Libr-critique

8 juin 2010

[Texte] Stéphane KORVIN, Lang [vaste, wasted, VII]

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Stéphane Korvin est né en 1981. Il vit et travaille à Paris. Avec le geste photographique, il saisit les intersections entre espaces réels et imaginaires. Il a travaillé notamment sur des textes d’Aimé Césaire et de Marguerite Duras. Avec les mots il approche, questionne le contour et le lien. Ses travaux sont publiés dans des revues (A verse, ARPA, Pyro, N4728, etc.).

Voici le septième et dernier extrait de vaste, wasted (lire le sixième), qui, en écho à Fred Griot, s’inscrit dans une réflexion moderne sur la LANG. On souhaite à Stéphane KORVIN de pouvoir rapidement publier ce recueil prometteur.

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12 mai 2010

[Livre-chronique] Françoise Khoury, Échafaudage

Filed under: chroniques,Livres reçus,UNE — Étiquettes : , , , , , — Fabrice Thumerel @ 15:32

Françoise Khoury, Échafaudage, Biro, "KB 9", printemps 2010, 48 pages (15 photographies en couleurs), 15 €, ISBN : 978-2-35119-073-9.

Échafaudage… celui de ses vies, avec ses temps et ses lieux, ses images et ses mirages… contre l’échafaud du Temps, un échafaudage de mots et de photos…

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4 décembre 2009

[Chronique] Mots et tessons : Brosseau, Dussel & Rahmy

Finis les mots-et-merveilles… Pour accroître l’acuité du regard, il faut aiguiser les mots. Telle est l’entreprise de ce nouveau venu dans le monde de l’édition, Mots tessons… un petit Poucet qui a de quoi nous laisser rêveurs après la parution des deux premiers volumes aux formats et aux styles différents : Philippe RAHMY & Stéphane DUSSEL, Cellules souches ; Mathieu BROSSEAU, L’Espèce.

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11 novembre 2009

[Chronique] Vladimir POZNER, Les États-Désunis

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Vladimir Pozner, Les États-Désunis, suivi d’un entretien avec Noam Chomsky ; préface de Daniel Pozner, postface de Jean-Pierre Faye ; Lux éditions, collection "Mémoire des Amériques", 2009, 360 pages, 20 €, ISBN : 978-2-89596-076-8..

À l’occasion de la réédition de cette œuvre marquante publié en 1938 par un véritable écrivain bourlingueur (1905-1992), Christophe MARCHAND-KISS nous propose un intéressant "Rajeunissement de Vladimir Pozner".

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28 septembre 2009

[Entretien] Portrait d’un « travailleur perdu de la langue. » Entretien avec Mathieu Brosseau

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Peu après la publication de La Nuit d’un seul et, tout récemment, de UNS – dont la présentation viendra clore cette entrée -, voici la seconde partie d’un entretien (lire la première) qui fait suite à celui paru sur Remue.net, justement intitulé "On ne sait jamais qui parle" (avec Armand Dupuy). Et avant que ne voient le jour L’Espèce (éditions Mots-tessons, fin 2009) ainsi que Et même dans la disparition (Wigwam, mars 2010), on fera plus ample connaissance avec ce jeune poète (1977) en consultant son blog et son site.

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17 septembre 2009

[Entretien] Portrait d’un « travailleur perdu de la langue. » Entretien avec Mathieu Brosseau

Filed under: entretiens,UNE — Étiquettes : , , , , , , — Fabrice Thumerel @ 20:12

Peu après la publication de La Nuit d’un seul et, tout récemment, de UNS, voici la première partie d’un entretien qui fait suite à celui paru sur Remue.net, justement intitulé "On ne sait jamais qui parle" (avec Armand Dupuy). Et avant que ne voient le jour L’Espèce (éditions Mots-tessons, hiver 2009-2010) ainsi que Et même dans la disparition (Wigwam, mars 2010), on fera plus ample connaissance avec ce jeune poète (1977) en consultant son blog et son site.

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22 avril 2009

[Chronique] Jacques Darras et la fin de l’absolu poétique

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Du dernier – et passionnant ! – numéro de la revue Esprit (n° 353, mars-avril 2009), nous tirons un second sujet de réflexion, à partir du long article que Jacques Darras a intitulé "La Fin de l’absolu poétique. La Poésie française, 1950-2000" (p. 43-67).

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2 octobre 2008

[Livre-chronique] Florence Pazzottu, s’il tranche,

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  Florence PAZZOTTU, s’il tranche,, Inventaire/Invention, 2008, 48 pages, 6 € ISBN: 978-2-914412-72-8

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1 juillet 2008

[Livre + chronique] pas de tombeau pour mesrine de Charles Pennequin

Filed under: chroniques,Livres reçus,UNE — Étiquettes : , , , , , , — Philippe Boisnard @ 14:42

  Charles Pennequin, pas de tombeau pour mesrine, ed. al dante, 86 p. ISBN: 978-2-84761-999-7.

