Libr-critique

9 octobre 2011

[Spécial Al dante – 2/6] Kaléidoscope al dantesque

Avant de passer aux articles sur chacune d’elle, voici un aperçu des quatre dernières publications d’Al dante mentionnées dans l’entretien avec Laurent Cauwet : Sylvain Courtoux, Stillnox, et Jérôme Bertin, Bâtard du vide ; David Sillanoli, Le Jus de la nuit ; Contre-attaques, n° 2.

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18 juin 2011

[Chronique] Antoine Boute, Brrr ! Polars expérimentaux

Antoine BOUTE, Brrr ! Polars expérimentaux, Voix éditions , coll. "Vents contraires", 2010, 90 pages ; préface de Charles Pennequin, dessins de Thierry Van Hasselt ; 15 €, ISBN : 2-914640-95-1.

L’édition en volume de ce texte d’abord publié sur Publie.net vient confirmer, si besoin était, à quel point la collection dirigée par Alain Helissen mérite d’être soutenue et poursuivie : originalité du texte d’Antoine Boute et des dessins de Thierry Van Hasselt, qualité du papier et de la mise en page… Des polars expérimentaux, l’auteur nous en livre pour tous les goûts et toutes les occasions : "polar psychopathique", "polar de noël", "polar de Pâques", "polar avec chiens", "polar avec des pelleteuses", "camping polar", "polar de plage", "polar avec des têtards", "polar inerte"…

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14 janvier 2011

[Dossier] De la subversion aujourd’hui…

Jusque l’automne 2011, nous proposons un Dossier sur la subversion aujourd’hui qui, sous la forme d’un work in progress, regroupera différentes pratiques (poétiques, artistiques, universitaires…) et approches (synthétiques ou analytiques ; générales ou particulières ; théoriques, historiques, sociologiques…).

On commencera, après avoir exposé quelques interrogations et pistes de réflexions (cf. ci-dessous), par un diptyque sur les deux derniers livres de Didier Éribon (Bernard Desportes sur Retour à Reims et Fabrice Thumerel sur De la subversion).

Dans les semaines et mois à venir, suivront les contributions de Giney Aymé, Sylvain Courtoux, Cuhel, Annie Ernaux, Joël Hubaut, Pierre Ménard, Sandra Moussempès, Christian Prigent, Emmanuel Rabu, Colette Tron… du caricaturiste Joël Heirman, des universitaires Chris Beighton (Université de Canterbury), Sébastien Ecorce (EHESS), Aurélien Marion (Université de Strasbourg)… Ont également été contactés ou ont manifesté leur intérêt : Pierre Jourde, Jean-Luc Nancy, Francis Marcoin, Joachim Montessuis, Anthony Poiraudeau… [Bien d’autres noms viendront s’ajouter]

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26 novembre 2009

[Manières de critiquer] Prigent pour devenir, par Jean-Claude Pinson

Filed under: manières de critiquer,recherches,UNE — Étiquettes : , , , , , , , , , , — rédaction @ 13:33

Peu avant que ne paraissent sur Publie.net les volumes collectifs consacrés à leurs œuvres respectives, voici un article dans lequel Jean-Claude Pinson nous propose un intéressant dialogue avec Christian Prigent.

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10 juillet 2009

[Chronique] Prig’ de vue, (auto)biograffrie en quatre temps d’un horrible trouvailleur

Filed under: chroniques,UNE — Étiquettes : , , , , , , , , , , — Fabrice Thumerel @ 20:10

Le second volet de notre diptyque consacré à Christian Prigent, qui offre des clins d’œil à deux ouvrages illustrés de l’écrivain (1979 et 2004) ainsi qu’à un article de Pierre Le Pillouër paru dans La Quinzaine littéraire (n° 444, 1985), porte sur son dernier livre d’entretiens, qui constitue d’ores et déjà une somme incontournable pour plusieurs raisons : tandis que la quasi-totalité des interviews passées ont trait à des sujets ou des tours d’horizon bien circonscrits – ici même, à son engagement avant-gardiste, à son itinéraire revuiste ou au Salon du livre de Tanger –, plus encore que dans Ne me faites pas dire ce que je n’écris pas. Entretiens avec Hervé Castanet (Cadex, 2004) – en quatre temps également –, ce volume offre une vision synoptique d’une trajectoire singulière (rapports aux imagos parentales, à la bibliothèque, aux Anciens comme aux Modernes, à la philosophie et à la peinture, avant-gardes et politique, conception de l’écriture, motifs de prédilection…) ; sans parler de la qualité des réponses, la seule quantité des développements et des documents est sans précédent ; cette rencontre a lieu avec celle-là même qui l’avait interrogé sur la peinture dans le premier chapitre du Sens du toucher et dont on attend la publication des Actes du colloque qu’elle a dirigé à San Diego (L’Illisible en questions, à paraître en 2010 aux Presses de l’ENS-LSH, Lyon – celle-là même à qui nous devons « Prigent, le directeur de TXT et le modernisme anglo-saxon » et « Prigent, l’écriture du commencement. »

La seconde partie de ce travail ("Portrait d’un textcriveur") sera publiée à la rentrée, peu avant le volume numérique sur l’œuvre de Christian Prigent (Publie.net) qui intégrera la version longue de l’article.

