Libr-critique

19 novembre 2009

[Soirées] Inauguration de Databaz (centre de littératures et d’art numérique)

   L’association trame ouest, qui est à l’origine de libr-critique, reprend ses activités, après deux années de pause, suite à son déménagement du Nord de la France à la région Poitou-Charentes et à la rénovation/construction d’un espace de création et de résidence à Angoulême. Cet espace prendra comme nom DATABAZ et sera inauguré le 21 novembre 2009 par une soirée de performances poétiques, sonores et numériques. L’ensemble de la programmation sera édité sur Libr-critique.com.

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28 septembre 2008

[News] News du dimanche

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   En raison d’un travail intense, la semaine dernière nous n’avions pas donné de news du Dimanche.

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28 mars 2008

[Videopoetry] La poésie est ma petite amie, Sylvain Courtoux et Philippe Boisnard

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   Voici le clip de "La poésie est ma petite amie", réalisé par Philippe Boisnard à partir de la chanson de Sylvain Courtoux. Avec dans le rôle du robot-clavier Emmanuel Rabu. Ce titre est extrait de Vie et mort d’un poète de merde à paraître aux éditions New Al dante en avril.

10 mars 2008

[création sonore] Section néant de Sylvain Courtoux, Jerôme Bertin

  Section Néant (musique : sylvain courtoux / paroles : jérôme bertin & sylvain courtoux). Enregistré à Black-Mesa, home-studios à Limoges pendant l’été 2006. personnel / jérôme bertin : voix / sylvain courtoux : voix, keys, ARP odyssee, samples, tapes / Lise Etcheverry : samples et tapes. Thanks to : The Fourth annual report________________________________________________________

7 mars 2008

[Recherche] A propos de l’hyperlittéralité poétique

  [Ces quelques notes pour indiquer ici, une voie d’exploration poétique que j’avais nommée en 2000, l’hyperlittéralité. Ces brèves indications entrent dans le cadre des articles liés aux derniers essais des éditions al dante, et plus particulièrement, ici, en relation avec le livre d’Olivier Quintyn, Dispositifs/Dislocations. À la page 31, il fait intervenir ce concept, qu’à ma connaissance j’ai été l’un des premiers à utiliser, ne sachant s’il existait auparavant (toute indication bibliographique sera la bienvenue), en disant à propos du collage qu’il y aurait une "sorte d’hyperlittéralité". Or, non seulement, il laisse relativement dans le flou ce concept qu’il réutilisera à plusieurs reprises (p.31, 32, 34, 106, 116), mais alors que le livre d’Olivier Quintyn est très référencé et précis, sur nombre de concepts (y compris certains qu’il n’énonce qu’en note), il ne mentionne pas la source de celui-ci. Sans doute ignorait-il alors son origine, même si, en mai 2007, est sorti Raison basse, aux éditions Cameras Animales, qui insistait, dans son communiqué de presse largement diffusé, notamment sur l’hyperlittéralité, puisqu’il  y avait justement une de mes créations. ]

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29 octobre 2007

[audio] Sylvain Courtoux, Cut-Up Piano basse manifeste 7

Filed under: audiocast poétique,News — Étiquettes : , , — rédaction @ 20:13

band-courtoux-cu-tup.jpg Cut-up piano basse manifeste 7 de Sylvain Courtoux (featuring Emmanuel Rabu).Enregistré, mixé, joué, écrit par Sylvain Courtoux au studio Black-Mesa, à Limoges (Raoul Hausmann city), courant avril 2007. Ce morceau fait partie d’un ensemble en cours d’écriture.

Confusion Is Text (avec Emmanuel Rabu)
Vie et Mort d’Un Poète [2 Merde]

16 octobre 2007

[Évènement] Raoul Hausmann. Et après ? à Limoges du 17 au 20 octobre.

band-hausmann.jpg NEW AL DANTE organise la manifestation : Raoul Hausmann. Et après ?
Cette manifestation aura lieu à Limoges du Mercredi 17 octobre au Samedi 20 octobre. Libr-critique s’associe à cet évènement. À partir de mercredi, vous pourrez suivre en live ou en différé les lectures, expositions ou interventions.

