Libr-critique

8 janvier 2007

[Livre] Philippe Charron, Supporters tuilés

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Philippe Charron, Supporters tuilés, Repas alternés d’épreuves, éditions Le Quartanier, 101.p. ISBN : 978-923400-15-0, 12 €
[site du quartanier]
charron163.jpg4ème de couverture :
Du pain et des jeux. Tôt ou tard, faire voeu de continence. Les exercices des porteurs de bols et les empilages de tests articulaires renvoient à des effets ostentatoires, élimination comprise. Le maraudage, lui procède par lobs elliptiques. Sur double des parties inscrites, les fractures sont diligentes. Efficace coups de filets, propres, même s’il n’y a pas partie du siècle. La rumeur veut que l’on gagne des gaminets si l’on mange gros. Que dirait Lord Sandwich de cette régression ? Qu’importe, il aura laissé derrière lui un plat qui est loin de faire manger schématiquement. Sans propriétés, sans être diffus, les conduits avancent, reculent, retournent, puissamment à la carte.

Premières impressions :
Supporters tuilés, fait partie de ces livres qui, lorsqu’on les voit par hasard dans une librairie (de plus en plus une nostalgie pour les défricheurs), attire tout de suite la curiosité. Peut-être qu’une telle attitude arrivera avec internet… Pourquoi ce livre attire ? Une très belle maquette une nouvelle fois réalisée par Le Quartanier, ici en la personne de Christian Bélanger, et d’autre part un titre intriguant, attisant la curiosité, notamment lorsque l’on lit les deux sous-titres : « repas alternés d’épreuves », « tirer transposer tenir joindre mettre déplacer tenir mettre traîner ». Comme j’y reviendrai dans les prochains jours, nulle déception à la lecture de ce texte, très bien construit, qui contient énormément d’humour et qui porte une réelle charge critique sur certains modes occidentaux, car « elle est ici l’arnaque : On stigmatise l’imitation de l’imitation; On quantifie du pareil au même; On formalise le simili ».
Le Quartanier, assurément, par le sérieux de son travail et la qualité des textes choisis, même si tous ne se valent pas, peu à peu apparaît comme une des maisons d’édition importante dans le champ de la poésie contemporaine. /PB/

7 janvier 2007

[Livre] Jean-Claude Moineau, L’art dans l’indifférence de l’art

Filed under: Livres reçus,UNE — Étiquettes : , , , , — rédaction @ 11:21

Jean-Claude Moineau, L’art dans l’indifférence de l’art, éditions PPT, 143.p., ISBN : 2-9517606-0-4, 16 €.
[site ppt]
moineau162.jpg4ème de couverture :
1. art sans art.
2. L’art contre l’art.
3. L’art hors de l’art.
4. Y a-t-il quelque chose après la mort ? L’art après la mort de l’art.
appendice. Le peu d’art.

« L’art sans art, c’est ce qui interrompt — même si une telle intterruption ne saurait être que provisoire — le jugement artistique, c’est ce qui à la fois diffère le jugement artistique et est indifférent au jugement artistique, c’est ce qui échappe à ce qui est jusqu’alors perçu, ressenti, reconnu, légitimé, institutionnalisé comme art, nommé art, jugé comme étant de l’art, mais qui n’en est pas moins art et n’en est pas moins d’être susceptible d’être perçu, ressenti, reconnu comme art, d’être nommé art, d’être jugé comme étant de l’art, sinon nécessairement légitimé et institutionnalisé comme tel. L’on serait même tenté de dire que, l’art sans art, c’est ce qui échappe à ce qui jusqu’alors a été appréhendé comme art sans art »

Premières impressions :
J’aurai l’occasion directement et indirectement de revenir sur ce livre de Jean-Claude Moineau, car il se situe au coeur de la discussion engagée sur la question de la post-modernité et de la modernité inaugurée ici entre Philippe Castelllin et moi-même. En attendant la sortie prochaine chez è®e d’un nouvel essai de Jean-Claude Moineau [lire la présentation], je ne peux que recommander fortement la lecture de ce premier essai, qui reprend en les réécrivant des textes qui étaient à l’origine publiés séparément.

6 janvier 2007

[Vlog] Raymond Federman, Moinous et Sucette

Filed under: UNE,videopodcast — Étiquettes : , — rédaction @ 14:11

[pour accompagner la présentation du livre Les carcasses, paru aux éditions Librairie Olympique, nous remettons, afin d’entendre la voix de Federman, la lecture que l’association Formika avait organisé dans la défunte librairie L’arbre à lettre de Lille.]