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16 mai 2008

[Manières de critiquer] Critique et poésie (2) : Christian Prigent, de TXT à Fusées (entretien)

  Après le point de vue de Lionel Destremau sur Prétexte (1994-1999), voici celui de Christian Prigent sur sa trajectoire de TXT [voir le site : http://www.le-terrier.net/TxT] à Fusées [voir le site : http://mathiasperez.com][1]Sur la revue TXT (1969-1993), en plus du site mentionné ci-dessus, qui renvoie à l’article de François Lacire "L’Histoire de TXT par ses textes théoriques et critiques", on pourra consulter Jacques Poirier, "Au carnaval des mots : Christian Prigent, Jean-Pierre Verheggen et la revue TXT", dans Bruno Curatolo et Jacques Poirier dir., Les Revues littéraires au XXe siècle, Editions Universitaires de Dijon, 2002, p. 129-139, et le chapitre 4 de mon Champ littéraire au XXe siècle, Armand Colin, 2002, p. 103-112. Sur Fusées (fondée en 1997), mon article "Fusées, une revue moderne" (La Revue des revues, Paris, n° 34, mars 2004, p. 99-106) et mon entretien avec Mathias Pérez, "Mathias Pérez : Carte Blanche à Fusées" – réalisé lors du colloque Critique et poésie : les revues comme lieux de la valeur, mais publié dans le dossier qu’a consacré au peintre et directeur de Fusées la revue Il particolare (n° 15 & 16, décembre 2006, p. 191-195). .

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26 janvier 2008

[Manières de critiquer : Bernard Desportes autrement] Roman (et) critique. Entretien de Bernard Desportes avec Fabrice Thumerel (1)

Filed under: manières de critiquer,UNE — Étiquettes : , , , , , , — Fabrice Thumerel @ 15:24

  [Première partie de l’entretien de Fabrice Thumerel avec Bernard Desportes, à propos de la sortie d’Irritation. Bernard Desportes expose, en liaison à une analyse de l’époque, en quel sens selon lui, l’écriture est faire "l’expérience vivante de l’impossible"]

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8 novembre 2007

[Recherche] La présence (tr)Ou(vr)hante de la femme chez Christian Prigent

  [Ce texte entre dans le dossier Christian Prigent que nous constituons peu à peu sur Libr-critique. Il est aussi l’un des chapitres de l’essai [mécano] sans mode d’emploi, essai qui concerne la littérature contemporaine. Ce texte est inédit. En Janvier, dans un livre collectif portant sur Bernard Desportes (éditions Presse Universitaire d’Artois) un article complètera cette première approche, confrontant Bataille, Desportes, Prigent autour de l’abîme du trou de la mère.]

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4 avril 2007

[livre] Contre l’art global, pour un art sans identité, de Jean-Claude Moineau

Filed under: Livres reçus,UNE — Étiquettes : , , , , , — rédaction @ 7:35

arton140.jpgContre l’art global, pour un art sans identité, de Jean-Claude Moineau. Editions è®e. mars 2007. 192 pages. 16 euros. ISBN : 978-2-915453-36-2.
site des éditions
4ème de couverture : « L’art global n’est pas tant un art intégral qu’un art intégralement intégré, ayant -après l’échec de ce qu’il pouvait encore y avoir de velléité critique dans le postmodernisme et le constat que toute visée critique se trouve inexorablement absorbée par ceci même dont elle entend faire la critique- abandonné toute dimension critique qui supposerait un ailleurs, s’appliquant sans relâche à faire passer dorénavant toute ambition critique pour réactive.

Tout au plus, quitte à se confiner dans un rôle d’animation culturelle, d’entertainment, et à se diluer dans l’industrie du spectacle, l’art global, comme avant lui l’art total, aimerait-il pouvoir illusoirement réenchanter un monde désenchanté, un monde que l’actuelle globalisation -dont il est partie constituante- désenchante pourtant toujours davantage. »

Jean-Claude Moineau a développé, dans les années 1960, de nombreuses activités artistiques et « méta-artistiques » tournées notamment vers l’art processuel, le livre d’artiste, la poésie visuelle, l’event, la performance, le mail art, « l’art au-delà de l’art ». Puis, comme tant d’autres, dans le contexte post-soixante-huit, il a interrompu toute activité artistique.