MERCREDI 17 OCTOBRE
1 6 h 0 0 : rue Aristide Briant pour la mise en action du vidéopoème Le pont, fmsbwtözäu pggiv- .. ? de Jean-François Demeure,
suivi d’une lecture de la poésie phonétique de Raoul Hausmann par Isabelle Vorle.
19h00 à l’espace Noriac :vernissage de l’installation de Jean-François Demeure: péDAloDADAsophe.
20h30 à l’espace Noriac : récital poétique de Patrick-Beurard Valdoye. Suivi de la projection de L’homme qui avait peur des bombes(film de Raoul Hausmann) et de Schwittraces (film de Isabelle Vorle).
JEUDI 18 OCTOBRE
14h00 à l’IUFM : À propos de Raoul Hausmann, interventions théoriques de Isabelle Maunet, Michel Giroud et Patrick-Beurard Valdoye. Suivi de la projection du documentaire Raoul Hausmann, dadasophe.
(en partenariat avec le musée départemental d’art contemporain de Rochechouart, le CRDP et l’ENSA)
1 9 h 0 0, centre municipal Jean Gagnant :vernissage de l’exposition de Paul-Armand Gette, Un artiste en présente un autre…
2 0 h 3 0, centre municipal Jean Gagnant : lecture de Paul-Armand Gette.

VENDREDI 19 OCTOBRE
16h00 à l’ENSA : conférence/débat avec les étudiants autour de la poésie action. Avec Richard Martel, Arnaud Labelle-Rojoux, Joël Hubaut, etc.
18h00 à la galerie Lavitrine : vernissage de l’exposition de Stéphane Bérard : À l’épreuve du luxe.
20h30 au centre municipal Jean Gagnant : nuit de la poésie-action (lectures, poésie sonore, performances…) avec Giovanni Fontana, Jean-Paul Curnier, Li-Ping Ping & Thierry Madiot, Charles Dreyfus, Michel Giroud, Philippe Boisnard & Hortense Gauthier, Joël Hubaut, Jean-Michel Espitallier, Jérôme Game, Richard Martel, Charles Pennequin & Jean-François Pauvros, Arnaud Labelle-Rojoux, Docteur Courbe, Emmanuel Rabu & Sylvain Courtoux.

SAMEDI 20 OCTOBRE
de 19h00 à 2h00 au centre municipal Jean Gagnant : Soirée DADAsofilmique. Films de Walter Ruttmann : Opus 1 (la symphonie filmée) et Opus 2, 3 et 4; Viking Eggeling : Symphonie diagonale; Marcel Duchamp : Anémic cinéma; H e n r i Chomette : Jeux des reflets et de la vitesse; LYE Len : T u s a l a v a, K a l é i d o s c o p e, Colour box, Rainbow dance, Trade tattoo, f l i g h t, c r y, R h y t h m, Free radicalset Particles in space…
Du 15 au 19 octobre :
• Interventions dans 5 lycées de la région, (Limoges et Guéret), de Charles Pennequin et Jean-Michel Espitallier
(interventions théoriques et performances, en partenariat avec l’association ACTE et le CRL).
Du 17 au 19 octobre :
• Installation d’in-votos dans la ville de Limoges par Josée Lapeyrère.
Du 17 octobre au 3 novembre:
• Librairie éphémère à la galerie La vitrine ;
• diffusion d’un numéro spécial de la , journal nomade et aléatoire d’interventions poétiques diffusé dans les
régions Limousin, Franche-Comté, Languedoc-Roussillon et à Bruxelles.
Durée des expos:
• péDAloDADAsophe de Jean-François Demeure à l’espace Noriac : jusqu’au 11 novembre 2007.
• Un artiste en présente un autre… de Paul-Armand Gette au centre municipal Jean Gagnant : jusqu’au 16 novembre 2007.
• À l’épreuve du luxe de Stéphane Bérard à la galerie Lavitrine : jusqu’au 3 novembre 2007.