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[Rebond] à propos d’un entretien avec C. Prigent, de Jean-Claude Pinson

Filed under: News,UNE — Étiquettes : , , — rédaction @ 12:51

[Suite à un mail de Jean-Claude Pinson, nous publions à sa demande, cette brève note]

Mon nom apparaissant, au détour d’une question, dans le très intéressant entretien avec Christian Prigent qu’a publié votre site, je crois nécessaire de préciser ma position sur la question de l’invention.
Il y aurait sûrement beaucoup à dire sur un tel sujet. Une phrase néanmoins pourrait résumer mon point de vue (et mon attachement à l’invention). Elle figure dans À quoi bon la poésie aujourd’hui ? et est reprise dans Sentimentale et Naïve. La voici :

« Et s’être libéré de l’illusion poético-politique d’une «révolution par le signifiant» ne saurait signifier qu’on soit quitte de ce «devoir» d’invention. »

Au-delà de cette position théorique, c’est bien sûr au lecteur (si jamais il a envie d’aller y voir) de juger si oui non mes livres de poésie « inventent ».

[Livre] Raymond Federman, Les Carcasses

Filed under: Livres reçus,UNE — Étiquettes : , , — rédaction @ 10:01

Raymond Federman, Les carcasses, éditions Librairie Olympique, 35.p. ISBN : 2-9527604-1-1, 6 €
[site de la librairie]
federman161.jpg 4ème de couverture :
« Dans un moment de réflexion j’ai levé les yeux là-haut sur les housses du ciel puis sur la splendide vue devant moi — incroyable — et j’ai pensé — quand tu mourras tout cela s’éteindra — plus rien à voir — nothing more — juste le noir — ça sera comme si tu plongeais dans un grand trou noir — la tête la première fendra l’air — »

Premières impressions :
Les carcasses ne parlentt pas de voiture. Mais ce livre est celui d’une parole assez intime sur la mort, mais parole qui conserve bien entendu l’humour propre à Raymond Federman. Les carcasses est ainsi une sorte de rêverie, dénuée de toute prétention, de toute croyance (« je ne vais pas tomber dans la grande connerie méta-pata-physique — non — pas de tour de magie »), qui imagine ce que pourrait être le devenir de la carcasse à la mort. « Les carcasses — les voilà — toutes entassées les unes sur les autres comme de vieilles peaux vides — et tu y es maintenant sur le tas ». Et qu’est-ce qui se passe une fois que l’on est sur le tas des carcasses ? Federman, nous entraine dans un récit très drôle, où les transmutations se succèdent, mouche, fleur, lion, radis, artichaut, arbre ou encore écrivain.
Les carcasses est un bref texte, mais au rythme bien soutenu, à la langue vivante et joyeuse car directe, on entend même Federman lire quand on connaît sa voix.
En bref c’est un petit livre à découvrir, et qui montre en quel sens le travail d’un petit éditeur-libraire a toute son importance./PB/

5 janvier 2007

[Chronique] Si c’est l’enfer qu’il voit de Dominique Dussidour

Filed under: chroniques,UNE — Étiquettes : , , , — Philippe Boisnard @ 12:12

[lire la présentation générale]
dussidour153.jpgL’un et l’autre, la collection dirigée par J.B Pontalis, propose la rencontre, toujours déjà effectuée par ailleurs, entre un auteur et « son héros secret ». Rencontre : à savoir non pas récit sur celui qui est en mémoire sur la scène de la pensée de l’écrivain, non pas biographie, mais entrelacs du trajet de l’écrivain et de celui qui le hante, rencontre impossible que l’écriture permet. « Des vies, mais telles que la mémoire les invente, que notre imagination les recrée, qu’une passion les anime. Des récits subjectifs, à mille lieues de la biographie traditionnelle ».

