Libr-critique

21 décembre 2007

[News] Le retour d’Al dante…

Filed under: News,UNE — Étiquettes : , , , , , , , , — Fabrice Thumerel @ 10:03

  Après avoir marqué l’histoire de l’édition et de la littérature pendant dix ans (1996-2006) pour avoir réussi à imposer, non pas une école, mais de nouvelles écritures, Al dante ressuscite (il n’y a pas d’autre mot !) : grâce à un mécène-artiste, Ruddy Ricciotti, Laurent Cauwet est en mesure de poursuivre son travail sur les relations entre écriture et "nouvelles oralités", sa rénovation de l’objet littéraire au moyen de nouveaux supports.

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25 octobre 2007

[Chronique] Franges de vie, à propos de Continuez de Jérôme Gontier

Filed under: chroniques,UNE — Étiquettes : , , , , , — Philippe Boisnard @ 8:13

band-gontier.jpg Qu’est-ce qu’une expérience de pensée ? Faire face à un vécu, n’est-ce pas traverser toujours déjà les couches, les franges, les plis de formes de pensée qui ont déjà eu lieu ? Continuez de Jérôme Gontier semble ouvrir dans l’espace minimaliste du trajet de son narrateur à ces questions.

Qu’est-ce qu’un vécu de sens de l’existence ? La phénoménologie depuis Husserl jusqu’aux phénoménologues récents tel Marc Richir, tente de saisir cette question, comme question de la chose-même. Derrière le leitmotiv d’Husserl, appelant dès L’idée de Phénoménologie, “aux choses mêmes”, ce n’est pas la question de savoir ce que serait une chose en-dehors du champ de conscience, mais comment toute chose se constitue en tant que vécu de sens de la conscience, en tant qu’elle est liée à une signification pour le cogito. Toute extériorité transcendante serait en ce sens, comme il le montre dans ses analyses des Méditations cartésiennes, dans le plan immanent de la conscience, et dès lors constituée par les opérations de représentation de celle-ci.
La conscience, se confrontant à elle-même, prise dans ses limites, ne serait pas d’abord face au flux des choses, mais serait toujours déjà face à elle-même, face à ses propres constructions qui se donnent au niveau du langage.
Consécutivement, dans ces analyses phénoménologiques, ce qui va devenir majeur, c’est l’analyse de la présentification de la conscience, à partir d’horizons de rétention, à savoir de ce qui est retenu, de ce qui est fixé en mémoire en tant qu’expérience. Tout vécu de sens qui se donne en présence, selon une actualité, est lié à des expériences qui ont impacté la mémoire, qui l’ont marquée et qui déterminent comme autant de vecteurs possibles, l’expérience présente.
Mais alors si au lieu d’être aveugle à ce fond constitutif de notre vécu actuel, nous l’ouvrions, qu’est-ce qui apparaîtrait dans l’expérience que nous faisons ? Est-ce que ne se déplierait pas une forme de feuilletage des possibles mais aussi de déjà-vus, de déjà-vécus, c’est-à-dire : est-ce que simultanément à l’expérience faite actuellement, nous ne ferions pas face, comme à des plans d’une réalité parallèle et tout à la fois passée, à la diversité des expériences similaires passées et possibles, toutes conjointes dans celle en présence ?

Jérôme Gontier, dans Continuez, semble ouvrir une telle perspective, une vie qui se donnerait en franges (les franges sont parallèles structurent un même tissu et pourtant sont des filages distincts), et simultanément une vie en présence qui impliquerait la multiplicité des vécus de sens déjà traversés, à savoir du sens expérimenté par la pensée en tant qu’elle fait l’expérience d’elle-même.

