Libr-critique

18 juin 2007

[Vidéo] performance de Thierry Théolier aka THTH

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Extraits de la performance de Thierry Théolier le vendredi 1er juin à l’Atelier à Arras, lors de la dernière soirée organisée par Trame Ouest dans le Nord-Pas-de-Calais.

Le « Rewind » de la soirée par THTH ici ou sur le blog de Philippe Di Folco.

Vidéo en deux parties

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[Video] lecture de Philippe Di Folco

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Le vendredi 1er juin à Arras, à l’Atelier, dernière soirée de l’association Trame Ouest dans le Nord-Pas-de-Calais, avec des lectures et performances de HP Process (Philippe Boisnard et Hortense Gauthier), Philippe di Folco, Thierry Théolier, et Philippe Boisnard.

Le « Rewind » de la soirée par THTH ici ou sur le blog de Philippe Di Folco.
La vidéo montre une lecture de Philippe Di Folco, suivie de quelques photos.

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15 juin 2007

[Livre] Schwitters en exil à Oslo de Patrick Beurard-Valdoye

Filed under: Livres reçus,UNE — Étiquettes : , , , , , — Philippe Boisnard @ 6:33

beurard-schwitters.jpgPatrick Beurard-Valdoye, Schwitters à Oslo NARRÉ, éditions Contre-Pied, 34 p., ISBN : 2-916252-06-1 / ISSN : 1263-9729. 4 €.
[site de l’association Autres et Pareils]
4ème de couverture :
Le Narré des îles Schwitters (à paraître), dont sont extraites ces pages, est le cinquième volume du « Cycle des exils », entrepris en 1982, où s’enchevêtrent les strates d’une histoire de l’Europe, et plus particulièrement des rapports franco-allemands » (E. Laugier, Le matricule des Anges) : Allemandes (MEM / Arte Facts, 1985); Diaire (Al Dante, 2000); Mossa (Al Dante, 2002); La Fugue inachevée (Al Dante, 2004).
Patrick Beurard-Valdoye est né dans le Territoire de Belfort et vit à Paris. Lors d’un séjour prolongé à Cork (Irlande) en 1974, il décide de se consacrer aux arts poétiques. Parmi d’autres publications récentes, signalons : Itinerrance (Obsidianne, 2004); Théorie des noms (l’oeil du poète, Textuels, 2006); L’Europe en capsaille (Al Dante, 2006).

Premières impressions :
Le fragment qui nous est donné à lire porte sur la période Norvégienne de l’exil de Kurt Schwitters. Période fragile pour celui-ci, tel que d’emblée Patrick Beurard-Valdoye le fait dire à Reich rencontré par Schwitters et Lehman un soir après la projection du film d’Abel Gance « Un grand amour de Beethoven » : « Vous avez raison Monsieur Schwitters nous devons nous préparer à une invasion de la Norvège par des cohortes de cuirasses d’armures à chenille et tourelles incarcérant cette race de soldats ayons nos valises prêtes ». Phrase annonciatrice de la fin de cet extrait, puisqu’ils seront dans l’obligation de repartir. Ce fragment narré se tient ainsi dans la fragilité d’une situation d’exil où l’incertitude de ce qui a lieu gouverne tout à la fois le destin de Schwitters et la langue de Beurard-Valdoye. La langue narrée est fuite en avant sans ponctuation, exil de tout positionnement, croisée perpétuelle des lieux et du temps, variation toponymique, de même que cette période de vie de Schwitters, qui apparaît dans ce reflet de la narration.
Le monde de Schwitters apparaît ainsi dans le flux de la langue, une forme de nomadisme, et cette langue de Beurard-Valdoye est tout à la fois dans l’invention de son rythme, et dans la déclinaison des saillies des poèmes de Schwitters. Le narré est ponctué des sidérations phoniques issues de l’Ursonate entre autres : LANKE TRRL GGLL, Pii pii pii Züücka Züücka, Fümms bö wö tää zää Uu pögiff. Le narré est un ensemble lignes qui se croisent : biographie, fiction, recherche esthétique, recherche théorique, déclinaison historique, cartographie phonético-toponymique. Le narré de Beurard-Valdoye est à l’image de la manière dont il décrit le monde où vit Schwitters qui se décompose dans la création de son « atelier nomade » : Merzbau 2, qui poursuit la première Merzbau : « le monde est plein, de lignes le monde est un zèbre, mon atelier quant à lui est strié de lattes, sur, ces lignes, il y a, tout un monde écrit, aussi telle une feuille vierge, erre le zèbre dans le monde écrit de gauche à droite ».
La tension qui transparaît dans ce texte est celle qui tient dans l’oscillaton entre le singulier, son oeuvre, son existence affective et un monde de guerre. Ainsi sans cesse toute tentation de réduire le narré à la seule réalité de Schwitters est court-circuitée. /PB/

14 juin 2007

[E-Poetry] Interview de Joerg Piringer

Filed under: UNE,videopodcast — Étiquettes : , , — Hortense Gauthier @ 5:18

Rencontre avec Joerg Piringer, poète sonore, musicien et performer autrichien, qui a participé à la soirée d’ouverture du festival E-Poetry (voir la vidéo sur le site de Luc Dall’Armellina).
Joerg Piringer développe un univers typographique dynamique et abstrait, qui poursuit l’exploration du langage initié par Dada, le Futurisme et le Lettrisme, ainsi que par des poètes sonores comme Henri Chopin, ou François Dufrêne. Il crée ses propres programmes et ses propres instruments pour jouer ses poèmes visuels animés en live, où le son bruitiste déclenche et génère le mouvement des lettres à l’image. Il a fait aussi de nombreuses pièces sonores, des poèmes interactifs sur le net, des poèmes visuels, et il est aussi à l’aise dans la création que dans la programmation d’outils numériques et de software.
Pour découvrir son travail, allez visiter son trés beau site : joerg.piringer.net/

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13 juin 2007

[E-Poetry] Interview de Patrick Burgaud

Filed under: UNE,videopodcast — Étiquettes : , , — Hortense Gauthier @ 10:55

Patrick Burgaud est un des organisateurs du festival E-Poetry avec Philippe Bootz, Loss Glazier, Alexandre Ghebran. Depuis le Point Ephémère le 2ème jour du festival, il nous parle du site de E-Poetry, ainsi que de sa vision de la poésie numérique.

