Libr-critique

15 août 2020

[Création] Joël Hubaut, ÉpidémiK (13 : 1e partie)

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Pour cet automne 2020, chers Libr-Lecteurs, vous disposerez d’un objet littéraire déconcertant et bouillonnant, d’une rare vie singulière : la somme épidémike de Joël HUBAUT, écrite dans les années 70 – et introuvable. [Lire le douzième texte]

Dans INTER-ACTION C.L.O.M. (Joël Hubaut) (Le Clou dans le fer, 2007), Philippe Boisnard rappelle que, pour lui, « le terme d’épidémiK, loin de s’entendre au sens viral, doit s’entendre selon le principe d’une cancérisation » (homogénéité vs hétérogénéité). [Lire sur LC : « Lissez les couleurs »]
Fabrice Thumerel : « Étrangère au style comme appropriation idiolectale de la langue, la cancérisation épidémik fait sortir la langue de ses gonds. Dans lissez les couleurs ! à ras l’fanion (Al dante, livre + CD, 2003), à la mollesse de la « langue pure moulée à la louche », le poète excentrique oppose « une langue libre démoulée » » [cf. « Poésie, musique et chanson dans le champ poétique contemporain »]

 

L’épidémie répand lentement sa pellicule les balles ricochant par séquence avec les hannetons d’encre de chine dévore aussi la poussière en agitant le sous-sol gonfle comme une ampoule le meurtre des signes mêlant l’intérieur des culasses graphiques puis s’empare de la brume des blancs d’oeil accumulant les dessins aux crochets de couleur salle d’attente monochrome triturant l’espace gris que des insectes messianiques pétrifient avec les épissures purulentes et la musique des traces systématiques qui grouillent dans la cuvette engorgeant aussi la trajectoire de la ponte par où les graines provoquent l’orgasme de coïncidence sombre qui modifie l’intervalle du temps calque aussi l’embolie de l’air et les betteraves du sang d’où se forment les granulés épidémiques maintenus par une bretelle mentale mûrit aussi dans les zones émotives parmi les grêlons claquant les millions d’orteils indépendants qui se faufilent sur la surface magnétique électrocutant les rangées de dents cariées d’entre les fleurs mauves qui s’échappent des lèvres et des mottes creuse les organes en répétition avec les signaux qui s’ouvrent dans la moelle des mannequins brutes l’intense odeur de leucocytes horaires détachée du purin par fragment qui colle aux carreaux la viande hachée en lambeaux s’éclatant sur la toile serrant les pores formant des ornements qui prolifèrent explose aussi dans l’excrément bouchant les trous et les seaux avec les signes mêlés au duvet les hameçons aussi dessinés à la sueur bouclant le fouillis dardé de trace se répand sur le mur grimpant aussi les colonnes doriques s’échappe par les meurtrières envahissant l’herbe le foin les pierres régurgite par les fissures contamine le paysage en rubéole acrylique fixée à la tête qui convulse et les griffes optiques subsistent dans les célébrations d’épidémie par éblouissement mental des papiers marqués qui se crèvent les traces léchant la lumière des soleils qui creusent lentement le globe oculaire avant de s’endormir dans les formes spécialisées des ventouses palpite dans l’espace pétant les verges qui s’expulsent comme des guêpes se mélange à la poudre à la sueur au sable comme du liquide battant la couche avec les tétons éclabousse toutes les parties d’étron en tapissant les supports avec les sigles épidémiques de l’eau-de-là des âges respiratoires et l’épidémie d’OVNI équipée en glissière de dépression provoque une tempête des sens criblant la planète de pustules brodées rampe avec les crachats par-dessus les racines se heurtant aux champignons aux serpents aux sabots du bétail également contaminé jusqu’au lait dont la peau dérive comme une iguane se cramponne avec les pattes du pinceau jusqu’à peindre l’angine du corps par respiration à distance les fils reliés à l’amplificateur acrylique la vanne d’épidémie ouverte les branchies vibrant avec la végétation les taches qui se propagent les alvéoles dilatées sur la chair l’écume qui se répand avec les copeaux épidémiques enflamme la viande brisant les stries qui rayent l’enveloppe avec les kystes qui se multiplient dans la paroi les tranchées imprimées en profondeur de la membrane bulbes fibres veines ouate de caoutchouc giclant dans le trou avec l’hémorragie épidémique par transparence le duvet collé à la bouche les triangles et les croix qui gonflent se fourrent dans les cercles remontent avec la vapeur qui croupit dans la brume l’épidémie reprend aussitôt son invasion lave molle géométrike traînant dans la tête avec les pétales récitatifs qui trempent dans la lumière folie d’épidémie avec réverbération dans le ciel décharge le sperme-graphique par le canal de sortie originel les pédalos fibreux glissant à contre-courant dans les sardines les organes rayés par les écailles et le bancs de mots échoués dans la vase horaire l’épidémie dissolvée oscillant dans la nuque et la bave méningée qui bouillonne dans l’autre dimension par soubresauts rituels répétitifs les sentiments moulés dans les sigles proliférant dans les langues des trous aussi pour injecter les traces la pression des gélules de l’épidémie son orgasme sa douleur la vulve pleine de boutons qui explosent se dispersant dans l’espace avec les hormones épidémiques le cerveau bandant comme gonflé par les microbes avec le prépuce encéphalique projetant les rafales vers l’infini universel l’horizon aussi qui ne laisse plus qu’un câble impalpable d’où jaillissent de nouveaux signes volcaniques inoculant le vide et toute la brèche de la vie les traces filantes dilatées dans les nuages la buée se bouclant avec les virus l’épidémie saignant percute la canette divine les formes incrustées qui gonflent la ceinture qui se révèle avec le noir lumineux la fourrure de poux cachant les spectres puis se plante dans l’anus des anges avec la peinture électrochoc fixant les images d’embruns par les tuyaux épidémiques entartrage du support jusqu’à perforation visuelle des signes sacrés fourrant dans la crasse l’alphabet céleste épidémik mâche plissant les signaux avec la respiration puis éclate en ondulant hors de l’horaire se répand dans les boyaux avec les tentacules obsessionnels abdomen marqué au fer rouge épidémik tressaillant avec les empreintes de l’épidémie lèpre mentale issue des muscles du cerveau qui remontent vers le balai des oreilles tétant la chevelure tondue en épidémie d’où s’échappent les baobabs dilatés glissant dans la gouttière avec les boutons qui explosent entre les vis roule dans le couloir l’écume qui se retire vers le lit forgé en épidémie avec les taches de l’alphabet céleste urine et menstrues répandues en forme de croix triangle cercle marquant les draps par touffes puis se déploient sur le plancher clapotant entre les rainures puis sécrètent les fourmis vautrées entre les aisselles les boules dans les poils dégoulinant dans les moules épidémiks puis autour des reins avec la serpillère imprimée en épidémie gonflant la cuisse le pubis et les couilles avec les cicatrices à l’aine en croix triangle bâtonnet etc…
« Ã‰pidémie d’infection émotive », 1ère partie du poème paru dans la revue L’oeil Lisant,
mars 1977, édition B & J. Froidefond.