Dominique Dussidour, nous fait rencontrer un trajet d’écriture qui s’attache à Munch, que si l’on connait par le cri [der Schrei] cependant a une peinture à l’inquiétante angoisse qui est bien plus large que cette peinture symbole pour les historiens de l’art. Ce que tente de donner à comprendre D. Dussidour, c’est en quel sens il y a eu peinture. À savoir la peinture comme un évènement pour Munch. En quel sens est née la peinture pour Edvard Munch. Le sous titre pourrait paraître trompeur : « Dans l’atelier d’Edvard Munch », car si en effet D. Dussidour s’intéresse bien à la peinture elle-même, aux multiples ateliers qu’il a eu, à la composition picturale, à cet expressionnisme qui caractérise la peinture de Munch, cependant ce qu’il veut montrer c’est ce que voit Munch, ce qu’aurait pu voir Munch : cet enfer de l’existence qui enveloppe en soi la mort, la décomposition, la maladie.
Nous pouvons parfaitement comprendre cela avec l »analyse qu »il fait de L’enfant malade. Si dans un premier temps D. Dussidour fait une analyse technique du tableau : nombre d’exemplaire existant, lithographies, versions et dates, premmiers lieux d’exposition, cependant, c’est pour s’en écarter, ou encore c’est pour percevoir au-delà des aspects visibles ce qui fait l’importance du tableau, ce qui fait que Munch puisse écrire : « La plupart des travaux qui ont suivi ont pris naissance de ce tableau ». Ce qu’il indique, ce n’est pas tant le problème clinique de la maladie, que la médiation picturale qui fait surgir la maladie. L’enfant malade déconcerta le public, car ce qui fut vu, n’était pas une mimésis du réel, pouvant ressembler comme le dit Hegel jusqu’à la nausée à un enfant réellement malade, mais le travail pictural à l’oeuvre de l’oeuvre, la main de Munch travaillant « dans des couleurs franches, une pâte épaisse qu’il a posée couche après couche ».
Ce que montre ainsi D. Dussidour, c’est le regard de Munch par la peinture, regard qu’il a sur le monde, de même que celui de Gauguin que l’on croise à plusieurs reprises. La suite des dates qui ponctuent l’existence du peintre et ceci bien au-delà de sa mort, vie à travers la peinture, n’est que points à partir desquels se déplie cette obsession du regard peignant le monde, la mort qui le hante, la douleur qu’il supporte. « On peindra des êtres vivants qui respirent, qui sentent, qui souffrent et qui aiment » (manifeste de St Cloud), « j’aime la vie, la vie même malade » écrit-il.
Donc c’est peu à peu, à travers son propre trajet que D. Dussidour nous donne accès à ce travail de peinture, et à ce qu’il renferme. Que cela soit à travers les rencontres que fit le peintre [celle avec Strindberg est un moment d’anthologie], ou bien que cela soit à travers les scandales que sa peinture provoqua, aussi bien en Allemagne qu’en Norvège, où, revenant exposer en 1895 à Christiana, une critique d’art peut écrire face au Cri — alors que la notoriété de Munch a déjà une carrure internationale, même si elle lui rapporte peu : « C’est soit un artiste halluciné, soit un mauvais plaisant qui se moque du public et se joue de la peinture comme de la vie humaine. Si seulement ses caricatures étaient drôles… Malheureusement, toutes ces plaisanteries sont lamentables et de fort mauvais goût, elles sont écoeurantes et donnent envie d’appeler la police ». D. Dussidour à de nombreux endroits donne même la parole à Munch, écrivant à la première personne, sans réelle ponctuation, imaginant ce qu’aurait pu être sa représentation de son existence, sa propre pensée.
L’ensemble du livre de D. Dussidour est en ce sens une réelle réussite, tout à la fois exigeant quant à sa composition, jouant des codes, des listes, mêlant les styles. Mais c’est surtout l’accès à Munch qui est ici essentiel, et qui va bien au-delà de toute biographie, nous en donnant une pensée vivante.

[Livre] Dominique Dussidour, Si c’est l’enfer qu’il voit

Filed under: Livres reçus — Étiquettes : , , , , — rédaction @ 11:40

Dominique Dussidour, Si c’est l’enfer qu’il voit, Dans l’atelier d’Edvard Munch, Gallimard, col. L’un et l’autre, 241.p. ISBN: 2-07-078119-4, 19,9 €

dussidour153.jpgExtrait :
il est le peintre qui a dévié chacun de ses cris jusqu’au bout de ses doigts, technique de la dérivation, les doigts de qui crie en silence car s’il avait commencé de crier il aurait commencé tôt, à la mort de sa mère, à la mort de sa soeur dans un asile d’aliénés, et pourquoi ne crier qu’aux morts, les naissances aussi sont douleurs, s’il avait crié à la mort il aurait crié à la naissance de son amour[…]
s’il avait commencé de crier aucune journée ne lui serait restée pour peindre, voilà la vérité, c’est qu’il en faut, des jours, pour apprendre à peindre; tellement de jours qu’il ne vous en reste plus pour crier, revoilà la vérité, le choix qu’il avait fait à dix-sept ans, il aurait aussi bien noté dans son journal : j’ai décidé de ne pas crier

Premières impressions :
[lire la chronique]

4 janvier 2007

[Livre] Thé@tre et nouvelles technologies, Lucile Garbagnati et Pierre Morelli dir.

Filed under: Livres reçus — Étiquettes : , , , , — rédaction @ 21:59

Thé@tre et nouvelles technologies, ouvrage collectif sous la direction de Lucile Garbagnati et Pierre Morelli, Editions Universitaires de Dijon, 2006, 20 € ISBN 2-915552-42-8

Quatrième de couverture

theatre.gifDès qu’elles ne sont plus considérées comme de simples outils, les « nouvelles » technologies déterminent un changement dans la démarche théâtrale ainsi que dans l’écriture textuelle et/ou scénique, car leur dimension interactive interroge la relation entre l’acteur et le public. Scène et acteurs sont démultipliés dans un jeu qui abolit la notion d’espace, de temps clos, d’unicité de la personne au profit de l’ubiquité au point que le réel se confond avec le virtuel. Par identification ou distanciation, le spectateur se trouve ainsi confronté à son identité : individu unique et désirant ou homme-machiné, indéfiniment reproductible.
L’usage par le théâtre des « nouvelles » technologies, aux combinatoires incalculables, questionne les rapports de l’homme et de la machine, et sonde la nature de l’humain. L’ordinateur peut devenir alors le sujet même de la création artistique, et faire surgir d’autres rapports, non seulement à la machine, mais au monde.
Ainsi les « nouvelles » technologies, loin d’être un simple adjuvant technique au théâtre, posent la question des frontières de l’humanité.

