Libr-critique

28 octobre 2015

[Chronique] Le monde en noir… (À propos de Stéphane Vanderhaeghe, Charøgnards)

Juste avant le RV à la Librairie Le Bateau Livre (154, rue Gambetta à Lille) ce vendredi 30 octobre (19H, en partenariat avec Libfly), retour à tire-d’aile sur l’un des romans les plus marquants de cette année.

Stéphane Vanderhaeghe, Charøgnards, Quidam éditeur, été 2015, pages non numérotées, 20 €, ISBN : 978-2-915018-85-1.

"L’irréel aujourd’hui n’est autre que demain la servitude" (introduction).

"Et si rien de tout ça n’avait eu lieu -? si la seule réalité de tout ça n’était que
celle prêtée par un imaginaire que gangrènent dans un montage halluciné les flashs,
les visions conquérantes formatées par ces scénarios dans lesquels je me suis tant projeté, j’ai vécu -?"

"Depuis quand sommes-nous entrés sans retour dans l’ère de l’universelle charogne ?" Pour qui sont ces corbeaux qui croassent sur nos têtes ? Avec ce "o barré" en plein milieu du mot – de quoi nous laisser bouches bées -, qui/que sont ces charognards ?  Les signes ou les agents de la catastrophe ? Une "espèce poétique" ? Des hallucinations ? Des créatures peuplant l’univers cauchemardesque d’un junkie, interprétation vers laquelle nous conduit la référence incidente au Festin nu (1959) de Burroughs ? L’incarnation de notre devenir-charogne ou du drame de la parole (d’où la citation en exergue de Novarina) ? Une "petite allégorie inoffensive" ? La "métaphore d’une menace sourde et impalpable", voire d’un "sentiment diffus de culpabilité" ? La métaphore de l’écriture, cette "langue devenue étrangère" ? Les symptômes de la folie ? Les reflets d’un diariste parasite et voyeur ?…

Quelque chose s’est passé… mais quoi, quoi, quoi ? L’hésitation fantastique est à son comble avec un narrateur "doté d’une imagination débridée" comme d’une étonnante lucidité, qui entretient nos doutes, jongle avec les conventions du genre comme avec notre bibliothèque (ces corbeaux ne sont pas sans évoquer Bruegel, Rimbaud, Van Gogh, etc.), souligne lui-même ses dramatiques omissions et ambiguïtés, nous guide vers un scénario catastrophe de science-fiction…

Voici que, étrangement, nous tenons dans nos mains le journal d’un "homme qui, hélas, n’est qu’un homme", un homme ayant appartenu à "l’aere homino-technoïde"… Dans ses "ouvertissements", Stéphane Vanderhaeghe déjoue la tradition de l’avertissement initial pour nous faire assister à la fin de notre monde au futur antérieur, depuis une "civillusion" dans laquelle les corvidés sont rois…

 

Dans ce premier roman qui se situe explicitement en droite ligne des faux journaux intimes ressortissant à un fantastique philosophique (Gogol, Maupassant, Sartre) et joue avec la référence cinématographique par excellence que constitue le film d’Hitchcock Les Oiseaux, nous assistons à la charognardisation des repères spatio-temporels comme du langage même. De quoi nous laisser bouches bées !

Le sens du suspens narratif, l’écriture cinématographique, la tension entre parole et silence, les jeux avec la typographie comme avec les temps (temps de la fiction et temps de l’écriture ; temps du passé, du présent et du futur, futur antérieur et conditionnel), ou encore et surtout l’art de faire tournoyer autour de nous les mots-corbeaux, de nous donner le tournis avec un agencement répétitif qui fait sortir la langue de ses gonds rendent fascinante cette première fiction et prometteur le devenir de l’écrivain-charøgnard.