Couverture de L’OEIL LISANT, « Lapin épidémik ». Joël Hubaut, 1976.

31 juillet 2020

[Création] Joël Hubaut, ÉpidémiK (12)

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Pour cet automne 2020, chers Libr-Lecteurs, vous disposerez d’un objet littéraire déconcertant et bouillonnant, d’une rare vie singulière : la somme épidémike de Joël HUBAUT, écrite dans les années 70 – et introuvable. [Lire le onzième texte]

Dans INTER-ACTION C.L.O.M. (Joël Hubaut) (Le Clou dans le fer, 2007), Philippe Boisnard rappelle que, pour lui, « le terme d’épidémiK, loin de s’entendre au sens viral, doit s’entendre selon le principe d’une cancérisation » (homogénéité vs hétérogénéité). [Lire sur LC : « Lissez les couleurs »]
Fabrice Thumerel : « Étrangère au style comme appropriation idiolectale de la langue, la cancérisation épidémik fait sortir la langue de ses gonds. Dans lissez les couleurs ! à ras l’fanion (Al dante, livre + CD, 2003), à la mollesse de la « langue pure moulée à la louche », le poète excentrique oppose « une langue libre démoulée » » [cf. « Poésie, musique et chanson dans le champ poétique contemporain »]

 

…L’épidémie grimpante, en rangée, coulant dans le cou, qui creuse comme une taupe à peindre, prend la forme de fourmillière, entre énervée dans les oignons, giclant, posée, blanche, cunéiforme sur la croupe de la surface, s’aggripe, dévore, même bétail mental que la névrose d’un couvercle, vivant dans l’intestin du crâne, une épidémie de traces et d’empreintes sortant de la gueule, mouille, croque, dépeçant l’horaire à coups de cornes, signes qui étranglent avec leurs pattes, jutant, cillant, des bosses de rats qui prolifèrent dans le tunnel horaire, frappent le gland quotidien, insectes de dessins dispersés avec les morts par mouvement d’oeufs, d’asticots dans la tête-art.
L’épidémie poilue propulse les poussins acryliques, les membranes qui collent le serre-veau fourré avec des croix, des bâtons, des cercles gonflant dans la saillie, détruit aussi les légumes avec la mine du crayon, une mauvaise mine surtout – les cris gris, la ponte jusqu’au cadre, emplit la feuille, explose, plante l’épidémie malléable autour des porcs avec les monstres horaires, toutes les souris qui tiennent chaud à la tête, me scient la respiration, marquant les arbres, le ciel, l’eau, le gaz comme un deuil d’oeil. Peindre raz les branchies à coup de braille avec mon crayon à canon court. Vivre engoulé dans les signaux en barbouillant des palourdes. Faire du crayon-cross vroum ! En branchant mon aspirateur
Peindre à la tétine comme on tète dans le coma, perché sur le trapèze avec les perroquets, pinceau planté dans les veines. Se chouter au poil de martre, transformer l’espace en épidémie jusqu’a saturation, dérouler l’épidémie pour la satelliser, relier la main à la fontanelle avec des vérins et des câbles et marquer goutte à goutte chaque seconde d’existence jusqu’à obtenir un quotidien à petits pois – poil à poil, progressant à la vitesse du pouls – épidémie de piranhas qui crissent sous les dents.
Obtenir aussi un trompe-langue complémentaire au trompe-l’oeil, puis répéter inlassablement les croix-triangles-bâtons etc. … jusqu’à s’engourdir dans l’épidémie-eczéma et téter la vie. Epidémie de pain…
[Ce poème est paru en 1976 dans le catalogue de la galerie « La Tache » d’Aix-en-en-Provence, avec une préface de Charles Dreyfus, dans le cadre d’une exposition solo.]

« Epidémie de table »- cuvée épidémik- édition-production galerie de l’ancienne poste dirigée par Michel Sohier, Calais.

26 juillet 2020

[Création] Joël Hubaut, ÉpidémiK (11)

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À la fin de cet été 2020, chers Libr-Lecteurs, vous disposerez d’un objet littéraire déconcertant et bouillonnant, d’une rare vie singulière : la somme épidémike de Joël HUBAUT, écrite dans les années 70 – et introuvable. [Lire le dixième texte]

Dans INTER-ACTION C.L.O.M. (Joël Hubaut) (Le Clou dans le fer, 2007), Philippe Boisnard rappelle que, pour lui, « le terme d’épidémiK, loin de s’entendre au sens viral, doit s’entendre selon le principe d’une cancérisation » (homogénéité vs hétérogénéité). [Lire sur LC : « Lissez les couleurs »]
Fabrice Thumerel : « Étrangère au style comme appropriation idiolectale de la langue, la cancérisation épidémik fait sortir la langue de ses gonds. Dans lissez les couleurs ! à ras l’fanion (Al dante, livre + CD, 2003), à la mollesse de la « langue pure moulée à la louche », le poète excentrique oppose « une langue libre démoulée » » [cf. « Poésie, musique et chanson dans le champ poétique contemporain »]

 

…l’épidémie sonore contourne les frontières d’impédance, bruit des mâchoires chamaniques dans les culasses, embrasement des clito infectés, tourniquets fous des foules sourdes, peintures de propagations en volume, toux, crachats, toux toux toux, crachats, toux toux, larsen-toux pour l’immunité de groupe jusqu’au rectum, images-pesticides de débauche de l’entassement dans les souillures de consommation, moules farcies contagieuses, imitation, débandade de tout, décadence dilatée des mufles exclusifs vautrés dans l’abondance, dégoût du gâchis de tout, spéculation de tout, le déluge des petits peintres-robots conformistes intensifie la multitude de médiocrité ruisselante dans les valves du pourrissement planétaire, prosaïsme imitation des posters de merde, flaque insipide, goût de chiotte et sous-produit plouc, le simili-monde moulé à la louche est un palliatif, l’épidémie de résistance combat l’épidémie de domination sérielle du mimétisme obligatoire dans le pullulement de masse des profusions standards, épidémie d’exploitations, culture de contrôle, diktat, la résistance épidémike est une arme d’excitation orgasmique anti-épidémie anti-contrôle dans l’épidémie invisible du contrôle, épidémie de saturation totale expansionniste, alors l’épidémie épidémike lutte contre l’épidémie de la multiplication des petits peintres collabo dans la contamination massive des masses contaminées à l’esclavage de soumission sous contrôle avec les hélicoptères CKKE et les mouchards couche-culotte de propagande des normes imposées dans l’infection purulente des contagions, l’épidémie épidémike est une rafale de rayon x qui rayonne pour détruire les cellules folles des contagions de manipulations de masse, Centre Kultur Kontrol Epidémia à fond dans la bouillasse, l’épidémie anti-épidémie est une langue de lumière intense qui brille dans l’embrasement des étincelles et même dans les halos, l’épidémie-vaccin des langues démultipliées est une illumination…

Action Pré-histart épidémik. Captage Alain Letort ………….. Joël Hubaut, 1976.