Contrairement, cependant, à beaucoup d’autres qui n’ont pas tardé à reprendre le chemin d’activité arttistiques, J.C. Moineau s’est toujours, depuis, refusé à reprendre, comme si de rien n’était, son activité artistique antérieure. Ce qui ne l’a toutefois pas empêché de continuer à être attentif à l’actualité de l’art et aux apories dans lesquelles celui-ci se débattait. Ce en quoi la démarche de J.C. Moineau est restée, malgré tout, « méta-artistique », au sens de « ce qui traite (de façon critique) de l’art ».

Depuis 1969, il enseigne la théorie de l’art à l’Université de Paris 8 tout en adoptant une « attitude » au sens au Michel Foucault parle d' »attitude de modernité ») à la fois prospective et critique sur l’art en train de se faire.

1ères impressions : Aprés L’art dans l’indifférence de l’art aux éditions PPT, (lire la note), J.C. Moineau poursuit dans cet essai dense et précis sa réflexion sur l’effacement de l’art et de ses critères de déterminations à l’ère de la globalisation, et sur les implications esthétiques et politiques de ces transformations liée à la post-modernité. Dans une perspective critique, il croise la sociologie, la philosophie, l’esthétique, pour interroger, dans une succession d’articles, les questions du réseau et du marché de l’art, du statut de l’auteur, du don, des usages sociaux et politiques de l’art et pour donner des propositions en faveur d’une réinvention de l’art qui en passerait par le développement d’un « art sans identité ».

6 février 2007

[Livre] Jean Bessière, Qu’est-il arrivé aux écrivains français ?

Filed under: Livres reçus,UNE — Étiquettes : , , , — rédaction @ 10:02

bessiere.jpgJean Bessière, Qu’est-il arrivé aux écrivains français ? d’Alain Robbe-Grillet à Jonathan Littell, Éditions Labor, 2006, 92 pages, 11€ ISBN : 2-8040-2463-6
Quatrième de couverture
« La littérature française contemporaine, celle des vingt-cinq dernières années, mérite certainement d’être lue attentivement. Elle entend à la fois poursuivre avec les mouvements des années 1960, 1970, avec ce qui a été une avant-garde, et se reconnaître dans ce que l’on tient pour la tradition littéraire française. Cela fait sa contradiction : celle d’un nouveau qui est une manière de répétition. Il faut néanmoins souligner que des types bien définis d’oeuvres – littérature policière, littérature de science-fiction, littérature de la diversité culturelle et des minorités, littérature de la condamnation du contemporain (Houellebecq) – passent cette contradiction et permettent une représentation originale du contemporain ainsi qu’une lecture critique de la majeure partie de la production littéraire ».

Premières impressions

Avant que d’y revenir, dans un article intitulé « La « crise de la littérature française »…Crise de la valeur littéraire ? », il n’est pas inutile de s’arrêter un moment sur ce court essai dont le titre catastrophiste est emblématique de la tendance dominante dans le champ : la littérature française – entendez par là le roman – serait en panne… [lire la suite de la chronique]

24 janvier 2007

[Chronique] Perspective sur une opération poétique [à propos de JP. Michel]

Filed under: chroniques,UNE — Étiquettes : , , , , , , , , — Philippe Boisnard @ 16:08

[présentation du livre d’entretiens de JP. Michel]
jpmichel.jpg S’intéresser ici à Jean-Paul Michel, et à ce livre d’entretiens, c’est non pas revenir sur toute l’oeuvre de cet auteur, connu tout d’abord par son pseudonyme Jean-Michel Michelana, mais c’est bien plutôt mettre en évidence l’opération d’écriture qu’il définit et qui loin de se réduire à ses propres contrées littéraires, en liaison avec le surréalisme initié par sa rencontre très jeune avec Breton, pose des questions très pertinentes sur la question de la construction du poème, notamment et surtout pour le Dépeçage. Le travail de Jean-Paul Michel, tel qu’il le présente dans les entretiens faits avec Michaël Sebban, porte sur la question de l’expérience littéraire : non pas seulement expérience du nouveau, mais expérience de la littérature en tant qu’expérience de soi, endurance de son propre temps comme celui de la bio-graphie des marques de l’existence.
En ce sens plutôt que d’envisager la littérature de JeanPaul Michel, littérature qui se veut salvatrice, qui par son lyrisme, notamment dans Beau front pour une vilaine âme, se noue autour d’une réconciliation post-hölderlinienne au divin, il s’agira plutôt de saisir l’opération poétique que pose JP. Michel lorsqu’il publie Le dépeçage comme l’un des beaux arts. Car si JP. Michel n’appartient pas apriori aux dimensions poétiques que nous explorons habituellement, cependant ce qu’il explique dans ces entretiens n’est pas sans faire écho avec Ecrit au couteau, de Christian Prigent. Ainsi, cet article tentera davantage de voire formellement un certain type d’opération poétique, que de mettre l’accent sur la teneur des poèmes de JP. Michel.