On peut voir son travail sur aquoisarime.net

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Pour voir d’autres vidéos du festival E-Poetry, allez sur le site de Luc Dall’Armellina

[E-Poetry] Interview de Marc Veyrat

Filed under: UNE,videopodcast — Étiquettes : , , , , — Hortense Gauthier @ 6:54

Durant le festival E-Poetry, petite rencontre avec Marc Veyrat, artiste multimédia, qui travaille sur l’interaction homme/machine, et qui développe un travail numérique interrogeant les supports de communication et la notion d’information. Il a réalisé une partie de l’interface du site de E-Poetry : www.epoetry.net

1ère vidéo : explication de l’interface web crée pour E-Poetry, en compagnie de Patrick Burgaud, co-organisateur du festival et poète numérique.

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2ème vidéo : interview de Marc Veyrat, qui parle de son travail, de sa dimension politique, et des moyens que nous donnent les nouvelles technologies pour réfléchir et agir dans un monde d’informations …

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coin-locker-babe-i.jpgMarc Veyrat a participé au numéro 3 de la revue Talkie-Walkie à travers un PiM’s, une animation crée à partir de formes naïves et pop et de divers signes qui sont des micro-concepts informationnels et critique, et un stickers, qu’il appelle coin locker babe i, logo-insigne crée à partir de lettres et signes linguistiques qui fonctionnent comme des lettrines ou enseignes et qui sont destinés à se répandre sur divers supports et dans divers espaces.
cbox_glace.jpg Il développe actuellement avec Carol Brandon et Hélène Lallier le projet ©box (Protosite), espace de travail et d’exposition d’oeuvres permanentes ou éphémères sur le web, où on l’on peut venir déposer son travail, et le laisser être modifié par d’autres intervenants du site, l’interface ©box est donc un espace en perpétuel renouvellement et transformation, qui se constitue par les divers dépôts et extractions des intervenants. Ainsi comme il est écrit dans la charte du projet, « l’espace virtuel du site, invente non pas une unité (un original) mais des séries ©box en écho, qui dessinent par “®­Makes” de nouveaux paysages. »

On peut aussi suivre Marc Veyrat sur Panoplie.org à travers le projet Instants, à l’initiative de Annie Abrahams, où tous les jours pendant un mois il peut envoyer des textes sur le site, qui sont visibles simultanément, et qui formeront à la fin du mois un InstantPortrait.

12 juin 2007

[NEWS] « Faire le cinéma de la littérature » DEUXIÈMES RENCONTRES DU LIVRE-FILM

dcfc0018.JPG« Faire le cinéma de la littérature »
DEUXIÈMES RENCONTRES DU LIVRE-FILM

USINE SAINTE MARTHE, LE PRÉ BATTOIR 42220 SAINT JULIEN MOLIN MOLETTE
Samedi 16 et dimanche 17 juin 2007
[site des Rencontres]

Programme :
Samedi 16 juin:
[10h00] Accueil . Début des Rencontres
[10h15] Début des projections :
[+] Marguerite DURAS
Césarée (11 mn), 1979
Les mains négatives (18 mn), 1979. Copies rénovées 2007
[11h00] Intervention de Bernard Collet : « Marguerite Duras, l’écart de voir. »
[11h30] Débat
[12.30] Déjeuner
[14h00] Livres-Films et Ciné-Poèmes
Pierre ALFERI
Personal pong (10 mn)
extrait de Ça commence à Séoul, mai 2007, Éd. P.O.L.
– Tante Elisabeth (5.30 mn)
extrait de Ciné-Poèmes et films parlants, mars 2003, Lab. d’Aubervilliers
Philippe BOISNARD
– « Je suis un monstre » (3 mn)
à partir d’une lecture de Joël HUBAUT, Lodève 2006
Béatrice BRÉROT
– Violence (3.14 mn)
Charlotte MOLLIEX et Béatrice BRÉROT, 2007
– La Compagnie des Anges (5 mn)
Texte de Alain JANICHON, 2007
Jacques DEMARCQ
– Modeste proposition (5 mn), 2007
Rachel STELLA
– Sonnet urbain (3 mn), 2007
Bernard DEGLET
– La danse du Tutuguri (7.04 mn), 2007
– Vers l’ours (6.50 mn), 2007
– Un jour à marquer d’une bière blonde (3.25 mn), 2007
Jean-Jacques MARIMBERT
– Départ (Retour) (15 mn), 2007
Extrait de Départ, Éd. La Renarde rouge, 2000
– Encre (2 mn), 2007
Bernard GARCIER – Le diable est dans l’escalier (3 mn), 2007
Dominique Emmanuel BLANCHARD
– La Perte politique (1.30 mn), 2007
Texte de Marguerite DURAS
Discussion. Débat
[18h00] Livres-Films
[+] Isabelle COLLET – Capri (3.53 mn), 2007
Texte et voix : Philippe FUSARO, extrait de Capri et moi, Éd. La Fosse aux Ours, 2003.
[+] Bernard COLLET – Et elle, inaccessible (6.30 mn), 2007
Texte inédit et voix : Bernard COLLET, musique : Philip GLASS
violon : Jean LEBER, enregistré le 24 juin 2006 à Saint Julien Molin Molette
– La Démolition (6.30 mn), 2007
Images : Jacques REPIQUET
Texte et voix : Patrick LAUPIN, extrait de Le vingt-deux octobre, Cadex Éditions 1995 et de L’Homme imprononçable, La rumeur libre éditions, 2007.
– La vraie vie (3 mn), 2007
Texte et voix : Bernard COLLET
– Le fil rouge (5 mn), 2007
Texte et voix : Bernard COLLET
[+] Jean-Pierre HUGUET – Abraham (7 mn), version 2007
Texte : Frédéric BOYER, extrait de Abraham Remix, Éd. P.O.L.
2005 voix : Frédéric BOYER et Bernard COLLET
– Jonas (5 mn)
Texte et voix : Bernard COLLET, 2006
– Le passage lent et répété de la mercedes noire (13 mn), 2007
Texte et voix : Bernard COLLET Extrait de “Paradis beach”, Éd. Aïni Bennaï, Casablanca 2005
– La Plongée des eaux (7 mn), 2006
Texte inédit et voix : Bernard COLLET
[+] Discussion. Débat
[20h30] Dîner campagnard
[21h 30] Concert de musique contemporaine et improvisations : Alexis CIESLA, clarinette, jouera devant des dessins de Josef CIESLA extraits du livre-disque “Interrogations”, (Jean-Pierre Huguet Éditeur, 2006).
Dimanche 17 juin
[10h00] Début des projections :
[+] Jean-Daniel POLLET
– Bassae (9 mn), 1964. Texte : Alexandre ASTRUC, voix : Jean NEGRONI
– Méditerranée (45 mn), 1963. Texte : Philippe SOLLERS, musique : Antoine DUHAMEL
[11h00] Table ronde et débat “La discrépance. Le cinéma de la littérature.”
Participants : Rachel STELLA, Jacques DEMARCQ, Jean-Jacques MARIMBERT, Bernard DEGLET, Philippe ROUX, Bernard COLLET
[12h00] Présentation par Philippe ROUX de la revue De(s)générations
[12.30] Déjeuner campagnard
[15h00] Films
[+] Pierre MEUNIER – Le plus long travelling de l’histoire du cinéma, (25 mn), 2007 Texte et voix : Pierre MEUNIER
[+] Michel JEANNÈS – Mauvaises herbes (48 mn), 2007 © Production La Mercerie
[16h30] Intermède musical Rediffusions de films
[19h00] Clôture des Rencontres

