Libr-critique

15 septembre 2013

[News] News du dimanche

Au menu de ce troisième dimanche de septembre : nos Livres reçus (Albin Bis et Fred Griot) ; nos nouvelles du web (Lucien Suel et Nerval.fr) ; nos Libr-événements (l’Armée Noire déferle ce soir à Marseille ; présentation de la saison DATABAZ ; lectures à Bruxelles ; présentation du n° 1 de La Revue * ; soirée de la petite édition). /FT/

Livres reçus

Albin bis, Albin, saison 1, cent épisodes, éditions Louise Bottu, été 2013, 126 pages, 14 €, ISBN : 979-10-92723-01-14.

À 1000 ans, il est temps d’entrevoir une carrière littéraire : Albin "renoue avec un genre littéraire négligé, notices, posologies, modes d’emploi" (p. 103), rêve d’un acte parfait, s’adonne à ses expériences de déconstruction… Sans s’en faire une montagne / se faire Montaigne, le malparleur adopte un train d’escargot pour ses divagations : "sans souci de sens ou de cohérence", il mène à bien son flux journalier (Albin journalier était précisément le nom du blog tenu entre 2007 et 2012), avec circonvolutions et accumulations fantaisistes. Drôle d’animal, tout de même : "Sa langue maternelle, ça fait belle lurette qu’Albin l’a oubliée. Pourtant il sait confusément trois choses d’elle, son obscure clarté, qu’elle vient des étoiles et qu’elle éclate quand on veut la saisir"…

Fred Griot, Cabane d’hiver, éditions de la Revue des Ressources, été 2013, 126 pages, 8 €, ISBN : 978-2-919128-06-8.

Écrire nécessite parfois, non pas de se vider (conception tripale/triviale), mais de s’évider : se terrer pour se recentrer – et par là même mieux se concentrer, se renouveler. (Que l’on songe à Valère Novarina, en sabots dans sa Savoie originelle, terrassant et méditant ; ou encore à Bernard Desportes, déambulant et rêvécrivant dans ses Cévennes, au vent comme au soleil).

Écrire, méditer, marcher : tel est le programme de Fred Griot dans sa yourte hivernale des Causses. Démarche naturelle, évidente… Et pourtant : "quelque chose me dépasse. tout n’est pas complètement compréhensible dans le fait d’être face à soi"…

Ne rien faire, être simplement, retrouver "le passif des gestes des générations qui ont vécu dehors"… Lire : Antoine Emaz, Jan Fabre, John Kerouac, Marcel Proust, Pierre Bergounioux… Écrire le paysage : "tout le paysage joue à l’estampe japonaise, chinoise. je mitraille, tout est d’un photogénisme outrancier, pour parler classique"… Écrire "en parole claire" – d’une écriture effilée et fluide, sans point qui en contrarie le flux.

Nouvelles du web

â–º On lira avec intérêt les "deux questions à Lucien Suel" posées à propos de l’écriture sur le web (7 septembre 2013).

â–º Nerval. fr : semaine 20, 68 textes, 23902 lectures. Dans la rubrique "La Place en avant", on lira par exemple Arnaud Maïsetti, "Quand la nuit vient" ; dans "Noir, fantasy", Daniel Bourrion, "Né mort" ; dans "fictions & récits", on découvrira le dialogue que développe Martine Sonnet à partir d’un tableau de Degas ("Repasseuses") ou la façon dont Claire Lemoult déconstruit avec fantaisie "un conte d’hiver" – la littérature étant pour elle "une construction mentale sans lien aucun avec le réel"…

Libr-événements

â–º L’Armée noire à l’Asile 404 (135, rue d’Aubagne 13006 Marseille) : c’est ce soir à 21H = Intuition violence sensation – Trucages possibles – Pas de programme ni de dessert – Marseille Pita 2013 – quelques singes autour d’une bière…

Didika Koeurspurs (Montreuil)
Jérémy Grx (Marseille)
Mathias Richard (Marseille)
Méryl Marchetti (Bayonne)
Romain Girard (Marseille)
Stéphane Nowak (Grèce)
Laurence de Lataillade (No made)
Antoine Herran (Bordeaux)

â–º Vendredi 20 septembre 2013 à 18H, ouverture de la saison DATABAZ (Philippe BOISNARD et Hortense GAUTHIER : 100, rue du Gond à Angoulême). Présentation de la programmation automne 2013, des rencontres INTON’ACTION #3, et des évènements à venir en 2014 et des nouvelles résidences (renaud Renaud Chambon et Marina Bellefaye, alter sessio,…).
Nous ferons retour aussi la saison 2012-2013 (les soirées, les résidences telle celle de la compagnie Merlin pour la création du Mapping de L’argent, mise en scène de Anne Théron, présenté notamment au festival d’Avignon IN, … )
Vous êtes les bienvenus pour boire un verre, échanger, discuter, et venir découvrir quelques petites surprises…

â–º SAMEDI 21 SEPTEMBRE 2013, à partir de 18h à la Boutique maelstrÖm 4 1 4 dans le piétonnier de la Place Jourdan à Bruxelles