9 octobre 2007

[Polémique] Réponse de Sylvain Courtoux à Pierre Le Pillouër

Filed under: News,UNE — Étiquettes : , , , — rédaction @ 8:37

band-courtoux.jpg [Suite à l’attaque, virulente et injustifiée de Pierre Le Pillouër sur son blog, Sylvain Courtoux nous a transmis une réponse, faite avec beaucoup d’humour. Sa réponse est un visuel. Pour bien le lire, cliquez sur l’image, elle s’agrandira automatiquement.
De plus, on se reportera — comme on me l’a rappelé — pour comprendre aussi, en quel sens Pierre Le Pillouër défend l’obscurité poétique, l’illisibilité, une certaine forme de folie, aux raisons qui l’ont poussé à justifier la non-aide du CNL au livre de Ivar Ch’vavar Cadavre Grand m’a raconté, que beaucoup de lecteurs, dont je fais partie, ont par ailleurs trouvé remarquable. Pièces du dossier et conversation sur le site Pleut-il : ici. On lira alors pour se nettoyer de la bêtise argumentative littéraire qui a conduit à cette non-subvention, l’article de Ronald Klapka sur remue.net qui éclaire ce travail de Pierre Ivart ou bien celui de Nathalie Quintane ou encore cette présentation de Dominique Dussidour présentant l’auteur et ses hétéronymes.]

cliquez sur l'image

7 octobre 2007

[HUMEUR] SITAUDIS devient-il un taudis réac ?

Filed under: chroniques,UNE — Étiquettes : , , , , , — Philippe Boisnard @ 10:16

band-sitaudis.jpg Depuis sa création en 2001, Sitaudis, plutôt que de privilégier l’analyse objective des livres et des oeuvres, ou bien de réfléchir à l’ensemble d’un champ littéraire, entre autres le champ contemporain et la diversité de ses démarches, a préféré, et ceci avec une certaine forme de pertinence — me semble-t-il — s’attacher à des notules plutôt affectives, trempées dans l’acide parfois, et défendre seulement une partie des écritures contemporaines, bien souvent reliées à la descendance de TXT, que cela soit pour l’ancienne ou la nouvelle génération d’écrivains ou poètes. Si j’ai toujours respecté les choix de Pierre Le Pillouër, il me semble pourtant, que depuis quelques temps, une forme de dérive réactionnaire apparaît dans ses notes et celles de certains de ses compères. Être réactionnaire, il n’y a là rien de grave en soi, car telle est la mode actuellement en France, toutefois, j’ai décidé de réagir à quelques uns de ses traits.

Une stratégie web fondée sur l’affect :
Sitaudis tient tout d’abord sa réputation d’une stratégie web, fondée sur une logique machiavelique intéressante. Plutôt que de parier sur un travail objectif d’analyse, approfondi, voire parfois sans doute rébarbatif comme cela peut l’être sur libr-critique.com, il lance un site reposant sur une logique schmittienne [division des amis et des ennemis], sachant parfaitement que pour une grande partie des lecteurs potentiels une telle distinction titillera le système affectif, appellera réaction passionnée, permettra dès lors la diffusion rapide de son acte de naissance. Ce qui fut le cas, étant moi-même averti à l’époque par Charles Pennequin de l’existence de ce site, du fait de la mise au ban de Christophe Tarkos. Stratégie intelligente pour celui qui vise à obtenir une large audience, non pour celui qui souhaiterait s’adresser à la raison plutôt qu’au sang et aux nerfs. L’audience, il l’a conquise sans aucun doute, devenant depuis 2001, l’un des sites principaux pour la poésie contemporaine. Principaux, non pas au sens de sa qualité éditoriale, mais en terme de rumeurs, de disputes, de curiosité mêlée de plaisir vis-à-vis des piques fréquentes.
Cependant quand on analyse la manière dont se stratifient les textes, les références, si on ne peut accuser Pierre Le Pillouër d’éclectisme, quoi que, il a créé surtout un front de défense issu des anciennes avant-gardes TXT.
Chose étonnante de même, alors qu’il se targue de lutter contre une certaine forme de complaisance néo-libérale et populaire, cette stratégie de l’affect est la même que celle qui structure les lois médiatiques de l’audience.