Christian Prigent, quatre temps. Rencontre avec Bénédicte Gorrillot, Argol, coll. "Les Singuliers", 2009, 268 pages, 26 €, ISBN : 978-2-915978-45-2.

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24 juin 2009

[Chronique] Exposition à Lille : Hypnos. Images et inconscients en Europe (1900-1949)

Il vous reste un peu moins de trois semaines – jusqu’au 12 juillet exactement – pour visiter la passionnante exposition présentée au Musée de l’Hospice Comtesse à Lille dans le cadre de Lille 3000-Europe XXL : Hypnos. Images et inconscients en Europe (1900-1949).
On pourra enrichir son exploration par la lecture du Catalogue de l’exposition (Christophe Boulanger dir., Musée d’Art moderne Lille Métropole, 300 illustrations, 344 pages, 22 €) ; sur le site, entre autres, on ne manquera pas la performance de Gerwülf interprétant Karawane, poème de Hugo Ball (1916).

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29 avril 2009

[Manières de critiquer] Ionesco : du Non de Bucarest à l' »avant-garde de cire », par Mariana Perisanu

Le work in progress sur les avant-gardes, qui fait suite au colloque "Avant-garde, critique, théorie" organisé à l’Université d’Artois par Francis Marcoin, Fabrice Thumerel et Anne Tomiche, se poursuit avec l’article de Mariana PERISANU : « Ionesco : du Non de Bucarest à "l’avant-garde de cire" au théâtre de la Huchette. »

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4 janvier 2009

[News] News du dimanche

Dans cette première édition 2009 de nos News du dimanche, des libr-éclats 2009, tout ce qui vous attend d’intéressant en ce début d’année sur LIBR-CRITIQUE comme dans la sphère des écritures libres & critiques, une invitation surprise pour vous libr-lecteurs + les livres et revues reçus, notamment Patrick Dubost, Alban Lefranc, Sébastien Rongier…

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29 décembre 2008

[Chronique] Le futurisme, avant-garde explosive ou ridicule ?

   Tandis que, depuis le 15 octobre dernier et jusqu’au 26 janvier 2009, se tient au Centre Pompidou une exposition d’envergure, "Le Futurisme à Paris. Une avant-garde explosive", dès le 27 octobre sur L’Alamblog, Marc Dachy laissait publier quelques notes informellement incendiaires sous le titre "Une avant-garde ridicule".

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27 mai 2008

[Livre] Raymond Federman, À la queue leu leu / The line

Filed under: Livres reçus,UNE — Étiquettes : , , , , , , , — Fabrice Thumerel @ 8:14

  Raymond Federman, À la queue leu leu / The line, adapté et traduit par Stéphane Rouzé, éditions Cadex, 2008, 18 € ISBN : 978-2-913388-66-6. Voir le site de l’éditeur : http://www.cadex-editions.net

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7 février 2007

[Chronique] Jean Bessière, Qu’est-il arrivé aux écrivains français ?

Filed under: chroniques,UNE — Étiquettes : , , , — Fabrice Thumerel @ 9:38

Paradoxes
Théoricien de la littérature et professeur à la Sorbonne, Jean Bessière soulève une série de paradoxes dans un court essai au titre symptomatiquement provocateur : la littérature contemporaine, soutenue par la critique journalistique, se revendique à la fois comme actuelle et moderne, autonome et historique; fidèle aux dernières avant-gardes (autotélisme textualiste et déconstructionnisme), elle privilégie cependant une conception substantialiste de la littérature qui ne donne du monde qu’une représentation délimitée par un contexte et un sujet particuliers, n’ayant de cesse que d’asseoir sa lisibilité sur la refondation d’un « sujet » et d’un « réel » posés comme allant de soi, et de préserver l’autorité du sujet écrivant, mais sans remettre en question la représentation même; quant à la critique savante, elle cherche à concilier le positivisme de l’histoire littéraire et le formalisme textualiste…

Fustigeant le conservatisme de la littérature et de la critique contemporaines, il montre comment, en quête de légitimation, les écrivains et les critiques se réapproprient des normes datées : la réduction du « contemporain » au « moderne » explique le culte voué aux « grands écrivains » des deux derniers siècles et le triomphe de la « reprise » – titre du dernier roman de Robbe-Grillet dans lequel il voit un texte fondateur de ce nouveau siècle. Il s’attache ensuite à mettre en évidence l’imposture de la « littérature puissance », c’est-à-dire d’une littérature hypostasiée chargée de pallier la perte de la référentialité et la désymbolisation d’un art jadis majeur.