[Texte] La faim absolout du mond de THTH

Filed under: créations,UNE — Étiquettes : , , , — rédaction @ 13:08

lafaimabosloutedumon.JPG[Texte de « LA FAIM ABSOLOUT DU MOND. » présenté par THTH lors de son invitation à Arras pour Déméninge poetik par temps de guerre]
Respect PH. Boisnard « encore ouvert à la chair fraiche. »
PLEIN FEUX
Hortense Gauthier présente_
« Bonsoir (suivant son inspiraFion…)
« ET voici… THTH et sa « FAIM ABSOLOUT DU MOND. » Une Dé$aintkarmaFion comme il dit de flux-writing mais avant, j’ai une annonce de Joël de la Plomberie à vous lire… »
« Comment voulez-vous que j’écrive un texte avec tout ces flux qui me traversent et ces branchements dans mon corps ?  » re-spammé le 30 mai 2007 à 13 :32 sur le SDH.
NOIR.

Envoyer « Jason X ». Je suis couché derrière un immense drap blanc2merde. Quand Jason x est terminé, j’allume une lampe2bureau2merde posée à terre (avec une gélat’ pourpre ou bleu) derrière moi pour projeter une ombre chinoise. Levée du zombie Jason-TH. Au début, jeu d’ombres avec un bras de mannequin sur mon corps (au niveau du genou et du ventre). Après m’être levé, entrée sur scène (en arrachant le drap) en zombie – masque-de-Jason-sur-un-masque-de-zombie, veste militaire bleu armée de l’air avec badge « NO FUN », une sacoche à moitié ouverte avec dedans, prêt à tomber, un laptop2merde (un Genius Vision pour enfants) et attaché à ma ceinture, un transformateur standard qui traine derrière moi comme un boulet2merde. Je marche donc comme un zombie2merde. J’arrive à l’avant-scène. Je trébuche sur un boût de bois (un rondin si possible…) Le ramasse… le regarde… et le balance comme le crevard2singe dans « 2001 l’Odysée de l’Espace », je continue et tombe sur le flyer de la soirée par terre et articule (mal) façon zombie2merde_

P.o.é.s.i.e.c.o.n.t.e.m.p.o.r.a.i.n.e

et je rajoute_

T.e.c.h.n.o.l.o.g.i.e…

L.a.p.t.o.p…

I.n.t.e.r.n.e.t…

H.y.p.e…

Hype !!!!

HYYYYYYPPPPE

la Genius Vision tombe de ma sacoche. Je m’agenouille et prends le transformateur. Là, je m’en sers comme d’une masse v(i)olante. Je fracasse le laptop2merde. Je me redresse très vite, enlève mon masque et dis façon cage aux folles_

I would prefer to joujou video !!!

Lancer « Enculés » puis le jeu « URBAN CHAOS VIOLENCE URBAINE ». Je regarde le générique du jeu comme un zombie2merde, ensuite je lance une partie et pendant l’apparition du regard de Bush derrière le drapeau amerlok2merde dans le loading du jeu, je dis_

7 mai 2007 j’ai un os de cachalot dans la rouge gorge.

NOIR.

Lancer une balle de ping-pong, une deuxième une troisième et mettre le CD « Ouvre-Moi » (attendre un peu…)

FLEUR2MERDE / court extrait des « Mémoires d’un jeune crevard » en cours de défragmentaFion… [ceci est un hoax]

La première expérience2merde qu’un homme peut faire de la hype se passe pendant son adolescence, lors de sa scolarité2merde, quand une fille (canon en général la fille…) d’une autre « classe » le rejette implacablement pour des raisons que la hype lui rappellera toute sa vie durant. L’échec sexuel (donc fatalement « amoureux ») est le premier jetté manu militari qu’un crevard peut endurer. Des mains invisibles l’amènent DEHORS loin – très loin – du coin V.I.Pi de ladite fille. OK. J’ai connu une fille qui s’appellait Fleur. C’était le sosie rétro-actif de la chanteuse blond4$$ belge un rien bouffie de « Vive la Hiiiipe » – pardon « Vive la Fête » – pour vous situer un peu la fleur mais elle, Fleur, elle était plantée dans un corps de 15 ans. Moi, je devais en avoir 20 et des poussières. Je n’avais pas encore mon bide, ni mon teaser de calvitie2crevard. A l’époque, je feignais d’étudier l’hôtellerie en B.T.S dans un village jurassien : Poligny ! Paix à ton âne. Heureusement ou malheureusement, au lieu d’étudier la gestion, l’ingiènerie, le droit et-toutes ces-belles-choses-pour-s’acheter-à-crédit-une-maison-à-30 ans, je préfèrais retaper à la machine à écrire électrique2merde des nouvelles que j’avais écrites à la main (only plûme Waterman S.V.P : 16 francs 50 – chouré au Monop’ du coin) c’était pendant mes stages d’entreprise au Martinez, à Cannes. Pour vous situer ma crevardise naissante, j’avais choisi de suer mon âme au room-service à la place de planquer mon corps au bureau des RelaFions Humaines. Dans le fion du Jura esnuite après le stage, je m’engouffrais dès la fin des cours dans des activités socio-culturelles un peu cul-cul la praline. La praline que j’apprenais du reste à confectionner en T.P pâtisserie. Je m’enfermais donc dans le placard étanche d’un club de photo pour seniors, j’incarnais (très mal façon Actor Studio l’Oréal) le Marquis de Sade dans le club de théâtre lycéen du Village, je pratiquais le yoga… Bref, je glandais sec. Et surtout, j’allais souvent au café du Centre. J’étais élève dans le technique depuis mes 16 ans et c’était la première fois de ma vie2merde que j’étais au contact de lycéens « normaux ». Je suivais mon B.T.S hôtelier dans un lycée « normal » qui accueillait des sections « technique ». Dès que j’avais un moment, je filais au café pour draguer des lycéennes et c’est là, que je me rendais compte que les filles qui étudaient Sartre, Camus et-toutes ces-belles-choses-pour-s’acheter-à-crédit-une-maison-à-30 ans, étaient quand même plus bandantes que celles qui étudiaient la main courante en réception (bien que…). Enfin on s’en branle de mes histoires de hype et de fleurs maintenant, je suis « reanimator multimerdia » dans le Bronx. Je mouille le maillot dans le social et j’ai /OK/OK sorti un baise-sollers….