Une stratégie de l’autorité :
Sitaudis pourtant est paradoxale. N’ayant que peu d’articles de recherche, ou bien de notes de lecture approfondies, hormis celles de nouveaux participants, comme j’ai pu en faire partie à une époque, se constituant sur des notes plutôt d’opinion, sitaudis revendique une vérité, voire même la vérité quant à la littérature contemporaine. Début septembre, par exemple, dans la fenêtre de présentation du site, il marque que le seul livre qui vaille la peine en cette rentrée n’est autre que Holocauste de Charles Reznikoff. Je ne nierai pas la qualité de ce titre, toutefois, comme à son habitude, par un trait aussi opiniâtre que prétentieux (toujours prompt à user des superlatifs), Pierre Le Pillouër jette aux oubliettes tout autre livre. Cette stratégie, facilement compréhensible en ses mécanismes, est celle avant tout du partisan. Il se dit non éclectique, mais en fait il confond défendre un territoire littéraire relatif et affectif et réfléchir à l’hétérogénéité constitutive d’un champ littéraire comme Fabrice Thumerel et moi-même tentons de le faire depuis pratiquement deux ans. L’autorité qu’il pose, est celle de la conquête et de l’élimination, est celle qui refuse l’intrus, au motif que cela ne correspond pas à ses goûts. Quand dans sa présentation actuelle : il écrit qu’il défend « ce qui est complexe, difficile, obscur, tranchant, dur, pénible, négatif, noir, étranger, irrégulier, rejeté et refoulé, théorisé, indicible, fragile, illisible » — se référant implicitement à Christian Prigent — cette définition n’enveloppe pas objectivement un champ littéraire, mais englobe seulement ce que lui affectivement appelle comme tel. Reçoit-il vraiment tout ce qui se fait ? S’intéresse-t-il par exemple, entre autres, à François Richard, qui a une langue vraiment obscure, intrigante et poétique ? Non… Car telle n’est pas sa démarche.
Une stratégie du rejet :
J’en viens alors aux dernières notes : sur Ouste n°15, sur Charles Pennequin visant conjointement Sylvain Courtoux, et celle de Jacques Demarcq portant sur la performance. Avec ces trois notes, seulement ces trois notes, très peu argumentées, on ne compte plus les auteurs récriminés, attaqués, rejetés.
Par rapport à Ouste : il écrit : « on se demande à quoi bon publier un énième texte de Jean-Luc Parant, Cadiot, Blaine et Veinstein ». Mais alors posons la question : pourquoi encore publier tous les auteurs qui ont déjà tant publié (Chopin, Prigent, Demarcq, Verheggen, et tant d’autres). Pourquoi d’ailleurs ne font-il pas tous comme Denis Roche : passer à autre chose ???? Cette réflexion de Le Pillouër tend à la bêtise, tellement elle ne signifie rien, tellement elle ne fonde qu’un jugement affectif. Puis vient ensuite, sa véritable attaque, car cette première pique n’était que le hors d’oeuvre, la préparation : il dit (et non pas explique) qu’avec le Festival expoésie : « la poésie expée confinée dans son espace pour espèce menacée ». On voit là deux critiques à faire par rapport à ce qu’il énonce : 1/ croit-il que ce qui fait la vie de la poésie ce ne sont que les grands festivals, visibles au niveau national ? Croit-il que les petits festivals, les lectures régionales ou locales, la multiplicité des initiatives invisibles, ne sont pas importantes pour la vie de la poésie en France ? 2/ L’attaque typiquement réactionnaire, que l’on va retrouver chez Demarcq, de la poésie expérimentale, et de la performance. Croit-il qu’elle est autiste ? Croit-il qu’elle a en a fini ? Est-ce que toute poésie n’est pas ex-peras, en-dehors des limites que l’on voudrait bien lui assigner ? Jugement à l’emporte pièce. Par moment, il devrait davantage réfléchir aux présupposés de ses assertions.
Par rapport à Pennequin et Sylvain Courtoux : note beaucoup plus inquiétante, je crois. Pourquoi ? Parce qu’elle montre une incompréhension de ce qu’est la littérature, une conscience dangereuse de censeur. Le grief qui est reproché aux deux auteurs, c’est la nature ambiguë politiquement, de leur texte. Pour Pennequin, Pierre Le Pillouër prend quand même des pincettes, même s’il dit que son texte est « calamiteux, stupide et dangereux ». Ceci du fait qu’écrivant sur Mesrine, Pennequin, fait varier la notion de comme si de la vérité politique. Ce qui somme toute est compréhensible, au sens où, comme je l’ai analysé à de nombreuses reprises, en liaison à Derrida, la littérature doit faire varier le comme si, à savoir déplacer les principes de vérité fixés totalitairement par la société et l’Etat, pour en montrer la relativité. Cette attaque, il la redouble avec celle de Sylvain Courtoux et ceci d’une manière grossière et totalement inexacte. Tout d’abord, Cancer n’a jamais été une revue néo-nazie, c’était une revue de la droite anarchiste, où on publiait aussi bien Marc-Edouard Nabe, Jean-Louis Costes, Mehdi Belhaj Kacem, et tant d’autres. Si je l’ai toujours attaquée, Sylvain Courtoux le sait, cependant il faut savoir de quoi on parle. Pierre Le Pillouër en a-t-il au moins un exemplaire ? Ensuite, connaît-il vraiment le texte de Sylvain Courtoux. Si j’ai pu pour ma part être critique sur Action Writing, malgré la très grande force de son écriture, toutefois, connaissant Nihil inc, qui va être publié par New Al Dante, il est certain que ce texte est d’une bien plus grande envergure, qu’il a une qualité non seulement littéraire rare, mais qu’en plus politiquement, au contraire de Action Writing, il s’agit d’un texte qui pose une position des plus démocrates et ceci par grâce à une dissolution des postures totalitaires.
À force de ne poser sa propre pensée que sur des affects Le Pillouër, en oublie toute forme de probité et de justesse. Il n’écrit, et je reprends ses attaques contre Pennequin, qu’avec la rage, et cela l’aveugle.
La note de Jacques Demarcq à propos de la performance : elle est tellement ridicule que c’est lui faire beaucoup d’honneur que d’en parler. Nathalie Quintane exprimant parfaitement ce que je ressens en le traitant de trolleur. Mais publiant cette remarcq, Le Pillouër marque d’une certaine façon sa propre pensée. Car sur sitaudis, les articles publiés doivent aller dans son sens, à moins qu’il ne puisse les refuser du fait de la notoriété affective qu’il projette sur son interlocuteur. Note réac de Demarcq sur la performance, seulement provocatrice, mais sans grande qualité, sans réelle emphase, sans style. Lui, le roucouleur, le gazouilleur post-XIXème siècle, attaquant les performers en tant qu’ils seraient des chansonniers. Là aussi, forme d’inculture. Il faudrait, qu’il fréquente davantage le milieu de la performance liée à la poésie pour percevoir la complexité réelle de ce que l’on appelle une performance et de la multiplicité des horizons qui sont en jeu.