Qu’est-il arrivé aux universitaires français ?

Pour intéressante qu’elle soit, la réflexion de Jean Bessière pose problème. Tout d’abord, on ne peut qu’être surpris par la démarche : là où l’on se serait attendu à une certaine objectivation théorique et historique, en fait nous n’avons affaire qu’à une critique normative, qui a certes le mérite d’exposer clairement, voire compulsivement, ses présupposés avant de se répandre en blâmes et éloges. Alors qu’il prend pour cibles essentielles le minimalisme et l’autofiction, sa préférence va à toute écriture de la déréférentialisation, qu’il s’agisse du nouveau réalisme de Volodine ou de Houellebecq, du littéralisme néo-avant-gardiste (Novarina, Chevillard), ou des littératures policière (Manchette, Jonquet, Dantec…), de science-fiction (Dunyach, Andrevon, …), de la Shoah et de la (dé)colonisation (Semprun, Glissant, Chamoiseau, Confiant, Cixous, N’Diaye…).
En outre, on pourrait retourner à l’encontre du théoricien les reproches qu’il adresse aux écrivains et critiques d’aujourd’hui : le nominalisme et la méconnaissance du contemporain. Car on trouvera pour le moins étonnant que bon nombre de développements illustratifs se réduisent à des listes de noms et que prédominent des oeuvres réputées dans le champ commercial ou semi-commercial. D’où les erreurs de jugement et de perspective : faut-il englober sous la bannière de l’autofiction toutes les écritures de soi ? Peut-on sérieusement affirmer que les poètes d’aujourd’hui réinvestissent l’écriture manifestaire ? Peut-on mettre sur le même plan Volodine, Houellebecq et Littell ? Est-il légitime de consacrer six pages à Jonathan Littell alors que rien n’est dit sur Valère Novarina ou Eric Chevillard ? Est-il légitime que la critique savante entérine les valeurs commerciales ? Est-il légitime que la critique savante méconnaisse à ce point des oeuvres contemporaines aussi importantes, du point de vue de leurs apports formels et thématiques, que celles de Beurard-Valdoye, Blaine, Cadiot, Desportes, Fiat, Hubaut, Luca ou Prigent, pour ne citer que quelques noms ?
Et quand on sait que, depuis une dizaine d’années, de plus en plus d’universitaires empruntent la même voie, on peut aussi retourner à l’auteur sa propre question : « Qu’est-il arrivé aux universitaires français ? »

6 février 2007

[Livre] Jean Bessière, Qu’est-il arrivé aux écrivains français ?

Filed under: Livres reçus,UNE — Étiquettes : , , , — rédaction @ 10:02

bessiere.jpgJean Bessière, Qu’est-il arrivé aux écrivains français ? d’Alain Robbe-Grillet à Jonathan Littell, Éditions Labor, 2006, 92 pages, 11€ ISBN : 2-8040-2463-6
Quatrième de couverture
« La littérature française contemporaine, celle des vingt-cinq dernières années, mérite certainement d’être lue attentivement. Elle entend à la fois poursuivre avec les mouvements des années 1960, 1970, avec ce qui a été une avant-garde, et se reconnaître dans ce que l’on tient pour la tradition littéraire française. Cela fait sa contradiction : celle d’un nouveau qui est une manière de répétition. Il faut néanmoins souligner que des types bien définis d’oeuvres – littérature policière, littérature de science-fiction, littérature de la diversité culturelle et des minorités, littérature de la condamnation du contemporain (Houellebecq) – passent cette contradiction et permettent une représentation originale du contemporain ainsi qu’une lecture critique de la majeure partie de la production littéraire ».

Premières impressions

Avant que d’y revenir, dans un article intitulé « La « crise de la littérature française »…Crise de la valeur littéraire ? », il n’est pas inutile de s’arrêter un moment sur ce court essai dont le titre catastrophiste est emblématique de la tendance dominante dans le champ : la littérature française – entendez par là le roman – serait en panne… [lire la suite de la chronique]

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