♦ EXTRAIT : "Le monde autour de moi se rétracte à vue d’œil, derniers plans d’un film que le noir gagne en irisant la pellicule. Tout – objets, souvenirs, le village en toile de fond – se volatilise peu à peu, gobé par une absence radicale. […] Les charognards n’y sont peut-être pour rien, qui sait. Peut-être sont-ils simplement plus intelligents que nous, ont vu et compris ce qui se tramait ailleurs"…

15 octobre 2015

[News] Deux Libr-événements en octobre

En cette seconde quinzaine d’octobre qui commence, Libr-critique sera partie prenante de deux événements : Philippe Boisnard & Hortense Gauthier (HP-process) à Pau pour une performance au Festival Accès)s( et Fabrice Thumerel à Lille pour une rencontre avec deux écrivains de talent auteurs d’un premier roman, Christophe Manon et Stéphane Vanderhaeghe.

Festival Accès)s( # 15 – Vu du ciel

Pour les quinze ans du festival, du 15 octobre au 12 décembre, à Pau et environs, voici le programme.

Inauguration le jeudi 15 octobre à 19h
festival > 15-18 oct.
expo > jusqu’au 12 déc.

►► jeudi 15 ◄◄
— Bel Ordinaire – Billère
☛ 19h Vernissage et expérience radiophonique
☛ De 20h à 23h performances – Maëlla-Mickaëlle M., La jeune femme, le dôme et le drone
☛ 6 sessions de performances (6 min) – Mária Júdová & Andrej Boleslavsky, Composition for a drone
☛ atelier drone open source – FabLab-Pau, R.mess (ouvert à tous jusqu’au samedi)

►► vendredi 16 ◄◄
— Médiathèque André Labarrère – Pau
☛ 10h Guillaume Bourgois & Dorothée Smith, Vidéodrone)s(
☛ 11h15 Laura Mannelli, Christine Webster & Frederick Thompson, Archi ) ( numérique
☛ 14h Olivier Gapenne, Machines autonomes )?(
☛ 15h15 Séance d’écoute – Jean-Philippe Renoult, Dr(((o)))ne Music

— Librairie l’Escampette – Pau
☛ 18h Rencontre et signature avec les auteurs du Magazine MCD « La conjuration des drones »

— Les Sardines – Pau
Retransmission en direct sur Radio Campus
☛ 20h Café-philo– Philippe Di Folco & les artistes invités, Création vue du drone
☛ 21h30 Dj Mix Aérial Art- Jean-Philippe Renoult, Dinah Bird & Orriol

►► samedi 17 ◄◄
— Place Clemenceau – Pau
☛ 15h Performance – Maëlla-Mickaëlle M., La jeune femme, le dôme et le drone

— Musée des Beaux-arts – Pau
☛ 17h Performance – Maëlla-Mickaëlle M., La jeune femme, le dôme et le drone
Performance HP-process (Philippe Boisnard et Hortense Gauthier), Poésie du drone

— Route du Son – Billère
☛ 22h Soirée anniversaire – 15 ans d’accès)s( :
NUIT ELECTR☻ !
Félix Kubin / Ninos du Brasil / Syracuse / DJ Marcelle

►► dimanche 18 ◄◄
— Bel Ordinaire – Billère
☛ 13h Brunch, récits et envols de drones
Le pigeon-voyageur, le drone open source et l’oiseau bionique racontés par leurs inventeurs et rêveurs, sous le pilotage de Marie Lechner, R.mess (FabLab Pau), Bionic Bird, Pigeon voyageur (Club de colombophilie, Pau)

Pour en savoir plus sur les propositions, RDV sur :
acces-s.org
et si vous en voulez encore plus, n’hésitez pas à vous procurer le mcd #78 "La conjuration des drones" sur le site de mcd : http://www.digitalmcd.com/mcd78-la-conjuration-des-drones/
En ce moment, 2 articles sont en lecture gratuitement à cette page : http://www.digitalmcd.com/extraits-du-mcd78-la-conjuration-des-drones-3/

 

Soirée Le Bateau Livre à Lille animée par Fabrice Thumerel : Manon et Vanderhaeghe

 RV à la Librairie Le Bateau Livre (154, rue Gambetta à Lille) le vendredi 30 octobre 2015, 19H, pour une rencontre autour de deux écrivains de talent dont les premiers romans font partie des meilleurs livres de cet automne : lectures, analyses, interrogations, passerelles, débat. [En partenariat avec Libfly]

â–º Christophe Manon, Extrêmes et lumineux, Verdier, été 2015, 192 pages, 13,50 €, ISBN : 978-2-86432-805-6.