Un taudis, est un lieu laissé à l’abandon, où plus aucun effort n’est fait de la part du taulier et des habitants, c’est un lieu où on laisse s’accumuler les ordures.

7 septembre 2007

[CD + livre] Julien Blaine au Blockhaus DY 10

blaine_dy.jpgJulien Blaine au Blockhaus DY 10, Nantes le 16 mai 2001, avec Julien Blaine, Sylvain Courtoux, Basile Ferriot, Carine Léquyer, Emmanuel Rabu et Phil Tremble, éditions Dernier Télégramme, livret de 26 p. CD de 34 mn.
ISBN : 978-2-917136-00-3. 12 €.
[site des éditions]

Présentation :
Ce CD et sa participation sur livret sont issus d’un enregistrement public. Il a eu lieu au moment de la pleine effervescence du Bunker DY 10 à Nantes où se concentraient plusieurs associations. Durant ces années, Emmanuel Rabu organisait de nombreuses rencontres et soirées de poésie. Cet enregistrement est le fruit de l’une d’elle. Dans celui-ci dont nous donnons un court extrait [début de la partition], nous entendons Julien Blaine dans un contexte sonore expérimental, résultat de l’entrecroisement de plusieurs pratiques. Si nous connaissons sa liaison au travail de contre-basse de Joëlle Léandre, ici c’est une autre dimension qui s’ouvre grâce aux croisements sonores de la harpe préparée (Carine Léquyer), des percussions (Basile Ferriot), de l’ARP odyssee (Sylvain Courtoux), de voix (Emmanuel Rabu) et du mixage opéré par Phil Tremble.
Ce CD montre en quel sens la poésie contemporaine est reliée aussi aux recherches expérimentales de la musique contemporaine ou de la musique concrète. Ceci nous permet de rappeler que le premier morceau donné à entendre par Xenakis et Varèse lors de l’exposition universelle de 1958, s’appelait Poème électronique. On retrouve ici des liaisons évidentes lorsque l’on considère le fourmillement sonore du synthétiseur ARP de Sylvain Courtoux.
Ici,en ce sens, loin d’entendre seulement un accompagnement sonore, ce qui malheureusement est trop souvent le cas dans le rapport musique/poésie, il y a un double espace d’écriture/modulation de médiums qui se répondent et s’inter-pénètrent pour constituer une seule réalité sonore où chaque élément a une place essentielle./PB/