Sommaire

Pierre Morelli : Les nouvelles technologies au service d’une création théâtrale renouvelée ?

L’hypothèse de l’hybride : interrogations/interfaces. Interfaces à faces ?

– Pierre Morelli : Recherche d’une problématique : du théâtre, texte et/ou représentation, comme modèle conceptuel et analytique de l’interactivité dans l’écriture multimédia
– Plinio Walder Prado Jr : Inscrire, à l’épreuve du technologique. Le corps entre l’art et l’artefact
– Chantal Hébert et Irène Perelli-Contos : Théâtre et (nouvelles) technologies : un espace d’interactions
– Jean-Pierre Triffaux : Le théâtre face au virtuel

Outils ou instruments ?

– Alain Vuillemin : Concepts informatiques et écritures théâtrales
– Bernard Munin : L’invention de la pièce à machine au milieu du XVIIe siècle
– Frédérique Toudoire-Surlapierre : Le théâtre radiophonique scandinave, une « machine à communiquer » ?

L’épreuve de l’oeuvre : actions/navigations. Scènes classiques

– Clyde Chabot : Hamlet-machine (virus) : les technologies mises en jeu
– Yannick Bressan : Les nouvelles technologies, vers un au-delà de la scène. L’éclatement spatio-temporel de la représentation
– Yannick Bressan : Entretien avec l’auteure/metteuse en scène, Cécile Huet

Scènes baroques

– Serge Chaumier : Les écrans du dehors. Essai de typologie concernant l’utilisation des nouvelles technologies dans les spectacles de rue
– Mari-Mai Corbel : Une techno-poétique : Jean Lambert-Wild
– Valentine Verhaeghe : Des procès de création à l’oeuvre dans un rapport à un dispositif technologique

La permanence de la scène recommencée

– Jean-Claude Chirollet : Statut documentaire et médiologie du spectacle vivant sur Internet
– Katia Roquais-Bielak : La critique et la réception confrontées aux NTIC : l’Internet comme lieu de témoignage sur le spectacle lyrique
– Daniel Raichvarg : Pour ne pas conclure. Pourra-t-on encore pleurer dans ce théâtre que la société (techno)occidentale est en train d’imaginer ?

[NEWS] Aide aux revues du CNL : le numérique n’existe qu’en tant qu’archive !

Filed under: News,UNE — Étiquettes : , , , — rédaction @ 10:31

Grâce au très bon site la feuille, nous venons de découvrir les recommandations du CNL pour l’attribution de l’aide aux revues 2007. Ce qui nous intéresse bien évidemment, au sens où la diffusion de la création littéraire et poétique française ne peut exister dans bien des cas que si elle est aidée, soit par le CNL, soit par des institutions publiques ou privées. Des revues comme Boxon sont rares, au sens où rares sont celles qui peuvent exister sans aucune subvention. A la lecture des deux pages de recommandation : 1/ pour les revues papiers; 2/ pour la numérisation; on s’aperçoit que les revues qui apparaissent spécifiquement sur le web, ne sont pas du tout prises en compte. Seules les numérisations sont encouragées, par contre aucune aide spécifique n’est déterminée pour les revues aussi bien SHS ou LSH qui pourtant en France ont une réelle visibilité, et qui plus est permettent des possibilités peu envisageables au niveau des revues papiers. Car tel que le dit Marin dans un article d’octobre 2006 — publié sur Blogo Numéricus — faisant suite au rapport de Sophie Barluet commandé par Eric Gross en avril 2006, le CNL se pose encore dans des dichotomies qui sont caduques par rapport au développement numérique : l’opposition accès payant/accès gratuit. Mais aussi la question du nombre d’exemplaires diffusés et vendus, etc…

« Il faut applaudir le courage du rapport qui défend l’idée d’un soutien aux créations numériques. Mais s’inquiéter de la conception péjorative qu’elle revèle, définissant une hiérarchie entre ce qui semble relever du bac à sable ou du bouillon de culture, d’une part, et ce qui est érigé sur l’autel du papier, d’autre part. Il faut sortir de l’opposition des supports (papier/électronique) et des modes de diffusion (vente/libre accès) pour parvenir à défendre la seule chose qui nous tient à coeur, l’édition. C’est-à-dire l’émergence, la formalisation, la sélection puis la diffusion de la pensée. »