Continuez peut être lu comme une forme de roman. Certes minimaliste quant à l’action. Minimaliste au sens où nous pourrions résumer par les titres de ses chapitres son déroulement : Dehors, Dehors-dedans, Dedans, dedans-dehors, dehors. Action mince, infime, le parcours d’un homme qui va chez son analyste, et qui en sort. Le tout durant à peine quelques heures, circulation comprise, montée et descente d’escalier comprises. Trame qui paraît mince, si nous considérons que ce qui a lieu ne serait que ce parcours, régulier, d’un homme qui paraît de fait peu combatif, résigné à l’habitude de son trajet.
Cependant, et c’est là toute l’inventivité du travail de Jérôme Gontier, loin de travailler à l’action extérieure, ce qu’il met en place c’est une aventure intérieure qui explore la construction de soi, la construction du je [n’oublions qu’il a auparavant écrit ergo sum publié aux éditions al dante]. Par conséquent, s’il écrit que “je est une convention, une manière trouble de s’entendre” [p.34], alors il doit mettre en évidence comment ce “je”, cet ego se constitue.
Au contraire des approches poétiques ou littéraires plutôt traditionnelles qui en appellent au corps, à des forces intérieures, à une multiplicité d’affects (d’Artaud à Michaux), Jérôme Gontier va constituer ce “je” selon une déconstruction phénoménologique et analytique des mécanismes qui le constituent. Ce qui lui importe c’est de saisir en quel sens il est possible de dire que “mon ouvrage à moi, c’est moi et je suis mon ouvrage” [p.39]
Littérature qui met en lumière des structures formelles de la pensée et non pas forcément les contenus de la pensée. Alors que chez des auteurs comme Hubert Lucot entre autres, ce qui domine, est l’expansion, la dilatation mémorielle, l’annotation précise, le labyrinthe de souvenirs parfois, avec Jérôme Gontier, le contenu est réduit à sa plus simple formulation [processus d’abstraction], pour tenter de saisir bien plus le mécanisme de pensée qui à chaque fois est en mouvement dans une situation. C’est ce que j’appelle feuilletage, et c’est ce qui constitue la numérotation de chaque fragment [il y en a 887 qui détermine chaque moment du parcours].
Ce feuilletage se détermine par des franges. Chaque situation, chaque moment s’ouvre non pas dans une événementialité en présence et donc en relation à des rebondissements d’action, mais c’est le retour des possibles au-dedans de la pensée, possibles qui forment les boucles narratives, les lignes que nous suivons à travers chacune des notes, et ceci avec une certaine forme de distanciation qui crée tout l’humour de ce processus.
Jérôme Gontier se réfère pour ce feuilletage à des réels qui ont eu lieu, ou bien des potentialités qui auraient pu avoir lieu, aussi bien à la question du pli, que de la frange. Tel qu’il l‘exprime, dès la première partie, comme s’il s’agissait un avertissement inapparent, “le temps de ma parole à venir est frangé de sorte que, de frange en frange, il est malaisé de circonscrire l’air qu’il occupe car on n’y voit pas très clair” [p.21 ]

Ce texte interroge donc la question du temps de la conscience, de la conscience en sa temporalité d’existence. De la conscience qui par le temps se déplie et déplie le monde, bute sur elle-même, sur ce qu’elle a été, mais aussi sur ce qu’elle aurait pu être. Cela apparaît parfaitement quand parlant du travail du temps et de son érosion, Jérôme Gontier pose la question du fil. Est-ce que la conscience suit un fil ? Ou bien un écheveau ? Toute situation ne se dépie-t-elle pas en ses franges en des lignes qui perturbent toute identité du vécu par rapport à lui-même.