Quand Charlotte de Sold Out dit « Fais parler le bistouri » j’ouvre le livre OUVRE-MOI et je balance_

NIBES/SUCK (traducFion « Ã§a craint les Saints ») BAISE ! BAISE ! BAISE ! BAISE DE BAISE ! Chiennes agressives !!! Je vous baise. Vous suckez. Putain. Vous suckez. Vous avez peur. Ne soyez pas moi. Je parle mon esprit. Je crie. Je crie. Je gémis. Je gémis. Vous êtes des coeurs non requis. J’ai laissé le mien à la maison. J’embrasse vos lèvres, j’oublie vos visages. Je lèche votre corps, juste comme votre goût. BAISE ! BAISE ! BAISE ! BAISE DE BAISE ! De quoi avez-vous peur ? Étranglez-vous, balancez-vous, je vous mutilerai pour toujours. Emprisonné votre jambe, vos visages sont en danger maintenant. Soyez un lit effrayé ! C’est exact ! Cela était exact. Obtenez un bras sur vos genoux ! Chiennes psychopathes. Vous… Slut ! Vous putain ! Oh pourquoi pas vous juste ! Fermez la baise, ne me dites pas quelque chose que je n’ai pas entendu avant.BAISE ! BAISE ! BAISE ! BAISE DE BAISE ! J’aime baiser votre coeur et manger votre âme. Crachez-la dehors, laissez moi juste venir. Un animal sauvage, je suis indompté. Placez-moi libre. Je suis venu. Je suis venu.

NEON A DONF’

Bonsoir Public de Sal’Arras ! (ok facile je vous aime je vous aime !!!)

Chaque soir_

« Que voulez-vous faire ?

arrêter le système
fermer la session nobody
redémarrer
mettre en veille… »

« LA WAR DES MENINGES CONNECTEE AU GRAND NADA.CUM C’EST LA POUESIE2MERDE DE LA CERF-VEULE DECONNECTEE DU COEUR » mais vous avez Faim toujours faim en cette fin de monde programmée… au fait, depuis que j’ai vu « WE FEED THE WORLD », je mange et je chie bio. Bref je suis devenu un crevard-bio…mais avant pour les gens qui s’emmerdent pendant ma « lecture », je vous propose de jouer au jeu de darmes sang pour sang capitaliste…

Sortir de la poche le plateau plastique du jeu de dames, le saucisson et le chorizo … le couteau électrique, couper 2 x12 de chaque…

Lu dans le livre de Nick Cohn, « Awopbopaloobop Alopbamboom » : « Le mot « hype » est crucial. En théorie, c’est l’abréviation d’hyperbole. »

spammer du flux-writing ça équivoke à écrire sur du papier cul des hyperboles.

Donner au public du papier chiotte et leur demander d’écrire des métaphores2merde. Lire le guide du routard entre temps. leur expliquer – intéravtivité avec le public

un écrit-vain qui se déconnecte de la Seconde Vie est un putain de fonctionnaire d’arbres coupés.

Sortir le Dico des rimes intéravtivité avec le public avec les rimes en « TION /FION »

Le poète2merde n’est pas seulement celui qui spamme,
il est aussi celui qui immodère
Il est saisi par l’exigence du dialogue
fight avec le syndiqué
anonyme et collectif le plus souvent…
Ce laxisme du dialogue2merde
de spammer et de laisser spammer,
de surfer et de faire surfer,
est aussi ce qui définit,
à un autre niveau avec un glissement de sens,
le merdium superflou de la démocratie2merde.

Myspace_Ceux qui vantent leurs friends seront inévitablement punis par quelques manifestement du Ciel. le akakakuré le livre secret des spamouraïs

SEDUCFION.online.cum 100% de gagants !!! Derniers jours : Gagnez des vacances à Ibiza spéciales célibataire ! Le soleil la plage la fête. Gagnez un séjour à IBIZA l’ile des people, de la fête et des célibtaires.

Le web c pas mal une sorte d’Ibiza par procuraFion. Je continue la grève de la masturbafion mais avec des grèves syndicales…

en saturé_

Armateurs bouffant le cul d’ASIA-tiques shootant ARGENTo & Yelle avec des beurettes-addicts en bikini american apparel. Les black-interracial bourrinent les brunes qui trépassent au casting2merde avec des chattes poilues mais aussi des chattes rasées ALORS oui ! J’encule Delfynn Delage en double pénétraFion et je prends après une douche2sperme en archange de son con. L’éjaculaFion fractale en éjaculation faciale féminine n’est d’autre que l’éjaculaFion interne des pét4$$ enceintes ! Etudiants de la FellaFion ! Femmes mûres : soyez fétiche aux yeux des filles seules! Fist Fucking ! Gay ! God ! Gorges profondes ! Gros Seins ! Grosses Infirmières ! Jeune 18/21 ans ! Latines ! Lesbiennes ! Partouzez ! Pieds ! Chaussures ! Rousses ! Sado-Maso ! Sexe à 3 ! Sodomie ! Loft !

en doux_

Les Blondes suceront toute la Nuit longtemps. Hé j’ai besoin d’une certaine vraie b.a.i.s.e. La Lune se développe alors je continue sous un passage arqué. D’avantage d’exploraFion à Spitsbergen et je terrifie le Vaste. Il semble si sauvage. Est-ce du miel ou de la neige ? J’approche dans le Plus Bas pour accroître ta Lune d’alligators alors que des entraineurs branlent de jeunes bouffeurs de chiquenaudes. Il pleut sur mes yeux et je ne peux saisir l’arc du dégel des trois jours bruinant de janvier.

Comme tous les baroques2merde, nous sommes des chieurs effrénés de phrases-slogans-concepts-idéologies mais secrètement nous sommes des ico-nono-castes2merde. Non pas de ceux qui brûlent les livres, mais de ceux qui chient une profusion d’essais2merdes où il n’y a rien à penser à part la pensée elle m’aime qui se regarde chier dessus.