Soirée de lectures et rencontres avec
Vincent Tholomé
pour la sortie officielle du livre V U A Z – éd. maelstrÖm
Cécile Guivarch – pour "Un petit peu d’herbes et des bruits d’amour’" éd L’Arbre à paroles
et Olivier Dombret – pour "Dansent les ombres" éd. L’Arbre à paroles

Et le vernissage d’une expo graphique de PATRICE MASSON sur les textes de Vincent Tholomé: "V U A Z : des marches"…

â–º Samedi 28 septembre, 17 h 30, à La Fabrique 70, rue Jean-Pierre Timbaud, Paris XIème (métro Parmentier) :

 présentation du n°1 de La Revue*par Mathieu Nuss, puis lectures croisées par Christian Desagulier, Etienne Faure, Bruno Fern, David Mus et Daniel Pozner

 
 

â–º Vendredi 27 septembre à 19H, Librairie du MK2 (7, quai de Loire 75019 Paris), soirée de la petite édition 10- Le Sonneur Une nouvelle saison des soirées de la petite édition commence et, pour bien la démarrer, nous vous convions donc à venir rencontrer les éditions du Sonneur.
Depuis plus de huit ans, la maison à la grenouille s’est donné pour objectif d’amener à publication "textes inédits et des textes oubliés ou méconnus dignes de vivre ou de revivre, d’être découverts ou retrouvés" tout en adoptant une stratégie à long cours: défendre les livres longtemps après leur publication, et notamment en soignant leur fabrication. Il nous semblait symboliques d’aborder cette approche du métier d’éditeur lors de cette soirée en plein cœur de la rentrée littéraire.
La discussion se déroulera en compagnie de l’équipe éditoriale et de Nicolas Cavaillès, dont le premier roman (Vie de Monsieur Leguat) sortira justement fin septembre.

Nous vous convions donc au cours de cette soirée à rencontrer un libraire pornographe, à croiser la route d’un Thug, à découvrir l’assassin de Mozart, à partir en Annam avec Pierre Loti, à croiser la route de Jack London, à partir découvrir quelques destinations exotiques (A Tahiti avec Elsa Triolet, à La Réunion avec Roger Vailland ou un voyage vers le Nord avec Capek), à adopter un petit chiot nommé Dachenka, à découvrir les errances dans l’espace et dans le temps de Jean-Marie Dallet, à boire un coup à Djibouti, à l’enseigne du Palmier en Zinc (avec Marie-Noëlle Rio), à suivre les pas de la Brebis Galeuse d’Ascanio Celestini, à retrouver Rimbaud lors de son voyage à Java ou à assister à une révolte de personnes âgées (avec Marc Villemain). Et bien entendu, la soirée se terminera par quelques libations et une séance de dédicaces.

Pour découvrir l’éditeur: http://www.editionsdusonneur.com/

La Page Facebook: https://www.facebook.com/pages/Éditions-du-Sonneur/49503036676?fref=ts

Et pour être tenus au courant de l’actualité des Soirées de la Petite édition: https://www.facebook.com/SoireesDeLaPetiteEdition

Ou chez notre partenaire Libfly qui rediffuse aussi les vidéos des soirées passées: http://www.libfly.com/soirees-de-la-petite-edition-a-la-librairie-du-mk-quai-de-loire-groupe-787.html

14 septembre 2013

[Création – série] Dreamdrum 10, Thomas Déjeammes / Mathias Richard, amatemp 28

C’est avec plaisir que nous reprenons la magnifique série proposée par Thomas Déjeammes, dont la photo grattée est accompagnée ici par l’un des curieux syntextes de Mathias Richard – l’auteur très prometteur du Manifeste mutantiste et de Machine dans tête. /FT/

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13 septembre 2013

[INTERVIEW VIDEO] JACQUES DONGUY [2/2]

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Interview de Jacques Donguy fait lors de la soirée Ultra-Volte#2 à Databaz, où il est venu présenter le numéro 1 de la revue Célébrity Café, que nous allons présenter prochainement. Cet interview a été fait par Nathan Serrano.

12 septembre 2013

[Chronique] Sebastian Dicenaire, Dernières nouvelles de l’Avenir, par Emmanuèle Jawad

Sebastian Dicenaire, Dernières Nouvelles de l’Avenir, éd. Atelier de l’agneau, coll. « Architextes », septembre 2013, 81 pages, 15 €, ISBN : 978-2-930440-66-8.

 

Dans son livre Dernières Nouvelles de l’Avenir, Sebastian Dicenaire propose un ensemble de textes qui relève à la fois du récit d’anticipation et de la dénonciation sociale (dystopie), offrant une vision acerbe d’un monde contemporain sur un mode critique et parodique.

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11 septembre 2013

[agenda] Infr’action #9 à Sète du 11 au 15 septembre

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Présentation :
« Infr’Action entre avec enthousiasme dans sa neuvième année d’existence. Infr’Action 9 aura lieu du 11 au 15 septembre 2013.

La tâche accomplie jusqu’ici nous conforte dans l’idée de présenter, encore et toujours, dans toute sa diversifié, une large sélection d’artistes performeurs cosmopolites. Nous poursuivons notre chemin afin de promouvoir l’art performance en France, tenté de l’extraire de sa marginalité.