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26 avril 2007

[Livre] Raison basse, anthologie coor. par François et Mathias Richard

raison_basse.jpgRaison basse, coll., éditions Caméras Animales, 254 p. ISBN : 2-9520493-5-1, 16 €.
[site des éditions]
[commander le livre]
avec : Nikola Akileus, Manuel Aubert, Ariane Bart, Philippe Boisnard, Khalil Boughali, Lucille Calmel, Pierre Charbonneau, Raphaël Charpentié, Sylvain Courtoux, Elie Delamare-Deboutteville, Pierre Escot, Fapeyla, Guillaume Fayard, Daniel Giraud, H.C. Jones, Ly Thanh Tiên, Gilles Maté, Joachim Montessuis, neR, Didier Ober, Charles Pennequin, Tristan Ranx, Maurice Regnaut, François Richard, Mathias Richard, S/U/N, Stéphanie Sautenet, Christophe Siébert, Charles Simon, Denis Soubieux, Thierry Théolier

4ème de couverture :
Anthologie déviante
Raison basse est un syntexte*, une compilation de shoots de pensée soigneusement sélectionnés, et assemblés en un vortexte filmique protéiforme.
Amoncellement, jonction, grouillement de Déviants, anthologie ultra-subjective (incomplète), Raison basse est un plan ne correspondant pas aux chapelles existantes de la littérature. Il réunit 30 auteurs très différents (net-écriture, lettrisme, hyperlittéralité, beat generation, « classiques », et surtout : inclassables), dans un effort de cristallisation du meilleur des écritures contemporaines, de rassemblement des forces éparses de la poésie, de la littérature, d’en accorder les singularités ; dans un effort de recomposer une avant-garde, ou, du moins, de recomposer, de proposer, ce qui peut-être aujourd’hui manque le plus : un nous.

Mort, ou dissolution et évolution, des genres connus
Issu d’une passion et d’un rejet absolus, Raison basse participe d’un terreau pour une création et pensée libres, dégagées du formatage de genres littéraires périmés depuis longtemps.
Aux racines des courts-circuits, l’écriture rampe. Caméras Animales privilégie la notion d’écriture à la notion de genre, et par Raison basse souhaite définitivement entériner la mort de genres littéraires périmés depuis longtemps.

Pour une littérature mutantiste
Caméras Animales est une cellule de recherche sur les devenirs-multiples de l’écriture.
Raison basse explore la lycanthropie, le mutantisme à l’Å“uvre dans l’écriture, sa reptation-alien, sa capacité à évoluer dans tous les sens par torsions et bonds psychiques. Chacune des pages de ce livre est issue d’une singularité à vif qui s’engouffre dans la brèche d’une forme, d’une pensée, d’une perspective, d’une ligne de traversée, dont elle pousse et exploite les possibilités au maximum. Nous militons pour les émotions étranges, la psychodiversité. Pas d’esthétique uniformisée mais des singularités qui plongent au fond de leurs logiques dissemblables (dont l’aventure, la prise de risque, elle, est commune). La révolte, le saut, ne se trouvent pas dans une Révolution momentanément impossible, reportée sine die par l’hostilité du monde, mais dans des faisceaux de mutations audacieuses, désespérées et fécondes.

Bref, pour qui sait dé-lire, ceci est à vocation explose-tête ultime.