31 mai 2007

00 h 29

je suis fatigué et je vais éteindre mon putain d’ordinateur.

NOIR FINAL.

[NEWS] Lectures pour la sortie de Raison basse, le 16 juin

raison_basse.jpgSamedi 16 juin 2007, à 19h30, Galerie Mycroft, lectures pour la sortie de Raison basse aux éditions Cameras Animales, avec :
Nikola Akileus,  Philippe Boisnard, Elie Delamare-Deboutteville, Pierre Escot, HC Jones, Gilles Maté, Joachim Montessuis, Ner, Didier Ober, Tristan Ranx, François Richard, Mathias Richard, Christophe Siébert, Charles Simon, Denis Soubieux, Thierry Théolier.
[lire l’entretien avec François et Mathias Richard]
[lire la présentation du livre]

11 juin 2007

[Texte] CUHEL, Une ère nouvelle commence

Filed under: créations,UNE — Étiquettes : , , — Fabrice Thumerel @ 13:57

Une ère nouvelle commence
qui se réclame
qui se réclame de la République
qui se réclame de la politique
qui se réclame du marketing
qui se réclame du marketing républicain
qui se réclame du marketing politique
qui se réclame de la République française
qui se réclame de la République française à l’Américaine
qui se réclame de tant d’années

Une ère nouvelle commence
qui se réclame
qui se réclame de la Troisième République
= République bourgeoise
= République narquoise
Vive donc la Troisième République, qui garantit l’instruction obligatoire, forme des citoyens dignes de ce nom, et qui assure enfin aux classes laborieuses le bénéfice des principes de stricte solidarité humaine qui sont les legs les plus précieux de la Révolution
TRAVAIL-HYGIÈNE-PROPRETÉ
TRAVAIL-FAMILLE-PATRIE

Patrie-des-Droits-de-l’Homme
et de tous les moyens
tous les moyens sont bons
Travail des avilizélateurs
Travail des étronizateurs

ARBEIT MACHT FREI

La France au travail
Travail du corps
Travail du corps social
Travail au corps
Travail de
Monsieur Propre
Préservons la France propre
Préservons la frange propre
La France aux MonsieurPropre
La France aux MessieursPropriétaires

Travail de hyène pour la propreté
Travail de hyène pour la propriété

Préservons la famille
Préservons la famine
Nettoyons la vermine
Préservons la famille des EX
Préservons la famille des exclus
Préservons la famille des Zélus

Une ère nouvelle commence
qui se réclame
qui se réclame de la Troisième République
= Liberté des Uns, égalité des autres
= Liberté des Huns, égalité des nains

Vive la Troisième Réputblik
aux sandales de vent
Vive les scandales d’avant
Vive les Marchands de vent

Troisième Réputblik
= scandales polydingo-financhiers
= moralisme : art de masquer les rapports de force – Le moralisme est un Carnaval

Une ère nouvelle commence
qui se réclame
qui se réclame de tant d’années

Une ère nouvelle commence
qui se réclame
tant de damnés
tant d’années de damnés

Une ère nouvelle commence
Vive la Révolution
Vive la Révolution populaire
Vive la Révolution patibulaire

La Roue tourne
La Fortune des Huns
L’Infortune des nains

La Roue tourne
Retour du pays fatal

Une ère nouvelle commence
Vive la Révolution
= Libriniquité
= Étalité
= Fraterniqué

Un nouvel air commence
qui se réclame
qui se réclame de la Maryonnaise
Un nerf nouveau commence
Vive la FrANGE bleus-beurk-rouge !

Une ère nouvelle commence
une ère de démence
Une nouvelle ère commence
Vive la fRANCE !

7 juin 2007

[ENTRETIEN] Mathias & François Richard, à propos de Raison Basse

Filed under: entretiens,UNE — Étiquettes : , , , , — Philippe Boisnard @ 9:09

raison_basse.jpg[Mathias et François Richard dirigent la maison d’édition Caméras Animales, dont nous avons déjà parlé à propos du livre de Thierry Théolier Crevard baise Sollers. Ils viennent de publier Raison basse, que nous avons déjà présenté sur Libr-critique [ici]. Cet entretien tente de montrer certains enjeux littéraires et critiques de ce livre collectif [30 auteurs], qui entrecroise une diversité d’expériences littéraires.]