Mais bon sang… Mais où… Mais qu’est-ce qu…, etc. Ces interrogations qui constituent un leitmotiv structurent une mémoire personnelle et familiale "fragmentaire ainsi qu’un livre dont des pages entières auraient été inexorablement arrachées ou effacées" (p. 120) – mémoire d’où jaillissent des fantômes extrêmes et lumineux, des destins qui suscitent la méditation.

Pour le poète dont c’est le premier récit, il ne s’agit donc pas d’"exhumer une hypothétique réalité", mais plutôt de "retracer les contours indistincts d’un passé oublié" (12) : dès le début – qui fait songer à Kafka comme au Nouveau Roman -, il est clair que la quête ne saurait être proustienne ; les anadiploses inter paragraphes font se télescoper êtres et lieux, photos et bribes de souvenir dans toute leur intensité lumineuse, leur puissance d’évocation. Et nous lecteurs d’être plongés avec ravissement dans une galerie des glaces où se réfractent de multiples éléments narratifs mis en valeur par divers jeux typographiques. Une telle poétique ne peut que rappeler celle de Claude Simon.

♦ EXTRAIT : "l’éternelle humanité empêtrée, embourbée, se débattant dans l’éternelle, invraisemblable, chaotique et indécente accumulation d’actions et de réactions, de passions voraces et frénétiques, la vaine et pathétique gesticulation de toute créature vivante que certains nomment destin, mais qui est en réalité bien plus cruelle encore et bien plus imprévisible que ce qu’on a coutume d’entendre derrière ce simple mot […]" (p. 62).

 

â–º Stéphane Vanderhaeghe, Charøgnards, Quidam éditeur, été 2015, pages non numérotées, 20 €, ISBN : 978-2-915018-85-1.

 "Depuis quand sommes-nous entrés sans retour dans l’ère de l’universelle charogne ?" Avec ce "o barré" en plein milieu du mot – de quoi nous laisser bouches bées -, qui sont ces charognards ? Les signes ou les agents de la catastrophe ? Une "espèce poétique" ? La "métaphore d’une menace sourde et impalpable" ? Les symptômes de la folie ? Les reflets d’un diariste parasite et voyeur ?…

Voici que, étrangement, nous tenons dans nos mains le journal d’un "homme qui, hélas, n’est qu’un homme", un homme ayant appartenu à "l’aere homino-technoïde"… Dans ses "ouvertissements", Stéphane Vanderhaeghe déjoue la tradition de l’avertissement initial pour nous faire assister à la fin de notre monde au futur antérieur, depuis une "civillusion" dans laquelle les corvidés sont rois…

Dans ce premier roman qui se situe explicitement en droite ligne des faux journaux intimes ressortissant à un fantastique philosophique (Gogol, Maupassant, Sartre) et joue avec la référence cinématographique par excellence que constitue le film d’Hitchcock Les Oiseaux, nous assistons à la charognardisation des repères spatio-temporels comme du langage même. De quoi nous laisser bouches bées !

♦ EXTRAIT : "Le monde autour de moi se rétracte à vue d’œil, derniers plans d’un film que le noir gagne en irisant la pellicule. Tout – objets, souvenirs, le village en toile de fond – se volatilise peu à peu, gobé par une absence radicale. […] Les charognards n’y sont peut-être pour rien, qui sait. Peut-être sont-ils simplement plus intelligents que nous, ont vu et compris ce qui se tramait ailleurs"…

3 octobre 2015

[Livres] Libr-5

Indépendamment de la foire-aux-prix dits littéraires, voici un premier Libr-5 de reprise : C. Manon, Extrêmes et lumineux ; S. Vanderhaeghe, Charøgnards ; E. Levé, Œuvres (rééd.) ; M. Delvigne, La Fille qui… ; C. Lovera Vitali, Absence des cow boys. De quoi enchanter vos soirées d’automne…

 

â–º Christophe Manon, Extrêmes et lumineux, Verdier, été 2015, 192 pages, 13,50 €, ISBN : 978-2-86432-805-6.