Une programmation étudiée avec soin, des œuvres de qualité réalisées par des performeurs au plus près des publics, de plus en plus réceptifs et nombreux, donnent au Festival une couleur singulière.

Au travers d’un réseau dynamique, constitué depuis 2005, Infr’Action à su donner à des artistes français la possibilité de participer à des événements organisés au Canada, en Suède, en Chine, en Italie, pour ne citer que quelques-uns des pays dans lesquels nous avons développé des coopérations. Au cours de cette progression favorable, Infr’Action c’est positionné au cÅ“ur des principaux festivals d’art performance sur la scène internationale.

Cependant, nous avons fait le choix délibéré d’un développement entièrement vouée à l’individu. Ainsi, le festival Infr’Action se développe au niveau humain et dispose de la qualité artistique comme mesure clé plutôt que de s’orienter uniquement vers le quantitatif ou le marketing ”industriel”. Le monumental, le spectacle ni d’ailleurs le spectaculaire, le spectacle en tant que tel, ont bien été laissés de côté. Bien au contraire, nous avons mis l’accent sur ​​l’essentiel, la rencontre entre l’art, l’artiste et les publics. »

Intervenants :
MERCREDI 11 SEPTEMBRE
10H00-12H30
AU MARCHÉ DE CENTRE VILLE
Wathiq AL-AMERI, Irak/Suisse
Ali AL-FATLAWI, Irak/Suisse
Marguerite BOBEY, France
Saskia EDENS, Suisse. Merge.
Katri KAINULAINEN, Finlande
Anna KALWAJTYS, Pologne.
Baek-Ki KIM, Corée du Sud
Istvan KOVACS, Hongrie
Echo MORGAN, Chine/R.-U. Taped morning exercise
Nigel ROLFE, Irlande. Veil of Tears.
Niki STAMPE-ÖDMAN, Suède
Liping TING, Taïwan
Dominic THORPE, Irlande
Bjørn VENØ, Norvège/R.-U. Living the Dream.
Yau WEN, Hong Kong
Jianjun XI, Chine/Royaume-Uni. Prayer 2.

19H00-22H00
INAUGURATION OFFICIELLE DE LA 9ème EDITION D’INFR’ACTION AU MUSEE PAUL-VALÉRY
(rue François Desnoyer) A SETE.
20H00 Michel GIROUD, France. Coyote.
20H30 Nigel ROLFE, Irlande. Resonator.
21H45 Regina FRANK, Allemagne. iLAND

JEUDI 12 SEPTEMBRE
21H00-23H00
QUAI GENERAL DURAND
21H00 Marguerite BOBEY, France. Love song
21H30 Niki ÖDMAN, Suède. No. 6.
22H00 Echo MORGAN, Chine/R.-U. killing chicken.
22H30 Jianjun XI, Chine/Royaume-Uni. Prayer 1.

VENDREDI 13 SEPTEMBRE
10H00-12H30
AU MARCHÉ DE L’AVENUE VICTOR HUGO
Wathiq AL-AMERI, Irak/Suisse
Ali AL-FATLAWI, Irak/Suisse
Saskia EDENS, Suisse
Michel GIROUD, France
Regina FRANK, Allemagne
Katri KAINULAINEN, Finlande
Baek-Ki KIM, Corée du Sud
Echo MORGAN, Chine/R.-U. The Chinese zezettes.
Nigel ROLFE, Irlande. Veil of Tears.
Niki STAMPE-ÖDMAN, Suède
Dominic THORPE, Irlande
Jianjun XI, Chine/Royaume-Uni

20H30-23H00

QUAI GENERAL DURAND

20H30 Anna KALWAJTYS, Pologne. GO!

21H00 Katri KAINULAINEN, Finlande. Fill the Earth

21H30 Istvan KOVACS, Hongrie. Between the worlds.

22H00 Yau WEN, Hong Kong. Untitled.

22H30 Bjørn VENØ, Norvège/R.-U. Living the Dream.

SAMEDI 14 SEPTEMBRE

10H00-12H30

PLACES ET RUES DU CENTRE VILLE.

Michel GIROUD, France

Regina FRANK, Allemagne

Katri KAINULAINEN, Finlande

Istvan KOVACS, Hongrie

Echo MORGAN, Chine/R.-U. Saint Louis warrior.

Nigel ROLFE, Irlande. Veil of Tears.

Niki STAMPE-ÖDMAN, Suède

Liping TING, Taïwan.

Dominic THORPE, Irlande

Jianjun XI, Chine/Royaume-Uni

20H30-23H00

QUAI GENERAL DURAND

20H30 Baek-Ki KIM, Corée du Sud. River of Sète.

21H00 Liping TING, Taïwan. Paper -Timing.

21H30 Dominic THORPE, Irlande. Untitled.

22H00 Saskia EDENS, Suisse. Transmission.

22H30 Wathiq AL-AMERI & Ali AL-FATLAWI, Irak/Suisse. Untitled.