19 juillet 2020

[Création] Joël Hubaut, ÉpidémiK (10)

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À la fin de cet été 2020, chers Libr-Lecteurs, vous disposerez d’un objet littéraire déconcertant et bouillonnant, d’une rare vie singulière : la somme épidémike de Joël HUBAUT, écrite dans les années 70 – et introuvable. [Lire le neuvième texte]

Dans INTER-ACTION C.L.O.M. (Joël Hubaut) (Le Clou dans le fer, 2007), Philippe Boisnard rappelle que, pour lui, « le terme d’épidémiK, loin de s’entendre au sens viral, doit s’entendre selon le principe d’une cancérisation » (homogénéité vs hétérogénéité). [Lire sur LC : « Lissez les couleurs »]
Fabrice Thumerel : « Étrangère au style comme appropriation idiolectale de la langue, la cancérisation épidémik fait sortir la langue de ses gonds. Dans lissez les couleurs ! à ras l’fanion (Al dante, livre + CD, 2003), à la mollesse de la « langue pure moulée à la louche », le poète excentrique oppose « une langue libre démoulée » » [cf. « Poésie, musique et chanson dans le champ poétique contemporain »]

 

… l’épidémie anti-corps ébranle les carcans obscurs de domination, brouillard du flou des vapeurs sans grillage, embruns magiques braqués dans les trajectoires astrophysiques du café bouillant de l’Afrique exploitée, décollage speed, poème-crachin incantatoire pour le respect africain, tambour, tambour, les étoiles brillent pour tous, faisceaux solaires en plein phare, cocote minute sous pression, l’épidémie est une projection hallucinogène, maintenant, faut péter les pipe lines de servitude de l’évaporation noire pour fabriquer les drapeaux noirs intemporels des révoltes, balais de pelleteuses fluo pour la construction des reflets essentiels des transes, désert, forêt, montagnes, mer, incendie, inondation, tremblement de terre, cubisme mort, jazz-blues volés, les ombres forniquent les ombres de la réalité, grand manitou partout, ici est toujours ailleurs, là-bas, c’ est là ! Ici, Caen-boucan, tambour, tambour, épidémie du souffle tellurique, lave baveuse de bave de lave, Caen Toucan, toco toco, hurlement des signes du contexte de proximité dans l’univers, toco toco, chaque mot dilaté est re-dessiné en acoustique, chaque mot cinétique danse et chante, couilles disséminées dans l’espace colonisé à fric, Picasso-Buffalo Bill-potlach-totem, goulag de la pensée dans les savanes urbaines, guetto toco toco, amplification des cercles, triangles, croix, flèches, carrés, zigzags métis, serpentins indiens dessinés simultanément dans la diffusion, épidémie rouge à lèvres, épidémie romantique en boucle, explosion interne anti-mirador, résistance pieds nickelés pim pam poum, virus-gros nounours, contagion-sorcellerie, bonne nuit les petits, debout ! debout ! Pas dormir pas dormir pas dormir, Mickey-KKK, épidémie d’éveil permanent, massacre, chacun est toujours le virus-guetto-CKK de l’autre dans l’abrutissement de l’endormissement euphorique des contaminations épidémikes…

Action épidémike avec mon chien-saucisse. Volcan-Ville. Joël Hubaut 76

 

15 juillet 2020

[Création] Joël Hubaut, ÉpidémiK (9)

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À la fin de cet été 2020, chers Libr-Lecteurs, vous disposerez d’un objet littéraire déconcertant et bouillonnant, d’une rare vie singulière : la somme épidémike de Joël HUBAUT, écrite dans les années 70 – et introuvable. [Lire le huitième texte]

Dans INTER-ACTION C.L.O.M. (Joël Hubaut) (Le Clou dans le fer, 2007), Philippe Boisnard rappelle que, pour lui, « le terme d’épidémiK, loin de s’entendre au sens viral, doit s’entendre selon le principe d’une cancérisation » (homogénéité vs hétérogénéité). [Lire sur LC : « Lissez les couleurs »]
Fabrice Thumerel : « Étrangère au style comme appropriation idiolectale de la langue, la cancérisation épidémik fait sortir la langue de ses gonds. Dans lissez les couleurs ! à ras l’fanion (Al dante, livre + CD, 2003), à la mollesse de la « langue pure moulée à la louche », le poète excentrique oppose « une langue libre démoulée » » [cf. « Poésie, musique et chanson dans le champ poétique contemporain »]

 

…on recombine les émissions en pompant la chiasse, on pompe les nodules de re-génération pour ratatouiller les conservateurs, stimulation kystique pulpant les coulées-pulpe extra-terrestre, prolifération, transmission galactique contaminant le quotidien, l’épidémie tracte les ovules de révolte, gorge rembobinée dans la morve Blec le Roc, détonation nucléique, fréquence libre homme-femme, femme-homme, l’épidémie inonde la chaudière des constellations de jupes électro-aimantées, elle voltige entre les capsules des braguettes chauves, peinture buccale coagulée, peinture de venin et d’orbites, arc-en-ciel en terrine anti-croûtes, les vers luisants qui creusent la housse éphémère par faisceaux ultra-violet, échos, échos, pulsion des injections automatiques dans le ventre, nombrils décuplés, rage plein l’bide, gavage de l’idéologie scout Rusty-Rintintin dans la télé d’internement, asservissement-dépendance, miettes militaro-mythiques en salade d’idolâtrie, mythes de merde, les cillements de la peinture copule dans l’image-cellule-virus-dévotion, dialyse des icônes contaminées ondulantes, peinture de guerre en marge, choc des enragés, pow wow de renaissance, l’épidémie bouillonne le magma décalqué pour sortir du cadre et s’affranchir, l’épidémie franchit ce putain de mur est-ouest, elle le traverse à l’aise comme un miroir, le mur de la honte est une contamination pornographique, l’épidémie épidémike contamine les supporters du KGB-CIA-club, match nul avec Jésus, contamination, contamination… /1976/

« Zone épidémie », sérigraphie (50 x 65 cm ), édition/ production galerie de l’ancienne poste, Calais, Joël Hubaut 1975.