Mais bon sang… Mais où… Mais qu’est-ce qu…, etc. Ces interrogations qui constituent un leitmotiv structurent une mémoire personnelle et familiale "fragmentaire ainsi qu’un livre dont des pages entières auraient été inexorablement arrachées ou effacées" (p. 120). Pour le poète dont c’est le premier récit, il ne s’agit donc pas d’"exhumer une hypothétique réalité", mais plutôt de "retracer les contours indistincts d’un passé oublié" (12) : dès le début – qui fait songer à Kafka comme au Nouveau Roman -, il est clair que la quête ne saurait être proustienne ; les anadiploses inter paragraphes font se télescoper êtres et lieux, photos et bribes de souvenir dans toute leur intensité lumineuse, leur puissance d’évocation. Et nous lecteurs d’être plongés avec ravissement dans une galerie des glaces où se réfractent de multiples éléments narratifs mis en valeur par divers jeux typographiques. Une telle poétique ne peut que rappeler celle de Claude Simon.

â–º Stéphane Vanderhaeghe, Charøgnards, Quidam éditeur, été 2015, pages non numérotées, 20 €, ISBN : 978-2-915018-85-1.

 "Depuis quand sommes-nous entrés sans retour dans l’ère de l’universelle charogne ?" Avec ce "o barré" en plein milieu du mot – de quoi nous laisser bouches bées -, qui sont ces charognards ? Les signes ou les agents de la catastrophe ? Une "espèce poétique" ? La "métaphore d’une menace sourde et impalpable" ? Les symptômes de la folie ? Les reflets d’un diariste parasite et voyeur ?…

Dans ce premier roman qui se situe explicitement en droite ligne des faux journaux intimes ressortissant à un fantastique philosophique (Gogol, Maupassant, Sartre) et joue avec la référence cinématographique par excellence que constitue le film d’Hitchkock Les Oiseaux, nous assistons à la charognardisation des repères spatio-temporels comme du langage même. De quoi nous laisser bouches bées !

 

â–º Edouard Levé, Œuvres, P.O.L, 2002 ; rééd. "#formatpoche", septembre 2015, 224 pages, 9,50 €, ISBN : 978-2-8180-2169-9.

Voici un projet qui s’inscrit dans le prolongement des réflexions d’un Valery par exemple. C’est une série insolite de 533 projets d’œuvres paradoxaux / originaux dont certains vont jusqu’à se présenter comme des canulars. Et c’est un événement que la réédition de cette somme spéculaire, véritable panorama des pratiques artistiques contemporaines : séries, inventaires, expérimentations divers… et même panoramas de panoramas ! Un exemple : "107. Une personne tente de dire deux textes différents en même temps. L’un par la parole, l’autre par la langue des sourds. Vidéo" (p. 63).

 

â–º Marie Delvigne, La Fille qui…, Les Comtemporains favoris, été 2015, 38 pages, 10 €, ISBN : 978-2-909140-26-1.

La fille qui danse / cherche son os à ronger écrit comme un lombric, animal fouisseur qui mélange les couches de la langue…
La fille qui s’enfouit dans une écriture modulaire – déliée, ritournellisée…

 

â–º Corinne Lovera Vitali, Absence des cowboys, dessins de Stéphane Korvin, Ripopée, septembre 2015.

Tentez l’expérience farwestatique : dynamitez votre quotidien et libérez les chevaux… Avec ce type de plaquette dont le texte et les dessins proviennent de / renvoient à l’enfance, assurément "le poète est celui-là qui pour nous rompt l’accoutumance" (Cocteau).