DIMANCHE 15 SEPTEMBRE

10H00-12H30

AU MARCHÉ AUX PUCES, PLACE DE LA RÉPUBLIQUE

Wathiq AL-AMERI, Irak/Suisse

Ali AL-FATLAWI, Irak/Suisse

Marguerite BOBEY, France

Saskia EDENS, Suisse

Michel GIROUD, France

Regina FRANK, Allemagne

Katri KAINULAINEN, Finlande

Baek-Ki KIM, Corée du Sud

Istvan KOVACS, Hongrie

Echo MORGAN, Chine/Royaume-Uni. Jade Buddha.

Nigel ROLFE, Irlande. Veil of Tears.

Niki STAMPE-ÖDMAN, Suède

Liping TING, Taïwan

Dominic THORPE, Irlande

Bjørn VENØ, Norvège/R.-U. Living the Dream.

Yau WEN, Hong Kong

Jianjun XI, Chine/Royaume-Uni

[Texte] Thomas Déjeammes, …le lendemain, presque le même… [Libr-@ction – 7]

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… lendemain… putain de phrase… le monde n’a pas changé le 11 septembre 2001…

Lisez/écoutez… Libr-@gissez avec Thomas Déjeammes – à qui nous devons le projet DREAMDRUM. [Libr-@ction – 6]

[Rejoignez le projet Libr-@ction]

…le lendemain, presque le même…

Avant d’être ce texte mis en forme pour les libr-@ctions, "le lendemain, presque le même" est une performo(t)sonnance réalisée par Kraums Notho ( Krunoslav Pticar à la guitare préparée et moi-même aux textes et à divers bruits) ; vous pouvez l’écouter sur : https://soundcloud.com/kraums-notho

… viens Olga…

… tu sais ce que c’est?…

… tu sais ce que c’est que de descendre tous les jours l’escalier de ton appartement?…

…tu sais toi?…

…tu sais ce que c’est que de descendre et de monter tous les jours l’escalier de ton appartement?…

… tu crois tous les jours…

… tu sais ce que sait?…

robe rouge 99 euros/ broche 47 euros

… chaque… jour…

… je me retiens chaque jour…

… la parole me semble inadmissible…

… et pourtant chaque jour…

… transport en commun… ligne 610…

… et pourtant chaque jour…je descends presque chaque jour…

… les mots nous feraient…

… ce{ux) que je suis…

… sa voix me poursuit… me dit…

… me dit…

… qu’aujourd’hui sa voix me dit…

… viens Olga…

… tu sais ce que c’est…

… tu te le dis chaque jour…

… tu te dis… tu sais ce que sait ?…

… le monde n’a pas changé le 11 septembre 2001 Olga…

… le monde t’a changé chaque jour…

… dans ta répétition… et ta reprise…

… pour toujours beau… pour toujours bleu Olga…

… non…

… ton monde n’a pas changé le 11 septembre Olga…

 

 

 

« … putain ta phrase elle veut dire quoi ta phrase putain ? … putain ta phrase elle veut dire quoi … ta phrase putain hein… là elle veut dire quoi là… là elle veut dire quoi ta phrase là putain hein ?… là… hein ?… merde !… elle veut dire quoi ta phrase là putain ?.. . qu’est ce qu’elle veut dire ta… elle elle… elle veut dire elle… veut dire elle là… veut dire quoi ta phrase là putain !?… »

 

 

 

que voulions nous savoir ?…

que pouvons nous savoir ?…

qu’est ce donc que nous avons voulu savoir ?…

… connaître le vrai nom des choses plutôt que les formules exactes de leurs fabrications

 

 

 

… folie is the true story of corps…

… folie is a true story of corps…

… à l’angle des nations…

… a window in a chair…

… à l’angle des nations…

… a window in a chair…

 

…folie is a true story of corps…

…à l’angle des nations…

…a window in a chaire…

 

…je voulais… répéter… je voulais… pouvoir te voir… je voulais… pouvoir lancer… je pouvais… pouvoir dire… je voulais… essayer… je voulais… être entre… je voulais… être entre autre… je voulais être entre toi… je voulais… être aentre toi… je m’en souviens… je m’en souviens… je me souviens… à peu près… nous étions bleus… nous étions… pas loin… nous étions à peu près… le lendemain… nous étions… à peu près… et je disais… nous étions… à peu près… pas loin d’ici… tu te souviens?… à l’intérieur… confortable…inconfortable… bien rangé… en désordre… à l’intérieur… confortable…inconfortable… bien rangé… en désordre… propre… sale… dégoûtant… poussiéreux… meublé… acheter… vendre… louer…construire… creuser les fondations… pendre la crémaillère… déménager… rester chez soi… faire entrer quelqu’un… frapper à la porte… sonner… claquer la porte… décorer… meubler… tirer les rideaux… allumer un feu… allumer le chauffage… éteindre le chauffage… allumer…éteindre la lumière… posséder… hériter de… appartenir à… à part tenir… à…

…comme pas loin d’ici… comme pas loin d’ici… comme pas loin d’ici…

 

je me rappelais… le vol des grues… la naissance des nanos… voulez-vous un ticket ?… Use first… not use first… use first… not use first… respectez les consignes de sécurité… use first… not use first… respectez les consignes de sécurité… use first… not use first… respectez les consignes de sécurité… use first/not use first… respectez les consignes de sécurité…

10 septembre 2013

[audio agenda] Manifesten 19 septembre 2013 marseille

Filed under: agenda,audiocast poétique,créations — Étiquettes : , , — rédaction @ 8:12

À l’occasion de l’événement Manifesten, al dante a produit une très jolie création audio, qui présente l’espace créé par Laurent Cauwet comme si nous étions dans un film de Godard.