3 juillet 2020

[Texte] Joël Hubaut, ÉpidémiK (8)

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Nous sommes très heureux d’accueillir la série de textes que Joël Hubaut a écrits dans les années 70 – aujourd’hui introuvables. Car nous le tenons pour l’un des plus grands créateurs de sa génération. [Lire le septième texte]
Dans INTER-ACTION C.L.O.M. (Joël Hubaut) (Le Clou dans le fer, 2007), Philippe Boisnard rappelle que, pour lui, « le terme d’épidémiK, loin de s’entendre au sens viral, doit s’entendre selon le principe d’une cancérisation » (homogénéité vs hétérogénéité). [Lire sur LC : « Lissez les couleurs »]
Fabrice Thumerel : « Étrangère au style comme appropriation idiolectale de la langue, la cancérisation épidémik fait sortir la langue de ses gonds. Dans lissez les couleurs ! à ras l’fanion (Al dante, livre + CD, 2003), à la mollesse de la « langue pure moulée à la louche », le poète excentrique oppose « une langue libre démoulée » » [cf. « Poésie, musique et chanson dans le champ poétique contemporain »]

 

Dessin à la seringue avec l’influx anti-flic, shoot, magnéto branché aux poulies, salive alternée, crochets de souche hissant les noyaux proliférants, ondes des nerfs, dessin-générateur de dessins enfilés dans les essieux, surcharge du plasma contaminé, effluves en roue libre, encre de seiche ré-incarnée, vroum-vroum, lavis, poulpe et calmar branlés sous perfusion, tampons, tampons, tampons, action tamponnage pour pondre, tampons reproductifs du tamponnage d’excès entre les ponts, l’épidémie aggrave la gravure, re-câble les tubes des trayeuses jusqu’au vomissement, mots rajoutés aux fréquences-radio pour écouter les dessins à fond hors des rouages, tamponnage, bruit du fond dans les Å“ufs pondus, tampons, tampons, biopsie des lettres condensées, alphabets des morts de la langue pour vivre dans les manèges du soleil avec la langue des résurgences mélangées aux inventions mutantes, tamponnage, bam, péter l’soutif du vertige futur des contaminations absolues cosmiques, tampons, tampons, Å“ufs volants de l’univers dans la défonce, danse du plancton libéré, nuages épidémiks dans l’abîme fibreux des marges dé-spatialisées des méta-marges, grande solitude des actions marginales intensives, écrire et peindre enfin pour les oiseaux, les vaches, les cochons, les belettes, les hérissons, les lapins, écrire et danser en chaussettes avec les lapins face au CKKE maximal, saucissons volants, bouquets, tampons, tampons, épidémie-boomerang en pleine gueule, bam, tampons, tampons, solitude, tampons tampons…

Flotteurs épidémik, Joël Hubaut 1976

23 juin 2020

[Texte] Joël Hubaut, ÉpidémiK 7

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Nous sommes très heureux d’accueillir la série de textes que Joël Hubaut a écrits dans les années 70 – aujourd’hui introuvables. Car nous le tenons pour l’un des plus grands créateurs de sa génération. [Lire le sixième texte]
Dans INTER-ACTION C.L.O.M. (Joël Hubaut) (Le Clou dans le fer, 2007), Philippe Boisnard rappelle que, pour lui, « le terme d’épidémiK, loin de s’entendre au sens viral, doit s’entendre selon le principe d’une cancérisation » (homogénéité vs hétérogénéité). [Lire sur LC : « Lissez les couleurs »]
Fabrice Thumerel : « Étrangère au style comme appropriation idiolectale de la langue, la cancérisation épidémik fait sortir la langue de ses gonds. Dans lissez les couleurs ! à ras l’fanion (Al dante, livre + CD, 2003), à la mollesse de la « langue pure moulée à la louche », le poète excentrique oppose « une langue libre démoulée » » [cf. « Poésie, musique et chanson dans le champ poétique contemporain »]

 

L’épidémie épidémike transforme l’idée du monde contre sa prolifération ravageuse, segments toxiques, parasites du soulèvement, mimétismes idéologiques des larves, chiures ventilées dans les bronches, étouffement des sens, mépris des animaux, aliénation en série… Pour le renouvellement, le corps se dé-codifie dans son recyclage, à coup d’ fourchette dans la touffe, spatch ! Cul de cul… coktail, ragoût. L’épidémie coule en pédonculant toutes les particules métamorphosées, elle foisonne dans l’extension programmée, elle épouille, sabote les frontières, l’épidémie s’enfourne contre l’épidémie dans la tuyauterie planétaire comme un film expansé en migration violente dans le monde vers d’autres mondes contaminés, gerbe les germes, elle révèle les carottages fossiles d’illusion, l’imposture de la ruse perfide, les saloperies, la banque-boeuf, les assurances, l’administration, le contrôle, l’épidémie anti-corps balaye les simulateurs, sodomie radio-active de l’espace-temps, fusées-fusées CKKE, pénétration volcanique de la conscience en transe, signaux épars , libertaires, échangistes marquant le passé futur dans le présent constant en suspension, évaporation de l’âme-glaviot, l’épidémie s’expose pour cuber son foisonnement contre les foisonnements, elle déchouine l’aplatissement des courtisans, toute la couenne, l’épidémie formule l’épidémie dans ses anti-corps, elle entraîne la pensée proliférante dans la pensée-anti-corps, l’épidémie est une divagation rajoutée, une augmentation qui augmente l’épidémie de son épidémie dans l’espace avec la crème fraîche des cieux expectorée pour peindre le futur contaminé à la mémoire d’Artaud avec les anti-corps de l’épidémie corporelle au-delà du corps prémédité, c’est çà ! Juste pour l’esprit épidémik, pour l’esprit épidémik du grésillement de la vie imprévisible, pour le frottis, oui, pour le frottis dans son écho crépitant, raclé, complètement raclé… bziiiiiiiiiigrrrrrrrrrr – bziiiiiiiiiiiiiiigrrrrrrrrrrrrrrrrrr pour la beauté…

 » MUTATION EPIDEMIK  » (100 x 75 cm ) : feuilles perforées – plan géographique de la zone d’ insectes, photos constats insectes résinés, dessin. ( épidémik-box co-réalisation Michel Sohier/ Joël Hubaut 1976.