“déplions, déplions, que vois-je que sens-je et que vis-je face à ces mots ou dedans tout autour d’eux”

Le temps n’est pas une ligne, c’est un plan, c’est un volume, c’est un polyèdre à n dimensions dans laquelle la conscience perd sa stabilité à la mesure des mots qu’elle énonce, des mots qu’elle rencontre, des mots qui ne sont pas murs, mais ouvertures, porosité pour d’autres temps. C’est là, la force certainement de la littérature, non pas vouloir repriser les versants dans la recherche d’une stabilité [postulat freudien de la thérapie], mais faire l’expérience des creux, des doutes, de cette impossible reprise qui dialectiquement efface l’abîme de notre être.
Cette exploration de Jérôme Gontier est proprement linguistique au sens où il s’agit bien d’actes de pensée, d’actes de langue. Et ici, loin de tomber dans une approche psychanalytique de bas étage, pleine de pathos, de symbolisations stériles, il met l’accent sur ce qu’il y a de plus intéressant certainement dans la psychanalyse lacanienne, à savoir la question des jeux de langue, ou encore comment je ne se constitue que dans un rapport aux plis, noeuds, porosités et abîmes que la langue expose et imprime dans cette unité synthétique du je.
Cette pensée intériorisée, monologuant et se confrontant à elle-même, si elle pose la question aussi bien de la nature des expériences, ou bien de la nature relationnelle à autrui, c’est qu’elle pose d’abord et avant tout la question de ce qu’est penser. Sa définition de la question, de ce qu’est se confronter à une question, est ici emblématique : “les questions” faisant “beaucoup de trous” et chaque chose vécue étant lieu de questions, s’agirait-il pour se constituer de “gommer les détail, accentuer les contours, les lignes de force, griser des zones, flécher, souligner, surligner, légender” [p.147]?

Continuez, est en ce sens une exploration de cette sinuosité de la pensée, de ses biffurcations, de sa manière de penser par parenthèse (d’où l’emploi constant de parenthèses, de brèches dans le continuum), par détours.

3 février 2007

[Manifesten] Conférences – action / théories / pratiques [3ème vidéo : Blaine + Pennequin + Frontier]

Filed under: UNE,videopodcast — Étiquettes : , , , , , — rédaction @ 18:49

image-48.pngSuite des conférences. Conférences présentées, celles de Julien Blaine, de Charles Pennequin et d’Alain Frontier.

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[Manifesten] Conférences – action / théories / pratiques [2ème vidéo : Franck Leibovici]

Filed under: UNE,videopodcast — Étiquettes : , , , , — Hortense Gauthier @ 18:38

image-48.pngSuite des conférences. 2nde conférence présentée, celle de Franck Leibovici, à propos du « document poétique ».

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[Manifesten] Conférences – action / théories / pratiques [1ère : Christophe Hanna]

Filed under: UNE,videopodcast — Étiquettes : , , , — Hortense Gauthier @ 17:29

image-48.pngAprés deux jours où nous avons pu découvrir le Mail-Art, les films de Henry Hills, les travaux plastiques de Julien Blaine, La Rédaction, Franck Leibovici, et où nous avons entendu lectures et performances, le 3ème jour de Manifesten se déroula sous l’angle théorique, avec des interventions théorico-pratiques de Julien Blaine, Charles Pennequin et Alain Frontier le matin, et des conférences de Christophe Hanna, Franck Leibovici et Olivier Quintyn. Nous ne pourrons pas mettre tout de suite l’intégralité des interventions sur le site, compte tenu de leur durée, mais nous vous proposons un petit aperçu de ce qui a été dit, à travers des extraits (introduction de la conférence de Frontier, extrait de celle de Hanna, conclusion de celles de Leibovici et Quintyn …)

Il faut souligner que durant cette journée de conférences à la BFM, les questions du rapport entre poésie et action ainsi que celle de la définition d’un objet poétique ont été abordées, dans le prolongement du débat entre Philippe Boisnard, Christophe Hanna, Philippe Castellin, Alain Frontier, discussion initiée par le dernier numéro de Doc(k)s, et développé dans des articles de Philippe Boisnard (cf. article) et Philippe Castellin (cf. article). Ainsi, Alain Frontier, dans son « avertissement » (cf.vidéo), s’adresse implicitement à Hanna, Leibovici, Boisnard, et à leur conception de la poésie, qu’il attaquera ensuite dans son intervention. L’aprés-midi, Hanna, Leibovici et Quintyn, dans des interventions brillantes et solides ont chacun, à leur façon, fait part des outils conceptuels qu’ils créent pour tenter de saisir la spécificité d’un objet poétique, et plus précisément des nouveaux types d’objets poétiques qu’ils construisent (cf. « Nos visages flash-ultimes » de Hanna, « Portrait chinois » de Leibovici), élaborant ainsi une sorte de théorie pratique pour leur travaux …