9 septembre 2013

[poésie sonore] Jörg Piringer : Sloarg et robot mein

Filed under: audiocast poétique,créations,UNE — Étiquettes : , , , — rédaction @ 13:04

Nous présentons ici deux nouvelles pièces sonores composées par Jörg Piringer, La première Sloarg est faite seulement avec la voix, la seconde, robot main est composée avec : vhs-recorder, wok, alarm clock, computer case, voice.

8 septembre 2013

[News] News du dimanche

En cette Libr-reprise, l’actualité est des plus denses : parmi les œuvres reçues, Benfodil (Le Point de vue de la mort), Sébastien Lespinasse (Fougax et Barrineuf vont en bateau et "Pneuma-R") et Pierre Jourde (La Première Pierre). Libr-événements : rencontre avec Tatiana Arfel, exposition de Roland Dauxois (cf. reproduction en arrière-plan) et centenaire de Charlotte Delbo.

Œuvres reçus

â–º Mustapha Benfodil, Le Point de vue de la mort, Al dante, été 2013, 136 pages, 15 €, ISBN : 978-2-84761-787-0.

"Quelle vie sociale quand tu n’as pour compagnie que des cadavres réfrigérés et un ventilo ronronnant" ? "Que deviennent les morts sur Facebook ?" "Et toi, si tu devais faire cette autopsie inversée, quelle serait d’après toi la cause de ta vie ?" Telles sont quelques-unes des questions que se pose Moussa dans cette pièce dont le personnage principal est le silence. Le point de vue adopté n’est pas tant celui de l’être-pour-la-mort que celui depuis la morgue, celle de BalBala, "ville de merde" régie par des cyber-illettrés, "bourgade maudite macérant dans l’ennui et la poussière" aux confins du désert… BalBala, ville improbable dans laquelle l’espérance de vie n’est que de 45 ans… De quoi faire méditer Moussa, "nécroloque en chef", ethnographe du Néant qui, accroché à son dictaphone, fustige la corruption ("L’argent est un lubrifiant miraculeux"), dénigre l’autobiographique, fait le point sur la sanglante Histoire de l’Algérie : "Faisons le compte, Monsieur le Thanatopracteur : 1 million et demi de martyrs + les 3000 morts de la crise de l’été 62 + les 1000 morts du coup d’État manqué (et réprimé dans le sang) de Tahar Zbiri + les 200 morts du Printemps Berbère d’avril 1980 […]"…

Humour noir, satire et poésie caractérisent ce texte inventif dont, pour terminer ce bref aperçu, on laissera le lecteur apprécier cet énoncé métaphorique: "J’ai allumé mon corps pour le regarder vivre" (titre de la seconde partie)… /FT/

â–º Sébastien Lespinasse, Fougax et Barrineuf vont en bateau, de. Gros Textes, 2013, 115 pages, ISBN : 978-2-35082-228-0.

â–º Sébastien Lespinasse, "Pneuma-R", CD-audio, Trace-label.

â–º Pierre Jourde, La Première Pierre, Gallimard, septembre 2013, 192 pages, 17,90 €, ISBN : 978-2-07-014215-6.

"Tu prends la mesure, petit bonhomme, de la déflagration produite par les quelques dizaines de pages publiées par un écrivain obscur chez un petit éditeur. Ce n’est pas seulement ta vie qui s’en trouve changée, mais c’est, définitivement, celle de tout le village, et d’une bonne partie de ceux qui le fréquentent. Toi qui ironisais volontiers sur ceux qui débitaient de grands discours sur le pouvoir de la littérature…"

Pour n’avoir pu prendre suffisamment de distance par rapport aux histoires locales, ou s’être perdu dans les fictions villageoises, il est arrivé à Pierre Jourde dans son pays auvergnat ce que n’a pas connu Richard Millet en limousin : en ce pays des pierres et des taiseux, pays perdu dans ses légendes, l’écrivain a failli se faire lapider un an après la parution de Pays perdu (L’Esprit des péninsules, 2003), qu’il était loin de considérer comme une offense à son (mi)lieu originel : "Le livre ne se voulait pas réaliste, parce que la réalité n’est pas réaliste. Ou plutôt parce que le réalisme est impuissant à délivrer toute la charge d’imaginaire qui bonde le réel. Le livre était une élégie pour une jeune fille morte, une tragédie se déroulant en un même lieu en un seul jour, une épopée, un conte mythologique" (p. 135). C’est alors que le péquenot rattrape l’intello

La Première Pierre est un dialogue avec le premier Pierre – le "péquenot" -, son habitus primaire de paysan conservateur ; un récit écrit par un "tu" – celui du "petit bonhomme", du dépositaire – pour dire le "je" du père qui s’est toujours tu – et à jamais depuis la tombe. Rien d’étonnant à ce que ce récit sobre et émouvant de la dualité interne soit dynamisé par toute une série de couples antinomiques : secret/révélation, étrangeté/familiarité, rêve/réalité, honte/honneur, propre/sale, ombre/lumière, merde/poésie, régional/universel, absence/présence… /FT/

Libr-événements

â–º Rencontre avec Tatiana Arfel – l’auteure de L’Attente du soir et de Des clous – pour son dernier roman La Deuxième vie d’Aurélien Moreau (Corti, 2013, 320 pages), récit de repossession de soi : Librairie José Corti (11, rue de Médicis 75006 Paris), vendredi 13 septembre 2013 à 18H30.