21 juin 2020

[News] Poésie is not dead, Urgences Poésies ?!?!?!

 » Urgences Poésies ?!?!?!  » est une installation d’art public dédiée à la poésie visuelle.

C’est un boîtier d’alarme utilisé initialement pour contacter les pompiers et qui a été détourné, dans l’esprit et la continuité des ready-made dadaïstes, et qui contient désormais à l’intérieur en lieu et place de son bouton d’alarme, un poème visuel.

C’est une Å“uvre en perpétuel mouvement. En effet, toutes les 2 semaines, le poème visuel commandé auprès d’un poète vivant est renouvelé. Il est installé depuis septembre 2019 et ont déjà participé plusieurs poètes visuels, dont et pour n’en citer que quelques-uns : Julien Blaine, Philippe Boisnard, Jean-François Bory, Thomas Dejeammes, Jacques Demarcq, Ma Desheng, Christian Désagulier, Jacques Donguy, Charles Dreyfus, Michel Giroud, Natacha Guiller, Joël Hubaut, Violaine Lochu, Michèle Métail, Bruno Nagel, Jean-Luc Parant, Charles Pennequin, François Poyet, Mathilde Roux, Cécile Richard, Alain Snyers, Lucien Suel, Pierre Tilman, Ségolène Thuillart, etc.

Il est implanté rue de la Folie-Méricourt, Paris 11ième, sur le mur extérieur d’Ut Pictura Poësis, le studio des poésies expérimentales, créé par le collectif Poésie is not dead. Le concept est de répliquer ce boîtier dans différents espaces publics à travers le monde. Un double de ce boitier sera installé prochainement dans la Maison des Ailleurs, maison où vécut en partie Arthur Rimbaud, à Charleville-Mézières. L’Å“uvre originale rentrant dans la collection du Musée Rimbaud. D’autres discussions sont en cours pour démultiplier cette installation à travers le monde, afin de polliniser, de percoler et de vaporiser nos espaces publics et nos non-lieux de poësis.

4 juin 2020

[Texte] Joël Hubaut, ÉpidémiK (6)

Filed under: créations,UNE — Étiquettes : , , , , — Fabrice Thumerel @ 19:53

Nous sommes très heureux d’accueillir la série de textes que Joël Hubaut a écrits dans les années 70 – aujourd’hui introuvables. Car nous le tenons pour l’un des plus grands créateurs de sa génération. [Lire le cinquième texte]
Dans INTER-ACTION C.L.O.M. (Joël Hubaut) (Le Clou dans le fer, 2007), Philippe Boisnard rappelle que, pour lui, « le terme d’épidémiK, loin de s’entendre au sens viral, doit s’entendre selon le principe d’une cancérisation » (homogénéité vs hétérogénéité). [Lire sur LC : « Lissez les couleurs »]
Fabrice Thumerel : « Étrangère au style comme appropriation idiolectale de la langue, la cancérisation épidémik fait sortir la langue de ses gonds. Dans lissez les couleurs ! à ras l’fanion (Al dante, livre + CD, 2003), à la mollesse de la « langue pure moulée à la louche », le poète excentrique oppose « une langue libre démoulée » » [cf. « Poésie, musique et chanson dans le champ poétique contemporain »]

 

L’épidémie torpille les guitares électriques ramollo hippies, les signes remontent le courant, fibroses circulatoires dans les vaisseaux avec les lucioles punks, flashs disproportionnés, pansements multicolores extra-terrestres des signaux, veines congestionnées des saucisses, les petits peintres étriqués se répandent avec les petits poètes à rimes, diarrhée abstraite attardée, bruit intensif de l’épandage psychiatrique avec les tiques-polaroïds, la musique de merde à contaminer les radios gluantes, bruit des coups de triques sur les tiques, cruauté des images des poèmes-globules dans le bruit illisible des bottes de la pensée soumise au business, bruit de la normalité asphyxiante, bruit de l’ombre du méta-bétail collabo, mimétisme de la conformité et des traditions-Zitrone, mimétisme obligatoire, CKKE total comme une gangrène sécuritaire, CKK- CKK routine, faut déclencher l’urgence Chéri-Bibi de la contre-épidémie auto-défense, contre match, contre drugstores, contre chiotte-mode, contre toute imposition, déclencher la parade contre-épidémie de protestation et d’endurance, épidémie-anti-épidémie, contre épidémie-désobéissance, les tempes tam-tam qui cognent, maintenant, à l’instant même, courir dans les guirlandes de l’écume insoumise, caresser les cailloux blessés, s’imprégner de désirs en plongeant dans la mappemonde lumineuse, s’engouffrer, brailler pour vivre, franchir le mur du son de la liberté en combattant les petits profs fétides de la morale, re-brailler en soi pour s’exploser en rayonnant comme une giclée de paillettes de poussières d’étoiles, ne surtout pas céder, s’astraliser, tourniquer avec Saturnin le canard, faire des cercles d’énergie dans l’espace, rotation sublime épidémike, coin coin Hara Kiri, ténacité, résistance, élan-élan goutte à goutte, réagir avec coin coin Saturnin…

Cailloux épidémik, Joël Hubaut, 1976

24 mai 2020

[Texte] Joël Hubaut, ÉpidémiK (5)

Filed under: créations,UNE — Étiquettes : , , , , — Fabrice Thumerel @ 9:30

Nous sommes très heureux d’accueillir la série de textes que Joël Hubaut a écrits dans les années 70 – aujourd’hui introuvables. Car nous le tenons pour l’un des plus grands créateurs de sa génération. [Lire le quatrième texte]
Dans INTER-ACTION C.L.O.M. (Joël Hubaut) (Le Clou dans le fer, 2007), Philippe Boisnard rappelle que, pour lui, « le terme d’épidémiK, loin de s’entendre au sens viral, doit s’entendre selon le principe d’une cancérisation » (homogénéité vs hétérogénéité). [Lire sur LC : « Lissez les couleurs »]
Fabrice Thumerel : « Étrangère au style comme appropriation idiolectale de la langue, la cancérisation épidémik fait sortir la langue de ses gonds. Dans lissez les couleurs ! à ras l’fanion (Al dante, livre + CD, 2003), à la mollesse de la « langue pure moulée à la louche », le poète excentrique oppose « une langue libre démoulée » » [cf. « Poésie, musique et chanson dans le champ poétique contemporain »]

 