Nous le savons la diffusion web, qui n’est d’ailleurs pas à confondre avec une diffusion numérique qui peut être sur CD-rom ou bien DVD-rom, n’obéit pas à ce type de distinctions et à ces catégories. S’il y a bien une date de diffusion pour tout article, la diffusion — comme l’avait révélé l’affaire Costes et l’interrogation sur le statut temporel de la publication de ses textes de chanson — est continue sur le net : à savoir un article est toujours disponible [sauf à en restreindre l’accès à l’archive comme le font les sites d’actualités entre autres] et en ce sens il n’y a pas de numéros distincts, mais toute nouvelle publication enveloppe, certes parfois invisiblement, les anciennes.
De plus il n’y a pas de dualité entre les deux types de publication, au sens où de plus en plus de sites de création [tel Libr-critique, mais aussi La revue des ressources, radiolist, etc…] se constituent non pas analogiquement au revue papier, mais selon les spécificités liées au numérique : vidéo, audio, installation de textes selon des logiques dynamiques, publication d’articles qui ne trouveraient pas au vue de leur format facilement d’espace éditorial papier [article par exemple de plus de 30 pages]. Si les revues papiers ont une existence, c’est justement parce qu’elles peuvent développer des formats spécifiques : rappelons-nous TIJA, ou bien encore regardons des revues comme Le Tube optopoétique ou bien encore Talkie-Walkie, qui pour cette dernière articule les deux dimensions selon leur propre nature médiumique.

Tout cela pour dire, que ces recommandations du CNL, sont en retard sur ce qui a lieu au niveau de la transformation du paysage éditorial français, au sens où de plus en plus de travaux aussi bien de création que de théorie vont passer par le web. Je prendrai pour exemple pour terminer, le partenariat fait avec l’Université d’Artois et le centre de recherche CRELID. Libr-critique est leur partenaire en tant que diffuseur de certains colloques sous le label « manières de critiquer« . Non pas en tant que nous numérisons, mais en tant que nous diffusons directement les conférences. Ce type de partenariat permet à l’Université de dépasser le cadre même de sa propre diffusion, en venant rejoindre un espace plus ouvert qui est celui que nous défendons. Or un tel travail, au vue des critères données par le CNL, ne pourra prétendre être véritablement reconnu.

[Texte] « Nouvelle année » : une date est un prétexte de L’Agence_Konflict_SysTM

Filed under: créations,UNE — Étiquettes : , , — rédaction @ 9:09

[L’Agence_Konflict_SysTM nous propose pour la bonne année le schéma_X_pensée n°6. « Il s’agit d’un travail de traduction de schémas, selon un processus d’expansion sémiotique et de traduction symbolique/graphique » nous écrit-il en nous faisant parvenir ses deux visuels.]
politik_6.jpgschema_stylo160.jpg

3 janvier 2007

[Chronique] Nous, les moins-que-rien, fils aînés de personne. 12 (+1) autobiographies, de Jacques Roubaud

Alors que vient de paraître il y a quelques mois une pièce corrélative du cycle "autobiographique" inauguré par Le Grand Incendie de Londres (Seuil, 1989), et poursuivi aux mêmes éditions du Seuil par La Boucle (1993), Mathématique (1997), Poésie (2000) et La Bibliothèque de Warburg (2002), c’est l’occasion de réexaminer la position particulière qu’occupe Jacques Roubaud (1932) au sein de l’espace littéraire : entré dans le champ à l’époque où, à l’écart des avant-gardes textualistes, l’Oulipo de Queneau livrait sa version du séculaire clivage poétique entre inspiration et travail (contrainte oulipienne versus imagination surréaliste), un peu en marge de ce groupe auquel il s’est rattaché, et contre de nouvelles pratiques (écritures numériques et multimédia notamment) qui, selon lui, n’ont pas conservé la mémoire de la poésie, cet écrivain désormais reconnu n’a de cesse que de défendre, en vers ou en prose, une poésie traditionnellement novatrice.

Jacques Roubaud, Nous, les moins-que-rien, fils aînés de personne. 12 (+1) autobiographies, Fayard, 2006, 324 pages, 20 €, ISBN : 978-2-213-62613-8.

 

12 singularités roubaldiennes

1. La "prose de mémoire" est mémoire des autres proses du cycle. Signe d’appartenance de la sixième "branche" à l’ensemble, c’est le même matériau autobiographique qui est repris : images-souvenirs, "passion des nombres", articulations poésie/mathématiques, goût du sonnet, idéal poétique du trobar clus… Mais le polygraphe explore d’autres variations potentielles parmi d’innombrables, et c’est en raison de cette infinitude que l’esthétique de Roubaud est celle de l’inachèvement et que "toute autobiographie, par définition, ne peut qu’être inachevée" (Autobiographie, chapitre dix, Gallimard, 1977, p.120). Aussi les principes de composition demeurent-ils identiques, mais appliqués à des continuations : la répétition/variation, mais aussi, au plan microstructurel, le rapport entre sous-titres et premières phrases (cf. chap. V).