Cam_An 2007

[* ou syn-t.ext, ou syn-t.exp, ou syn-t.exe, ou syntex]

Premières impressions :
Les éditions Cameras Animales ont montré depuis leur création, à quel point, loin de toute littérature facile, de fast-reading, ou de publication d’easy-writing, ils s’attachaient à chercher, publier et défendre des littératures minoritaires, littératures parallèles. Cette exigence ne provenant aucunement d’une lubie, mais étant liée au parcours des deux éditeurs, car en effet avant de devenir éditeurs, Mathias Richard et François Richard sont d’abord écrivains, oeuvrant en liaison avec les expériences littéraires qui s’échappent de l’édition conventionnelle. On peut ici rappeler l’exigence du travail de Français Richard, exigence qu’il m’a été offert d’apercevoir dès les années 2000-2001, à partir de manuscrits qu’il m’a permis de lire, exigence qui a abouti à la publication chez Voixéditions de Vie sans mort, texte portant en lui la prolifération d’une pensée en crise tétanique d’existence.
Avec Raison basse, ils poursuivent en un certain sens le travail commencé avec la publication de Crevard baise Sollers de Thierry Théolier, livre auquel j’avais consacré une chronique vidéo [ici]. Avec le livre de Thth, ils indiquaient comment à partir d’un flux de listes de diffusion, de textes écrits sur blog ou sites, pouvait se créer un univers littéraire particulier proposant de nouvelles problématiques tant au niveau de l’écriture que de la lecture. Avec Raison basse, d’emblée, ils l’expriment, nous faisons face à un syntexte « compilation de shoots de pensée » qu’ils saisissent dans des flux de productions divers : aussi bien à partir de listes de diffusions [cu_cu_clan, compost] que de manuscrits non publiés, que d’expériences littéraires publiées sur site.
Le but d’un tel ouvrage, s’il est bien de créer une forme dynamique évolutive qui traverse l’ensemble du livre, toutefois, il tend aussi, et surtout à montrer les possibles mutations de la pensée/écriture en contact du monde, en contact d’autrui, en contact avec elle-même. Au lieu de tendre vers la réduction des possibles selon les normes de la communication et de ses principes historico-culturelles et économiques, cette anthologie propose des gestes de pensée qui, s’ils ne prétendent pour eux-mêmes à aucune authenticité, cependant se proposent comme des expériences possibles de la pensée, bien souvent évacuées d’emblée des milieux éditoriaux, et donc de la visibilité.
[Cette présentation générale sera suivie d’une chronique et d’un entretien avec les deux éditeurs.]

30 mars 2007

[Livre] Avril-22, ceux qui préfèrent ne pas, coll. sous la direction d’Alain Jugnon

avril_22.pngAvril-22, ceux qui préfèrent ne pas, coll, sous la direction d’Alain Jugnon, éditions Le grand souffle, ISBN : 978-2-916492-31-5, 13,40€
[site de l’éditeur]
4ème de couverture :
Voter, pourquoi ? C’est la question. Voter, pour qui ? Ce n’est pas la question. La vérité est celle-ci : tous les candidats aux élections présidentielles veulent vous voir voter et vous savoir votants. Ils veulent tous que vous y alliez. Car voter est un devoir, disent-ils, car c’est un droit, poursuivent-ils. Autrement dit : le droit de vote est un fait. Alors faites ! Pourtant jamais le droit ne dit le fait : le droit est ce que vous en faites ou ce que vous n’en faites pas.

La question est : désirez-vous voter ?
Notre réponse est : pourquoi , cette fois-ci, ne pas y aller.
Français, encore un effort pour être la démocratie, absolument ! Nous sommes, vous êtes la démocratie, contre tous ceux qui la rappellent à leur ordre, contre tous ceux qui n’attendent que la confiscation totalitaire de votre puissance populaire et constituante !
Ne pas voter, aujourd’hui, c’est continuer à être le pouvoir, toujours.
Alain Jugnon

Ni « mouvement », ni « courant », c’est un geste pluriel d’un autre type qui se déclare ici : le refus, blanc de tout vote, comme seul préalable nécessaire et indispensable à tout nouvel inspire de l’Agora, comme un Contre-CÅ“ur d’abondance face à la complaisance tragique du « nihilisme contemporain », car tout peut être autrement, et le sera forcément, tôt ou tard, mais qui, quoi, comment ? Cet inconnu seul s’offre comme le premier et le dernier défi d’habitation de nos souffles pour un respire plus léger de nos vies.
Cyril Loriot

avec Agence_Konflict_SysTM, Malek Abbou, Thierry Acot-Mirande, Eric Arlix, Pierre Audard, Alain Badiou, Mehdi Belhaj Kacem, Bertrand Bonello, Philippe Boisnard, Alain Brossat, Gilles Châtelet, Sylvain Courtoux, François Cusset, Jean-Pierre Dépétris, Laurent Jeanpierre, Alain Jouffroy, Cyril Loriot, Jean-Clet Martin, Jean-Luc Moreau, Olivier Pourriol, Nathalie Quintane, Bernard Sichère, Christophe Spielberger, Bernard Stiegler, Michel Surya, Laurent de Sutter, Sarah Vajda.