1/ De quelle manière vous est venue l’idée d’explorer les variations possibles de l’écriture en rapport aux variations psychiques humaines ?
François : Je crois qu’il y a deux niveaux de réponse : par rapport à la création des éditions Caméras Animales, et par rapport à la nouveauté en particulier, Raison basse.
Pour la création des éditions, je ne sais pas si on peut appeler « une idée » quelque chose d’aussi viscéral. C’était une envie qui ressemblait fort à un besoin. Quelque chose qui semble être arrivé dans l’ordre des choses. En 2003 cela faisait des années que Mathias et moi, après avoir pris des chemins de traverse différents à partir de l’adolescence, cheminions parallèlement dans les recoins sombres de la vie créative du pays, du côté des musiciens et du côté de ceux qui écrivent. C’était aussi bien sûr les années d’initiation, et les années où nous sommes chacun rentrés dans nos voix d’écriture propres (la mienne, au début, était influencée par celle de Mathias, que je suivais lointainement, qui me fit entrer dans l’immensité de l’univers lecteur), des voix qui pour nous deux avaient le point commun d’être très sismogrammiques, très différentes tant d’aspects mais tendant toutes deux spontanément vers une pulsation des entrailles, tractile et ductile en séquences inconnues, laquelle nous est apparue a posteriori, intuitivement, comme la marque d’une voix de vérité nue transconsciente. Impossible de dialectiser davantage quelles traces sont d’elle et quelles traces ne sont pas d’elle, ce que nous savons, c’est que lorsque nous la rencontrons nous la reconnaissons, nous nous reconnaissons sous d’autres visages. Sa particularité est d’être insituable, de se développer sous tous les modes connus et possibles. Elle est l’adn de l’intensité térébrante, de la mise en abyme soudaine du corpus.
Notre projet d’éditions, c’est de montrer la pluralité et la dissemblance apparente des corps porteurs de cette trace, et de dégager en même temps l’essence magmatique commune.
Le projet de Raison basse, c’est de condenser le projet des éditions en un seul livre, une conjugaison à tous les corps, à tous les états et humeurs de son infrascience, « vision de paysage de voix en reliefs, prises d’airs et plongées en profondeur, en fondu-enchaîné ».
Mathias : L’espèce humaine a exploré les terres, les mers, le ciel, et attendant de pouvoir mieux explorer le cosmos (comme beaucoup j’attends de pouvoir voyager dans l’espace), nous explorons les pensées, les subjectivités. C’est notre « Go, West ! » intérieur, notre bois sacré, notre mystère à percer et notre « toujours plus loin ».
Pour paraphraser Punish Yourself, si l’avant-garde est morte alors nous sommes les zombies ! D’ailleurs certains, comme Charles Pennequin, explorent brillamment l’écriture-zombie.
Et qui dit zombie dit vaudou.
Et qui dit vaudou dit sacré, créolisation, magie, doubles en soi, mort, vie jusque dans la mort, résistance à l’oppression par déplacement et subversion de codes inculqués, langues mêlées, recréées, rituels, transe, rétablissement impossible d’une tradition coupée (détruite) par la violence du monde (en l’occurrence la traite et l’esclavage), mais portée par la vitalité du sacré, bref, hybridation, mutation.
Qui dit zombie dit aussi machine, machinisme, robot, androïde. Et non loin du zombie gît métonymiquement la figure du vampire.
Ce n’est pas un hasard si les figures privilégiées de ce que j’appelle le « mutantisme » sont le robot, le golem, le mutant, l’androïde, le métamorphe, l’alien, l’extra-terrestre, le mal-formé, le surdoué, l’inadapté, le freak, le monstre, le super-héros/vilain, le réplicant, le cyborg, l’ordinateur, la bête, les différents règnes vivants (animal, végétal, fongique, bactériologique… bientôt informatique, peut-être), le vampire, le lycanthrope, le zombie, le caméléon, l’hybride, le frankenstein, le cobaye. Toutes formes expérimentant des sèmes différentiels, par soustraction, addition, mélange, émulsion, réaction, cristallisation de devenirs contemporains.
Au moins autant que le résultat, au moins autant que la résolution en une figure, ce qui m’intéresse est le processus, l’anomalie, le différentiel d’un point à l’autre, l’« entre » (le santre : l’antre, le ventre, l’entre et le centre) et le « vers » (nexus : l’Entre des Vers (rires)). On peut imaginer 2 directions parmi les Å“uvres mutantistes : l’œuvre hétérogène dans laquelle on voit la mutation opérer à l’intérieur de l’œuvre (Å“uvre en plusieurs temps), et l’œuvre-bloc issue de la mutation.
L’un de nos mots-clé, effectivement, est l’exploration. La volonté d’exploration du possible, de l’exprimable, du pensable, du dicible, du sensible, du pensible, du poussable, du langageable. La connaissance comme plaisir pur ; et la lectriture, la lecture-écriture, comme moyen/outil de connaissance, de voyage, de traversée. (Ces activités me font entrevoir l’étendue de l’intelligence possible, et la faiblesse de mon cerveau.) L’exploration de tous les angles possibles, la connaissance de l’humain, du non-humain, de la pensée possible, de toutes les formes de pensée possible, a toujours été un aspect de la littérature (le dérèglement de tous les sens de Rimbaud, par exemple), c’est ce qui la sauvera de tout. La littérature n’est pas qu’un générateur de fictions, d’« histoires », de scénarios, même si beaucoup la cantonnent à ça, ce qui la tue. Cette spécialisation la tue, car le cinéma (et bientôt le virtuel) fait ça mieux qu’elle, avec plus de moyens, de puissance.
Ce qui sauvera ce qu’on appelle la littérature est qu’elle peut être un relevé sismique des pensées, des états nerveux, des pulsions humaines : un moyen de connaissance. Son intérêt est autant littéraire que scientifique. Elle constitue un moyen biotechnologique de témoignage et connaissance du vivant, de la pensée humaine sous forme langage.
Issue de la théologie, la littérature devient ainsi une subdivision de la neurobiologie.

[News] Soirée « JAVA is not DEAD »

Filed under: News,UNE — Étiquettes : , , , , , , , , , — Hortense Gauthier @ 7:53

java_snotnotdead-5.jpgDans le cadre des Périphéries du 25e Marché de la Poésie à Paris, une soirée à ne pas rater : JAVA is not dead, au Point Ephémère à 18h le dimanche 10 juin – entrée libre.
La revue Java s’est arrêté l’année dernière, mais pas le trio qui la dirigeait. Jean-Michel Espitallier, Vannina Maestri et Jacques Sivan continuent leur exploration des formes poétiques, aussi bien à travers le livre, la lecture, la performance, que le son ou la vidéo. L’après JAVA se fait en musique, rock, electro, expérimental, textes et sons, Petit Robert et grosse caisse, cordes vocales et électricité. En programmant des musiciens venus d’horizons différents et en mêlant leurs voix aux voix de l’électricité, du rythme, des riffs, les trois poètes vont déplacer une nouvelle fois les territoires de la création poétique.
On pourra voir des performances de Jean-Michel Espitallier et Vanina Maestri , écouter Prexley, groupe punk rock et alentours, crée par Laurent Prexl, et dans lequel Espitallier joue de la batterie, ainsi que Kasper Toeplitz, l’excellent compositeur et bassiste, qui oscille entre rock et musique contemporaine. On pourra aussi découvrir le travail de Jacques Sivan et Cédric Pigot, musicien de la scène expérimantale qui développe une ambiant bruitiste et des paysages sonores envoûtants, ils s’étaient rencontrés autour de la création de Koundri [Jacques Sivan, vidéo Philippe Boisnard, son Cédric Pigot] lors de la soirée Leurres, SourNoiseries et autres Stratégies, organisée par la revue Talkie-Walkie et LO Moth à éof en mai 2006. La poésie moléculaire de Sivan a rencontré la musique granulaire et vibrante de Pigot, pour créer une poésie sonore mouvante, sombre et palpitante de toute beauté.

[News] Sartre à la Sorbonne

Filed under: News,UNE — Étiquettes : , , , , , , , , , , , , , , — rédaction @ 7:50

Le GROUPE D’ÉTUDES SARTRIENNES organise son Colloque annuel les 22 et 23 juin 2007 à la Sorbonne, Amphithéâtre Guizot.
Au programme :
– vendredi 22, 14h30-17h30 : le théâtre de Sartre (A. Van den Hoven, C. Daigle, B. O’Donohoe, Y. Hamel)
– samedi 23, 9h00-12h00 : Sartre et la psychopathologie, avec

– L. Husson, « Pour une comparaison entre Sartre et Adler »
– J.-F. Louette, « Le Mur et la psychopathologie »
– P. Fautrier, « Sur les sources du Scénario Lebon »
– J.-L. Cornille, « Comment Sartre a-t-il réécrit La Nausée dans Les Mots ?

