Suite à ma chronique du 23 janvier dernier, je voudrai maintenant passer du texte au spectacle, terme qui ne saurait ici être remplacé par le label sophistiqué de "mise en espace d’un théâtre pour les oreilles" : d’une part, la dimension spectaculaire des pièces de Valère Novarina, non seulement est indéniable, mais en plus s’est accrue à partir de L’Opérette imaginaire ; d’autre part, quoique Valère Novarina occupe une position à part – à la fois auteur, metteur en scène et le plus souvent peintre-décorateur -, la totalisation textuelle est bel et bien mise à l’épreuve de sa détotalisation postdramatique, dans la mesure où, dès lors qu’elle est ouvrée, la suite de "séquences chaotiques" dépend de la performance d’acteurs dont l’inventivité est, non pas muselée, mais débridée. Autrement dit, dans la perspective de ce théâtre qui oscille entre exposition textuelle et création non textuelle, la présentation de L’Acte inconnu est un anthropostdrame qu’il faut ouïvoir.
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