2. La "prose de mémoire" est mémoire du Projet poétique. Plus précisément, ce cycle vise avant tout à rendre compte d’un Projet poétique originel qui, composé de trois "moments" correspondant à des étapes cruciales dans l’histoire des formes (la canso des troubadours, à laquelle succède le sonnet, le tanka de la poésie classique japonaise) et à des modèles précis (poésie courtoise, Canzoniere de Pétrarque, anthologies japonaises…), est allé de totalisations en détotalisations depuis la parution du Signe d’appartenance (Gallimard, 1967) : genèse, avatars, apories et architecture du Projet ; genèse des vocations poétique et mathématique; théories et pratiques poétiques… Nous, les moins-que-rien… se concentre sur ces deux derniers aspects dans un tout construit comme un hyperalexandrin. Si l’on considère que nous avons affaire à un trimètre, les temps forts (moments accentués) sont, outre le chapitre XII où l’auteur se met lui-même en scène pour un "dernier POC", le quatrième ("Vida du troubadour Rubaut") et le huitième, où sont juxtaposés parodie de l’autobiographie traditionnelle, transcription en vers d’un discours de Robert Hooke et méditations sur la mémoire ; et s’il s’agit d’un tétramètre, les "moments" mis en valeur sont tout aussi essentiels : le troisième, consacré au sonnet, et le neuvième au tanka (poème bref en cinq vers obéissant en principe à la distribution syllabique 5-7-5-7-7), tandis que le sixième est un lipogramme établi par un certain Roubaud, Bourguignon prisonnier à l’époque de Jeanne d’Arc, et restitué par l’éditeur Octavius J. Cayley.

3. Pour être neutre, la prose qui met en mémoire la poésie est néanmoins elle-même poétique, dans la mesure où elle se révèle énigmatique et labyrinthique. A commencer par le titre, envers microstructurel du sous-titre – 12 (-1) syllabes -, dont la première partie peut se comprendre relativement au statut du sujet dans cette anti-autobiographie (cf. ci-dessous) et la seconde, entre autres interprétations, comme une possible trace d’un drame de l’enfance déjà présent dans Signe d’appartenance, la mort du frère cadet. Passé le seuil cryptique du livre, excroissance centrifuge d’un Nous, nous sommes plongés dans un inextricable dédale de lieux, d’époques, de références culturelles, d’écritures différentes, de jeux oulipiens… Un tel foisonnement hétérogène n’est pas sans poser un problème de lisibilité qui rappelle l’art hermétique du troubadour.

4. La "prose de mémoire" se référant plus au Grand Livre qu’à la petite histoire intime, plutôt que d’autobiographie il faut parler d’autobiobibliographie.

5. La "prose de mémoire" est mémoire de rien. D’où l’excroissance de la structure alexandrine qui condense les douze fictions autobiographiques : parmi de petits riens, le chapitre XIII, "Une vie de rien", rapporte un curieux cogito-Chat qui a guidé le narrateur durant soixante-quinze ans (autre indice autobiographique), "Je pense rien"… donc j’existe. Aussi ne sommes-nous pas tant en présence d’un larvatus prodeo que d’un je vide. Qui plus est, Je est tellement Autre qu’il devient Nous. Et en fin de compte, si l’on en croit la formule roubaldienne qui constitue un avatar de la mallarméenne disparition élocutoire, le jeu a détrôné le je : "toute contrainte implique une disparition" (L’Arc, n° 76, 1979). Car l’origine de ce Nous triomphant est la contrainte qui, tirée du Jeu des perles de verre, de Hermann Hesse, trône au verso de la page de titre : un rite universitaire à l’usage des plus jeunes étudiants, "un genre particulier de dissertation ou d’exercice de style qu’on appela curriculum vitae", une sorte d’"autobiographie fictive" qui permet de "considérer sa propre personne comme un travesti, comme l’habit précaire d’une entéléchie".

6. La "prose de mémoire" qualifiée de multiroman se fonde sur l’impossibilité même de l’autobiographie. D’où la parodie du pacte autobiographique qu’offre la page 235 : "Personne ne connaît autant de choses sur ma vie que moi-même, je veux la livrer à la Postérité, écrite de mes propres mains. Je déclare que tout y est dit franchement et impartialement, mon seul but étant de prévenir les falsifications et désabuser ceux qui les croient". Se trouve ramassé ici tout ce qui fait problème : grandiloquence, prétention et naïveté, hypostase de la postérité…

7. A la fiction, Jacques Roubaud préfère toutefois l’invention. D’autant que "le roman, à la différence des poèmes, (…) est voué à s’effacer, parce qu’il finit" (Poésie, p. 237). Car, mémoire de la langue et des formes poétiques antérieures, la poésie affecte la mémoire par ses qualités métrico-rythmiques. A l’instar du Lancelot, la "prose de mémoire" crée un système d’échos et d’entrelacements narratifs qui suppose une mémoire absolue.