– samedi 23, 14h00-16h00 : Morale et histoire (V. Putchay, C. Ficorilli, H. Neira, J. Lecarme).

5 juin 2007

[chronique] Prix Louis Guilloux pour Demain je meurs de Christian Prigent, par Ronald Klapka

Filed under: chroniques,UNE — Étiquettes : , , , , — rédaction @ 6:34

© Olivier RollerJe te remercie beaucoup d’avoir pris la peine de m’écrire longuement après ta lecture de « Ceux qui merdRent ». Si l’amitié a un sens, c’est celui-là, sinon elle n’est que complicité triviale, effusion -obscène. Mais c’est une qualité d’amitié devenue bien rare, tu le sais : les protestations d’affection vont bien souvent de pair avec l’indifférence réelle, profonde, obtuse envers le travail et la pensée de l’autre. On en voit, au bout du compte, les résultats dans la désinvolture et l’insignifiance de la prose critique que publient les gazettes : aucune amitié pour les livres, pour la pensée mais le miroitement publicitaire et l’occupation tactique des surfaces imprimées. Merci donc, de lire, de critiquer, d’ergoter, de pointer les nÅ“uds obscurs, de n’être pas indulgent (c’est-à-dire méprisant).

Cet extrait de lettre de Christian Prigent (Berlin, 1991) à Pierre Le Pillouër est public : publié dans le numéro 4 & 5 de la revue il particolare, est comme le nom de la revue l’indique un détail signifiant (particolare) et non pas une anecdote (dettaglio).

Soyons clair : ceux qui correspondent sont deux compagnons de l’aventure TXT. Les unit une même exigence. Point barre ai-je envie de dire/écrire.

Mais il faut poursuivre : aujourd’hui Christian Prigent obtient (à plus d’un titre) le prix Louis Guilloux 2007. Il s’est exprimé dans une note significative de la revue Europe (Numéro Littérature de Bretagne, coordonné par François Rannou) :

« Maintenant je relis les Carnets, je fais lire à mes élèves Le Sang noir et La Maison du Peuple. J’aime de plus en plus ce que le roman (au moins la narration) permet de brasser du temps complexe de nos vies intimes et des foudres de l’Histoire. »

Et puis, évidence massive il y a Demain je meurs ! où l’ami est cité -affectueusement égratigné au passage :

« C’est le pillouër, l’arsouille, le clodo, avec sa bouffarde et sa grande écharpe genre Aristide Truc, le roucouleur nul pour les parigots. » Mais encore Mémé ? « Vous savez bien qui : çui qui pose bohème et pond du bouquin sur le populo pour divertir les aristos. »[DJM, 171]

L’auteur de ces lignes, il n’en peut mais, a entretenu des relations amicales avec le curé de Saint-Brandan (Jean Le Rétif) qui un jour lui a offert son étude sur les pillotous de Lanfains, et aussi avec en son temps le responsable des Capes de breton (Fransez Favereau), auteur DU dictionnaire de référence (il n’est de breton que de Poullaouën, qu’on se le dise une fois pour toutes, oui Françoise), et forcément cette « sortie » de Mémé n’a pas manqué de l’agripper !

Il y a à n’en pas douter infiniment d’affection dans l’attribution de ce prix ; il serait franchement nul, comme le dit si cruellement Mémé de faire « le roucouleur pour les Parigots ».

Car nom de nom ! Demain je meurs est d’un bout à l’autre resté fidèle à l’esprit des aventuriers (dichosa ventura, ça leur fera des pieds que je cite Jean de la Croix) de TXT. Il faut lire, crénom ! l’effort au style c’est quoi, mais c’est ça ! ici (en deux) ça froufroute pas :

Flash ici, brutal, coup au cÅ“ur. Respir coupe quasi. Tu bloques. Tu vacilles. Tu appuies ta main sur le mur sauf à défaillir. Tu fermerais bien ici les deux yeux. Garde l’un ouvert : s’ils te voient pâlir et les paupières closes, gare intervention du service d’urgence et qu’on t’enregistre au bureau des pleurs et petits malaises avec de l’amer à ingurgiter. Pensée incidente : si on a deux yeux, c’est pour cligner l’un en avantageux et que le prochain vous porte intérêt, voire qu’à vos avances il fasse risette; l’autre c’est pour se mettre le doigt dedans -car prochain tire tronche et ça y est: on louche. Donc vas-y, louche. Un Å“il sur dehors où corps médical vaque à son devoir et tu lui souris par du pétillé. Un Å“il sur dedans où du souvenir rapplique comme nuée du fond d’horizon où c’est pas beau temps : attrape-le au vol, colle-le vite ici. (DJM, p 125)

C’est faire merder, ou plutôt, comme aurait dit Jarry, merdRer la beauté convenue, la pensée pré-pensée et les « chromos » de l’humanisme contemporain. A bon lecteur, salut !

[NEWS] 2 prix concernant la littérature contemporaine

Filed under: News,UNE — Étiquettes : , , , , — rédaction @ 6:21

Tout d’abord le prix Louis Guilloux 2007 a été décerné à Christian pour Demain je meurs [POL]. Comme le rappelle remue.net « ce prix a été créé en 1983 par le Conseil Général des Côtes d’Armor, et récompense une Å“uvre dont le caractère humaniste est affirmé ». François Bon l’a obtenu pour Mécanique en 2002 [voir +]. Libr-critique est heureux de ce prix pour Christian Prigent, au sens où il est fait souvent mention de son travail ici, et que plusieurs interviews ont été réalisés de lui [ici] et [ici].
Ensuite le grand prix multimédia de la Société des gens de lettres [SGDL] a été donné à Philippe Boisnard, pour son travail de videopoetry sur le web [notamment sa page vidéo sur son ancien site (optimisée pour IE et safari/ peu compatible graphiquement avec firefox)]. Cette récompense souligne le travail qui a été accompli depuis 2001 [date de la première mise en ligne d’une videopoetry] jusqu’à maintenant.