Ainsi, on a pu voir s’opposer deux rapports trés différents à la création poétique et à sa définition, mais on regrettera la juxtaposition de ces deux types de discours, au lieu d’un véritable échange entre ces différents théoriciens dans une discussion. On regrettera aussi l’absence de Philippe Boisnard, dont les recherches et les créations sont en liaison avec celles de Hanna, Leibovici et Quintyn …
En tout cas, à tous ceux qui décrient le manque de débats théoriques dans la littérature, et notamment de la part d’une jeune génération, cette journée nous prouve la contraire, la vivacité et la pertinence des questionnements théoriques furent trés stimulantes, et la discussion est loin d’être terminée …

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2 février 2007

[Manifesten] 6ème vidéo : exposition de La Rédaction

Filed under: UNE,videopodcast — Étiquettes : , , , , , , — Hortense Gauthier @ 14:36

image-48.png1er février
vernissage de l’exposition de La Rédaction « nos visages-flash ultimes« , Galerie Olga, 9 rue Jeanty-Sarre, Limoges. L’exposition dure jusqu’au 24 février.

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[Manifesten] visite de l’exposition de Julien Blaine : L’oraltoire

Filed under: UNE,videopodcast — Étiquettes : , , , , , , — Hortense Gauthier @ 14:29

image-48.png1er février
5ème vidéo, visite de l’exposition consacrée à Julien Blaine L’oraloire à la Galerie Lavitrine, 4 rue Raspail, Limoges. L’exposition dure jusqu’au 6 mars.

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[Manifesten] Olivier Quintyn & Pilar Bauman, Performance sonore.

Filed under: UNE,videopodcast — Étiquettes : , , , , , , , — Hortense Gauthier @ 14:26

image-48.png1er février
4ème vidéo, Création sonore live d’Olivier Quintyn et de Pilar Bauman, lors de la soirée Déclaraction à la Galerie Lavitrine, 4 rue Raspail, Limoges. L’exposition dure jusqu’au 6 mars.

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[Manifesten] 3ème vidéo : Julien Blaine, lecture

Filed under: UNE,videopodcast — Étiquettes : , , , , , , — Hortense Gauthier @ 14:21

image-48.png1er février
3ème vidéo, lecture de Julien Blaine, lors du vernissage L’oraloire à la Galerie Lavitrine, 4 rue Raspail, Limoges. L’exposition dure jusqu’au 6 mars.

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1 février 2007

[Manifesten] 2nde vidéo : lectures & performances

image-48.pngCette 2nde vidéo, redonne dans leur ordre de passage, les interventions de la 1ère soirée du festival Manifesten#1. Cette soirée a eu lieu au café du théâtre de l’union et a été organisée par Le dernier télégramme.
édith azam + the cut up conspiracy (Sylvain Courtoux & Jérôme Bertin) + Julien Blaine + Charles Pennequin + Asymétrie.

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[Manifesten] 1ère vidéo : vernissage de l’exposition Mail-Art + Franck Leibovici

Filed under: UNE,videopodcast — Étiquettes : , , , , , , , , — Hortense Gauthier @ 17:03

image-48.png31 Janvier
Inauguration de l’exposition Mail art « affranchissements« .
Franck Leibovici « low-intensity conflicts, part.XIV. »
École Nationale Supérieure d’Art [ENSA-Limoges] – 19 avenue Martin Luther-king. Exposition jusqu’au 6 mars.