Les mollusques copulent les champignons, toutes les doses T.V. inoculées, placenta optique en flagelles coagulant les moumoutes, drain planté dans l’œsophage, crotales entortillés, ballonnement, réplication, les virus se combinant avec les bactéries, ils mutent en se croisant dans les flaques contaminées, insertion des greffes virus-bactérie, les hybridités se propagent provoquant des excroissances, ça ondule les caillots, poème lu à voix haute, ganglions psychédéliques roses, turbines aphteuses introduites dans les cadavres de varans, carcasses bourrées, l’épidémie segmente une langue synthétique, fioul ras l’casque, envahissement obsédant des croix, signaux éclatés en incruste avec les bêtes dans la bouche, porcherie industrielle, l’oralité des signes fracasse le schéma, la géométrie bande, partouze biologique du camembert dans les lambeaux du réel, les nymphes dévorant les acariens propageant des mutations folles improbables, tiques hybrides mixées aux acariens dégénérés, vampirisme et cannibalisme interactifs, collage du flux ésotérique des truies-truites, la colonisation menaçante se disperse dans les batteries, chimères évidentes du vivant, développement inflammatoire des glandes métisses invasives, dessins-griffes-prothèses, frelons-travellos, contagion anarchique… /Joël Hubaut, 1976/

« Portrait insectoïde » sur fond de peinture épidémik.
Volcan-Ville (Joël Hubaut, 1974)

13 mai 2020

[Texte] Joël Hubaut, ÉpidémiK (4)

Filed under: créations,UNE — Étiquettes : , , , , — Fabrice Thumerel @ 20:11

Nous sommes très heureux d’accueillir la série de textes que Joël Hubaut a écrits dans les années 70 – aujourd’hui introuvables. Car nous le tenons pour l’un des plus grands créateurs de sa génération. [Lire le troisième texte]
Dans INTER-ACTION C.L.O.M. (Joël Hubaut) (Le Clou dans le fer, 2007), Philippe Boisnard rappelle que, pour lui, « le terme d’épidémiK, loin de s’entendre au sens viral, doit s’entendre selon le principe d’une cancérisation » (homogénéité vs hétérogénéité). [Lire sur LC : « Lissez les couleurs »]
Fabrice Thumerel : « Étrangère au style comme appropriation idiolectale de la langue, la cancérisation épidémik fait sortir la langue de ses gonds. Dans lissez les couleurs ! à ras l’fanion (Al dante, livre + CD, 2003), à la mollesse de la « langue pure moulée à la louche », le poète excentrique oppose « une langue libre démoulée » » [cf. « Poésie, musique et chanson dans le champ poétique contemporain »]

 

Il faudra macérer la peinture jusqu’aux changements d’état. Alchimie des vapeurs indicibles dans les tas, la matière se transforme en souffle sans le vent, y’a pas de vent, c’est vivant fixe impassible, le mouvement savant est fixé dans son tremblement sans vent – Epidémie du souffle statique qui flotte en suspens pour se répandre au ralenti, peinture planante en volume, invasion de l’espace du souffle comme sculpture épidémik – Epidémie du tripotage visuel, épidémie du décollement, épidémie du vide pour remplir le réel de sa doublure démultipliée, expansion agitée inanimée, la peinture reproduite s’auto-reproduit pour se répandre en saturant, elle grossit pendant que la contamination muséale devient pandémique avec les spéculations, CKKE global, résistance, cris des tiques creusant la chair en éjaculant les bâtonnets contractils épidémiks – Epidémie infiltrée dans les câbles, rognant les fibres et les gaines, anus dilaté, épidémie obèse enchevêtrée dans les tumeurs qui convergent aux ramifications engendrant d’autres contagions plus extrêmes, invisibles, inimaginables, déconcertantes, démultipliant les tumeurs et les infections, épidémie épidermique à fleur de peau, poils hérissés dans les enceintes, peau tatouée, paupiettes maquillées, cyclone mental épileptique, rognures, haut parleurs de propagation artsecticide, diffusion-pollution-diffusion, tubes et tuba, la peinture se respire, active, contaminante jusqu’à l’étouffement, épidémie, épidémie, épidémie dans les slips ……… /Joël Hubaut, 1976/

« ATOME EPIDEMIK », acrylique sur toile, (130 x 97 cm). Série peinture cut-up grise, galerie noire Paris. (Une sérigraphie à été éditée par la revue L’Oeil Lisant (à côté de ce que vous êtes en train de lire) dans les ateliers de Michel Caza, Paris ) Joël Hubaut 1974.

5 mai 2020

[Texte] Joël Hubaut, ÉpidémiK 3

Filed under: créations,UNE — Étiquettes : , , , , — Fabrice Thumerel @ 20:43

Nous sommes très heureux d’accueillir la série de textes que Joël Hubaut a écrits dans les années 70 – aujourd’hui introuvables. Car nous le tenons pour l’un des plus grands créateurs de sa génération. [Lire le deuxième texte]
Dans INTER-ACTION C.L.O.M. (Joël Hubaut) (Le Clou dans le fer, 2007), Philippe Boisnard rappelle que, pour lui, « le terme d’épidémiK, loin de s’entendre au sens viral, doit s’entendre selon le principe d’une cancérisation » (homogénéité vs hétérogénéité). [Lire sur LC : « Lissez les couleurs »]
Fabrice Thumerel : « Étrangère au style comme appropriation idiolectale de la langue, la cancérisation épidémik fait sortir la langue de ses gonds. Dans lissez les couleurs ! à ras l’fanion (Al dante, livre + CD, 2003), à la mollesse de la « langue pure moulée à la louche », le poète excentrique oppose « une langue libre démoulée » » [cf. « Poésie, musique et chanson dans le champ poétique contemporain »]

 

…l’épidémie-parabole est dans le miroir, signes réfléchis puants dans la réflexion, mise en abîme de la contamination, coma-coma, recouvrement des calottes-diapo, dessins en sémio-miroitement avec l’ingurgitation en écho, la peinture fouille les entrailles à la surface, peinture-clichée, elle pue et c’est son odeur qui sculpte l’espace. Toutes les tripes du rythme dans la bouche vidangée avec l’odeur qui envoûte. Ventre ouvert bourré de cercles et de flèches et de carrés et de triangles avec plein de croix pour le croisement. Poèmes épidémiks sculptés à sec. Les parfums absorbent les puanteurs pour gober en aspirant et avaler le mal avec le bien en les emmêlant comme on mâche pour distiller les mouchetures d’insectes. Peinture gazeuse. Epidémie de résistance combattant l’épidémie d’images stéréo pétrifiées dans la peinture en 3 dimensions engourdie sur place, l’épidémie ré-active attaque l’épidémie-sclérose du pouvoir des petits peintres inébranlablement infectés du sytème stagnant, on aspire la respiration en expirant les merdes, les saouleries contagieuses régénèrent, on dégueule sa palette avec les mots contaminés, on peut le ressentir à voix haute pour mieux le sentir dans les longs couloirs du CKKE (Centre Kultur Kontrôl Epidémia ), grouillement dans le grouillement grouillant…