Question de signatures
Jean-Paul Michel, s’il est parfois peu reconnu sous ce nom, ou si l’on pense davantage aux éditions William & CO qu’à son propre travail, c’est qu’il a écrit ses premiers livres, comme il l’explique lui-même, sous le pseudonyme, “Michelena”; l’utilisation du pseudonyme permettant selon lui “une distance expérimentale”.
Se référant à Kierkeggard, qui signa de plusieurs noms ses livres, JP. Michel explique en effet que chaque livre pourrait être signé par un nom différent, au sens où chaque livre est une sorte de fragment condensé d’un état en présence et non pas une unité synchronique rassemblant sous ses termes la diversité possible des êtres de soi constitués. “La permanence d’un nom unique comme “signature” a déjà quelque chose de trompeur, eu égard à la discontinuité réelle qui sépare les ouvrages, les états du sujet, les moments d’une vie”.
Chaque texte est ainsi l’ouverture d’une personnalité, d’une façon de s’ouvrir au monde. Par le texte JP. Michel sait que c’est la totalité du sujet qui se remet en cause, qu’il n’est pas unité transcendante, démiurge voyant la totalité de l’oeuvre dès son amorce, mais bien le réel immanent de l’écriture. L’écriture est le réel de la subjectivité qui se donne à elle-même dans l’acte d’écriture [On retrouve ici ce qu’avançait Breton quant à l’écriture comme espace de déforclosion de soi et d’un ordre plus réel que l’apparence d’ordonnancement donné par la rationalité]. Ainsi la signature en haut du livre, qui signe le texte, ne devrait pas être l‘unité décontextualisée et légale de la propriété, mais toute signature devrait être cet éphémère condensé immanent qui a été en jeu dans l’acte même d’écrire cela et non pas autre chose. “Mon mouvement me porterait très aisément à utiliser un nom nouveau à chaque livre. Cela n’irait pas dans le sens de la continuité de l’affirmation d’un personnage mais plutôt dans la remise en jeu, à chaque fois, de cette fiction d’une permanence”.
Écriture d’emblée envisagée comme empreinte de soi, comme cet espace où l’on peut se saisir, se comprendre, penser un ordre des choses, autrement que les choses nous sont présentées.
En posant cette hétérogénéité de soi en soi, il marque là un trait spécifique de son propre travail d’écriture : la reprise de soi. En effet, et c’est bien là ce qui se signe dans Le dépeçage, l’hétérogénéité de soi est propice à l’affrontement de soi, à sa propre déconstruction critique. La particularité du Dépeçage, comme nous allons le comprendre, tient au fait que ce serait en quelque sorte une étape de solve, de dissolution, où doit se faire la plus grande acuité possible du regard sur soi.

29 octobre 2006

[recherche] Théorie(s) de l’action : à propos du Doc(K)s théorique

Il s’agira de parler de deux perspectives sur l’action qui sont exposées dans le premier numéro [n° 1-4] de la 4ème série de DOC(K)S, car en effet, à moins de vouloir développer un essai complet sur la poésie, il apparaît impossible de saisir dans le détail la somme de ce dernier numéro. Seul le choix d’une ligne de structuration peut permettre de comprendre en quel sens se joue des tensions critiques, théoriques et pratiques. Et pourtant… Et pourtant, l’action hante de très nombreux articles, on les croisera, de nombreux en revenant même à sa descendance, à ses origines grecques. Ce numéro n’est pas celui sur l’action, mais il en est ici certainement plus question que ce ne le fut précédemment, même si cela fait moins œuvre. Plus question, car donné par beaucoup comme question même de la poésie, de son ouverture, de sa réalisation.

L’action : le choix de deux textes, celui d’Alain Frontier développant une critique explicite de la théorie de la poésie action directe de Christophe Hanna, et le texte de Hanna renforçant les bases épistémologiques qui sont les siennes dans son livre pris ici en grippe. Choix de deux textes qui ne pourra ignorer cependant ceux qui croisent ces deux axes, tels ceux de Pey, Darras ou encore Leibovici. Pourquoi choisir ces deux perspectives ? Non pas seulement parce qu’elles sont l’une à côté de l’autre, mais parce que l’une et l’autre me paraissent synthétiser deux voies qui s’opposent aussi bien quant à la définition ontologique du sujet, que quant aux spécificités qui déterminent épistémologiquement la possibilité de saisir les enjeux d’une création donnée.

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