Dans cette vidéo vous pourrez voir Sylvain Courtoux, introduisant la situation de Limoges, puis une présentation de l’exposition par Julien Blaine.

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31 janvier 2007

[Manifesten] A partir du 1er février : reportages exclusifs de Libr-critique.com

Filed under: News,UNE — Étiquettes : , , , , — rédaction @ 14:17

image-48.pngLe festival Manifesten#1, lancé par Al dante, démarre à partir d’aujourd’hui. Du 31 janvier au dimanche 4 février, pour ceux qui ne peuvent être à Limoges, vous pourrez suivre en exclusivité des reportages, interviews, lectures sur le site Libr-critique. Notre envoyée spéciale, Hortense Gauthier, vient de s’y rendre et nous transmettra tous les jours des vidéos.
En attendant de suivre le Salon International de Tanger, où nous serons, profitez de ce léger différé pour suivre le renouveau d’Al dante : NAD [New Al Dante].

26 janvier 2007

[News] Manifesten – Rencontres Internationales d’Interventions Poétiques de Limoges

Filed under: News,UNE — Étiquettes : , , , , , , , , , , , , , , , , , — rédaction @ 7:02

16_affiche_cauwet.jpgDe Al Dante à Manifesten … la suite des événements …
L’année commence bien, Laurent Cauwet relance la machine, par lectures, performances, rencontres, conférences, expositions, projections …
Du 31 janvier au 6 mars 2007 à Limoges
manifesten_dossierpresse.pdf [Fichier PDF à télécharger]

Mercredi 31 janvier :

18h00, galerie de L’ENSA : vernissages des expositions :

– Franck Leibovici :
Low intensity conflicts, part. XIV ;

– Mail art : hommage aux fondateurs.

20h00, café du théâtre de l’Union : soirée lectures/performances, avec Édith
Azam, The cut up conspiracy (Sylvain Courtoux & Jérôme Bertin), Julien Blaine et Charles Pennequin.

Suivi, à 22 h 00, d’un concert de musique électronique :
Asymétrie. Organisée par les éditions Dernier Télégramme.

ENSA : 19 avenue martin luther-king. THÉATRE DE L’UNION : 20 rue des
coopérateurs

Jeudi 1er février :

16h00, cinéma : le cinéma expérimental de Henry Hills – en présence de l’artiste
(proposition de Marion Naccache, en partenariat avec l’école d’Art).

18h30, Galeries Olga : vernissage de l’exposition de « La Rédaction »
(représenté par Christophe Hanna) : Nos visages-flash ultimes.

19h30, galerie Lavitrine : vernissage de l’exposition de Julien Blaine,
L’Oraltoire.

À 20h00 : «Déclaraction » de Julien Blaine ; suivi d’une intervention sonore de Olivier Quintyn.

OLGA : 9 rue jeanty sarre. LAVITRINE : 4 rue raspail.

Vendredi 2 février :

10h00, Salle de conférence de la Bfm : Qu’est-ce qu’une écriture poétique
aujourd’hui ?
Performances théoriques 1, avec Alain Frontier, Julien Blaine et
Christophe Hanna

14h30, salle de conférence de la Bfm : Performances théoriques 2, avec Franck Leibovici, Charles Pennequin et Olivier Quintyn.

17h30, auditorium de la Bfm : cinéma expérimental, court-métrages de Miguel Soares, Marisela LaGrave, Ernesto Neto & Marcao, Tom Jarmusch, Harmony Korine, Johan Grimonprez.

BFM : 2 rue Louis Longequeue.

Samedi 3 février :

17h00, galerie Lavitrine : rdv à l’annexe, autour de la Société Mobile.
Présentation de Laurence Denimal.

de 15 heures à 19 heures, du mercredi 31 janvier au samedi 3 février, à
Lavitrine : installation/performance de la Société Mobile (Laurence Denimal).

LAVITRINE : 4 rue raspail.