Action épidémik artsecticide : village de Valcanville, dit  » Volcan-ville » (Joël Hubaut, 1976)

26 avril 2020

[Texte] Joël Hubaut, ÉpidémiK (2)

Filed under: créations,UNE — Étiquettes : , , , , — Fabrice Thumerel @ 20:16

Nous sommes très heureux d’accueillir la série de textes que Joël Hubaut a écrits dans les années 70 – aujourd’hui introuvables. Car nous le tenons pour l’un des plus grands créateurs de sa génération. [Lire le premier texte]
Dans INTER-ACTION C.L.O.M. (Joël Hubaut) (Le Clou dans le fer, 2007), Philippe Boisnard rappelle que, pour lui, « le terme d’épidémiK, loin de s’entendre au sens viral, doit s’entendre selon le principe d’une cancérisation » (homogénéité vs hétérogénéité). [Lire sur LC : « Lissez les couleurs »]
Fabrice Thumerel : « Étrangère au style comme appropriation idiolectale de la langue, la cancérisation épidémik fait sortir la langue de ses gonds. Dans lissez les couleurs ! à ras l’fanion (Al dante, livre + CD, 2003), à la mollesse de la « langue pure moulée à la louche », le poète excentrique oppose « une langue libre démoulée » » [cf. « Poésie, musique et chanson dans le champ poétique contemporain »]

 

……….l’épidémie toute enroulée s’enroule sur elle-même reproduisant des épidémies à l’infini dans la reproduction intensive des mouvements de reproduction dans la pisse, toutes les épidémies se recomposant en super épidémie comme une flaque démentielle intensive qui s’étend toute mauve et reptilienne, elle gobe les organismes paraboliques, salamandres et lézards pop proliférant sous la peau, puis s’épuise en maculant les scooters pollinisés avant de ré-apparaître mutante, diversifiée, plus sauvage et terrifiante… tap – tap – tap – plus contagieuse encore sous la langue de la peinture mouillée épidémik, reproduction des infiltrations virales qui dégoulinent en UV. Chlaffff ! les copies de vulves d’investissement déchargent leurs cuticules en interférence avec les spasmes de transmission, peinture-virus aux ratures vrillantes, psycho-épidémie, croassements furieux, le cerveau vrillé, irradié, mixant les stresses avec les volts de transfert qui s’embranchent aux excroissances, disséminant les désirs ravageurs avec le grouillement des insectes, réservoirs éclatés, essaim reproduit à l’infini dans la saturation des symptômes, cris démultipliés, c’est une combinaison d’insectes mutants en forme de croix- triangles-cercles qui court-circuite les circuits, puis des nuées de corbeaux voraces s’infiltrent dans la tête inondée de lait, signes reproducteurs des signaux contaminés et à ce moment, juste à ce moment, très élastique et décollé, le dessin dégouline de mucosités bruyantes magnifiques…………………

Action épidémik. Village de Valcanville. Joël Hubaut, 1976

17 avril 2020

[Texte] Joël Hubaut, ÉpidémiK (1)

Filed under: créations,UNE — Étiquettes : , , , , — rédaction @ 13:41

Nous sommes très heureux d’accueillir la série de textes que Joël Hubaut a écrits dans les années 70 – aujourd’hui introuvables. Car nous le tenons pour l’un des plus grands créateurs de sa génération.
Dans INTER-ACTION C.L.O.M. (Joël Hubaut) (Le Clou dans le fer, 2007), Philippe Boisnard rappelle que, pour lui, « le terme d’épidémiK, loin de s’entendre au sens viral, doit s’entendre selon le principe d’une cancérisation » (homogénéité vs hétérogénéité). [Lire sur LC : « Lissez les couleurs »]
Fabrice Thumerel : « Ã‰trangère au style comme appropriation idiolectale de la langue, la cancérisation épidémik fait sortir la langue de ses gonds. Dans lissez les couleurs ! à ras l’fanion (Al dante, livre + CD, 2003), à la mollesse de la « langue pure moulée à la louche », le poète excentrique oppose « une langue libre démoulée » » [cf. « Poésie, musique et chanson dans le champ poétique contemporain »]

 

L’épidémie de l’épidémie s’étale, elle forme anti-corps, se rabat dans les images, s’oppose, grouille avec les peluches de ré-animation, s’étale encore et encore, toute fécale, les orifices goulus qui absorbent l’humus pathogène, là, gluant, fluo, phéromoné, l’humus de masse pousse sous les poils, palette phonétique, flétrissure des splatchs, tension, crispaille organique, jus, toute la flore chaude qui croupit dans la peinture des poèmes contaminés, poireaux volants, phonèmes pré-texte amplifiés et mêlés aux cocottes robotiques alors la peinture est repeinte pour lutter contre les infections autoritaires, reproduction des croix et des flèches positives avec les triangles aigus reproduits, les croix mutantes s’incrustant aux cavités, foie côlon, ovaire, pancréas, vésicules, trous béants et bourrés, pullulement des cloportes électrifiés qui se mêle aux dessins pissant, friture électronique T.V. , contagion des signes enfouis sous la graisse, brassage des abcès avec la viande dans la viande avec le brassage, les cercles saturant les muscles dans les croix engobées dans les cercles, cancer industriel des modèles formatés, rock and roll – fiction avec les triangles et les croix et les cercles dans les pullulements du non-rock and roll contagieux anti-business des poèmes épidémiks, l’épidémie s’engouffre dans la divergence des excitations… /Joël Hubaut, 1976/

2 juin 2019

[News] News du dimanche

En cette semaine du 37e Marché de la poésie, fi du « marché » mais vive la poésie ! Avec un « Pleins feux sur les éditions Plaine page », une sélection de RV parisiens, le lancement des éditions L’Usage… Sans oublier le FESTINA LENTE !

â–º Pleins feux sur PLAINE PAGE :

► Du mercredi 5 au dimanche 9 juin, 37e Marché de la poésie : suite à notre présentation générale, voici maintenant quelques RV précis :

Stand 110/112 : Les Presses du réel / Al dante + éditions de l’Attente + Plaine Page… 202 : éditions Corlevour / revue NUNC

Les Inaperçus, Le Murmure – éditeur à la marge et les Editions La Contre Allée : stand 609.

