Peu après la publication de La Nuit d’un seul et, tout récemment, de UNS, voici la première partie d’un entretien qui fait suite à celui paru sur Remue.net, justement intitulé "On ne sait jamais qui parle" (avec Armand Dupuy). Et avant que ne voient le jour L’Espèce (éditions Mots-tessons, hiver 2009-2010) ainsi que Et même dans la disparition (Wigwam, mars 2010), on fera plus ample connaissance avec ce jeune poète (1977) en consultant son blog et son site.
17 septembre 2009
[Entretien] Portrait d’un « travailleur perdu de la langue. » Entretien avec Mathieu Brosseau
10 septembre 2009
[Chronique] Martin Rueff, Différence et Identité. Michel Deguy, situation d’un poète lyrique à l’apogée du capitalisme culturel, par Jean-Claude Pinson
Martin Rueff, Différence et Identité. Michel Deguy, situation d’un poète lyrique à l’apogée du capitalisme culturel, Hermann, coll. "Le Bel Aujourd’hui", juillet 2009, 460 pages, 32 €, ISBN : 978-2-7056-6730-6..
Jean-Claude PINSON
Si Michel Deguy, parmi les poètes de sa génération, n’est ni le plus immédiatement lyrique ni le plus avant-gardiste, il est cependant, nous dit Martin Rueff, le « plus décisif ». Or, pour qu’une œuvre puisse être envisagée à hauteur de ses enjeux et de son ambition propres (de sa décisive incidence), il ne lui suffit pas de persister dans son être. Il faut encore qu’elle soit vraiment comprise et lue. C’est seulement alors qu’elle peut opérer dans l’époque, une époque où plus rien de va de soi quant à la poésie. Et la chose est d’autant moins aisée que l’œuvre, assurément difficile, déconcerte l’idée moyenne de la poésie que façonnent les habituels outils de sa réception. Dans cette perspective, en proposant l’approche la plus fouillée et synoptique que l’on connaisse à ce jour de l’œuvre considérable de Deguy, le premier grand mérite de l’essai de Martin Rueff est de fournir les cadres conceptuels d’une réception à la hauteur d’une poésie et d’une pensée poétique d’une rare exigence.
9 avril 2009
[Livre-chronique] Mathieu Brosseau, La nuit d’un seul
Mathieu Brosseau, La Nuit d’un seul, éditions La Rivière Échappée, 2009, 140 pages, 17 €, ISBN : 2-908422-27-1.
"La beauté, seule tentation d’après la fin de tout" (p. 88).
Entre lyrisme et littéralisme, Mathieu Brosseau étend sa nuit d’un seul (de linceul ?), ses enfantasmes faits langue. Après L’Aquatone et Surfaces : journal perpétuel, et après avoir fondé Plexus-s.net, à trente-deux ans à peine, Mathieu Brosseau nous livre ici un recueil majeur sur l’expérience poétique.
3 mars 2009
21 avril 2008
[Livre + chronique] Jean-Claude Pinson, Pour une poésie impure
Jean-Claude Pinson, À Piatigorsk, sur la poésie, éditions Cécile Defaut, Nantes, 2008, 142 pages, 15 € ISBN : 978-2-35018-061-8
28 mars 2007
[Livre] Pierre Jourde, Catherine Langle et Dominique Massonnaud dir., Présence de Jaccottet
Pierre Jourde, Catherine Langle et Dominique Massonnaud dir., Présence de Jaccottet, Éditions Kimé, coll. « Détours littéraires », 2007, 266 pages, 26 €
ISBN : 978-2-84174-420-6
Quatrième de couverture
Voilà un demi-siècle que Philippe Jaccottet assume la tâche poétique d’un porte-voix. Par ses traductions, ses textes critiques essaimés dans ses différents carnets ou rassemblés en volumes, par ses écrits poétiques, il déplace et vivifie sans relâche les genres littéraires. De texte en texte, croisant les voix d’auteurs multiples, Jaccottet suscite, dans son phrasé propre – vers et prose conjugués -, des polyphonies neuves, et aménage ce faisant les voies à venir de « transactions secrètes ». D’année en année, l’écriture de Jaccottet redessine la figure absentée, et d’autant plus exemplaire, du poète.
On trouvera dans ce recueil des analyses portant sur tous les aspects de l’oeuvre de Philippe Jaccottet, le poète, le traducteur, le prosateur, le critique.
Premières impressions
Avec Yves Bonnefoy et Jacques Dupin, Philippe Jaccottet (né en 1925) fait partie du Panthéon universitaire. Sans doute parce qu’il appartient au pôle dominant, celui de l’écriture classiquement lyrique.
On ne considérera ici ce volume que pour sa valeur emblématique : il illustre en effet ce qu’est le plus souvent la réception universitaire de la poésie contemporaine.
Ces Actes d’un colloque qui s’est déroulé en 2004 à l’Université de Valence / Grenoble III offrent ainsi la classique panoplie du savoir-faire universitaire : étude de motifs (le corps comme perte, la ville onirique, le verger, les chouettes et hiboux…) et de formes (la poésie comme requiem et prière), analyse de l’image et des réseaux métaphoriques. Sont également abordés la « phénoménologie de l’intime » et le rôle de la trace dans cette poésie du visible (griffure, stèle, tâche de sang). /FT/