Mardi 6 mars :

19h00, galerie Lavitrine : lectures/performances de Bernard Heidsieck, Jérôme Game, Jacques Sivan et Vannina Maestri.

21h00 : buffet rock.

LAVITRINE : 4 rue raspail.

Mercredi 14 mars :

15h30, au CRDP : présentation des ouvrages Création poétiques au xxe siècle
(2004 – CDrom – crdp/académie de grenoble) ; et Jalons pour la poésie – de
Ronsard au numérique
( c o – é d i t i o n weblettres/scérén, 2007) par
Caroline D’Atabékian, présidente de l’association weblettres.

CRDP LIMOUSIN : 39f rue camille guérin.

14 décembre 2006

[News] L’hécatombe se poursuit !

Le Tiers-Livre de François Bon et Poezibao de Florence Trocmé l’annoncent, les éditions Farrago, ex-Fourbis, dirigées par Jean-Pierre Boyer et sa femme, viennent de déposer le bilan.

Tel que l’énonce François Bon, après Al Dante, la fin de Lignes, l’arrêt des diffusions Leo Scheer et donc la mise en danger aussi bien de maison d’édition comme Comp’act ou des revues comme Fusées, c’est encore une nouvelle triste qui touche le milieu des littératures contemporaines et engagées.
Mon souvenir de Farrago restera attaché, c’est évident à la découverte de Chloé Delaume, que certes je connaissais avant sa première publication, mais qui m’aura marqué notamment et surtout avec Le cri du sablier. Mais il y aura eu aussi, avant cela, la découverte de Michel Surya et de Olivet, découvert d’abord sur scène monté par Christophe Bident puis dans le texte lui-même.
Farrago explorait les langues, de Maïakovski et son Universel reportage à Josée Lapeyrère et sa Grammaire en Forêt, et savait éditorialement nous faire partager cette exploration avec des essais de très grande qualité.
Ce soir je suis un peu las face à ce tournant dans l’édition, tournant au sens où ce sont bien des maisons d’éditions indépendantes qui chutent ainsi, ou qui sont en difficulté, quelle que soit ensuite les promesses faites par des grands éditeurs [et si je peux me réjouir de la nouvelle collection poésie du Seuil à paraître en mars, car des amis sont concernés, reste que la cuisine dont on m’a parlé ce week-end et l’auto-promotion voilée de certains auteurs montrent la nécessité de maisons totalement indépendantes et dirigées surtout par des lecteurs et non des écrivains comme c’était le cas avec Al dante ou bien avec Farrago].
Certes heureusement de nouvelles éditions se montent, telle celle du dernier Télégramme dont je parlais ce matin dans ma chronique sur Lucien Suel, ou bien les éditions Ragage dont je parlais avant hier à partir de Virgile Novarina, ou bien encore Le quartanier à Montréal. Et d’autres se poursuivent comme les éditions è®e, ou bien les éditions Hermaphrodite qui m’éditent fin février 2007 Pan Cake.
Mais cela ne saurait me faire oublier à chaque fois la fin de celles qui disparaissent et qui m’ont donné tant de plaisirs en tant que lecteur.

2 novembre 2006

[News] La Fédération Diffusion semblerait arrêter fin 2006 …

Filed under: News,UNE — Étiquettes : , , , — rédaction @ 16:59

Encore une triste nouvelle, parmi les tristes nouvelles déjà annoncées [ici] et [ici] : la Fédération Diffusion, semble devoir s’arrêter d’ici deux mois. La Fédération leo_scheer.jpgDiffusion créée par Léo Scheer, et qui un temps a réuni des catalogues aussi prestigieux qu’Al dante, Comp’act, Farrago, Dis voir, etc…, il est vrai avait été mise en critique, certainement avec raison, par certains qui en faisaient partie. Tel Laurent Cauwet, qui suite à cela, avait décidé qu’Al dante quitterait, aussi bien la Fédération, que la diffusion. Toutefois, au-delà des reproches légitimes ou moins légitimes qui peuvent être faits à Léo Scheer, et à sa manière de traiter l’édition, reste que sa diffusion permettait à un certain nombre de livres et de revues de pouvoir apparaître plus largement. C’est ainsi que la revue Fusées, dont on fêtait les 10 ans corrélativement au 10ème numéro, ici même [avec Pennequin, Prigent, Boute & Warin, Rat ou moi-même] ou sur France Culture, étant distribuée depuis quelques années par cette diffusion, se retrouve à devoir gérer seule, maintenant, sa propre circulation, visibilité.