Premières impressions :
Deuxième livre portant sur les élections présidentielles, avec celui déjà brièvement présenté de Inculte, mêlant recherche littéraire et d’autre part philosophie.
À l’inverse du premier, ici il ne s’agit pas [mais je reviendrai sur cela dans mon article général] de la construction d’un objet intégrant tous les rédacteurs, mais il s’agit d’une suite de participations distinctes, toutes signées par leurs auteurs. L’enjeu d’emblée n’est pas le même, chaque participant engage ici en son nom, sa propre perspective concernant les élections, et le fait que le refus de voter puisse être un acte politique. Il s’agit donc, non pas d’un projet commun, mais de l’exposition de la variation d’angularités par rapport à une décision plus ou moins identique.
Toutefois les interventions sont de plusieurs ordres, aussi bien purement philosophiques, que de l’ordre de la fiction philosophique, que littéraires voire théâtrales [Alain Badiou] ou bien schématiques [A_K_S]. Le prisme d’intervention est ainsi variable, à savoir l’expression ne revendique pas seulement l’analyse et le développement objectif, mais s’engage aussi dans la construction aussi bien de fictions, de dialogues, que de travail de Cut-Up [Courtoux]. En ce sens, ce livre s’insère dans une collection qui porte bien son titre : Poélitis.
Nous le percevons, les fondements et les effets entre les deux livres présentés ne sont pas les mêmes et n’envisagent pas de la même manière le champ politique. Dans l’article que je présenterai prochainement, il s’agira de comprendre assez précisément les deux types de mécanique en oeuvre, et de là leur horizon d’efficacité politique, au sens où, destinés à un espace civique, ne pas se poser cette question, serait manquer la question même de leur présence./PB/

1 février 2007

[Manifesten] 2nde vidéo : lectures & performances

image-48.pngCette 2nde vidéo, redonne dans leur ordre de passage, les interventions de la 1ère soirée du festival Manifesten#1. Cette soirée a eu lieu au café du théâtre de l’union et a été organisée par Le dernier télégramme.
édith azam + the cut up conspiracy (Sylvain Courtoux & Jérôme Bertin) + Julien Blaine + Charles Pennequin + Asymétrie.

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[Manifesten] 1ère vidéo : vernissage de l’exposition Mail-Art + Franck Leibovici

Filed under: UNE,videopodcast — Étiquettes : , , , , , , , , — Hortense Gauthier @ 17:03

image-48.png31 Janvier
Inauguration de l’exposition Mail art « affranchissements« .
Franck Leibovici « low-intensity conflicts, part.XIV. »
École Nationale Supérieure d’Art [ENSA-Limoges] – 19 avenue Martin Luther-king. Exposition jusqu’au 6 mars.

Dans cette vidéo vous pourrez voir Sylvain Courtoux, introduisant la situation de Limoges, puis une présentation de l’exposition par Julien Blaine.

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30 janvier 2007

[Vlog] Sylvain Courtoux + Emmanuel Rabu // Festival Muzzix #7 [7]

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Le 19 Janvier a eu lieu à La Malterie [Lille] la soirée “sound is poetry / poetry is music” organisée par l’association Trame Ouest dans le cadre du festival Muzzix #7. Nous allons mettre en ligne toutes les interventions sonores. Septième intervention de la soirée : Sylvain Courtoux et Emmanuel Rabu = Vie et mort d’un poète de merde, poésie sonore.

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29 janvier 2007

[Vlog] Cut Up conspiracy [Bertin + Courtoux] // Festival Muzzix #7 [6]

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Le 19 Janvier a eu lieu à La Malterie [Lille] la soirée “sound is poetry / poetry is music” organisée par l’association Trame Ouest dans le cadre du festival Muzzix #7. Nous allons mettre en ligne toutes les interventions sonores. Sixième intervention de la soirée : Sylvain Courtoux et Jérôme bertin = Cut-UP Conspiracy, poésie sonore.

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