6 septembre 2015

[News] News du dimanche

Ce premier RV dominical après la pause estivale est l’occasion de vous donner vos premiers rendez-vous littéraires, tout en vous invitant à lire l’hommage que Christian Prigent a rendu à Denis Roche (1937-2015).

 

 â–º Christian Prigent, très touché par la mort de Denis Roche le 2 septembre dernier, a tenu à lui rendre hommage sur le site de P.O.L ("Un vivant") comme sur Sitaudis ("Chez l’imprimeur"). Denis Roche, "un vivant" dans ce monde médiocre :

"Je vois aujourd’hui la presse parler de lui surtout comme d’une sorte d’éminence grise du monde littéraire. Et comme un directeur de collection dont la gloire serait d’avoir publié Pascal Brückner, Alain Finkielkraut ou Catherine Millet.

Quelle blague.

Ou bien cette presse rabâche distraitement le slogan héroïque («la poésie est inadmissible, d’ailleurs elle n’existe pas») auquel jamais elle ne comprit rien et dont de toutes façons elle n’a rien à battre (ça se saurait, sinon : elle parlerait d’autre chose que des proses banales sur lesquelles chaque semaine elle tartine).

Ou alors on salue Roche le photographe. La photo, en effet, c’est plus sexy et moins fatigant que les chichis de l’opaque poésie qu’on dit, pour la renvoyer à ses labos, «expérimentale».

Bon.

[…]
Denis Roche est vivant parce que sa langue est vivante."

â–º Du 10 au 13 septembre 2015, Festival international de poésie Underground à Bruxelles, avec notamment Antoine Boute, A. C. Hello, Vincent Tholomé…

â–º Vendredi 11 septembre à 19H30 à Paris, vous pouvez rencontrer dans deux librairies différentes les auteurs de deux récits qui tranchent avec la médiocrité ambiante de ce que l’on appelle "la-Rentrée-Littéraire" (drôle tout de même l’emprise du modèle scolaire dans ce pays !) : Christophe MANON sera à la Texture Librairie (94, avenue Jean Jaurès 75019) pour ses Extrêmes et lumineux (Verdier) ; Stéphane VANDERHAEGHE à la Librairie Charybde (129, rue de Charenton 75012) pour ses étranges Charognards (Quidam éditeur). Vous aurez l’occasion de les rencontrer à deux ensemble à la Librairie Le Bateau Livre le vendredi 30 octobre (Lille, débat LC animé par F. Thumerel).

â–ºJournées d’étude « Les Enjeux de la chair dans l’autofiction », du 19 et 20 septembre 2015, dirigées par Isabelle Grell, responsable du groupe « Genèses d’autofictions » (Equipe Sartre), ITEM, ENS/CNRS : ENS, 45 rue d’Ulm, 75005 Paris.

14 novembre 2010

[News] News du dimanche

En cette semaine de dé-pression médiatique (post-partum mondano-littéraire), où même certains oracles universitaires ont complaisamment rallié le choix de l’académique jury Goncourt, nous vous invitons à lire l’article en cinq temps du sociologue Eric Fassin sur Michel Houellebecq ("Une société des classes moyennes", "Une critique de l’individualisme sexuel", "Sexualité et différence des sexes", "Ni droite, ni gauche", "Un pacte littéraire paradoxal") ainsi que, sur son blog,  la vive réaction de Juan Asensio – qui a également recensé le roman de Romain Verger, second des livres reçus présentés ce soir, après Les Légumes verts hauts en couleur de Philippe Adam et Aurélie Pétrel. Quant à nos Libr-brèves, elles vous donnent rendez-vous à l’Atelier National pour une exposition Poivret, Pérez, Mura, Gette ; à la 1ère session d’automne du Marché de la poésie ; à une lecture de Philippe Boutibonnes. Mais auparavant, il est urgent de soutenir la liberté de la presse en France au travers de Mediapart. /FT/

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