â–º Exposition des oeuvres du peintre Roland Dauxois, à la clinique du Parc, 155 boulevard Stalingrad, Lyon 6éme. Du 13 septembre au 8 novembre 2013.

Poète et peintre lyonnais, Roland Dauxois a exercé différents métiers dans l’industrie des arts graphiques. Il édite son premier recueil en 1997. Elève de l’atelier du peintre Jean Dulac à Lyon, il se lie d’amitié avec l’artiste belge Jean Raine disparu en 1986. Expositions personnelles dans des lieux publics, nombreuses expositions collectives (Salon d’automne, membre du jury du salon Regain). Il expose plus de trente peintures et encres récentes à la clinique du Parc (Lyon) à partir de vendredi prochain.

â–º Centenaire de Charlotte Delbo, femme de lettres et résistante (1913-1985) : manifestations à la Fonderie les 14 et 15 septembre 2013 (23, rue de Neuilly à Fontenay-sous-Bois).

7 septembre 2013

[interview video] Jacques Donguy [1/2]

Filed under: entretiens,UNE,videopodcast — Étiquettes : , , , , — rédaction @ 9:09

Interview de Jacques Donguy fait lors de la soirée Ultra-Volte#2 à Databaz, où il est venu présenter le numéro 1 de la revue Célébrity Café, que nous allons présenter prochainement. Cet interview a été fait par Nathan Serrano

6 septembre 2013

[Chronique – Libr-relecture] Théorie du fictionnaire, Dominiq Jenvrey

Filed under: chroniques,Livres reçus — Étiquettes : , , , , , , — Philippe Boisnard @ 12:06

Théorie du fictionnaire, Dominiq Jenvrey, ed. Questions théoriques, 2011, 61 p. 8€50 [ISBN : 978-2-91713111-4]

 

Chronique
"Le futur de la littérature sera extraterrestre ou à peu près" (p.36)
Il est évident que citer cet énoncé, d’emblée, et même avec les pincettes de guillemets, cela revient à débuter par une provocation. Provocation demandant alors de justifier.
Et c’est justement là, dans cet art de la justification fictionnelle, d’une logique conceptuelle, que se place Dominiq Jenvrey.
Mais revenons au contexte de ce petit livre. Il est édité par les éditions Questions théoriques, qui est l’appendice éditorial d’auteurs que l’on retrouvait chez al dante, notamment et surtout Christophe Hanna, qui préface ce texte.
La préface d’Hanna — qui à elle seule mériterait un article tant elle est intéressante — est à lire dans la continuité de son premier essai Poésie action directe et de ses autres textes publiés chez Questions théoriques. Elle tente de réfléchir une critique de l’approche que nous pouvons avoir d’un texte littéraire, d’une oeuvre d’art, ou encore d’un Sumo. Quelles sont les catégories apriori qui structurent notre possibilité de perception du réel, à savoir d’appréhension de ce qui survient. Et c’est sans doute selon cet angle que le texte a intéressé Hanna, car non seulement son objet porte sur des fictions futures qui devront inventer la langue de la rencontre avec un E.T, mais en plus formellement, Dominiq Jenvrey invente une théorisation exogène au champ littéraire pour approcher la possibilité même de cette dite littérature. La possibilité d’une forme littéraire implique donc par contextualisation, le réagencement de la langue théorique, une possible mutation ou encore contamination. En bref une expérience ad hoc de l’approche conceptuelle. Mais, ici n’est pas l’aboutissement de ce que tente de mettre en évidence Hanna, en effet, c’est la dimension pragmatique communautaire qu’il vise. Ainsi, selon lui, ce que doit pouvoir opérer le texte littéraire tient à la possibilité, non pas "de mettre à distance (…) la vie sociale" mais bien au contraire de la "réorganiser de l’intérieur" en modifiant, en déplaçant les qualifications descriptives propres à nos "expériences communes". Mais tout cela en quel sens ?

 