8. Mise en nombre d’une existence (cf. p. 182), la "prose de mémoire" est éminemment oulipienne : outre les divers systèmes numériques qui régissent la matière narrative, dont l’un se réfère à l’informatique (au macintosh d’un Roubaud qui "s’interrompt à la date du 13 mars 2006" ?) – @1…@2… -, on n’oubliera évidemment pas, comme élément structurant, le nombre douze, repérable dans la construction d’ensemble, les numéros de section ou de rubrique, l’alexandrin, la somme des chiffres constituant la date 1605 ou l’immatriculation 318, et présent dans le texte en tant que nombre abondant (qui compte beaucoup de diviseurs) ou simplement tel quel au fil des pages (115, 160, 242…). La transposition des mathématiques modernes dans l’univers littéraire et le ludisme corrélatif rattachent ainsi Jacques Roubaud à l’Oulipo, auquel il fait allusion à deux reprises (pp. 230 et 232) : "La méthode axiomatique transposée, le pseudo-bourbakisme appliqué à un objet aussi éloigné des mathématiques que le sonnet ont un caractère ludique évident" ("Description du projet", Mezura, n° 9, 1979, p. 9). Cela dit, l’enjoué écrivain fait prévaloir les contraintes poétiques sur les contraintes arbitraires tous azimuts pour la seule raison qu’elles sont motivées en tant qu’actualisation du rythme. (Ce n’est donc pas un hasard s’il s’est choisi un nombre qui n’"appartient" pas à Queneau). A cette motivation esthétique peut s’en ajouter une autre : par exemple, Corneille est le seul de son temps à insérer des acrostiches dans ses vers à des fins autobiographiques.

9. Cet exemple nous met sur la voie d’une autre différenciation par rapport à l’Oulipo : l’expérimentation formelle ne doit pas s’effectuer au détriment de la réflexion sur l’expérience humaine – cette expérience fût-elle scientifique ou littéraire, voire plus ou moins indépendante de l’innovation formelle. Ainsi, les chapitres huit, neuf et onze, parallèlement à des explorations formelles (transcription en vers du discours de R. Hooke ; "octonions" du duo Sir James Roubaud / Cayley, inspirés des "quaternions" du mathématicien William Rowan Hamilton) ou l’exploration du tanka, offre de passionnants développements sur la mémoire, la vocation poétique, le temps… Arrêtons-nous enfin sur l’un des chapitres les plus longs, le cinquième, qui doit son nom au dernier vers du sonnet final ("Cherche ce qui se doit"), sonnet dont on apprend le code numérique dans l’"Apendice I" (p. 316) : l’aphorisme et la trilogie éthique ("FLAMME / LOI / ARDU") que dévoilent les acrostiches cachés dans le poème condensant la doctrine d’une secte, la Famille d’amour, viennent éclairer, en cette époque trouble des guerres de religion, l’étonnante trajectoire d’un esprit tolérant, Jacobus Robaldus.

10. Si, contrairement à certains oulipiens, Jacques Roubaud réussit à éviter le piège du formalisme, c’est qu’il ne craint pas d’associer innovation formelle et tradition. En cela il rejoint certes l’Oulipo, qui, dès sa création, s’est opposé à l’esthétique de la tabula rasa que revendiquaient la plupart des avant-gardes contemporaines : "Je ne suis pas du tout partisan de la théorie avant-gardiste de la table rase", tonne le Roubaud mis en scène dans "Le Dernier POC" après s’être réclamé d’une tradition qu’il étudie et dont il s’inspire. Seulement, plus encore que les praticiens de l’anoulipisme (examen des contraintes inventées au fil des siècles), il s’attache à renouveler des formes anciennes dont il croit à la productivité (sextine, tanka, sonnet).

11. D’où sa volonté d’ériger en art le travail formel et réflexif qui a pour matériau le patrimoine littéraire mondial : le geste de l’anthologiste facétieux qui consiste à donner en accéléré une tragédie de Le Royer de Prade (1666) et à "codécimer" Phèdre, c’est-à-dire à ne laisser "subsister que les vers ou débuts de vers dont la charge émotive est forte" ; la création d’un sonnet à partir de quatorze vers des Fleurs du mal (pp.120-121)… A ce propos, on se souvient que Autobiographie, chapitre dix (Gallimard, 1977) était un gigantesque centon : l’assemblage de fragments de poèmes en vers libres publiés dans les dix-huit années précédant sa naissance (1914-1932) était pour l’écrivain un moyen d’écrire une autobiographie oblique, c’est-à-dire de porter un regard sur sa propre vie à travers le prisme de son héritage poétique.