Si des difficultés se posent avec le critère financier comme seul appréciateur des marchés, certaines s’incarnent par ce type d’effacement : celui des petits éditeurs, notamment et surtout de littératures ou de poésies contemporaines, qui peuvent difficilement trouver leur place dans une logique mercantile de diffusion. En prenant en compte ces difficultés, comment pourrait se structurer des modes de diffusion viable pour les revues de littératures contemporaines ? Que signifie une diffusion viable ? Quels sont les critères d’appréciation, s’ils ne répondent pas spécifiquement aux critères financiers ? Et de là, quelles sont les difficultés impliquées par ces critères d’appréciation ?

Avec ces dernières nouvelles, fin d’Al dante, de Lignes, de la Fédération Diffusion — il y en a certainement d’autres — ce qui s’ouvre, c’est peut-être un espace de réflexion s’interrogeant aussi bien sur la question de ces types de littérature, que sur la question de leur existence au sein d’une société.

24 octobre 2006

[chronique] découvrir Al Dante

Filed under: chroniques,UNE — Étiquettes : — rédaction @ 12:28

>> « La pratique de l’édition a toujours été difficile.

Lorsque nous parlons d’une pratique de l’édition (comme on dit « pratiquer une langue »), nous nommons une activité qui s’apparente à celle d’un lecteur actif, donc d’une prise de parole. Il ne s’agit pas, d’abord et avant tout, d’un métier — encore moins d’un emploi.
Ce que nous appelons ici édition, c’est la production et la diffusion d’écritures qui nous semblent à même d’être des outils pour « penser » et « se penser » au présent, c’est-à-dire qui propose au lecteur d’autres paroles et, partant, d’autres codes que ceux, sans vie, qui forment la culture du confort ».

Laurent Cauwet, extrait de son texte « La pratique de l’édition est difficile.
DONC POSSIBLE
texte entier le dernier DOC(K)S

Nous proposons ici un ensemble de liens internes à libr-critique.com, pour que vous puissiez, découvrir, ou bien redécouvrir les publications d’Al dante. Vous y trouverez à la fois les présentations générales [PG] et les chroniques [CH]. Reportez-vous ensuite au site al dante, si vous désirez obtenir un livre. [site al dante]. Si vous désirez nous envoyer une note de lecture, vous pouvez le faire : trame.ouest[at]wanadoo.fr
Round 99, Jérôme Bertin [CH] [PG]
Les cahiers de la 5ème feuille, Julien Blaine [CH]
Bye Bye la perf, Julien Blaine [PG]
Wpshyché, de Carvalho et Morgaine [CH] [PG]
La Reconstitution historique, Christophe Fiat [PG]
Héroïnes, Christophe Fiat [CH]
épopée, une aventure de Batman, Christophe Fiat [CH]

La sagesse des sorcières, John Giorno [PG]
La poinçonneuse, Bernard Heidsieck [CH]
Lissez les couleurs, Joël Hubaut [CH1] [CH2]
Le derviche/le robert, Bernard Heidsieck [CH]
Mobiles, Vannina Maestri [CH] [PG]

Nouvelles Impressions d’Afrique, de Raymond Roussel, mise en couleur et post-face de Jacques Sivan [PG]
Le tunnel, Jean-Luc Moulène [CH]
Le bazar de l’hôtel de ville, Jacques Sivan [PG]

UP, Ronald Sukenick [PG]

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