Pour bien saisir cette possibilité décrite par Hanna, il nous faut bien comprendre l’enjeu que pose Dominik Jenvrey. L’auteur explique d’emblée que ce qui travaille la pensée commune, la pensée de notre espèce, ne serait autre que le futur. "Il représente le constituant de notre aventure ici". Cet énoncé, comme tous les autres, Jenvrey ne les justifie pas. Certes il se pourrait qu’il soit juste, mais ce n’est pas son propos que de faire une théorie justifiée, reposant sur des schèmes pré-contextués. C’est pourquoi son texte est une théorie fictionnelle, à savoir théorie qui invente ses propres conditions d’existence. Chaque position qu’il va exprimer n’est pas de l’ordre de l’objectivité mais de l’invention conceptuelle qui propose le cadre d’une objectivité relative.
Donc la communauté humaine est travaillée par le futur, et c’est là son trait distinctif. Il est ouvert à(nous ne pouvons ignorer ici tout l’apport historique de la phénoménologie dans cette description de Heidegger à Sartre). Or, logiquement, se pose la question, qui est celle d’un programme : comment parler de ce futur, en tant que cela dont on parle ne s’est pas encore présenté et pourrait donner lieu à des actions inédites et donc un langage inédit ? Ce qui peut parler de ce futur, c’est justement la littérature. La littérature en tant qu’elle est le lieu de l’invention, à savoir de la déformation, distorsion, expansion de la réalité pensée en un temps présent. La littérature est le lieu même de toute forme de futurologie, car justement, sa qualité est de constituer des fictions, qui même improbables, sont cependant des potentialités réelles pour l’homme. Ce qui intéresse Jenvrey n’est pas de l’ordre de la micro-ficion, ou de la dérive subjective psychologique, mais tout à l’inverse la littérature en tant qu’elle a une ambition totale : description totale des possibles de l’espèce humaine. Ainsi la littérature devrait avoir pour exigence de poser la question même de la totalité de notre espèce, de notre monde, en tant qu’ouvert au futur. La littérature en tant que lieu même de la fiction serait à même de poser par une logique radicale animant sa fictionnalisation, la possibilité d’actions futures de notre espèce.
Or, il est évident, que s’il s’agit d’avoir des prédictions liées aux connaissances acquises, ce n’est pas la littérature qui pourra véritablement les établir. Popper l’explique parfaitement, les prédictions sont de l’ordre des sciences : elles sont des conséquences théorico-expérimentales qu’il s’agit de tester, afin de déterminer le plus précisément possible les domaines conditionnels de vérification. En ce sens la littérature, si elle doit se nourrir de ce qui existe, il est évident que sa force c’est de pouvoir sortir de la prédiction, pour la prophétie, ou bien une perspective visionnaire. La prophétie littéraire n’est pas seulement de l’ordre de la description de la situation inédite (fiction situationnelle), mais elle ouvre à la possibilité de la résolution de la situation inédite par l’action inédite. "La littérature résout des problèmes par les conceptions fictionnels" (p.24) et ceci en offrant la possibilité de l’expérience de pensée.
Dès lors, l’expérience à laquelle va inviter Jenvrey, expérience du futur, est celle de la rencontre d’un E.T (extra-terrestre). Action inédite pour l’espèce, même si elle semble avoir été vécue au niveau subjectif. Cette expérience, nous l’avons appris dès la publication de l’Exp.Tot, est une expérience totale (remise en cause des dogmes et apriori de la singularité exclusive de l’intelligence de l’homme dans l’univers, auto-fondés sur les fictionnalisations onto-théologiques). Expérience totale que seule la littérature pourrait énoncer en tant que par sa fictionnalisation : 1/ elle peut penser la totalité, 2/ elle peut inventer des logiques qui ne sont pas historiquement encore établies; 3/ elle peut inveter les concepts pour dire ce qui est inédit.
Donc : la littérature se révèle être ce qui prépare — par la fiction et le travail du fictionnaire — l’homme actuel aux possibles du monde futur et lui propose fictionnellement des actions inédites. Ce qui amène que le lecteur verra par sa confrotation à la fiction, une forme d’étonnement lui développant son intuition.
En ce sens, la littérature appelle une forme pragmatique de confrontation de l’homme présent aux possibles futurs. C’est pourquoi, avec une certaine drôlerie, Jenvrey conclut son petit essai par des résolutions de questions qui pourraient se poser : "Que dois-je faire si je suis enlevé par des extraterrestres ?" "La rencontre extraterrestre est-elle soluble dans le capitalisme ?"

Ce livre de Jenvrey, une nouvelle fois est assez passionnant, travaillant sur les conditions de possibilité d’une littérature dans un contexte total futur. Reste, toujours une légère déception : que pourrait être cette littérature ? Est-ce que la littérature est le lieu propre de ce questionnement ? Qu’en est-il des technologies de l’image ? Est-ce que la prétention pragmatique de transformation de la communauté ne serait pas illusoire, ou encore a-t-elle un sens en-dehors de la logique de la théorie fictionnelle ?

5 septembre 2013

[News] Libr-reprise…

De Rentrée-littéraire en Rentrée-littéraire, de non-événement en non-événement, le sentiment d’étrangeté s’accentue : à quelle réalité rattacher ce monde fantomatique de la "vie littéraire" ?

Pour avoir dès le départ refusé de s’y intégrer, Libr-critique n’en a-t-elle pas pour autant moins de réalité ? En cette Libr-reprise où le site a fait peau neuve, c’est le moment, non pas de réaffirmer une quelconque "identité" – LC existant dans l’errance et la différence, le flux, le fugitif et le fantasmatique -, mais d’expliciter ses lignes de force et de fuite : loin de se borner à proposer uniquement des critiques dites "libres" – mais en réalité dissoutes dans l’insignifiance du marketing généralisé et du Marché triomphant -, LC est un chantier polymorphe qui vise la mise en crise des pratiques et des représentations dominantes, le nomadisme esthétique – c’est-à-dire le perpétuel dépassement/déplacement des frontières normatives -, la perpétuelle quête de lieux autres (lieux livresques ou numériques, espaces improbables), la défense d’expériences résolument libres parce que critiques…

C’est ainsi que ce soir nous commençons à sonder à notre manière la série des livres de "Rentrée" retenus (Jean-Marc Rouillan, Le Tricard ; Antoine Brea, Petites vies d’écrivains du XXIe siècle), tout en clignant du côté de MANIFESTEN – nouveau lieu d’Al dante -, d’Actoral 2013 et d’un nouveau site, Littérature, etc.