12. Dans l’univers roubaldien, le sérieux encyclopédique et philosophique se combine logiquement avec l’humour, l’ironie et la fantaisie bouffonne. C’est ainsi que Pierre Corneille Roubaud se fait déchiffreur d’énigmes pour traquer les grotesques inter-dits des acrostiches cornéliens : par exemple, les vers 444-450 d’Horace recèlent une insulte sans doute destinée à un rival amoureux ("SALE CUL"). Un peu plus loin, le narrateur s’amuse à débusquer des poètes lanternistes aux noms éloquents : Joseph Pétasse, Désiré Tricot, Alexandre Cosnard, Michel Poulailler – auteur d’"Un chant d’oiseau" -, Henri Passérieu, Alfred Migrenne… La parodie, quant à elle, touche aussi bien l’écriture dramatique (au travers des didascalies : cf. chap. XII) que le cinéma d’avant-garde, dont cette annonce se veut emblématique : "Ceci est la première composition cinématographique d’une minute d’Orson Roubaud. Elle dure une minute" (p. 232). Et quand s’engage un débat sur la crise du théâtre, les cibles privilégiées font partie de la triade Auteur-Metteur en scène-critique : entre autres propositions saugrenues, retenons que, par souhait de simplification, le schéma d’une pièce pourrait se réduire à celui-ci : "Lever de rideau / Le rideau se lève / FIN" (p. 87); que, pour "être résolument moderne", il faut alléger les pièces du répertoire en supprimant les rimes ou en synthétisant l’intrigue à l’extrême ; qu’afin de faciliter "l’intégration théâtrale européenne", il importe de faire jouer chaque pièce simultanément en quatre langues…

 

Relativisation des variations roubaldiennes

Avec ce multiroman, Jacques Roubaud s’inscrit en droite ligne d’une modernité qui a déconstruit le modèle autobiographique formalisé a posteriori par Philippe Lejeune pour mettre en place de nouvelles formes : "autobiogre" (Lucot), "autofiction" (Doubrovsky), "automythobiographie" (Combet), "autosociobiographie" (Ernaux), "circonfession" et "otobiographie" (Derrida), "curriculum vitae" (Butor), "Nouvelle Autobiographie" (Robbe-Grillet)… Reste que ces variations multiromanesques ne font rien d’autre qu’exposer dans un seul livre qui affiche son artefactualité les potentialités autobiographiques qu »explore tout véritable romancier dans une œuvre entière. Autre problème : pourquoi reprendre le procédé ironique de la mise en scène éditoriale, qui, d’ailleurs, pour dater du XVIIIe siècle, n’en est pas moins repris aujourd’hui par des romanciers comme Chevillard ou Jourde ? C’est de l’ironie au second degré, dira-t-on. Certes… En dernière analyse, si "l’auteur oulipien est un rat qui construit lui-même le labyrinthe dont il se propose de sortir" (Poésie, etcetera : ménage, Stock, 1995, p. 209), qu’en est-il du lecteur ? S’il y a suffisamment de jeu pour qu’il puisse jouer également, tout dépend en fait de quel lecteur il s’agit : ne tarderont pas à s’égarer et à être pris au piège tous ceux qui ne placent pas par-dessus tout le "plaisir de mémoire", le plaisir de l’intellect et des formes.

© Philippe Matsas / Opale : photo de Jacques Roubaud et son masque.

2 janvier 2007

[Vlog] Michel Giroud [II] (Généalogi-Z 2.1)

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S’est terminé le dimanche 26 novembre à Calais, le festival Le triangle d'[N]or[d], organisé par l’association Trame-Ouest. Nous mettons en ligne progressivement, des extraits des lectures/performances qui ont eu lieu à Arras à l’hôtel de Guînes et à Calais à la Galerie des 4 coins. Pour la soirée d’Arras nous donnons les extraits dans l’ordre chronologique de passage, au sens, où une véritable ligne/dynamique de construction sonore s’est construite tout au long de cette soirée.
Dans l’ordre : Tibor Papp, Joël Hubaut, Georges Hassoméris [I] et [II] et pour finir Michel Giroud [I] et [II].
Sixième extrait : Michel Giroud, PTT [trans] [durée 10 mn].

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[news] Meilleurs voeux de lecture 2007 !

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Parmi les nouveautés à paraître entre janvier et mars 2007, avant même d’en rendre compte pour certaines d’entre elles, Libr-critique.com vous propose d’ores et déjà ces quelques livres à suivre de près :

BAYARD (Pierre), Comment parler des livres que l’on n’a pas lus ?, Minuit (essai)

BOISNARD (Philippe), Pancake, Hermaphrodite (fiction)

BOTHEREAU (Fabrice), Road Movie, Le Quartanier, Montréal (poésie)

CADIOT (Olivier), Un nid pour quoi faire, P.O.L (poésie)

DANESI (Fabien), Le Mythe brisé de l’Internationale Situationniste, Les Presses du réel (essai)

DIEDERICHSEN (Diedrich), Critique électroacoustique de la société et autres essais sur la musique, Les Presses du réel (essai)

JOURDE (Pierre) dir., La Grande Illusion, L’Esprit des Péninsules (ouvrage collectif sur le « naufrage » de l’université française)

JAUFFRET (Régis), Microfictions, Gallimard (récits)

PRIGENT (Christian), Demain, je meurs, P.O.L (fiction)

Nous vous invitons également à découvrir, parmi les centaines d’entrées que compte déjà Libr-critique.com, celles que vous ne connaissez pas encore.
Bonne année 2007, donc !

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