Dédicaces : jeudi 6, de 17h00 à 18h00 = Sereine Berlottier et Jérémy Liron pour Habiter, traces & trajets | Les Inaperçus ; samedi 8, de 16h à 17h = Sereine Berlottier pour Habiter, traces & trajets | Les Inaperçus ; de 17h à 18h = Isabelle Bonat-Luciani pour Des Rendez-vous | Les Inaperçus…

► Vendredi 7 juin à 17H30 (podium face place Arlette et Pierre Albert-Birot), remise du « Prix de la Revue Nunc » aux deux lauréats de cette troisième édition 2019 dans les catégories « Poésie française » &
« Poésie étrangère ».

Sont toujours en lice au deuxième tour, dans la catégorie « Poésie française » :

– Flora Bonfanti pour « Lieux exemplaires », aux Editions Unes
– Cédric Le Peven pour « Juste un arbre Juste », aux éditions Æncrages & Co
– Virginie Poitrasson pour « Le Pas-comme-si des choses », aux Editions de l’Attente
– Hélène Dorion pour « Comme résonne la vie », aux Éditions Bruno Doucey
– Pierre Vinclair pour « Sans adresse », aux Éditions Lurlure
– Sébastien Fevry pour « Solitude Europe », aux éditions Cheyne
– Isabelle Lévesque pour « Le fil de givre », aux éditions Al Manar
– Sanda Voïca pour « Trajectoire déroutée » aux éditions Catherine Tourné Lanskine

Sont toujours en lice au deuxième tour, dans la catégorie »Poésie étrangère » :
– SYRIE : Hala Mohammad pour « Prête-moi une fenêtre », aux éditions Éditions Bruno Doucey (traduction de l’arabe par Antoine Jockey)
– USA : Juliana Spahr pour « Va te faire foutre – Alola – Je t’aime », aux Editions de l’Attente (traduction de l’anglais par Pascal Poyet)
– IRAK : Kadhem Khanjar pour « Promenade ceinturé d’explosif », aux Éditions de la Crypte (traduction de l’arabe par Antoine Jockey)
– IRAK : Mazin Mamoory pour « Cadavre dans une maison obscure », aux éditions Catherine Tourné Lanskine (traduction de l’arabe par Antoine Jockey)
– POLOGNE : Jakub Kornhauser pour « La fabrique de levure » aux éditions Catherine Tourné Lanskine (traduction du polonais par Macor-Filarska Isabelle)
– ARGENTINE : Juan Arabia pour « L’Océan est avare », aux éditions Al Manar (traduction de l’espagnol par Jean Portante)

â–º Mercredi 5 juin, RV avec Jacques Bouveresse :

â–º

Jean-François Puff vient de créer une maison d’édition de poésie, avec une petite équipe : ils présenteront L’usage le 6 juin avec une lecture de Jacques Roubaud et de Lola Créïs, qui a traduit Ron Padgett. Les deux livres sont écrits à partir de Reverdy, figure tutélaire : Jacques Roubaud, avec les mots de Reverdy ; Ron Padgett, dans une sorte de suscitation de la figure du poète, qui passe notamment par un voyage en France, sur ses traces. Le programme éditorial de la maison tient dans la citation de Wittgenstein qui lui donne son nom : « Les mots d’un poète ont le pouvoir de nous traverser de part en part. La cause en est liée naturellement à l’usage que ces mots ont dans notre vie. »

â–º Samedi 15 juin, FESTINA LENTE au Cirque électrique (Paris) – 20h30 :
POESIE SONORE – PERFORMANCES SONIQUES
Martin Bakero (Chili-Fr)
Eduard Escoffet (Esp)
Maja Jantar (Pologne-Belgique)
Hortense Gauthier (Fr)
Joel Hubaut (Fr)

26 mai 2019

[News] News du dimanche

Vos RV Libr-critique jusque début juin : au Delaville Café autour de Stéphane Bouquet ; Marie de Quatrebarbes / Peter Gizzi puis Danielle Mémoire à Texture ; La Forêt Blanche à Paris et les Poésies bougées à Nantes ; Bonfanti/Moretti à Lyon ; la Journée d’études des jeunes généticiens et La Nuit remue à Paris…

â–º Mardi 28 mai :

► Mercredi 29 mai, 19H30 : Rencontre avec Marie de Quatrebarbes pour Voguer (P.O.L) et Peter Gizzi pour Archéophonies (Corti).
Librairie Texture : 94, avenue Jean Jaurès – 75019 Paris (01 42 01 25 15).

► Vendredi 31 mai à 19H30, Les liens d’écriture #7 : septième et dernier rendez-vous du cycle de rencontres organisées dans le cadre de sa résidence à la librairie Texture, Christophe Manon reçoit Danielle Mémoire, à l’occasion de la parution de son livre Les Rendez-vous de la marquise (POL).
Librairie Texture : 94, avenue Jean Jaurès – 75019 Paris (01 42 01 25 15).

â–º Du 1er au 14 juin :

â–º Mercredi 5 juin à 19H30, Le Lieu Unique à Nantes (2, Quai Ferdinand Favre) : Poésies bougées – poésies performances.
Avec Sarah Barh, Joël Hubaut, Antoine Boute & Jeanne Pruvot Simonneaux, Aziyadé Baudouin-Talec.

â–º Vendredi 07 juin à 12h15, « Musésie : Birdasse off the Wahl » : rdv au Palais Saint Pierre dans la cour des Beaux-arts de Lyon, où Brice Bonfanti & Michaël Moretti se dédoublent au Musée des Beaux-Arts de Lyon, Palais Saint Pierre. Parcours poétique ou le musée haut bas sans dessus dessous (exorcisme au jardin puis au réfectoire où succèderont Voltairine de Cleyre, foetus de cadette des 7, ekphrasis au resto d’un tableau en réserve, conférences ‘pataphysiciennes & délirantes en salle de conf’…
Durée : 1h. Tarif : 3€ / 1€ + entrée au musée

â–º Vendredi 07 juin :

â–º Samedi 8 juin, 18H, La Nuit remue : Sorbonne, Bibliothèque Ascoli – Escalier C, 2ème étage 17, rue de la Sorbonne. 1, rue Victor-Cousin Paris 5ème Arrondissement.

Attention ! pour des raisons de sécurité, l’inscription est obligatoire. Toute personne souhaitant assister à La Nuit Remue doit s’inscrire au préalable. Clôture des inscriptions : jeudi 6 juin 17h.

Avec Laurent Grisel , Eric Houser, Bérengère Cournut, Stéphane Novak, Marie de Quatrebarbes, Esther Salmona, Christophe Fiat, Véronique Vassiliou, Benoît Toqué, Pascale Petit, David Lespiau, Jean-René Lassalle, Sonia Chiambretto, Cristina de Simone et Sylvain Kassap.

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