(more…)

[revue] GAZETTE DES JOCKEYS CAMOUFLÉS – N°9 – SEPTEMBRE 2013

« La Gazette des Jockeys Camouflés » est un tabloïd mensuel de littérature installé dans les marges de la collection « Les Jockeys Camouflés » publié par Bãzãr édition. Parce que la poésie est inadmissible, le poème y tiendra une grande part avec des traductions inédites de poètes étrangers et des interventions d’auteurs contemporains.

Au sommaire :

Lézama Lima : «Tokonoma» Traduction Henri Deluy, Liliane Giraudon et Jean-Jacques Viton
Sarah Kéryna : «Il pleut comme il y a quatre ans»
Hubert Colas : «No signal»
Fabienne Letang : «Titre perdu»

LA GAZETTE DES JOCKEYS CAMOUFLÉS EST ÉDITÉE PAR BÃZÃR ÉDITION – RÉDACTION : LILIANE GIRAUDON ET THOMAS DOUSTALY – CONCEPTION GRAPHIQUE : MARC-ANTOINE SERRA
[LIRE]
http://issuu.com/bazaredition/docs/gazette_09/1?e=6285143/4711766

[agenda] Les Transatlantiques

N’a qu’1 oeil (Bordeaux, 19, re Bouquière), 12-09-2013 à 20H, Soirée Les Transatlantiques.

 

Les TransAtlantiques, ce sont de longs courriers échangés entre un auteur et un artiste audio. Une relation épistolaire interdisciplinaire entre le Québec et la Fédération Wallonie-Bruxelles, une création s’échafaudant au fil des échanges – toujours à distance – jusqu’à la rencontre live, ici, à Québec, durant le Mois de la poésie. La distance comme un élan, le résultat comme un choc.

Avec les auteurs Jean-Marc Desgent, Hervé Bouchard (Québec), Werner Moron et Sébastien Dicenaire (Belgique), ainsi que les artistes audio Érick d’Orion, Martin Tétreault (Québec), Gauthier Keyaerts et Stephan Ink (Belgique).

Il fut d’abord demandé aux artistes audio de proposer une première pièce à l’auteur qui leur était associé. S’en inspirant, l’auteur proposa un texte lui faisant écho. La voix de l’auteur le lisant fut enregistrée et remise à l’artiste audio. Enfin, texte et voix ont servi de base à la création d’une nouvelle pièce audio.

4 septembre 2013

[Livre reçu] Libr-retour sur A global visuage (J. Piringer et G. Vallaster dir.)

Filed under: chroniques,Livres reçus,UNE — Étiquettes : , , , — Philippe Boisnard @ 13:30

A global visuage, direction Jörg Piringer et Günter Vallaster, ed. ch., 2012, 100 pages
[ISBN : 978-3-901015-54]

 

Présentation :
Ce livre d’une centaine de pages présente un panorama actuel des expériences de poésie visuelle. Sans suivre de programme ou de logique encyclopédique, comme il est dit dans la présentation (en allemand), il est dès lors davantage une forme de panorama subjectif, mais aussi par cela très intéressant de la part des deux éditeurs.
Tout au long des pages, on découvre en quelque sorte tous les horizons de cette recherche de la poésie visuelle notamment européenne : des formes travaillées informatiquement (tel Simon Biggs, John Cayley, max Höfler, …) qui permettent de voir les différentes directions possibles (ultra-graphique, jeux des typographies, travail de modélisation en image 3D (Jhave)), au forme mediumique matérielle, qu’elles soient picturales (Christine Hubert, Frank Milautzki, Hartmut Sörgel, …), ou bien mixes à partir de collage, de découpages, etc (a rawlings, Ilse Kilic, Ragnhildur JOhanns, …).
image00231Alors qu’en France, nous sommes revenus depuis une petite dizaine d’années aux formats plus classiques de la poésie écrite, qu’elle soit publiée en livre ou bien en fichier numérique) faisant que nous percevons moins la présence de formes visuelles, cette publication provenant d’Allemagne ne peut que nous réjouir, montrant que les zones expérimentales sont encore fécondes et bien vivantes. Ce qui est d’ailleurs visible de même, mais autrement, à travers la performance, l’art action.

3 septembre 2013

[Entretien video] Jörg Piringer

Interview de Jörg Piringer fait lors de la soirée Ultra-Volte#2 à Databaz. Jörg Piringer est à la fois dans la recherche sonore et graphique de la poésie, poésie atomisée à la lettre. Dans cet entretien, il revient sur son travail, ses axes de recherche et montre ses innovations. Cet entretien a été mené par Nathan Serrano.

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