4 juin 2007

[Chronique] Pierre Jourde, Portrait des mouches

Filed under: chroniques,UNE — Étiquettes : , , — Fabrice Thumerel @ 5:57

Pierre Jourde, Portrait des mouches.Sur Les Songes drolatiques de Pantagruel, L’Archange Minotaure, 2007, 206 pages, 16,50 €
ISBN : 978-2-35463-000-3
pjmouches.jpg À une époque où triomphent le politiquement correct ainsi que l’imagerie médiatique et informatique, Pierre Jourde a raison de souligner à quel point peut paraître exotique et fascinante l' »Ã©poque-monstre » que constituent la Renaissance et le Baroque, où, comme « il existait encore ce que l’on appelle corps et ce que l’on appelle peuple », on se repaissait autant de crotesques et de drolleries que « d’une érudition brute, énorme, indigeste », on « ne craignait pas d’être de mauvais goût », « la langue conservait ses bigarrures et ses aberrations », « le peuple et le corps n’étaient pas exclus du texte » (20-21).

sd.jpgAussi faut-il saluer le projet de L’Archange Minotaure : donner à voir Les Songes drolatiques de Pantagruel dans la première édition, établie en 1565 par Richard Breton, et donner à lire en même temps les subtils commentaires de Pierre Jourde. Lequel refuse de réduire ces « 120 gravures étranges et monstrueuses » faussement attribuées à Rabelais, et dont l’auteur reste donc anonyme, à un décodage systématique selon les clés politiques et religieuses : « La politique et la religion ne sont pas absentes (…) des Songes drolatiques, mais il faut se forcer pour y voir des allégories transparentes, un système de signes bien déchiffrable. Leur présence tient plutôt de l’allusion, du jeu, de l’accessoire. La fantaisie, ici, excède de très loin les besoins d’une éventuelle satire, et c’est elle qui frappe et réjouit d’abord. Le plaisir vient de cette gratuité. Ces créatures ne paraissent pas obéir à un sens contraint. Elles sont issues d’un inépuisable réservoir des formes. Leur insignifiance fait leur force » (28-29). Et le critique de mettre d’emblée l’accent sur l’ambivalence de ces formes tératographiques : ayant pour emblème le couple antinomique Eros / Thanatos, elles célèbrent la puissance, la surabondance vitale, tout en faisant ressortir notre part de monstruosité. dalisd.jpgD’où leur impact sur l’art de cette « Ã©poque-monstre » (Callot par exemple), mais également, ce que ne mentionne pas Pierre Jourde, sur l’art moderne. Il est dommage en effet que ne soient pas évoquées les vingt-cinq illustrations de ces Songes que réalise, entre 1971 et 1973, le peintre surréaliste qui déclare : « toute illumination en moi naît et se propage à travers les viscères » ; ces oeuvres fantasmagoriques proviennent de ce que Dali appelait « les images du pré-sommeil », « l’onirisme expérimental », « les images de l’irrationalité concrète » (on pourra comparer ici la gravure L et le « Phallus familier » de Dali).

Mais de quoi est-il question exactement dans ce Portrait des mouches ? De ces « bêtes microscopiques » associées à la pourriture dont la généalogie remonte à Pantagruel. Dans ces mouches qui, issues d’une double tradition, à la fois savante et populaire, font songer à Bosch et Breughel, Pierre Jourde voit une représentation symbolique de la parole originelle et parodique de la mélancolie. Notre fascination est celle de l’enfant pour toute collection, notre passion semblable au « rêve enfantin de la consistance ontologique » (46). Cette tentation d’être en-soi-pour-soi est liée au mode d’être de ces figures innommables qui ressortissent et au pâteux et au bidule, puisque oscillant « entre les pôles de l’insignifiant et de l’inouï » (47). En fait, les Songes nous plongent dans un enfer où « le bien est l’autre face du mal, le vide de la plénitude, la truculence de l’angoisse » (64). Ce lieu où s’opère la réversibilité des contraires est précisément celui de la monstruosité : lieu de tensions entre dedans et dehors, surface et profondeur, décoratif et représentatif, sens et non-sens, forme et informe, humanité et animalité, charnel et spirituel, matière indifférenciée et singularité ontologique. Rien d’étonnant à cela, dans la mesure où, comme l’a démontré Murielle Gagnebin dans Fascination de la laideur. L’en-deçà psychanalytique du laid (Champ Vallon, 1994) – que Pierre Jourde ne cite pas -, l’hybridité est l’essence même du monstre et du monstrueux.

S’il y a « cuisine carnavalesque » et présence des quatre éléments fondamentaux du corps grotesque (bouche, ventre, phallus et cul), nous sommes bel et bien dans le monstrueux car, loin de partager la générosité et l’ouverture de l’humanité rabelaisienne ou breughélienne, ces horribles créatures vivent en circuit clos, dans l’autoconsommation et l’autojouissance. Faut-il pour autant emboîter indirectement le pas à Bakhtine en constatant l’impossibilité du grotesque aujourd’hui du fait même de l’individualisme moderne, de la « collusion profonde », dans la littérature et l’art contemporains, entre « complaisance excrémentielle » et « obsession bureaucratique de l’ordre, de la propreté » (72) ? Certes, depuis l’épuration classique, la France a tourné le dos au carnavalesque et « un créateur chez qui le rire serait indissociable d’une recherche artistique est devenu presque incompréhensible » (p. 74). Mais n’y a-t-il absolument aucun équivalent littéraire actuel des Songes drolatiques de Pantagruel ? Outre le fait que la monstruosité est l’un des thèmes essentiels de Festins secrets, roman que Pierre Jourde lui-même a publié en 2005 aux regrettées éditions L’Esprit des péninsules, l’esthétique décrite comme souhaitable correspond étrangement à celle de Novarina, auquel le critique-écrivain a consacré plusieurs études (1) : « un art à la fois bouffon et inquiétant, tendre et violent, ironique et débridé, mélancolique et truculent, saugrenu et sérieux » (p. 71). Au reste, de Jarry à Novarina, en passant par Prigent ou Durif, le renouveau carnavalesque s’est dépouillé de la foi humaniste pour concentrer sa force régénératrice dans une langue qui dé-figure les formes et les conceptions établies. Enfin, comme j’ai eu l’occasion de l’analyser ici ou ailleurs, la dimension tératographique est présente dans quelques-unes des écritures les plus intéressantes d’aujourd’hui, qu’elles soient carnavalesques ou non : Prigent, Desportes, Boisnard…

(1) Cf. Pierre Jourde, La Littérature sans estomac, L’Esprit des péninsules, 2002, pp. 247-272 ; « La Pantalonnade de Novarina », Europe, n° 880-881, août-septembre 2002, pp. 15-25 ; La Voix de Valère Novarina (dir. ouvrage collectif), L’Harmattan, 2004.

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