nouzote. Car Nouzote viendrait d’y être aussi. D’être non seulement en face mais aussi dans la face. Il arriverait que Mizote soit en Nouzote. Je veux dire en Tizote. Mais moi je suis en Mizote. Ca m’arrive de le penser. De penser que j’y sois plus que le reste. J’y serai roulé dedans. Roulé au sens. Au sens de Mizote. Ça n’a pas de sens. Nouzote ça roule en soi. Nouzote il est roulé au sens de soi. Le sens du soi où Lizote n’a pas de sens. Car ça ne peut pas marcher. Il n’y a qu’avec Mizote que ça roule. Mizote roule comme au devant de Nouzote. Voilà ce que Mizote voit. Comme un devant de soi-même. Voilà où Mizote en serait. D’après nos analyses.
Mizote sait pas s’il va mourir tout de suite. Peut-être il va mettre un peu de temps. Il va laisser les choses se faire. Elles se feront bien sans lui. Lizote va attendre un peu aussi. Avant qu’il se rende à l’évidence. Avant qu’on s’y rende aussi. Qu’on se rende tous au fait qu’il va s’y rendre. Lui aussi. Car Nouzote ne s’y rend pas vraiment. Qu’est-ce qui ferait que Nouzote s’y rende. Si Lizote l’écoutait. Lizote irait à l’évidence. Lizote veut un peu s’y rendre avec lui. C’est-à -dire avec Tizote. Ou bien c’était Mizote. Avec Euzote. Car Euzote est là à se voir rendu près de lui. Mourrant un peu. Comme lui. C’est sa chance. Qu’en mourrant Mizote l’accompagne. Avec Tizote. Qu’ils soient les derniers compagnons de sa route. Quel chemin faudra-t-il suivre. Après qu’on en aura fini avec Euzote. Tous les jours. C’est tous les jours qu’on voudrait en finir. Lizote pense la même chose. Il est à se voir s’acheminer vers ça aussi. Lizote fait comme si c’était normal. Comme si c’était la vie. Elle était bien cette vie. Tizote a beau dire. Cette vie elle avait du bon. Lorsque Tizote était avec le mourrant, il voyait pas le bon côté des choses. Maintenant il le voit. Il voit que le bon côté maintenant. Et c’est la mort. Quand Tizote est mort il a vu le bon côté de la vie. Tizote voyait pas avant le bon côté de crever. Maintenant il le voit. Maintenant que Lizote est déjà du bon côté depuis longtemps. Il est déjà mort. Dans ma tête. C’est la tête à Mizote. Il est déjà un peu parti. En même tant que Tizote. Ou à peu de choses près. Il a vidé les lieux. Mizote n’est pas sorti par la même porte. Mizote ne part pas par la grande porte. Mizote s’est vidé autrement. Il a vidé son être autrement que lui. Lui c’est le fait d’être Lizote l’a tué. Mizote c’est le contraire. D’avoir jamais pu être. D’avoir été seulement dans l’idée qu’il aurait pu. S’il avait voulu. Il aurait pu être avec Lizote, ou avec Tizote. Là -dedans. Mais toujours à côté de Mizote. Comme à côté de ses pompes.
et rien est en phase avec rien.
Nous aurions voulu être autre chose. Nous aurions voulu avoir tout et rien. Et surtout : nous n’aurions rien voulu.
Pou qu’on est dans l’impossibilité d’être.
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pourquoi tagguer cela poésie ?
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Commentaire by str.fka — 23 novembre 2006 @ 18:48
Parce que, il ‘ y a une oscillation enttre le théorique et le poétique, ici nous sommes je crois dans une forme hybride, où la pratique textuelle rencontre, télescope les enjeux théoriques. De plus ce qu’écrit Charles Pennequinconcerne bien la poésie, donc j’ai mis ce tag, j’aurai pu mettre aussi celui de théorie…
Commentaire by rédaction — 23 novembre 2006 @ 19:14
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théorie de quoi ? du néant ?
on trouvera toujours des gens anyway
pour me traiter de réac quand je leur
dirai que c’est de la merde.
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Commentaire by str.fka — 23 novembre 2006 @ 19:18
Le problème avec votre type d’intervention, c’est qu’elle ne consttruit rien, ne dit rien, n’énonce rien, ne renvoie à rien, trébuche sur rieen, car elle ne souligne rien, ne semble rien montrer… Si vous n’argumentez pas je vais devoir modérer vos commentaires. Alors strofka ? qu’eest-ce que vous voulez dire ? Est-ce que vous prenez votre subjectivitté comme critère absolu du poétique ? c’est de cela qu’il s’agit en quel sens objectivement pouvez vous expliquer la raison qui vous amène à dire que cela ne renvoie qu’à une théorie du néant ?????
Commentaire by rédaction — 23 novembre 2006 @ 19:37
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pouvez-vous expliquer ce qui vous amène
à dire qu’il s’agit d’une quelqueconque
théorie ? [ ou même poésie ]
Commentaire by str+fka — 27 novembre 2006 @ 19:19
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à quoi bon répondre ?
si c’est pour me faire
{ encore } censurer.
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Commentaire by str. — 28 novembre 2006 @ 14:06
Je tenais à informer les lecteurs que cette poésie est parue pour la première fois dans une revue d’art qui s’apelle GPU. Et lorsque vous lisez un texte de pennequin à côté d’une peinture vous voyez bien alors que la peinture est une peinture et pennequin une poésie.
bye
Commentaire by maieux — 28 juin 2007 @ 13:08
J’adore ce que vous faites rédaction said… Je voudrais tous vos disques et ceux de charline pennequine! en vrai!
Commentaire by Benj B — 8 février 2008 @ 12:59
C’est tellement facile d’appliquer des appellations de type « contemporain », « transmédial », « transversal », « performatif » à ce genre d’artistes dont la pratique est quand même très limitée, rébarbative, puérile et sans portée. Vous dites : » (…) ici nous sommes je crois dans une forme hybride, où la pratique textuelle rencontre, télescope les enjeux théoriques »… Mais quels enjeux théoriques ? Comme dans les catalogues d’art contemporain où l’on va légitimer, à force de sémantique et d’éléments de langage des objets de vacuité, vous faites l’apologie de ce « poète » débiteur de paroles qui ne s’interdit rien, qui ne pense qu’à son nombril avec son écriture de soi, alors que l’art, s’il avait une mission, ce serait de révéler et de donner à voir le mystère de notre condition. Mais voilà , par exemple, ce que Charles Pennequin écrit et harangue en grand performeur :
«J’aime ma bite. / C’est central. / C’est le point central. / Et je vois ton cul. / Et je veux que mon point central / aille dans ton cul. / Tu ne veux pas / Tu dis que ça pique./ Ça pique ça pique, tu dis.»
Quitte à passer par un vieux réactionnaire, je pense qu’on accorde trop d’intérêt à ce monsieur et à ses procédés de malhonnêteté intellectuelle.
Commentaire by Thomas Lebrun — 12 mai 2020 @ 23:18